Chronique historique : 16 mai

16 05 2017

16 mai 1364 : bataille de Cocherel (près d’Evreux). Les Anglos-Navarrais bloquent la vallée de la Seine qui est l’axe d’approvisionnement de Paris, alors que la situation politique et économique du Royaume de France est très précaire. Le roi Charles V, récemment couronné, envoi Bertrand du Guesclin dégager l’axe vital. Arrivant avec 2000 hommes devant Cocherel, il constate que l’ennemi, reprenant la tactique anglaise de l’époque, occupe une colline sommairement fortifiée d’où il attend que les Français fidèles à leur fougue, l’attaquent dans une charge suicidaire. Du Guesclin retient ses troupes qui souffrant de la chaleur et de la soif aimeraient en finir au plus vite. Conscient que l’attaque et l’attente sont dangereuses, il ruse et simule une retraite qui incite les Anglos-Navarrais à quitter leurs positions pour poursuivre les fuyards. Du Guesclin fait volteface et s’imbrique dans le dispositif anglais empêchant les fameux archers d’utiliser leurs armes. Un petit détachement déborde l’ennemi et capture leur chef, Jean de Grailly. La victoire assoit le roi de France sur son trône et donne une grande crédibilité au chef de guerre breton.

 16 mai 1635 : la France entre dans la guerre de 30 ans. La France déclare la guerre à l’Espagne. Le même jour Richelieu crée 12 régiments de cavalerie dont le 2ème régiment de cuirassiers, dit « Cardinal duc » (dissous en 1991 à Reutlingen en Allemagne).

16 mai 1843 : prise de la Smala d’Abd el Kader (Algérie). Le duc d’Aumale (fils du roi Louis-Philippe) surprend le camp itinérant d’Abd el Kader et le charge d’emblée remportant une victoire inattendue. Abd el Kader, absent du camp se rend fin 1847. Il passera de nombreuses années en résidence surveillée au château d’Amboise. Il passera plusieurs années en résidence surveillée aux châteaux de Pau puis d’Amboise et sera libéré le 13 octobre 1852 par Louis-Napoléon.

 16 mai 1916 : signature des accords Sykes-Picot (Londres). L’empire ottoman ayant rallié en octobre 1914 le camps des Empires centraux (Allemagne et Autriche-Hongrie), la France et le Royaume-Uni cherchent à « monter » les tribus arabes contre les Ottomans et signent secrètement des accords prévoyant pour l’après-guerre le partage de la région correspondant au Moyen-Orient actuel, en deux zones d’influence. La Russie tsariste, dans la confidence, ne s’y oppose pas, mais ce sont les Bolcheviks qui une fois au pouvoir (novembre 1917) vendent la mèche. Les frontières actuelles en découlent (sauf pour la Jordanie et Israël).

 16 mai  Le tracé des zones d’influence selon les accords Sykes-Picot.

 


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