• Accueil
  • > Archives pour septembre 2017

Un compte FACEBOOK pour L’EPAULETTE

28092017

FBEP

Le compte Facebook de l’Epaulette est actif depuis ce jour.

Rejoignez-nous à l’adresse suivante : https://www.facebook.com/asso.lepaulette.5

A bientôt

 




Article du général Jean-Pierre Bosser, CEMAT, dans le Figaro : «Mieux accompagner les familles des soldats»

28092017

Le Figaro – Mis à jour le 25/09/2017 à 17h37 | Publié le 25/09/2017 à 16h38

TRIBUNE – Pour le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser, le soldat et sa famille méritent une même reconnaissance pour un engagement partagé.

Il y a des héros en France. Parmi tous ceux qui s’engagent au quotidien, les soldats occupent une place singulière. Ils prennent leur part de la défense de la patrie et des intérêts supérieurs de la nation. Ils donnent corps aux idéaux substantiels de notre démocratie. Ils écrivent, avec d’autres, l’histoire du XXIe siècle, dans un payset sur un continent qui constatent le retour de menaces dont ils se croyaient hors d’atteinte.

«Aujourd’hui, un constat s’impose : les contraintes vécues par les conjoints de soldats et leurs familles n’ont peut-être jamais pesé aussi lourdement»

Bien sûr, le service des armes ne va pas sans difficulté ni sans épreuve, c’est là toute sa noblesse. S’il a sa grandeur, il impose également des obligations et des sujétions propres à l’état militaire: esprit de sacrifice, discipline, disponibilité, loyauté, neutralité… Ces servitudes, les conjoints des soldats, leurs familles, en prennent leur part. C’est une réalité à laquelle les armées ont toujours été attentives et qu’elles ont prise en compte au fil des ans, à travers des dispositifs d’accompagnement social, d’aide au logement ou encore des primes spécifiques d’aide à la mobilité.

Mais aujourd’hui, un constat s’impose: les contraintes vécues par les conjoints de soldats et leurs familles n’ont peut-être jamais pesé aussi lourdement. Deux évolutions majeures de notre société y concourent.

Tout d’abord, le rapport collectif à la guerre et à l’armée a changé. Notre civilisation a longtemps placé le guerrier, devenu soldat, au cœur de son organisation matérielle et de son imaginaire. Comme le disait magnifiquement Corneille, tuer et mourir pour sa patrie étaient autrefois «un si digne sort, qu’on briguerait en foule une si belle mort». Une longue période de paix en Europe a pu nous faire oublier la guerre, ou plutôt nous la faire considérer uniquement comme un objet d’histoire et d’ethnologie. Si familier pendant des siècles, le soldat, tout en acquérant une popularité croissante dans le cœur des Français, s’est ainsi peu à peu estompé dans leur horizon mental, ainsi que les grandeurs et les servitudes de l’état militaire qu’il incarne. Même si les attaques terroristes récentes ont acté une forme de retour de la guerre, même si le déploiement massif et rapide de soldats sur le territoire national a accru de façon importante leur visibilité pour nos concitoyens, la singularité militaire est plus difficile à appréhender dans notre culture contemporaine.

 

 

 

«Les obligations de l’état militaire se traduisent concrètement pour les conjoints par des déménagements, des incertitudes, une solitude accrue et des inquiétudes au quotidien»

Dans le même temps, le couple et la famille eux-mêmes ont changé. Aujourd’hui, il n’existe plus de modèle unique, mais diverses configurations familiales. De plus, nous avons connu une recomposition des places et des fonctions au sein de la famille. L’organisation traditionnelle et sa distribution sexuée des rôles ont cédé la place à un idéal d’égalité des conjoints partageant les tâches éducatives et domestiques. Dans ce rééquilibrage des rôles familiaux, de nombreux obstacles subsistent, et de nouveaux problèmes apparaissent: conservatisme des mentalités, pressions du monde du travail ou contraintes sociales notamment. Ces tensions que connaissent tous les couples sont vécues de façon exacerbée chez ceux dont l’un des conjoints est soldat. Il n’y a rien là qui doive nous surprendre, tant le corps militaire est, comme l’avait déjà noté le général de Gaulle, «l’expression la plus complète de l’esprit d’une société».

Ce double mouvement conduit les couples dont l’un des membres est soldat à devoir résoudre une équation de plus en plus complexe. Mutations, exécution de missions planifiées ou impromptues, prise de risques consentie… Les obligations de l’état militaire se traduisent concrètement pour les conjoints par des déménagements, des incertitudes, une solitude accrue, notamment pour s’occuper des enfants, et des inquiétudes au quotidien. Elles peuvent constituer un handicap pour leur réussite professionnelle et familiale. Plus globalement, l’articulation du service des armes et de la vie familiale ne va plus de soi. Les conjoints de militaires ont parfois le sentiment de donner beaucoup et de recevoir peu.

Aujourd’hui, quel que soit son sexe, le conjoint de militaire est, bien souvent, la personne centrale de la famille. Si le soldat peut légitimement apparaître comme le défenseur de la Cité, c’est généralement – de manière plus discrète – son conjoint qui est le socle et le pilier autour desquels s’ordonnent son couple et sa famille. Ainsi, s’il est nécessaire de rendre hommage à l’engagement et à l’héroïsme de nos soldats, il est non moins juste de reconnaître et de soutenir leurs conjoints, sans se contenter de les reléguer dans l’expressivité désuète d’une moitié tendre et dévouée.

«Pour un soldat, c’est la patrie qui fonde le service des armes, dont la grandeur consiste à être prêt à exposer sa vie»

Le corps militaire partage avec la famille quelques similitudes. Ils représentent tous deux un idéal puissant et plébiscité, celui d’un espace d’apprentissage, de fraternité, où l’on apprend à vivre ensemble, en respectant l’autre. Les liens qui s’y nouent sont puissants: force des sentiments affectifs dans la famille, solidité de la fraternité d’armes dans l’armée. Bien sûr, le couple et la famille demeurent des objets spécifiques et occupent un champ propre. Leur nature et leur fonctionnement se définissent moins sur des normes institutionnelles que sur les règles secrètes de l’intimité et les mouvements du cœur.

Mais il serait vain d’opposer l’armée à la famille, deux espaces où les Français peuvent chercher leur identité, les ressorts de leur épanouissement, ainsi que leur inscription dans un récit historique et un imaginaire collectif. Pour un soldat, c’est la patrie qui fonde le service des armes, dont la grandeur consiste à être prêt à exposer sa vie. C’est bien souvent la famille qui contribue à sa force morale et incarne au quotidien ce qu’il a mission de protéger.

Dans ces conditions, une politique ambitieuse et rénovée de la condition militaire et d’accompagnement des familles, conformément au souhait du président de la République et de la ministre des Armées, est, plus que jamais, une priorité. C’est une question de reconnaissance et de justice. C’est une façon de revaloriser le métier des armes et de réaffirmer les fondamentaux de l’état militaire. C’est enfin un moyen de renforcer ce à quoi nous tenons le plus et ce qui fonde notre pacte social. Alors que nos ennemis, dans la guerre qu’ils nous ont déclarée, cherchent à battre en brèche notre bien commun et tout ce qui nous rassemble, c’est l’une des clés de notre résistance et de notre avenir.

 




Chronique historique : 28 septembre

28092017

28 septembre 1066 : débarquement de Guillaume le Conquérant en Angleterre. Le Normand Guillaume, descendant de Viking, envahit le Sussex du roi Harod au moment où ce dernier est occupé à repousser un débarquement du norvégien Harad dans le Nord du pays. Guillaume débarque donc sans être inquiété et prépare l’inévitable bataille. La célèbre bataille d’Hastings a lieu 3 semaines plus tard : Les Normands sont reposés, ont choisi le lieu du combat (Hastings) et de plus disposent d’un fort qu’ils ont construit rapidement. L’armée saxonne, elle,  arrive épuisée après la traversée du pays. Elle ne parvient pas à rejeter à la mer l’envahisseur. L’ère des Anglo-normands commence.

28 septembre 1106 : bataille de Tinchebray (Normandie). Henri Ier Beauclerc, roi d’Angleterre et fils cadet de Guillaume le Conquérant décide de mettre un terme à la rébellion de son frère ainé Robert de Courteheuse, le duc de Normandie et débarque sur le continent. La bataille ne dure qu’une heure comme très souvent à l’époque. Les belligérants sont imbriqués dans une mêlée où il est difficile de coordonner une action collective. Aussi le combat est-il indécis jusqu’à ce que Elie de la Flèche, que le roi d’Angleterre a placé en réserve et à couvert, lance une attaque sur les arrières du duc de Normandie. La Normandie est rattachée à l’Angleterre et connait alors une période de paix et prospérité.

28 septembre 1781 : début du siège de Yorktown (Côte Est des futurs Etats-Unis). Français et Américains insurgés bombardent la ville tenue par les Britanniques. Elle tombe le 19 octobre.

28 septembre 1794 :  création de la future école Polytechnique (Palais Bourbon). L’école centrale des travaux publics est créée par le Comité de salut public alors que la France risque une invasion des monarchies coalisées. Un collectif de savants (dont Monge) en battit les premières structures pour fournir à la Nation les cadres scientifiques nécessaires à la Défense nationale. Elle devient Ecole Polytechnique en 1795. Napoléon lui donne le statut d’école militaire en 1804 pour former les officiers d’artillerie puis du génie.

28 septembre 1840 : naissance officielle des bataillons de chasseurs à pied. Sur l’impulsion du Duc d’Orléans et suite à la création d’une compagnie de chasseurs d’essai en 1837, puis d’un bataillon provisoire de chasseurs à pied en 1838 et enfin d’un bataillon de tirailleurs en 1839, une ordonnance royale prescrit la création de 10 bataillons de chasseurs à pied. Ces unités sont mises sur pied au camp d’Helfaut dans la région de Saint-Omer (Pas-de-Calais). Depuis cette date et sans discontinuité, Le bouton des unités de chasseurs est timbré du cor.  CNE Jean-Baptiste P.

28 septembre 1918 : Tandey épargne Hitler (Marcoing – France). Lors de la prise du village de Marcoing par son régiment, le soldat britannique Henry Tandey aperçoit un caporal allemand, blessé, qui tente de s’enfuir. Il décide de l’épargner, le caporal  allemand le remerciant d’un hochement de tête. Quelques années plus tard, lors d’une entrevue entre Chamberlain et Hitler, ce dernier aurait expliqué qu’il devait la vie à Tandey qu’il aurait reconnu sur une photo.

28 septembre 1956 : mort de William Edward Boeing (Etat de Washington – Etats-Unis). Pionnier américain de l’aviation et fondateur de la firme portant son nom.

28 septembre 1956 : premiers kilowatts nucléaires français (Marcoule). Pour la première fois en Europe occidentale, l’électricité provient du nucléaire. Un communiqué conjoint d’EDF et du CEA l’annonce. Voir l’excellent article d’Hérodote sur le sujet.

28 septembre 1958 : approbation de la Vè République. Approuvez-vous la Constitution qui vous est proposée par le Gouvernement de la République? Question posée aux Français afin de ratifier le projet de Constitution. Le texte de cette dernière résulte du travail conjoint du Comité Consultatif Constitutionnel, du Parlement ainsi que du Président du Conseil, Charles de Gaulle. L’approbation avec plus des 4/5 des voix (82.6%) permet de promulguer la nouvelle Constitution, le 4 octobre 1958.

28 septembre 1970 : mort de Gamal Abdel Nasser (Le Caire – Egypte).  Président égyptien. Il nationalise le canal de Suez en 1956 ce qui provoque l’intervention armée de la France, du Royaume Uni et d’Israël. Fondateur du mouvement des non-alignés avec Tito et le président indien Nehru. Il s’implique fortement dans la création de l’Organisation de l’Unité Africaine. 

28 septembre 2016 : cérémonie de création du COM.RENS (Strasbourg ). Le pilier COMRENS (commandement du Renseignement) devient un élément fédérateur des volets recherche et exploitation des forces terrestres concentrant tout le spectre des capacités de recherche spécialisée du niveau stratégique, opératif et tactique. Il comprend le 2e régiment de hussard, le 54e régiment de transmissions, le 28e groupe géographique, le 44e régiment de transmissions, le 61e régiment d’artillerie, la 785e compagnie de Guerre électronique, le centre de renseignement Terre (CRT), le Centre interarmées des actions sur l’environnement (CIAE), l’école du renseignement de l’armée de Terre,  et le centre de formation initiale des militaires du rang.

28 septembre

 




Chronique historique : 27 septembre

27092017

ERRATUM pour le 26 septembre novembre 1916 : naufrage du cuirassé Suffren. Non pas 76 disparus mais 648. Merci aux marins ! En particulier de la FREMM Bretagne et à Dominique F de L.

27 septembre 1396 : défaite croisée à Nicopolis (Bulgarie). L’une des plus grandes armées occidentales, rassemblée à la demande du pape (Boniface IX), du roi de Hongrie (Sigismond) et du Basileus (Manuel II Paleologue ) tente de mettre un terme à l’avancée des Ottomans dans les Balkans et attaque la ville de Nicopolis. Le sultan Bajazet Ier aidé de son vassal Stefan Lazarevic, prince de Serbie et fils du prince Lazare (battu à Kosovo polje en 1389) écrase les forces occidentales réunies autour de Sigismond. La Bulgarie (en fait, les petits royaumes constituant la Bulgarie actuelle) tombe sous domination ottomane et y restera jusqu’en 1878. A noter que le maréchal Boucicaut, maréchal de France, participe à la bataille et sera libéré contre rançon. Jean de Vienne, premier amiral de France de l’histoire est quant à lui tué au combat. Avec lui, la Marine perd son premier grand chef et le constructeur d’une véritable flotte nationale.

27 septembre 1748 : abolition des galères. Louis XV par une ordonnance abolit la peine des galères et transfère à la Marine royale la quarantaine de galères dont le port d’attache est Toulon. Hasards ou pas du calendrier, le 27 septembre est aussi, la Saint Vincent car jour de la mort de Saint Vincent de Paul (en 1660). Celui-ci était, entre autres fonctions, aumônier général des galères du Roi, puisqu’il avait lui-même connu les prisons barbaresques. Capturé en Méditerranée (1605) par 3 brigantins turcs lors d’une traversée Marseille – Narbonne, il est captif pendant près de 2 ans à Tunis.

27 septembre 1917 : mort de l’adjudant-chef Georges Chemet (Hard – Autriche). « Breveté pilote en 1910, il réalise deux ans plus tard et pour la première fois la double traversée de l’Adriatique (Venise-Trieste-Venise), soit 256 kilomètres, à bord d’un hydravion Borel. Engagé dans la 112è escadrille du 2è Groupe d’aviation, il est contraint de se poser dans les lignes allemandes à Bétheniville (Marne), le 12 avril 1917. Il se noie dans le Rhin alpin lors de sa tentative d’évasion ». CNE Jean-Baptiste P

27 septembre 1918 : début de la bataille du Canal du Nord (Pas-de-Calais). Dans le cadre de la contre-attaque générale des Alliés, les troupes canadiennes sous les ordres du Général Arthur William Currie attaquent et franchissent le dernier segment de la ligne Hindenburg grâce notamment au génie canadien qui construit des passerelles flottantes et des ponts pour faire franchir les portions inondées à l’infanterie et à l’artillerie.  Cette percée au niveau du Bois Bourlon ouvre la route de Cambrai.

27 septembre 1936 : bataille de Tolède (Espagne). Débutée en juillet, la guerre civile espagnole opposant le camp des Nationaux à celui des Républicains connait l’une de ses premières batailles à Tolède. Le général Franco choisit d’attaquer cette ancienne capitale d’Espagne plutôt que Madrid, selon certains, en raison de sa valeur symbolique (délivrer les combattants de l’Alcazar), selon d’autres, pour faire durer une guerre qu’il est sur de remporter et ainsi asseoir son emprise sur son propre camp et l’Espagne.

27 septembre 1939 : Varsovie tombe après 19 jours de résistance aux Allemands (Pologne).

27 septembre 1943 : début des combats pour la libération de Bastia. L’insurrection conduite par Paul Colonna d’Istria a débuté dès le 8 septembre, tirant profit des quiproquos opposant les forces italiennes et allemandes d’occupation, suite à la chute de Mussolini. Dès le 17, les hommes du Bataillon de choc (commandant Gambiez), qui ont fait la traversée sur le sous-marin Casabianca (du commandant Lherminier), sont les premiers soldats français arrivés d’Alger. Ils constituent l’avant-garde des troupes de l’opération Vésuve uniquement françaises à l’exception d’un commando américain (tirailleurs marocains du colonel de Butler, tabors marocains du lieutenant-colonel de La Tour ainsi que des spahis marocains, et des unités d’artillerie d’Afrique). Les unités italiennes se rallient aux forces alliées et participent activement aux combats (près de 600 pertes), assurant aussi les transports par leurs unités du Train, l’appui artillerie et le soutien santé. La bataille pour Bastia, qui a lieu par très mauvais temps, dure du 27 septembre au 4 octobre. Le 73ème Goum du 6ème Tabor entre le premier dans la ville à l’aube. A l’issue de la libération de l’île, 13 000 Corses s’engageront dans la guerre de reconquête. Volontaires ou mobilisés par un simple avis de presse le 30 novembre, ils seront embarqués pour Alger où ils seront enrôlés à la 1ère Division Française Libre ou à la 2ème Division blindée.

27 septembre 1962 : Le colonel Abdullah as-Sallal prend le pouvoir au Nord- Yémen . Il est lui-même renversé en 1967 ainsi que les 4 présidents qui, jusqu’en 1978, se succèderont au pouvoir à chaque fois à l’issue d’un putsch. En 1978, le président Saleh parvient à la présidence et procède à la réunification des deux Yémen en guerre. Abd Rabo Mansour Hadi lui a succédé en 2011 lors du Printemps arabe. Aujourd’hui en exil, il est soutenu par une coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite face aux rebelles houthistes, partisans de l’ancien chef de l’Etat, Ali Abdallah Saleh.

27 septembre 1996 : les Talibans s’emparent de Kaboul (Afghanistan). Financés par l’étranger, les Talibans (« étudiants ») reprennent facilement le contrôle de l’Afghanistan et entrent dans Kaboul où un gouvernement (issu de la résistance aux Soviétiques) est en proie aux dissensions depuis 1992. L’ex président Najibulha et son frère sont torturés et assassinés par un commando taliban alors que toutes les forces (ONU et Alliance du Nord) se replient. Le Mollah Mohamed Rabbani impose la stricte application de la loi coranique dans tout l’Afghanistan.

   27 septembre Schéma de la bataille de Nicopolis (1396).




Chronique historique : 26 septembre

27092017

26 septembre 1423 : bataille de la Brossinière (Anjou). Pendant la guerre de Cent ans, les Français surprennent les Anglais du comte de Suffolk revenant d’un pillage et les massacrent au lieu-dit de la Brossinière ou encore de La Gravelle. Deux chevaliers de Charles VII ont reçu mission de venger le récent affront anglais commis à Segré (la ville et ses environs sont pillés par John de la Pole) : Jean d’Harcourt (Tours) et Ambroise de Loré (Laval) unissent très rapidement leurs forces et fondent sur les anglais qui n’ont pas le temps de replier leurs archers derrière une barrière de pieux. La bataille qui est en fait une embuscade vite et bien préparée, est décrite dans les chroniques comme très meurtrière pour les Anglais.

26 septembre 1575 : capture de Miguel de Cervantès (au large des Stes Maries de la mer). Auteur de Don Quichotte, celui qu’on appelle le manchot de Lépante , puisqu’il a perdu l’usage de la main gauche lors de la bataille naval de Lépante, s’apprête à passer 5 ans dans les geôles d’Alger après sa capture par le corsaire albanais Mami Arnaute.

25-26 septembre 1799 : bataille de Zurich (Suisse). Alors que Bonaparte est « prisonnier » de sa conquête en Egypte, le général Massena, futur duc de Rivoli, prince d’Essling et maréchal d’empire, sauve la France de l’invasion en contraignant les forces austro-russes à la retraite lors de la bataille de Zürich. Invaincu jusque-là, le général russe Souvorov ne se remettra pas de cette déconvenue :  Aussitôt démis de ses fonctions, il mourra peu après dans la disgrâce.

26 septembre 1915 : bataille de la main de Massiges (Champagne – Ardennes). Les 2ème et 3ème Divisions d’infanterie coloniale s’illustrent lors de la prise de la Main de Massige au cours de combats les opposant à la 3ème armée de von Einem. Blaise Cendrars (Frédéric Sauser), le poète et écrivain est blessé lors de cette bataille. Il y perd son bras droit. En 1918, 3 ans jours pour jour après cette bataille, la contre-attaque générale alliée est déclenchée. Les coloniaux aux ordres du célèbre général Gouraud conquièrent les hauteurs ayant la forme d’une main et remportent une victoire tactique indéniable. Cependant, la résistance (jusqu’à l’été 1918) du mont Têtu ou tête de vipère empêche le contrôle total de la région. En 1948, Gouraud, à sa demande, sera inhumé (26/09/1946) dans l’ossuaire de Navarin où reposent les restes de 10 000 de ceux qu’il a commandés à cet endroit.

26 septembre 1916 : naufrage du cuirassé Suffren (Golfe de Gascogne). Rentrant de la campagne des Dardanelles après une escale au Pirée (Grèce) où il a embarqué une centaine de permissionnaires, le Suffren est coulé au petit matin par le sous-marin allemand U.52. Les autorités françaises ont longtemps cru que le Suffren fragilisé par des avaries subies durant les Dardanelles, avait coulé lors d’une tempête d’autant que le capitaine du U.52 pensant avoir envoyé par le fond un bâtiment anglais ne l’a jamais revendiqué. Aucun survivant. 54 hommes d’équipage et 22 officiers dont son commandant le CV Guépin.

26 septembre 1944 : échec d’Arnhem et repli des survivants (Pays-Bas). Après avoir résisté pendant 9 jours dans la ville d’Arnhem où ils avaient été largués, les parachutistes britanniques doivent se replier pour ne pas être totalement détruits par les troupes SS défendant le pont. L’opération Market garden consistant à prendre les ponts franchissant Rhin et Meuse aux Pays-Bas est une idée de Montgomery qu’Eisenhower privilégie au détriment de celle de Bradley et Patton qui préfèrent poursuivre la percée de manière traditionnelle. C’est aussi la plus grande opération aéroportée de l’histoire : 3 divisions parachutistes sont larguées sur Eindhoven, Nimègue et Arnhem. C’est aussi malheureusement un échec compte tenu des pertes subies : 12 000 parachutistes Alliés tués, blessés ou prisonniers, principalement à Arnhem où seulement 1/4 des soldats parvient à regagner les lignes amies. Trop ambitieux, le plan de Montgomery ne tient pas compte des renseignements signalant la présence de blindés à Arnhem et présume de la capacité de pénétration du 30ème corps blindé britannique chargé d’opérer la jonction avec les paras à Arnhem 3 jours après le début de l’attaque (17/09).

26 septembre 1983 : guerre nucléaire évitée (Kourilovo – ex-URSS). Officier de garde sur la base d’alerte stratégique de Serpoukhov-15, le lieutenant-colonel Stanislas Petrov est alerté par le satellite de détection précoce Cosmos 1382 que 5 missiles balistiques Minuteman III viennent d’être mis à feu depuis la Malmstrom Air Force Base (Etats-Unis). Il rend compte immédiatement mais en préconisant de ne pas riposter étant donné qu’une attaque surprise avec si peu de moyens est illogique. L’enquête interne menée par les Soviétiques va révéler que le logiciel de détection du satellite  a confondu la réverbération de certains rayons du soleil sur les nuages avec les signes de départ de missiles américains. 

 26 septembre le lieutenant-colonel Stanislas Petrov est décédé en Mai 2017 à 77 ans.




Chronique historique : 25 septembre

25092017

25 septembre 1513 : découverte du Pacifique (actuel Panama). Le conquistador espagnol Vasco Nunez de Balboa conduit une expédition à pied à travers l’actuel Panama et découvre l’Océan Pacifique qu’il baptise alors Mer du Sud.

25 septembre 1845 : bataille de Sidi Brahim (Algérie). Le 8e bataillon de chasseurs à pied et le deuxième escadron du 2e régiment de hussards, soit au total 450 hommes attaquent, sur ordres mais inconsidérément, les 6000 hommes d’Abd el Kader.  Les 82 français survivant à l’assaut se replient dans un marabout où ils résistent héroïquement à l’ennemi pendant deux jours. A bout de munitions et vivres, ils chargent à la baïonnette et 16 d’entre eux parviennent à enfoncer les défenses d’Abd el Kader, le troisième jour. 11 chasseurs survivent. Le courage, l’endurance et la combattivité de ces hommes ont marqué l’armée française dans son ensemble. Le mémorial des Chasseurs est situé depuis 1965 au Château de Vincennes, dans les murs du Service Historique de la Défense (SHD).

25 septembre 1997 : retraite du Clemenceau. Après 38 années de service, le porte-avions Clemenceau est retiré du service actif. Il totalise 77 562 appontages.

25 septembre

 




Chronique historique : 22 septembre

22092017

image008

 

Rencontre de saint Érasme et saint Maurice par Matthias Grünewald. (1520-25), Munich.

22 septembre 303 : martyre de Saint-Maurice (Valais – Suisse actuelle). Saint-Maurice d’Agaune est le patron de l’infanterie française, suisse et américaine. Officier général de la légion thébaine, Saint Maurice est exécuté pour avoir refusé de sacrifier aux dieux romains. Ses hommes (6600 !) refusant de se désolidariser de leur chef, sont tous décapités. L’école de l’infanterie est située sur le site des Ecoles militaires de Draguignan (EMD). Lire  Saint Maurice ou l’obéissance d’Henry Ghéon et la vie de Saint Maurice sur le site internet du diocèse aux armées.

22 septembre 1694 : tentative de bombardement de Dunkerque. Pendant la guerre de la ligue d’Augsbourg (1688-1697), Jean Bart, défenseur de la ville, oblige l’escadre anglo-hollandaise de l’amiral Schovell à se retirer avant qu’elle ne puisse commencer sa canonnade. Jean Bart à l’aide de chaloupes se porte à la rencontre des brulots et machines infernales que l’assaillant envoi contre les forts protégeant l’entrée du port et parvient à les dérouter ou faire exploser.

22 septembre 1792 : proclamation de la République (Paris). Un décret de la Convention stipule qu’à compter de ce jour les actes publics seront datés « de l’an un de la république ». La Première République française est née.

22 septembre 1900 : banquet des Maires de France (Jardin des Tuileries). Durant l’Exposition universelle de Paris (14 avril – 12 novembre), les Maires de France sont invités par Emile Loubet, président de la République et Waldeck-Rousseau, président du Conseil. 20 777 maires répondent à l’invitation. 7 km de tables sont dressés. La date est choisie pour commémorer la proclamation de la République.

22 septembre 1914 : mort d’Alain-Fournier (Bois de Saint Rémy). Dans le secteur de la tranchée de Calonne, le lieutenant de réserve Henri Alban Fournier meurt au combat à 27 ans. Auteur du classique et inoubliable Le grand Meaulnes.

22 septembre 1914 : la Royal Navy perd trois croiseurs en une heure (Mer du Nord). Lors d’une patrouille, le U-9 sous les ordres du Kapitänleutnant Otto Weddigen coule  les HMS Aboukir, HMS Cressy, et HMS Hogue, en une heure. 1 459 marins britanniques périssent. Auparavant dubitative quant à l’utilité des sous-marins, l’amirauté britannique reconsidère sa position. Le U-9 termine la guerre avec 18 navires coulés.

22 septembre 1914 : bombardement de Papeete (Polynésie française). Apprenant que les cuirassés allemands Scharnhorst et Gneisenau se dirigent vers Papeete, le capitaine Destremau, commandant la garnison, met le feu aux réserves de charbon de l’ile et coule un bateau à l’entrée du port pour empêcher tout débarquement. Après quelques échanges d’artilleries, les cuirassés quittent Papeete qui perd tout intérêt pour eux faute de charbon. L’utilité de l’acte du CNE Destremau ne sera reconnue officiellement qu’au cours des années 20.

22 septembre 1943 : attaque contre le Tirpitz (Fjord d’Alten – Norvège). Le cuirassé allemand se cache dans un fjord norvégien pour ne pas subir le sort du Bismarck mais ce faisant immobilise une partie de la flotte anglaise à Scapa Flow, en mesure de l’attaquer s’il tente une sortie. Pour remédier à cette situation, l’Amirauté ordonne une attaque sous-marine : 6 sous-marin de poche britanniques (classe X) sont remorqués par des sous-marins conventionnels jusqu’aux abords de leur cible. Seulement 2 d’entre-eux parviennent à poser leurs charges sur la coque du cuirassé. Même s’il n’est pas coulé, les dégâts occasionnés le rendent indisponible plusieurs mois.

22 septembre 1945 : le général Patton s’interroge sur le bienfondé de la dénazification en Allemagne. Le général Patton, gouverneur militaire de Bavière, en présence de journalistes, estime que la dénazification de l’Allemagne n’est pas forcément utile au regard des tensions naissantes entre USA et URSS. La déclaration fait scandale et vient s’ajouter aux nombreuses autres incartades déjà commises.  Eisenhower le relève de son commandement.

22 septembre 1980 : début de la guerre Iran-Irak. Voulant prévenir une contagion par l’intégrisme chiite, Saddam Hussein attaque l’Iran de Khomeiny. La guerre va durer 8 ans et tuer plus d’un million de personnes.

22 septembre 1984 : les 70 ans du début de la Grande Guerre (Verdun – Douaumont). Réaffirmant la réconciliation franco-allemande à l’occasion des 70 ans des débuts de la Grande Guerre (à quelques mois près), Helmut Kohl et François Mitterrand posent main dans la main devant l’ossuaire de Douaumont.

 




Chronique historique : 21 septembre

21092017

21 septembre 1589 : bataille d’Arques (Normandie). Henri IV, roi de France, repousse les assauts des ligueurs catholiques. Il ne doit cependant sa victoire qu’au débarquement de renforts anglais et écossais dépêchés par Elisabeth I pour prêter main forte au nouveau roi de France (23/09).

21 septembre 1711 : Duguay Trouin prend Rio de Janeiro (Brésil). A la tête d’une escadre de sept vaisseaux (financée par un groupe d’armateurs malouins et par le comte de Toulouse), le corsaire Duguay-Trouin force la rade de Rio de Janeiro, fermée par un goulet plus étroit que celui de Brest et protégée par sept vaisseaux portugais. A l’issue d’un débarquement appuyé par ses navires, ses 3 200 hommes de troupe s’emparent des sept forts défendant la rade, pourtant tenus par 12 000 soldats. La ville de Rio est prise le 21 septembre puis rançonnée ; 5 navires de guerre et 60 marchands sont pris ou détruits. Cet exploit, durant la guerre de succession d’Espagne, parmi les plus extraordinaires de la marine à voiles marque la fin de la vie embarquée d’un des plus incroyables marins français. Il servira encore la marine avec le grade de Lieutenant général de la Marine, commandant successivement la Marine à Saint-Malo, la Marine à Brest, puis l’escadre pour le Levant et enfin le port de Toulon.
A noter concernant le retour de l’expédition de Rio :  la moitié du butin (soit 700 kilos d’or) disparait lors d’une tempête au large des Açores pendant le voyage retour.
 21 septembre 1792 : abolition de la monarchie française par la Convention

21 septembre 1793 : bataille de Montaigu (guerre de Vendée). Les révoltés vendéens infligent une sévère défaite aux Républicains.

 21 septembre 1822 : exécution capitale de 4 sergents (Paris). Le régime monarchique restauré depuis 1815, s’inquiète des différents complots qui naissent un peu partout en France pour l’abattre. Aussi, lorsque 4 sergents du 45ème RI sont arrêtés parce qu’ils sont reconnus comme bonapartistes et ont fondé une « vente » de carbonari (loge secrète de la Charbonnerie) dans leur unité, le verdict rendu par le tribunal est extrêmement sévère. Guillotinés en place de grève, ils deviennent des martyrs de la cause républicaine tant leur sort semble injuste à la population. Les sergents, tout en n’ayant commis aucun acte illégal, refusent de révéler les noms de leurs chefs.

21 septembre 1860 : bataille de Palikao (Chine). La France et la Grande Bretagne voulant s’ouvrir le marché chinois, ont envoyé un corps expéditionnaire de 5000 hommes commandés par les généraux Grant et Cousin-Montauban qui marche vers Pékin. Le fort de Ta Kou à l’embouchure du Pei Ho est tombé le 21/08 dernier.  A Palikao, les Chinois lancent plus de 40 000 soldats contre les franco-britanniques qui ne rompent pas les lignes et obligent même l’assaillant à se replier. La combattivité et le nombre des Chinois ne peuvent pas grand-chose contre la discipline et l’armement moderne des Européens. C’est le 2ème bataillon de chasseurs à pied qui prend le pont de Palikao. Ces derniers ne déplorent que 5 tués alors que les Chinois perdent 1200 hommes. Le général Cousin-Montauban est fait comte de Palikao par Napoléon III. L’Empereur Xiangfan s’enfuit lorsque les européens entrent dans Pékin, le 12 octobre. Le palais d’été est malheureusement mis à sac, sur ordre de Lord Elgin. La destruction du palais d’Eté reste, dans l’optique chinoise, la preuve de la barbarie occidentale; il faut comprendre que sa destruction et son pillage ne pourraient se comparer qu’avec celles du Louvre et de Versailles combinées.

21 septembre 1918 : prise de Naplouse (actuelle Palestine). Durant la bataille de Megiddo (16 – 21 septembre), le détachement français de Palestine et Syrie (DFPS) commandé par le colonel de Pieppape et constitué principalement d’unités des 4ème Chasseurs d’Afrique, 1er Spahis, d’éléments de la Légion d’Orient et de tirailleurs algériens fait une brèche dans le front (25 km de large sur 8 km de profondeur) prenant Naplouse et 2400 prisonniers ottomans. Cette victoire s’inscrit dans la vaste opération que le général britannique Allenby a entreprise contre le général allemand Liman von Sanders (commandant 3 armées turques) pour repousser les Ottomans vers le Nord-Est et finalement prendre Damas (1er octobre). A noter aussi la belle coordination des actions de sabotage du colonel T.E Lawrence sur les lignes ferroviaires qui auraient pu permettre un repli général ennemi et les bombardements des flottes britannique et française (CA Varney) sur les troupes ottomanes du littoral (et débouchant sur la conquête de Beyrouth).

21 septembre 1931 : les Japonais occupent la Mandchourie.

21 septembre

 

 







''Cercle Des Amis Dynamiques'' |
LA DEVIATION DU NORD MIGENNOIS |
COMITE DE JUMELAGE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | La Gazette du Lavoir de Fon...
| Santé pour tous GHANA
| associationlescoccinelles