Chronique historique : 4 avril

4042017

4 avril 1881 : ouverture d’une école de l’infanterie à Saint Maixent. A l’issue de la Première Guerre Mondiale, elle devient Ecole militaire de l’infanterie et des chars de combat (EMICC). Durant la phase d’armistice elle est repliée à Aix en Provence où elle se trouve Co localisée avec Saint-Cyr, puis à Cherchell de 42 à 45 (fonction reprise pour les EOR d’Infanterie de 56 à 62). C’est la première fois que les élèves-officiers de recrutement indirect se trouvent instruits avec leurs camarades directs. De Lattre reprend l’idée en créant l’ESMIA à Coëtquidan dès 1945. L’Ecole d’application de l’Infanterie (EAI) est créée en 1946 à Auvours puis transférée à nouveau à Saint Maixent l’Ecole puis à Montpellier et enfin à Draguignan depuis le 1er Aout 2010 sous l’appellation d’école de l’Infanterie.

 4 avril 1932 : combat de Tiguiguilt (Mauritanie). Alors qu’il campe, le groupe nomade (GN) du Hodh est attaqué par le rezzou de Laroussi (140 guerriers). Le lieutenant Bouillon, heureusement renseigné à temps, laisse venir l’attaque qu’il brise facilement. Laroussi est tué. Durant l’entre-deux guerres, la situation dans la bande sahélienne est tendue : les raids de pillards persistent malgré l’acquisition par la France des techniques de combat, déplacement et vie dans le désert. Une solution est trouvée à l’insécurité lorsque le Rio de Oro (partie de désert entre le Maroc et le Sahara occidental, colonie espagnole à l’époque) est enfin contrôlé.

 4 avril 1943 : raids aériens alliés. Sur Boulogne Billancourt où les usines Renault sont dévastées. Plus de 400 morts. Sur Kiel (Allemagne du Nord) lors d’un raid de nuit meurtrier sur le port de la Baltique.

 4 avril 1949 : signature du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). La montée en puissance du péril soviétique depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale installe progressivement le monde dans un état de guerre froide. L’ONU (créée en 1945), dernière instance internationale pour régler les différends entre Etats ne parvient pas à faire peser une menace suffisante sur les pays expansionnistes et n’empêche pas le blocus de Berlin (juin 1948 à juin 1949) ou le coup de Prague (février 1948). Voulant s’unir pour lutter contre la menace soviétique, 12 Etats occidentaux créent l’OTAN. Organisation politico-militaire dont le siège après avoir été à respectivement à Paris et Rocquencourt jusqu’au retrait français de la structure intégrée en 1966 est à Bruxelles et le commandement militaire (SHAPE) à Mons, elle n’a jamais mené d’interventions contre le pacte de Varsovie. Sa première intervention remonte à décembre 1995 en Bosnie Herzégovine alors que l’URSS n’existe plus depuis 1991. L’Alliance Atlantique fête ses 68 ans et compte aujourd’hui 28 membres dont certains sont d’anciens satellites du bloc communiste. La raison d’être, initiale, de l’OTAN ayant disparu avec la chute du communisme, l’Alliance s’impliquait jusqu’à il y a peu dans la lutte contre le terrorisme et la gestion de crises.

 04 avril         

  Quelques rendez-vous historiques :

du 24 mars au 27 août 2017 : exposition temporaire « Légion et cinéma » au musée de la Légion étrangère – Aubagne.
jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).
Les conférences du Service historique de la Défense (SHD) avec leurs références bibliographiques.
et
les colloques, conférences, expositions, cinéma du site Mindef.




Chronique historique : 3 avril

3042017

3 avril 1367 : bataille de Najera (Espagne). Le roi de France a dépêché du Guesclin en Castille pour qu’il aide Henri Trastamare dans sa lutte pour la couronne de Castille contre son demi-frère Pierre le Cruel. L’autre but de la manœuvre est de débarrasser la France des compagnies de mercenaires qui, désœuvrées, pillent les campagnes. Commandées par le futur connétable de France, elles affrontent l’Anglais, Edouard dit le Prince Noir, l’allié de Pierre le Cruel. La bataille voit la défaite de du Guesclin qui est abandonné, pendant le combat, par l’aile castillane d’Henri Trastamare. C’est une des seules batailles médiévales où le rapport des pertes est si disproportionné : 1/130. Environ 15 000 hommes de du Guesclin et Henri meurent contre à peine 100 anglais et castillans du Cruel. L’efficacité de l’arc gallois est certes déjà à l’œuvre (48 ans avant Azincourt) mais la lutte fratricide et sans pitié des castillans explique la mortalité inhabituelle. Du Guesclin est fait prisonnier. Le Prince Noir ne le libère contre rançon qu’après 9 mois de captivité, redoutant de remettre en liberté celui dont la légende commence à naitre. 

3 avril 1559traité de Cateau-Cambrésis. Henri II met fin à près d’un demi-siècle de guerres en Italie, en signant la paix avec Charles-Quint, qui a partagé l’empire des Habsbourg quatre ans plus tôt.  Des places fortes sont échangées (Exemple : Thionville, reprise par la France le 22 juin 1558, est rendue aux Espagnols en échange de Saint-Quentin, dont le contrôle est plus utile à la défense de Paris).

3 avril 1871: bataille de Rueil (Paris). Les Communards tentent une sortie avec 6000 hommes pour briser le siège de la capitale. Mal commandés, ils sont repoussés par le général de Galliffet et le colonel Boulanger et subissent de lourdes pertes : aucune reconnaissance n’est pratiquée. Quasiment aucun canon n’appuie la tentative de percée.

3 avril 1915 : premier vol de Fonck (Crotoy – Somme). L’As des As français de la Première guerre mondiale effectue son tout premier vol à bord d’un appareil à double commande. Il détiendra à la fin de la guerre le record français de 75 victoires homologuées (officieusement 142).

03 avril René Fonck : l’As des As.

3 avril 1918 : conférence de Beauvais. Le général Foch est chargé par les gouvernements britannique, français et américain de coordonner l’action des armées alliées sur le front occidental ; Tous les pouvoirs nécessaires en vue d’une réalisation effective lui sont conférés, à cet effet. Foch reçoit la direction stratégique des opérations militaires.

3 avril 1941 : coup d’Etat pro-allemand à Bagdad (Irak). Rachid Ali el Gaylani renverse le régent pour instaurer une république qui demande immédiatement l’aide de l’Allemagne. Celle-ci ne parvient pas à aider le putschiste dans sa lutte contre la Habbanya force britannique que fait constituer Churchill dans l’urgence. La Habforce entre dans Bagdad le 1er juin.

3 avril 1955 : proclamation de l’état d’urgence en Algérie (Loi 55-385 de la même date). Les pouvoirs de police exceptionnels sont conférés aux autorités en Algérie (durant 1 an) pour rétablir la sécurité publique.

3 avril 1996 : arrestation de Unabomber (près de Lincoln – Montana- Etats-Unis). Theodore Kaczynski, ancien mathématicien américain vivant dans une cabane pour échapper à la civilisation technicienne qu’il déteste, a tenu en échec le FBI pendant 18 ans en envoyant des lettres et colis piégés à des « agents du modernisme » (scientifiques, publicistes, …) qui tuent 3 personnes (et en blessent 23 autres).
            

 Quelques rendez-vous historiques :

du 24 mars au 27 août 2017 : exposition temporaire « Légion et cinéma » au musée de la Légion étrangère – Aubagne.
jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).
Les conférences du Service historique de la Défense (SHD) avec leurs références bibliographiques.
et
les colloques, conférences, expositions, cinéma du site Mindef.




Lettre du CEMA : »Le brouillard de la guerre s’épaissit. Le pire n’est pas certain, mais tout devient possible »

1042017

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Le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, adresse une brève lettre à ses soldats dans lequel la clairvoyance s’allie au courage et à l’espérance :

« Mon cher camarade,

Je vous écris ces quelques mots depuis l’Australie où je rencontre, en ce moment même, nos homologues militaires. Chaque semaine, des signaux, venus des cinq continents, accréditent l’idée d’une dégradation sécuritaire. Le monde semble, chaque jour, plus instable et plus incertain. Ici, à l’autre bout du monde, je le mesure tout autant. L’évolution n’a pas pu vous échapper ; vous êtes – ou vous serez bientôt – en première ligne.

Nul ne peut dire précisément, aujourd’hui, comment la situation évoluera demain. Le brouillard de la guerre s’épaissit. Le pire n’est pas certain, mais tout devient possible en raison de l’expansion du terrorisme islamiste radical et du comportement belliciste de certains Etats-puissance.

Ces deux types de menaces sont distincts, mais non disjoints. Dans les deux cas, les stratégies reposent sur l’imprévisibilité, l’intimidation et le fait accompli. Dans les deux cas, la conflictualité sort du seul champ physique pour se porter massivement sur le champ virtuel de l’information et du cyber. Dans les deux cas, l’élévation du niveau d’agression passe par la prolifération, les trafics d’armes ou le réarmement.

Car le monde réarme. Deux exemples simplement : l’Asie consacre, cette année, 100 milliards de dollars de plus que l’Europe à sa défense. De l’autre côté du Pacifique, les Etats-Unis projettent d’augmenter leur budget de 9% pour atteindre 639 milliards de dollars, en 2018.

Tout nous indique que nous avons changé d’époque. La France et, plus largement, le continent européen ne sont plus totalement préservés des crises, qui traversent un monde désormais ouvert et globalisé. Nous sommes entrés dans le temps du courage. Nous avons le devoir de regarder la réalité en face ; sans la noircir, ni l’exagérer mais avec le souci de l’exactitude et de la lucidité. C’est le retour de l’histoire.

Je le dis, à temps et à contretemps : face à ces menaces, notre modèle d’armée complet est la meilleure garantie de protection de la France et des Français.

Mais il y a une autre garantie, plus importante encore ? Cette garantie, nous l’avons en nous. C’est notre courage ; notre espérance ; notre sens du service ; nos valeurs. Vous le savez, les temps difficiles permettent souvent aux hommes, comme aux nations de développer ce qu’ils ont de meilleur. C’est le cas aujourd’hui. J’y vois une opportunité.
Sur ce plan, je voudrais terminer sur deux recommandations. Ce sont les deux attitudes à opposer, en priorité, à ces menaces. Etre vigilant, d’abord, pour ne pas être pris, à revers, par surprise. Garder l’œil ouvert. Veiller, ce qui signifie à la fois « rester éveillé » et « protéger ».Etre unis, surtout, car les menaces se nourrissent de la discorde. Elles prolifèrent sur le terreau de la division. Opposons à ces menaces notre unité, notre force, notre cohésion. Il n’y a rien de plus dissuasif !

Comme annoncé précédemment, je vous parlerai, dans ma prochaine lettre, des missions qui évidemment découlent des menaces.
Fraternellement,

Général d’armée Pierre de Villiers




Chronique historique : 31 mars

1042017

31 mars 1928 : Le service militaire est réduit à un an (France). Loi Painlevé. Précédemment les obligations militaires étaient de 18 mois ( depuis le 1er avril 1923) et de 3 ans (depuis le 7 aout 1913). Il faudra attendre le 17 mars 1936 pour que le service militaire passe à 2 ans. Pour une histoire synthétique de la conscription en France, lire l’ouvrage du CGA François Cailleteau.

cailleteau
31 mars 1936 : bataille de Maichew (Ethiopie). Battus de manière très nette lors de la bataille d’Adoua (1er mars 1896) par les forces éthiopiennes, les Italiens attendent près de 40 ans la revanche que Mussolini concrétise grâce à l’exploitation d’un incident que la SDN (Société Des Nations) ne parvient pas à régler. La guerre est déclarée le 3 octobre 1935. Mussolini se dit  « prêt à commettre un pêcher d’excès mais  jamais un d’insuffisance » et envoi au total près de 500 000 hommes avec leur armement le plus moderne pour conquérir l’un des plus vieux empires connus de l’Histoire (mais aussi un Etat indépendant membre de la SDN). Très faiblement armée et peu entrainée, l’Ethiopie résiste tant bien que mal durant sept mois à l’invasion au prix de très lourdes pertes. La bataille de Maichew est catastrophique pour les Ethiopiens qui en voulant contre-attaquer massivement et de manière conventionnelle, s’exposent dangereusement. Les Italiens utilisent toutes les armes disponibles (avions, chars, gaz de combat,..). La retraite éthiopienne, tout aussi meurtrière, s’effectue sous les bombardements à l’Ypérite. Dès lors, la guerre est perdue mais les combats vont durer jusqu’en mai.

31 mars 1954 : l’URSS demande son entrée dans l’OTAN. L’URSS demande officiellement son intégration à l’OTAN, aux 3 puissances occupantes (en Allemagne). Le conseil de l’Atlantique Nord répond défavorablement le 23 avril 1954. Le 14 mai 1955, le pacte de Varsovie nait.

31 mars 1966 : lancement de Luna 10 (Baïkonour – actuel Kazakhstan). L’URSS parvient à mettre en orbite autour de la lune le satellite Luna 10 qui va effectuer 460 révolutions et transmettre pendant près de 2 mois une moisson de données. C’est une première mondiale.  Même si la guerre froide est entrée dans une phase de relative détente depuis la fin de la crise des missiles à Cuba (fin 1962), la compétition en matière de conquête spatiale reste intense entre USA et URSS et ce nouveau succès soviétique met la pression sur le programme Apollo.







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