Chronique historique : 29 juin

29062017

29 juin 1639 : prise de Hesdin (actuel Pas-de-Calais). Durant la guerre de Trente ans, le marquis de la Meilleraye, prend la ville de Hesdin aux Impériaux. Le jour même, Louis XIII, sur les remparts de la ville, le fait Maréchal de France. Quelques années plus tard (1663), Louis XIV en fait un Duc.

29 juin 1694 : victoire du Texel (actuels Pays-Bas). « Une flotte de sept navires corsaires, commandée par Jean Bart, attaque une imposante flotte de guerre hollandaise pour reprendre un convoi de navires chargés de blé détourné par les Provinces-Unies. Le Dunkerquois donne l’ordre d’abordage et attaque lui-même le navire-amiral commandé par l’amiral de Vries. Trois navires hollandais sont pris, cinq autres prennent la fuite. Les  170 navires chargés de blés arrivent à Dunkerque quelques jours plus tard et sauvent la France de la famine ». CESM.

29 juin 1793 : bataille de Nantes.  Les paysans vendéens excédés par les mauvais traitements infligés à leurs prêtres et s’insurgeant contre les impositions plus fortes qu’avant la Révolution se mettent sous le commandement du plus charismatique des leurs, Jacques Cathelineau, et remportent une série de victoires inattendues sur les Républicains (Jallais, Chemillé, Vihiers, Chalonnes,…). Après sa victoire à Saumur (12 juin), il est nommé généralissime de l’Armée catholique et royale. La ville de Nantes restant fidèle à la République, les chefs vendéens en décident la conquête : une mauvaise coordination entre Cathelineau et Charrette couplée à une défense efficace de la garnison républicaine commandée par le lieutenant-Général de Canclaux fait échouer l’attaque. Cathelineau est gravement blessé pendant l’assaut et meurt le 14 juillet.

29 juin 1900 : naissance de Saint-Exupéry (Lyon).

29 juin 1964 : adoption du béret bleu foncé par l’armée de Terre. « Une modification du règlement de 1958 sur les tenues instaure le port d’un béret de laine bleu foncée en hiver et en toile kaki clair pour l’été  pour la tenue de travail de tout l’effectif, et de sortie des PDL seulement. Cette mesure se fait au détriment du calot aux couleurs de tradition porté depuis 1946. Le béret de toile connait une existence éphémère et, est rapidement supplanté par celui de laine toujours en usage. A cette époque, 31 modèles d’insignes de béret distinguent les armes et services, toutes couleurs de béret confondues ». CNE Jean-Baptiste P. (CIRFA).

29 juin 1966 : bombardement des villes de Haiphong et Hanoï par les Américains. Devant l’échec des bombardements aériens du Nord-Vietnam, jusque-là limités aux zones rurales et aux installations militaires localisées, le président américain Lyndon Johnson déclenche les premiers raids aériens sur les villes de Haiphong et Hanoï (dépôts de carburant) ; constituant une nouvelle «escalade» dans la guerre non déclarée qui oppose les États-Unis et leur allié sud-vietnamien au Nord-Vietnam.

29 juin 2016 : cérémonie de création de la 13ème demi-brigade de la légion étrangère (13ème DBLE) à La Cavalerie

29062017                        Les Vendéens demandent à Cathelineau de prendre la tête de l’insurrection , 1900. Jules-Gabriel Hubert-Sauzeau.




Chronique historique : 28 juin

28062017

28 juin 1389 : bataille de Kosovo Polje (Kosovo). La bataille a eu lieu le 15 juin dans le calendrier justinien, le 28 juin dans le calendrier Grégorien. Les Serbes sont vaincus par les Ottomans lors de la bataille du Champs des Merles. Les deux chefs de guerre, le prince Lazare de Raska et le sultan Murad Ier, trouvent la mort dans l’affrontement. Les janissaires turcs, troupes d’élite formées d’enfants enlevés aux peuples vaincus et élevés dans le métier des armes, ont écrasé leurs adversaires. La Serbie devient vassale de l’Empire ottoman.

28 juin 1675 : attaque de la forteresse de Reggio (Italie – Calabre). Les vaisseaux Téméraire et Sirène commandés par les capitaines de Lhéry et Tourville attaquent Reggio occupée par les Espagnols. A l’aide d’un brûlot et grâce à un vent favorable, ils détruisent quatorze navires dans le port. Le feu se communique à une poudrière qui explose et détruit une partie des fortifications.

28 juin 1811 : prise de Tarragone (Espagne). Le général Suchet réduit les dernières résistances espagnoles de la ville, après un assaut de près de 20 jours qui coûte aux Français plus de 1 200 morts et 3 000 blessés.

28 juin 1835 : bataille de la Macta (Algérie). Afin de protéger deux tribus qui refusent la domination d’Abd el Kader, le général Trézel et 2500 hommes marchent vers Mascara, la capitale de l’émir. Ils sont attaqués dans les marais puis dans le défilé de la Macta par environ 10 000 hommes. Suite à cette défaite qui coute 300 hommes aux Français (et 2000 à Abd el Kader), le général Trézel est remplacé par le général d’Arlanges. Clauzel en devenant Gouverneur général de l’Algérie reprend l’action contre Abd el-Kader. Le général Trézel assume la responsabilité de cette défaite. Il a donné son nom à une petite ville de l’Oranais créée en 1894.

28 juin 1908 : tentative d’attentat de Hà Nội (Tonkin). Les indépendantistes vietnamiens s’engagent dans la voie du terrorisme avec la tentative d’empoisonnement de la garnison française de la ville de Hà Nội. L’affaire fut jugée rapidement et avec sévérité (trois sous-officiers annamites sont condamnés à mort).

28 juin 1914 : attentat de Sarajevo (actuelle Bosnie-Herzégovine). L’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’empire austro-hongrois par Gravilo Princip, provoque l’étincelle qui va déclencher la Première Guerre Mondiale. Le matin même vers 10h15, l’archiduc et son épouse viennent d’échapper à un attentat à la bombe artisanale perpétré par un jeune typographe de 21 ans, nommé Cabrinovitch. François-Ferdinand se rend malgré tout à l’Hôtel de ville pour une réception en son honneur puis à l’issue décide d’aller réconforter les blessés de la première tentative d’assassinat. Le chauffeur de tête du cortège officiel n’ayant pas été prévenu de ce changement dans le programme, conserve l’itinéraire initial, que les 6 terroristes serbes postés en différents endroits sur le trajet ont pu étudier (grâce au journal !).

28 juin 1919 : traité de Versailles. Cinq ans après l’attentat de Sarajevo, jour pour jour, les Alliés remodèlent la carte de l’Europe et imposent une paix que l’Allemagne vaincue considèrera comme un diktat. La signature a lieu dans cette même galerie des glaces du château de Versailles qui avait vu en 1871 le couronnement de l’empereur Guillaume Ier.

28 juin 1940 : naissance de la « France Libre ». Le général de Gaulle est reconnu « Chef des Français Libres » par le gouvernement Britannique.

28 juin 1944 : assassinat du ministre milicien Philippe Henriot (Paris – 10, rue de Solferino). Secrétaire d’Etat à l’information et à la Propagande depuis janvier 1944, Philippe Henriot s’exprime  deux fois par jour sur « Radio-Paris ». Orateur et polémiste dont les joutes verbales avec radio-Londres sont écoutées par une grande partie des Français, y compris dans les milieux résistants, son éloquence et son pouvoir de propagande sont tels que le GPRF d’Alger le condamne à mort. Un commando, Charles Gonard (1921-2016) alias Morlot dans la Résistance, l’assassine à l’aube, dans sa chambre au siège du ministère. Un catafalque est dressé Place de l’hôtel de ville et la dépouille reçoit l’hommage de nombreux parisiens jusqu’au 2 juillet, date des obsèques. Les Allemands organisent une sanglante répression. Après la guerre, Gonard effectue un séjour de deux ans en Indochine comme jeune officier dans l’infanterie coloniale.

 28 juin 1989 : Milosevic annonce la reconquête du Kosovo. A l’occasion de la commémoration du 600ème anniversaire de la bataille du champ des merles, le président de la République de Serbie, Slobodan Milosevic, prononce un discours devant un million de Serbes, venus de toute la Serbie sur les lieux mêmes de la bataille à Kosovo Polje. La foule est galvanisée par la reconquête de la province autonome (alors peuplée majoritairement d’albanophones) qu’évoque le leader serbe.

 28 juinMilosevic à Kosovo Polje




Chronique historique : 27 juin

27062017

27 juin 992 : bataille de Conquereuil (près de Nantes). La Bretagne est un enjeu permanent pour le roi de France qui par l’intermédiaire des comtes d’Anjou cherche à s’en emparer. Le Breton Conan 1er prétendant dominer toute la Bretagne prépare un piège à l’approche des 3000 hommes du comte d’Anjou, Foulque Nerra. Il dissimule sous des fougères un long fossé derrière lequel ses troupes se replient. Elles défient les angevins qui, ne se doutant de rien tombent dans le piège et voient leur première ligne massacrée. Foulque Nerra ordonne la retraite. Les Bretons les poursuivent et s’apprêtent à remporter une belle victoire sur l’envahisseur lorsque Conan est tué. Selon les sources, le chef breton, soit à cause de la chaleur, soit par excès de confiance, quitte son armure et se fait tuer par des Angevins restés cachés suite à l’attaque angevine. La mort de Conan provoque un tel choc psychologique sur les Bretons qu’ils cessent leur poursuite et, démoralisés, perdent la bataille à l’issue de la contre-attaque de Foulque Nerra.

27 juin 1743 : bataille de Dettingen (Bavière). Lors de la guerre de succession d’Autriche, le combat bien engagé en Bavière contre Georges II d’Angleterre par le duc de Noailles tourne en sa défaveur, en raison de l’attaque prématurée du duc de Gramont, son neveu, commandant les Gardes françaises. Malgré des pertes très supérieures, les troupes anglaises de Lords Stairs sont surprises de rester maîtresses du champ de bataille.

27 juin 1858 : traité de Tien Sin (Chine). Entraînée dans la 2e guerre de l’opium par la Grande Bretagne, la France signe le traité qui, après la prise des forts qui commandent l’embouchure du fleuve Bei He,  impose à la Chine l’établissement de concessions en différents lieux et l’ouverture au commerce. Mais l’empereur Xian Feng tient le traité pour lettre morte. Un an plus tard, une force franco-britannique est repoussée à l’embouchure du Bai He, ouvrant les hostilités de la 3e guerre de l’opium qui se soldera par la prise du palais d’été à Pékin.

27 juin 1917 : création du Royal Tanks Corps (Grande-Bretagne).  Auparavant Heavy Branch Machine Gun Corps.  Cette nouvelle appellation consacre le terme de tank dans la sémantique militaire britannique.

27 juin 1977 : proclamation d’indépendance de Djibouti. Longtemps connue sous le nom de Côte française des Somalis puis en 1967 sous celui le Territoire des Afars et des Issas, la République de Djibouti nait après un référendum.

27 juin 1991 : début de la guerre en Ex-Yougoslavie. Unilatéralement, la Slovénie a déclaré son indépendance deux jours plus tôt. Les forces fédérales yougoslaves répliquent en attaquant les casernes des mutins, principalement issus de la Force Territoriale. Cette dernière résiste et pousse à la désertion les Slovènes servant dans l’armée fédérale. Les Fédéraux (en majorité serbes) se retirent dix jours plus tard de Slovénie sans intensifier les combats qui au final sont peu meurtriers. La grande homogénéité ethnique de la population slovène explique en grande partie pourquoi le conflit a été bref dans cette ancienne province yougoslave et n’a pas suscité le terrible acharnement qui aura lieu plus tard dans les Krajina (Croatie), en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo.

27062017

 




Chronique historique : 26 juin

26062017

26 juin 1683 : bombardement d’Alger. Louis XIV ordonne à l’amiral Duquesne de bombarder le port d’Alger (à 2 reprises) afin de délivrer un message clair au Dey Hassan qui soutient la piraterie maritime en Méditerranée. Les puissances européennes, en conflit sur le continent, n’ont pas beaucoup de moyens à consacrer au contrôle de la Méditerranée si bien que les actes de piraterie finissent par coûter cher en hommes, navires et marchandises. Les Anglais bombardent Tripoli en 1675 incitant les pirates et corsaires à privilégier les cibles françaises. En 1682, un navire français de la royale est capturé et son équipage vendu comme esclave. Le bombardement du port par Duquesne et ses galiotes à bombes (mortiers) permet de libérer des esclaves et d’entamer des pourparlers qui provoquent malheureusement une révolution de palais, laquelle ordonne… la reprise de la piraterie et l’exécution du consul français à Alger, le père Jean Le Vacher. Celui-ci est attaché devant la bouche du canon Baba-Merzoug qui le pulvérise. 16 autres français sont ainsi exécutés. Le canon Baba-Merzoug ou la Consulaire est exposé depuis 1833 à l’arsenal de Brest.

Sur la piraterie en Méditerranée, lire une référence qui reste un plaisir : Jacques Heers, Les Barbaresques, la course et la guerre en Méditerranée VIVe – XVIe siècle. Et pour une vision décalée mais intéressante : Peter Lamborn, Utopies pirates, Corsaires, maures et renegados.

 26 juin 1745 : prise de Cap Breton (actuel Canada). L’ile royale ou du Cap Breton est française depuis sa prise de possession par Jacques Cartier en 1534. Située à l’embouchure du Saint Laurent, dans des eaux poissonneuses et près de la Nouvelle Angleterre, l’ile a une position stratégique qu’envient les Anglais. Après un siège de 6 semaines, Louisbourg, principal port de l’ile, se rend aux Anglais.

 26 juin 1794 : bataille de Fleurus (Belgique actuelle). Les Français battent les coalisés. Le 8 messidor an II, sur ce même champ de bataille de Fleurus, près de Charleroi, où, le duc de Luxembourg a écrasé les Hollandais le 1er juillet 1690, l’armée de Sambre et Meuse commandée par Jourdan résiste aux assauts des coalisés (Autriche, Angleterre, Hanovre) commandés par le prince de Saxe-Cobourg. La bataille a lieu toute la journée sous un soleil brûlant, et, par endroits, au milieu de véritables incendies, les moissons ayant pris feu. Après plusieurs assauts frontaux infructueux, les coalisés laissent à Jourdan le champ de bataille, qui a bénéficié des informations transmises grâce aux observations du capitaine Coutelle, embarqué à bord d’un ballon captif. L’armée française, à bout de forces et de munitions n’engage pas la poursuite. Le lendemain, les coalisés abandonnent la Belgique et battent en retraite. Les Autrichiens perdent définitivement le contrôle de cette région. Le corps expéditionnaire anglais est rembarqué.

 26 juin 1889 : création du poste de Bangui (actuelle Rep. Centrafricaine). Avec 22 tirailleurs, Albert Dolisie, lieutenant-gouverneur du Congo fonde un poste qui va devenir la capitale de la Centrafrique.

 26 juin 1918 : fin des combats du bois Belleau (Aisne). La 4ème brigade de Marines (2ème US infantry division) a pris le bois de Belleau après presque un mois de combats très meurtriers. C’est le combat fondateur du corps des US Marines, toujours célébré aujourd’hui.

 26 juin 1918 : les premiers obus du Parizer Geschutz tombent sur Paris. Moins connu que la grosse Bertha, le canon projetait tout de même des obus de 210 mm avec une vitesse initiale de 1600 m/s… à 100 km. Les contraintes sur cette arme étaient telles qu’il fallait à la pièce un tube neuf tous les 50 coups. C’est la propagande allemande sur la grosse Bertha qui conduit la presse française de l’époque à attribuer les bombardements parisiens à la désormais célèbre Grosse Bertha. Cette dernière a contribué par sa puissance (150 ou 80 tonnes selon le modèle, tirant des obus de 1160kg et d’un calibre de 420 mm) à la reddition des places de Namur, Lièges, Bruxelles et Manonviller.

 26 juin 1944 : libération de Cherbourg. Pilonnés à la fois depuis la flotte alliée au large et l’artillerie du 7eme corps US, les 39 000 défenseurs allemands se rendent après avoir sabordé l’Arsenal et le port. C’est la première grande ville française libérée après le débarquement allié.

 26 juin 1945 : signature de la charte des Nations Unies (Etats-Unis – San Francisco)

 26 juin 1948 : début du pont aérien (Berlin). Les Soviétiques interdisent la libre circulation des biens et des marchandises entre les zones d’occupation alliées et Berlin pour sanctionner leur refus de se plier au régime d’occupation que Staline impose progressivement en Europe de l’Est. Les Etats-Unis déclenchent alors un gigantesque pont aérien qui va durer près d’un an et permettre à la partie Ouest de Berlin de survivre. Plus de 275 000 vols acheminent environ 2,5 millions de tonnes de marchandises  pendant le blocus de Berlin et évitent ainsi que les alliés de la veille ne s’affrontent directement. 15 ans plus tard, jour pour jour, le président Kennedy en visite commémorative à Berlin lance son fameux « Ich bin ein Berliner ».

 26 juin 1980 : VGE annonce le développement de la bombe N. Lors d’une conférence de presse le président Valéry Giscard d’Estaing rappelle qu’il a lancé en 1976 l’étude de faisabilité de la bombe à neutrons et qu’il engage maintenant le processus de développement après la réussite des essais. La bombe N entrait dans la panoplie des armes tactiques puis préstratégiques. L’annonce de VGE coïncide avec la décision de créer un lanceur stratégique mobile (système Hadès) qui viendrait remplacer le système Pluton.

26 juin

 




Journée des blessés de l’armée de Terre – Cour d’honneur de l’Hôtel National des Invalides – 23 juin 2017

23062017

L’EPAULETTE a été conviée ce matin à la 1ère journée des blessés de l’armée de Terre, près du dôme des Invalides.

Des stands de toutes les parties prenantes institutionnelles et associatives ont été déployés de part et d’autre du podium d’où le CEMAT est intervenu pour rappeler ce combat quotidien supplémentaire au profit qui se sont sacrifiés et vivent dans leur chair et leur âme les marques de leur engagement au profit de notre pays et de nos concitoyens.

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Chronique historique : 23 juin

23062017

23 juin 1757 : victoire britannique de Plassey (Inde). L’armée du nabab du Bengale (60 000 hommes) attaque les 3000 britanniques du général Clive près de Calcutta qui les bat profitant de leur désunion. C’est le début de la domination anglaise sur les Indes.

23 juin 1918 : victoire américaine du Bois Belleau (près de Château-Thierry). « Les Marines de la 2ème DIUS sont maîtres du Bois Belleau, que le général Degoutte fait rebaptiser Bois de la brigade des Marines ». LCL Remy Porte (EMAT).

23 juin 1935 : record mondial de distance en hydravion. Les lieutenants de vaisseau Paul Hébrard et Daillière battent le record mondial de distance à bord d’un hydravion Latécoère 300 La Croix-du-Sud. Partis de Cherbourg, ils rallient Ziguinchor au Sénégal après 32 heures de vol et 4347 km parcourus.

23 juin 1940 : Hitler visite Paris. Seule visite connue d’Hitler à Paris.

23 juin 1940 : les Allemands à Châtellerault.  « Les Allemands prennent possession de la Manufacture d’armes. Entrés la veille dans la ville, les officiers se rendent à la manufacture dont ils prennent le contrôle immédiatement ; les ouvriers seront durant toute la guerre contraints de travailler à l’effort de guerre allemand dans la fabrication de composants d’armes, jamais d’armes entières ; la « manu » deviendra rapidement un foyer de résistance et la répression y sera impitoyable ». OCTAA Nicolas SHD/CAAPC.  Le centre des archives de l’armement et du personnel civil (CAAPC) est installé sur les lieux mêmes de la manufacture (MAC).

23 juin 1952 : bombardement américain en Corée (actuelle Corée du Nord). 4 centrales électriques sont détruites par l’aviation américaine réduisant de 90% la production électrique du pays.

23 juin 2010 : Mc Chrystal relevé de son commandement (Washington DC). Le président américain Barack Obama annonce lors d’une conférence de presse qu’il remplace le commandant en chef des troupes alliés en Afghanistan estimant que le général Stanley Mc Chrystal ne s’est pas comporté selon son rang en se laissant aller, dans le magazine Rolling Stones, à des confidences peu amènes sur le vice-président américain et sur certains alliés de la coalition.  Il est remplacé par le général David Paetrus qui va dès lors se faire le défenseur de la guerre contre-insurrectionnelle prônée par des officiers français des guerres de décolonisation (Cf. Cdt David Galula et Col Roger Trinquier).

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Le président OBAMA et le général MC CHRYSTAL à la Maison Blanche




Chronique historique : 22 juin

22062017

22 juin 1476 : bataille de Morat (Suisse). Lors des guerres de Bourgogne (1474-1477), le destin tragique du dernier Grand-Duc d’Occident peut être résumé dans cette formule laconique, connue par cœur de tous les écoliers suisses : « Charles le Téméraire perdit à Grandson le bien (sa fortune matérielle), à Morat le courage (à la suite de la destruction de son armée), à Nancy la vie (il fut tué au combat) ». Dans l’histoire militaire suisse, la bataille décisive de Morat reste la bataille la plus célèbre. L’armée bourguignonne est taillée en pièces par ce « peuple de bouviers » que le duc de Bourgogne ne cesse de sous-estimer. Pourtant, celui-ci est loin d’être un chef incapable. A certains égards, son armée préfigure les armées de l’époque moderne. A Morat toutefois, le fantassin suisse, rustique, l’emporte sur le chevalier bourguignon, l’archer anglais ou le « piéton » lombard. Selon une formule consacrée, la bataille s’est jouée en une heure, au-dessus de Morat, dans le secteur de la « Haie verte ». Cette heure a été suivie de cinq heures d’épouvante : Pas de prisonniers, tel est le mot d’ordre que les Suisses vont appliquer sans état d’âme en représailles de Granson (28 février). La bataille a été marquée par le renseignement et les erreurs d’appréciation commises de part et d’autre. A ce jeu-là, les Suisses tirent le meilleur parti possible du fait qu’ils tiennent la ville de Morat, que celle-ci résiste à l’assaut du 18 juin et que le Téméraire se fait surprendre par l’arrivée de l’armée de secours suisse qu’il guettait pourtant. Les Suisses n’ont pas seulement combattu pour l’argent du roi Louis XI, mais ils ont aussi défendu leurs intérêts et préservé leur autonomie. L’ouvrage référence sur la bataille est celui de Pierre Streit.

 22 juin 1815 : l’empereur abdique (Palais de l’Elysée). Pour la seconde fois, Napoléon Ier abdique en faveur de son fils après la défaite de Waterloo (18 juin 1815). « Je m’offre en sacrifice à la haine des ennemis de la France ». Il avait déjà abdiqué une première fois le 6 avril 1814 à Fontainebleau.

 22 juin 1940 : 2e armistice de Rethondes (forêt de Compiègne).Hitler impose la signature de l’armistice à l’endroit même où Foch, 22 ans plus tôt, avait imposé ses conditions à l’Allemagne. Hitler fait ensuite démanteler le site.

 22 juin 1941 : opération Barbarossa. Hitler déclenche l’invasion de l’URSS, malgré le pacte de non-agression. Staline a négligé tous les signes précurseurs de l’invasion. Il fera exécuter le général Pavlov et tout son état-major pour incompétence le 30 juin, l’armée rouge étant bousculée de toutes parts. L’attaque précipite les communistes français dans la résistance.

 22 juin 1994 : l’ONU autorise l’opération turquoise . Par la résolution 929, le Conseil de sécurité des Nations Unies décide d’intervenir temporairement au Rwanda, avec une force armée multinationale commandée par le général Jean-Claude Lafourcade. La durée de la mission (qui débute le lendemain) est de 2 mois afin de donner le temps à la Mission des Nations Unies pour l’Assistance au Rwanda – MINUAR (octobre 1993 à mars 1996) de renforcer ses effectifs. Les controverses nées du conflit rwandais ont obligé certains officiers français à publier des témoignages sur leurs actions. C’est le cas du général Lafourcade, Opération turquoise – Rwanda – 1994 et du général Tauzin.

 22 juin 2013 : inculpation de Snowden (Etats-Unis). Edward Snowden, jeune informaticien ayant travaillé sur des programmes de surveillance utilisés par la CIA et la NSA révèle le 6 juin 2013 au Washington Post l’étendue et la portée de ces logiciels. Si sur le principe ces révélations ne sont pas neuves, leurs précisions et origines portent atteinte à la sécurité de l’Etat et de nombreux personnels et irritent l’administration américaine. Il vit depuis en Russie qui lui a accordé l’asile politique.

  22 juinEdward Snowden, 34 ans hier




Chronique historique : 21 juin

21062017

21 juin 217 (avant Jésus-Christ) : bataille de Trasimène – 2ème guerre punique (Italie). Hannibal, commandant les armées de Carthage, ennemie de Rome, a franchi, deux ans auparavant, les Alpes en provenance d’Espagne. Il a enchaîné les victoires sur les légions romaines et progresse à présent vers Rome, entraînant ses adversaires à sa poursuite. Il organise aux abords du lac Trasimène probablement la plus grande embuscade de l’histoire militaire où, avec ses 40 000 combattants il piège les 40 000 hommes du consul Flaminius. Obnubilé par la poursuite d’Hannibal, Flaminius ne s’est  en effet pas rendu compte que sa « fuite » n’était qu’un leurre d’une fraction des forces d’Hannibal, destiné à l’entraîner dans une nasse mortelle. Le gros des troupes est caché en embuscade sur les hauteurs dominant le chemin en bord du lac Trasimène sur près de 5 km. Seuls 6 000 romains parviendront à échapper au massacre.

 21 juin 1627 : exécution des duellistes. En application de l’ordre royal du 6 février 1626, Richelieu fait exécuter deux nobles (François de Montmorency-Boutteville et François de Rosmadec ) ayant contrevenu à l’interdiction de se battre en duel.

 21 juin 1813 : bataille de Vitoria (Espagne). Depuis le début de la campagne de Russie, l’Empereur prélève régulièrement des troupes sur le théâtre espagnol qui n’est pourtant pas brillant et va finir par imploser. Joseph Bonaparte, roi d’Espagne par la volonté de son frère, se replie vers la frontière française ne pouvant plus tenir Madrid. Ses 57 000 hommes sont battus par 78 000 Britanniques, Espagnols et Portugais. Cette défaite  de Vitoria conclue la désastreuse guerre d’Espagne. Abandonnant leur butin aux anglais, qui du coup stoppent leur poursuite, les Français parviennent à se replier mais en perdant 7500 hommes. Pour l’anecdote, la Bataille de Vitoria est aussi le plus grand succès de Beethoven de son vivant (mais pas le meilleur selon les spécialistes de l’art). Cette œuvre, intitulée aussi la Victoire de Wellington a été donnée en plein air à Vienne, par deux orchestres symphoniques, accompagnés des tirs de canons et de fusils (à blanc bien entendu), Beethoven dirigeant le tout.

21 juin 1918 : « Le 1er CAUS du général Liggett compte 5 divisions américaines opérationnelles et prend position dans la région de la Ferté-sous-Jouarre ». LCL Rémy Porte.

21 juin 1919 : sabordage de la flotte allemande (Scapa Flow – Ecosse). En application des clauses d’armistice, la flotte allemande a été contrainte de mouiller dans la rade naturelle des iles Orcades. Pour ne pas être saisie par les Britanniques, l’amiral von Reuter lui donne l’ordre de se saborder.

21 juin 1940 : combats du Chaberton (Campagne de France, front des Alpes). L’Italie, qui a déclaré la guerre à la France le 10 juin (alors que les Allemands sont aux portes de Paris), ne parvient pas à percer le dispositif français valorisé par des ouvrages de type Maginot. L’artillerie de montagne française réduit au silence par plusieurs coups au but le fort du Chaberton, construit à grand frais pour contrôler le col du Montgenèvre. Au même moment, les négociations de Rethondes commencent en forêt de Compiègne.

 21 juin 1940 : dernière défense de Lorient. Le vice-amiral d’escadre de Penfentenyo, préfet maritime de Lorient, défend le port durant toute la journée puis fait détruire tout ce qui pourrait être utile à l’ennemi avant de se rendre.

21 juin 1942 : l’Afrikakorps reprend Tobrouk (Libye). 30 000 soldats du général Wavel se rendent à Rommel qui est fait maréchal. Auchinleck, commandant du théâtre, prend personnellement le commandement de la 8e armée du général Neil Ritchie après la défaite de Tobrouk-Gazala.

 21 juin 1943 : arrestation de Jean Moulin (Lyon).  Arrêté à Caluire par la Gestapo, le président du Comité National de la Résistance (CNR) est torturé par Klaus Barbie. Il décède le 8 juillet, en gare de Metz, dans le train qui le transfère vers un camp allemand.

 21 juin 2006 : décès du général d’armée Michel Poulet. Saint-Cyrien, légionnaire parachutiste, le général Poulet est mort un soir de fête de la musique à 57 ans, des suites d’un cancer foudroyant. Commandant de compagnie lors de l’assaut de Kolwezi (1978), il commandera plus tard le 2ème REP (régiment étranger parachutiste).

 21 juin Dans son dernier ouvrage, Rémy Porte synthétise les aspects politiques et diplomatiques, économiques, financiers et industriels, militaires (interallié, théâtre d’opérations, tactique) et humain concernant les Etats-Unis dans la Grande Guerre. Essentielle au plan quantitatif, la contribution américaine a des effets beaucoup moins nets en termes qualitatif, qu’il s’agisse des armements ou de l’emploi des grandes unités. Elle est également une nouvelle occasion pour les Français et les Britanniques de s’opposer (en pensant à leur influence ultérieure dans le monde). Elle a des effets durables, aussi bien au sein de la population américaine que sur la politique française de l’entre-deux-guerres. En résumé, une relation de type « Je t’aime, moi non plus », un peu schizophrénique, entre critiques acerbes à mots couverts et protestations d’amitié hautement proclamées. Au-delà, un effort particulier a été fait pour proposer une dense bibliographie complémentaire sur une vingtaine de pages.







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