Chronique historique : 5 juillet

5 07 2017

5 juillet 1194 : bataille de Frèteval (Loir-et-Cher). Le roi de France Philippe Auguste, grand-père du futur Saint Louis tombe dans une embuscade tendue par le roi d’Angleterre, Richard Cœur de Lion. Celui-ci vient d’être libéré de sa captivité en Autriche et entreprend de reconquérir les terres que son frère (Jean sans Terre) a cédé durant son absence à Philippe Auguste. Ce dernier est surpris à Frèteval mais parvient à s’échapper. Il y perd cependant toutes ses archives ainsi que les sceaux royaux. La création des archives (futures nationales) et de la fonction de garde des Sceaux trouve sa raison dans cette défaite.

5 juillet 1809 : début de la bataille de Wagram (Autriche). Napoléon bat les Autrichiens entre l’ile de Lobau, sur le Danube, et le plateau de Wagram. L’artillerie joue un rôle décisif dans la victoire (jour choisi pour la fête de l’artillerie française) ainsi que le manque de coordination du commandement autrichien lors de l’attaque du lendemain 6 juillet.

5 juillet 1830 : prise d’Alger. Débarqué depuis le 16 juin, le corps expéditionnaire du comte de Bourmont prend Alger.

5 juillet 1925 : naissance de Jean Raspail (Indre-et-Loire). L’auteur du Camp des saints, des Sept cavaliers, de Hurrah Zara ! et d’une trentaine d’autres titres a 92 ans aujourd’hui.

5 juillet 1948 : mort de Georges Bernanos (Neuilly sur Seine). Auteur de quelques un des plus grands classiques de la littérature française, Bernanos, pourtant fervent ennemi des révolutionnaires espagnols a écrit Les grands cimetières sous la lune (1938), formidable dénonciation des crimes franquistes de la guerre civile. En réponse, Simone Weil, engagée dans le camp opposé, lui a envoyé une lettre de remerciements que Bernanos gardera dans son portefeuille jusqu’à sa mort : « Vous m’êtes plus proche, sans comparaison, que mes camarades des milices d’Aragon – ces camarades que pourtant j’aimais».

5 juillet 1962 : indépendance de l’Algérie et massacres d’Oran. «Les populations arabes d’Oran encadrées par le FLN manifestent leur joie lors de la proclamation de l’indépendance, 132 ans après la prise d’Alger. Le cortège descend vers les quartiers français lorsque la manifestation dégénère, semant la terreur chez les Pieds noirs jusqu’en fin d’après-midi : massacres à l’arme blanche, viols, tortures, enlèvements (selon les sources : de plusieurs centaines à 2000 victimes). Le général Katz commandant la garnison et qui n’est plus officiellement en charge du maintien de l’ordre ne permet à ses troupes de sortir de leurs casernes que vers 17h00. Cependant, plusieurs officiers désobéissent et sauvent de nombreux compatriotes, parmi eux le lieutenant Rabah Kheliff (harki) du 30e BCP qui libère avec une partie de sa compagnie une colonne d’une centaine de femmes, vieillards et enfants. Il est mis aux arrêts de rigueur».  COL Pierre M.

050717


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