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Chronique historique : 12 juillet

12072016

12 juillet 100 (avant JC) : naissance de César (Rome). Aussi fin stratège que tacticien, l’action de ce général et sa manière de la mettre en scène à travers ses écrits (la guerre des Gaules) a profondément marqué l’histoire de l’Europe. Son prénom est devenu synonyme d’Empereur.

12 juillet 1191 : prise de Saint Jean d’Acre (actuel Israël). Le roi de France, Philippe Auguste et le roi d’Angleterre, Richard Cœur de lion, bien qu’ennemis en Europe, aident Guy de Lusignan à terminer le siège de la forteresse dans le cadre de la 3ème croisade.

12 juillet 1690 : bataille de la Boyne (Irlande). Défaite franco-jacobite (catholiques) face aux anglais orangistes (protestants).7000 soldats français envoyés par Louis XIV en renfort du prétendant au trône anglais, Jacques Stuart (catholique) affrontent avec une armée irlandaise, sur les rives de la Boyne, l’armée de Guillaume III (protestant). Les deux armées se font face de part et d’autre d’un gué. Guillaume III envoie habilement un détachement de cavalerie vers l’amont. Jacques Stuart craint qu’il ne lui coupe ses arrières ou ne le prenne à revers : il distrait environ les deux tiers de ses troupes vers l’amont, ne disposant plus que d’un tiers de ses hommes pour défendre le gué. Guillaume III peut alors traverser la rivière en chargeant un ennemi amoindri. Défaite, l’armée catholique reflue vers le sud. 12.000 hommes refusent de se soumettre et choisissent de gagner la France ou l’Espagne pour continuer la lutte contre l’Angleterre. Ils seront suivis de beaucoup d’autres. Ces mercenaires irlandais seront surnommés les «Oies sauvages» parce que, motivés, ils arrivent avec la régularité des oiseaux migrateurs. Ils s’illustreront à Fontenoy le 11 mai 1745.

12 juillet 1794 : Nelson perd un œil devant Calvi (Corse). Assiégée depuis le début du mois, la garnison de la ville se rend un mois plus tard. Incités par Pascal Paoli à libérer la Corse des Français, les Anglais s’installent pour deux ans dans l’ile.

12 juillet 1906 : réhabilitation d’Alfred Dreyfus (par un arrêt de la Cour de cassation). Après 5 années de bagne, Dreyfus est réintégré le lendemain en tant que chef d’escadron. Il démissionne un an plus tard (en juin) et décède 29 ans plus tard (12 juillet 1935) à 75 ans.

12 juillet 1912 : annexion des Comores (Océan indien). Albert Picquié, inspecteur général des Colonies (janvier 1910-août 1914) annexe l’ile qui devient une colonie française et est rattachée administrativement à Madagascar.

12 juillet 1985 : arrestation des faux époux Turenge (Nouvelle Zélande). L’affaire du Rainbow warrior commence.

Quelques rendez-vous historiques :

 jusqu’au 24 juillet 2016 : exposition « Napoléon à Sainte Hélène, la conquête de la mémoire » au  Musée de l’armée – Invalides.

jusqu’au 18 septembre 2016 : exposition « Bêtes de guerre » au Muséum de Marseille – Palais Longchamp.




Débat sur la représentation des militaires : APRODEF, une mise en route progressive

12072016

APRODEF, une mise en route  progressive.        

Outre les articles consacrés par l’Epaulette à son soutien à l’émergence d’une APNM à dominante Terre, la lecture du dossier du Casoar d’avril 2016, sur les APNM, rend compte d’une appropriation difficile de ces associations au sein de l’armée de Terre.

A l’inverse, la consultation des supports de communications officiels et des sites d’APNM déclarées de la Marine (APNMarine) et de l’armée de l’Air (APNair) montre au contraire une stratégie de présence et une volonté forte d’investir ce nouveau domaine, prescrit par le législateur,avec des moyens modernes et des approches claires.

Les effectifs d’APRODEF croissent régulièrement chaque jour.

Merci aux officiers, sous-officiers et MdR qui nous ont déjà rejoints.

Pour le moment, notre communication se limite à la lettre d’APRODEF ( la N°1 est parue dans la revue) et à des posts sur le blog de l’Epaulette (en soutien du développement d’APRODEF) dans l’attente d’un site en construction qui va rapidement porter les messages.

L’analyse critique ci-après revient sur les points-clés de ce dossier, un an après la parution de la loi sur les APNM.

les APNM en trois points

3 constats.

  1. Les APNM traitent uniquement de la condition militaire.
  2. Elles ont vocation à siéger dans un CSFM rénové, permanent, qui sera l’instance ministérielle de la condition militaire, sous la responsabilité de la DRHMD.
  3. Lors de la réunion des APNM avec  la DRHMD du 3 juin, il a été précisé que les APNM devraient avoir un ancrage d’armée.

3 réflexions.

  1. « La condition militaire est le souci premier de tout chef militaire à qui un pays confie ses enfants et son sort. À la fois représentants de la hiérarchie et membres éligibles d’une APNM, investis de par la loi de veiller aux intérêts de leurs subordonnés et de rendre compte de tout problème, les officiers peuvent être les moteurs du nouveau dispositif » (extrait du Casoar d’avril 2016). Les directions des personnels ou des ressources humaines de chaque amée ou service, investis de la mission de veiller à la condition de leurs personnels, devront être un interlocuteur privilégié des APNM. Mais le ministère (DRHMD) traitera directement les questions de condition militaire. Cela semble être dans la logique des réorganisations successives qui visent à enlever aux militaires des tâches jugées « hors leur cœur de métier » (on dénierait alors aux chefs militaires un des apanages de la fonction). C’est d’ailleurs l’analyse du G2S qui pointait la tendance à remplacer les militaires par des civils aux postes de responsabilité non directement liés aux activités opérationnelles.
  2. Il est prévu 16 places (sur les 61 du CSFM rénové) pour les APNM. Le CSFM (donc les APNM) aura comme interlocuteur principal le Ministre de la Défense. La DRHMD a constitué un bureau de 5 personnes pour gérer au mieux la montée en puissance des APNM.
  3. Les armées et services sont naturellement fiers (et parfois jaloux) de leurs particularités. L’ancrage d’armée peut signifier le respect des spécificités mais il peut aussi accentuer des divergences et ainsi assurer la nécessité d’arbitrage de la DRHMD. Une APNM ayant un ancrage d’armée et une représentation de services interarmées aura déjà en son sein une vision transverse et le sens du bien commun tout en respectant les spécificités de chacun.

3 Conclusions

  1. La condition militaire reste sous la responsabilité des chefs militaires qui pourront compter sur les APNM pour appuyer leurs démarches vis-à-vis du ministre de la défense.
  2. Si le sens du service et la connaissance des sujets de la condition militaire sont bien présents chez les personnels affectés au CSFM, les APNM seront un complément indispensable qui seront d’autant plus écoutés du MinDef qu’ils seront élus et représentatifs.
  3. Une APNM comme APRODEF sera certainement la mieux à même de conjuguer l’ancrage dans une armée, l’armée de Terre en l’occurrence, tout en ayant le souci de la réalité des services interarmées.

Général (2s) Paul Moreaux

Cellule Communication d’APRODEF

 




Chronique historique : 11 juillet

11072016

11 juillet 1302 : bataille de Courtrai ou des éperons d’or (actuelle Belgique). Quelques semaines auparavant, le 18 mai, les habitants de Bruges se révoltent contre la garnison française qui occupe la ville et tuent plus de 1000 soldats dans leur sommeil (les matines de Bruges). Pour venger l’affront, Philippe le Bel envoi son armée contre les milices flamandes peu nombreuses et mal entrainées. Dès le début de l’affrontement, les archers royaux criblent facilement les Flamands qui retraitent vers leurs positions initiales derrière un fossé humide. La chevalerie française s’emballe devant ce premier succès et poursuit les « piétons » sans prêter attention aux fossés dans lesquels elle vient s’embourber. Les milices flamandes contre-attaquent et sans se soucier d’un quelconque code de chevalerie de l’époque, tuent chevaliers et piétons français, qu’ils se battent ou se rendent. Robert d’Artois et un grand nombre de nobles périssent. Les survivants s‘enfuient abandonnant sur le terrain un véritable trésor. Les Flamands récupèrent entre autre 500 éperons d’or (d’où le nom de la bataille des éperons d’or). Humilié, Philippe le Bel devra attendre la bataille de Mons (1304) pour les reprendre à la jeune nation flamande qui trouve dans cette bataille un de ses actes fondateurs.

11 juillet 1708 : bataille d’Audenarde ou Oudenaarde (actuelle Belgique). Les armées françaises du duc de Vendôme sont battues par une coalition européenne durant la guerre de succession d’Espagne.

11 juillet 1780 : débarquement du corps expéditionnaire de Rochambeau (Newport – actuels Etats-Unis). En vertu du traité d’amitié signé entre Louis XVI et les insurgés américains, 6000 hommes viennent prêter main forte au général Washington après une traversée de l’Atlantique sous l’escorte d’une flotte commandée par le chef d’escadre de Ternay.

11 juillet 1831 : raid de la marine française sur Lisbonne (Portugal). Le contre-amiral Roussin remonte le Tage avec son escadre et détruit toutes les batteries rencontrées jusqu’à Lisbonne qu’il menace de bombardement. L’opération a été ordonnée par le gouvernement français pour répondre aux vexations infligées aux  Français du Portugal. Le roi du Portugal, après une ultime sommation au canon de la frégate Pallas, accède à toutes les demandes de la France. Le CA Roussin quitte Lisbonne à la mi-août.

11 juillet 1935 : mort du LCL Alfred Dreyfus (Paris).

 

11 juillet

 

Quelques rendez-vous historiques :

jusqu’au 24 juillet 2016 : exposition « Napoléon à Sainte Hélène, la conquête de la mémoire » au  Musée de l’armée – Invalides.

jusqu’au 18 septembre 2016 : exposition « Bêtes de guerre » au Muséum de Marseille – Palais Longchamp.




Chronique historique : 08 juillet

11072016

8 juillet 1653 : bataille de Rethel (Ardennes). Pendant la Fronde des grands, Turenne sauve le trône du jeune Louis XIV en battant Condé.

8 juillet 1709 : bataille de Poltava (Ukraine actuelle ). Le tsar de Russie Pierre le Grand bat Charles XII, roi de Suède jusque-là invaincu. Il inaugure une tactique que reprendront après lui Alexandre 1er face à Napoléon et Staline face à Hitler : Entraîner son ennemi dans l’immensité du continent russe pour mieux le vaincre par épuisement de ses troupes. Cette défaite met définitivement fin à l’hégémonie militaire de la Suède, qui, après un siècle de promenades militaires aux quatre coins de l’Europe, retombe au niveau d’une puissance locale. Pierre le Grand devient la coqueluche des cours européennes, tandis que la Russie, qui était, avant la bataille de Poltava, considérée comme une contrée de sauvages, entre dans le concert des grandes nations. Le Tsar peut alors mettre toute son énergie à la construction de Saint-Pétersbourg qu’il vient de fonder deux ans plus tôt.

8 juillet 1758 : bataille de fort Carillon (Canada). Montcalm remporte une victoire sur l’Anglais Abercrombie. Montcalm entreprend de bloquer à Fort Carillon (au sud du lac Champlain) les 15.000 hommes du général James Abercromby qui se dirigent vers Montréal. Pour cela, il dispose de seulement 3.600 hommes dont 400 miliciens canadiens et Indiens. Il remporte une éclatante victoire sur les troupes anglaises qui se briseront sur les défenses du fort. Victoire malheureusement sans lendemain puisque les effectifs anglais grandissant auront raison des Français trop peu renforcés.

8 juillet 1827 : mort de Robert Surcouf (Bretagne). Marin dès 13 ans sur des navires de commerce, il apprend vite le métier dans l’Océan indien. Officier avant 20 ans pour belle conduite au feu puis lors d’un naufrage, il se voit confier par des armateurs un brick armé pour la guerre de course. Sa carrière de « roi des corsaires » commence. Courageux, inventif, humain, il devient grâce à de nombreux exploits la terreur des marins anglais. Il lui arrive régulièrement d’être victorieux en combattant à 1 contre 3. Ayant une conception de l’action navale opposée à celle de Bonaparte (guérilla / combat d’escadres), il décline une offre de commandement du 1er consul et préfère poursuivre ses activités pour son propre compte. Enrichi, il devient armateur. L’imagerie populaire n’a retenu que ses campagnes héroïques, négligeant son implication dans la traite négrière. Une répartie célèbre du corsaire à un marin anglais qui lui reprochait de se battre pour l’argent et non pour l’honneur : « Chacun se bat pour ce qu’il n’a pas ! »

8 juillet 1918 : Ernest Hemingway est blessé (Fossalta – Italie). S’étant engagé (à 18 ans), Hemingway sert sur le front Italien en tant que brancardier. Il est touché par un éclat d’obus autrichien alors qu’il ravitaille une tranchée. Revenu à lui, il porte sur son dos et malgré sa blessure un camarade plus gravement atteint. C’est au cours de cette évacuation qu’il est à nouveau blessé par un tir de mitrailleuse. Marqué à jamais par la guerre, il devient l’un des artistes les plus représentatifs de la « lost generation »(Paris est une fête). Journaliste et romancier, il couvre la guerre d’Espagne aux côtés des Républicains (Pour qui sonne le glas), et la dernière année de la Seconde guerre mondiale en France. Aventurier difficilement contrôlable mais meneur d’hommes avéré, Hemingway se fait éconduire par le général Leclerc pour son mélange des genres ne parvenant pas à se contenter du statut de correspondant de guerre et cherchant sans cesse l’aventure avec une bande de résistants au mépris des règlements. Sa passion pour la navigation et la pêche au gros l’ont aussi amené durant la guerre à pratiquer en dilettante la chasse au sous-marin nazi en mer des Caraïbes avec son petit chalutier… Personnage hors normes, Hemingway se suicide à l’age de 61 ans, atteint d’une maladie dégénérative.

8 juillet 1920 : réception du maréchal Lyautey à l’Académie française.

8 juillet 1940 : nouvelle attaque anglaise (Sénégal). Toujours dans le cadre de l’opération britannique Catapult consistant à détruire la marine française afin qu’elle ne tombe pas aux mains des Allemands, Churchill ordonne une nouvelle attaque, quelques jours seulement après Mers El Kébir (3 juillet) où 1300 marins français viennent de mourir. Le cuirassé Richelieu (capitaine de vaisseau Marzin) est touché par une torpille d’un hydravion du porte-avions Hermès (contre-amiral Onslow) alors qu’il mouille à Dakar.

8 juillet 1943 : mort de Jean Moulin (en gare de Metz). Arrêté le 21 juin par la Gestapo à Lyon, le préfet Jean Moulin meurt d’épuisement après avoir été torturé, dans le train qui devait le conduire en camp de concentration.

8 juillet 1976 : premières femmes à West Point (Etat de New York – Etats-Unis). Pour l’ESM Saint Cyr en 1983.

08 juillet Académie de West Point (Etats-Unis).

Quelques rendez-vous historiques :

 jusqu’au 24 juillet 2016 : exposition « Napoléon à Sainte Hélène, la conquête de la mémoire » au  Musée de l’armée – Invalides.

jusqu’au 18 septembre 2016 : exposition « Bêtes de guerre » au Muséum de Marseille – Palais Longchamp.




Actu Défense du 07 juillet 2016

11072016

Veuillez trouver,  en pièce jointe, l’édition d’Actu Défense du 07 juillet 2016. fichier pdf 160707 – Actu Défense

Ont retenu notre attention :

- les chiffres clés des sondages de la défense,

- le défilé des troupes australiennes et néo-zélandaises sur les Champs-Élysées, le 14 juillet,

- la coopération militaire  (méconnue) avec ces deux pays,

- la formation des jeunes par les armées (SMA, SMV, École des mousses…),

- le sommet de l’OTAN à Varsovie les 08 et 09 juillet 2016,

- le Centenaire de la bataille de la Somme,

- le démonstrateur de drone de combat nEUROn ,

- le dernier article au sujet des « Soldats du pétrole en opération ».




Chronique historique : 7 juillet

7072016

7 juillet 1124 : reddition de Tyr.  Après cinq mois de siège par les forces chrétiennes du Patriarche de Jérusalem, Gormond de Picquigny,  Tughtekin offre la reddition de la ville. Les habitants ayant la vie sauve et conservant leurs biens, se mêlent aux Croisés et visitent leur camp. Les sources s’accordent sur un respect mutuel et sincère à cette occasion.  Au même moment, le Roi de Jérusalem, Baudoin II,  est retenu captif par un prince turcoman qui ne le libèrera qu’en Aout.

7 juillet 1874 : adoption du fusil Gras. Utilisant des cartouches à étui métallique, il encrasse moins le canon et est plus fiable que le Chassepot auquel il succède.

7 juillet 1900 : appellation des troupes coloniales. Les troupes de la Marine ne relèvent plus du ministère de la Marine mais sont rattachées au ministère de la Guerre sous l’appellation de troupes coloniales. Loi du 7 juillet 1900.

7 juillet 1915 : fin de la première bataille d’Isonzo. L’Italie est entrée en guerre le 23 juin en attaquant l’Autriche-Hongrie dans le but de prendre le port de Trieste, dont la majorité des habitants sont italiens. Trois fois plus nombreux que leurs adversaires, les Italiens attaquent le front, situé sur la rivière Isonzo. Le relief montagneux profite à la défense austro-hongroise et l’attaque est un échec. L’Italie poursuit ses offensives sur ce front jusqu’en 1917, ce qui donnera lieu à 11 autres batailles.

7 juillet 1916 : mort au combat du sous-lieutenant Pierre Six (à Estrée-Mons ). « Il est l’un des 22 internationaux français de football tués durant la première guerre mondiale. Alors qu’il évolue à l’Olympique Lillois, il participe en tant que milieu de terrain avec l’équipe de France aux JO d’été de Londres en 1908 où les Bleus sont d’ailleurs battus 9 à 0 par le Danemark. Le 329è RI, régiment de réserve du Havre auquel il appartient lorsqu’il tombe, sera cité pour sa conduite lors des combats de la Somme et recevra la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 14-18 à cette occasion. Il est le 3è régiment à se voir attribuer cet insigne ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

7 juillet 1932 : naufrage du Prométhée (au large de Cherbourg). Le nouveau sous-marin de 1500 tonnes coule par 75 mètres de fond alors qu’il est en essais avec son équipage et des équipes techniques de l’arsenal et du Creusot. 7 survivants sur les 69 hommes à bord. L’accident est dû à un fonctionnement intempestif des purges.

7 juillet 1944 : assassinat de Georges Mandel (forêt de Fontainebleau). Il restera « l’homme que l’on attendait » tant ses qualités politiques et humaines promettaient. Collaborateur de Clemenceau en tant que journaliste puis comme directeur de cabinet, il devient l’un des hommes politiques les plus prometteurs de la IIIème République. Tranchant, efficace et très patriote, il accomplit un travail exemplaire (ministre des PTT, des colonies et brièvement de l’Intérieur). Très tôt conscient de la menace hitlérienne, sa lucidité et sa volonté de combattre le rapprochent de Churchill qui voit en lui jusqu’au 17 juin 1940, l’espoir français. D’origine juive, il est haï par beaucoup et s’interdit de partir pour Londres pour ne pas alimenter la critique. Arrêté par la police de Vichy, alors qu’avec quelques députés il gagne les colonies françaises à bord du Massilia, il est emprisonné en France puis à Buchenwald (aux côtés de Léon Blum). Lorsque Philippe Henriot (ministre de Vichy) est assassiné, il est rapatrié en France où des hommes de mains l’exécutent en guise de représailles. Mandel à de Gaulle qui voulait démissionner, le 13 juin 1940 : « Ne pensez qu’à ce qui doit être fait pour la France et songez que, le cas échéant, votre fonction actuelle pourra vous faciliter les choses… ». De Gaulle rend d’ailleurs hommage à Mandel dans ses mémoires car sans ce conseil, il n’aurait pas pu disposer des facilités de transport que sa fonction mettait à sa disposition pour se rendre à Londres. L’ouvrage de Jeanneney (L’homme qu’on attendait ) tente d’expliquer pourquoi Mandel n’a pas choisi de partir pour Londres.

7 juillet 1979 :  lancement du SNA Rubis (Cherbourg). Premier des six sous-marins nucléaires d’attaque construits par DCNS. Toujours en service actif et ce depuis le 23 février 1983. Il a participé à la guerre du Golfe, aux opérations Trident et Héraclès en protection du groupe aéronaval. Le programme Barracuda permettra le renouvellement des SNA actuels (type Rubis), lorsqu’ils auront atteint 35 ans de navigation. Il engage les forces sous-marines pour les cinquante années à venir. Livraison des six sous-marins entre 2017 et 2028.

7 juillet 1995 : massacre de Srebrenica (Bosnie-Herzégovine). Ville de 20 000 habitants, à majorité musulmane, Srebrenica est prise par les troupes serbes du général Ratko Mladic sous les yeux des 400 casques bleus néerlandais qui y sont stationnés. Ils sont évacués alors que les exécutions sommaires de bosniaques musulmans sont perpétrées dans les forêts voisines. Environ 8000 corps ont été exhumés après la guerre. En 2014, le tribunal international de La Haye a estimé que l’Etat néerlandais était civilement responsable de la mort de 300 musulmans, pour ne pas les avoir protégés.

7 juillet    Barracuda (image d’artiste).

Quelques rendez-vous historiques :

 jusqu’au 24 juillet 2016 : exposition « Napoléon à Sainte Hélène, la conquête de la mémoire » au  Musée de l’armée – Invalides.

jusqu’au 18 septembre 2016 : exposition « Bêtes de guerre » au Muséum de Marseille – Palais Longchamp.




Chronique historique : 6 juillet

6072016

6 juillet 1746 : bataille navale de Negapatam (Inde). Le comte de la Bourdonnais bat l’Anglais Peyton et prend Madras. Une dispute entre la Bourdonnais et Dupleix quant à la manière d’étendre l’influence française aux Indes provoque le départ du premier (avec sa flotte) privant le premier d’appui naval.

6 juillet 1779 : bataille navale de la Grenade (Antilles). Le comte d’Estaing n’exploite pas sa victoire contre l’Anglais Byron, le laissant filer avec ses bateaux.

6 juillet 1782 : bataille navale de Negapatam (Inde). Suffren contre l’Anglais Hughes : bien que les Français perdent plus d’hommes au court du combat, ils restent maîtres des eaux de Negapatam.

6 juillet 1801 : bataille navale d’Algésiras (Baie de Gibraltar). Le contre-amiral Linois repousse une escadre anglaise deux fois plus puissante que la sienne.

6 juillet 1809 : victoire de Wagram (Autriche). Les Autrichiens prennent l’offensive en tentant de faire céder les ailes de Napoléon (tenues fermement par Davout à droite et Masséna à gauche), mais Napoléon enfonce leur centre en inaugurant la technique de la grande batterie, véritable charge de pièces lourdes dont les servants, soutenus par l’infanterie, viennent frapper l’ennemi à bout portant. L’archiduc Charles est contraint au repli. Napoléon perd 25 000 hommes dont 7 000 tués, parmi lesquels de grands noms viennent s’ajouter à la liste de ceux tombés à Essling, comme le maréchal Lannes, le général Lasalle. Le colonel Daumesnil y perd une jambe mais gagne le grade de général.

6 juillet 1836 : combats de la Sikkak (Algérie). Le général Bugeaud remporte son premier succès contre Abd el Kader.

6 juillet 1917 : prise d’Aqaba par les Arabes de Lawrence d’Arabie (Jordanie). Un des conseillers militaires les plus célèbres de l’Histoire, Thomas Edward Lawrence, parvient à fédérer les forces des Howeitat (jusque-là fidèles aux Ottomans) et celles des tribus arabes insurgées pour prendre le port stratégique mais faiblement défendu jordanien d’Aqaba.

6 juillet 1975 : mort de Skorzeny (Madrid). Le général SS, Otto Skorzeny, chef des opérations spéciales de Hitler meurt d’un cancer à 67 ans dans l’Espagne franquiste où il a trouvé refuge après-guerre. Connu pour l’exfiltration rocambolesque de Mussolini (septembre 1943) et les combats à l’arrière des lignes américaines durant la bataille des Ardennes (décembre 1944), il l’est moins pour ses activités au profit du Mossad israélien (1963) consistant à empêcher l’Egypte d’acquérir des capacités balistiques.

Quelques rendez-vous historiques :

 jusqu’au 24 juillet 2016 : exposition « Napoléon à Sainte Hélène, la conquête de la mémoire » au  Musée de l’armée – Invalides.

jusqu’au 18 septembre 2016 : exposition « Bêtes de guerre » au Muséum de Marseille – Palais Longchamp.

 




Chronique historique : 5 juillet

5072016

5 juillet 1809 : début de la bataille de Wagram (Autriche). Napoléon bat les Autrichiens entre l’ile de Lobau, sur le Danube, et le plateau de Wagram. L’artillerie joue un rôle décisif dans la victoire (jour choisi pour la fête de l’artillerie française) ainsi que le manque de coordination du commandement autrichien lors de l’attaque du lendemain 6 juillet.

5 juillet 1830 : prise d’Alger. Débarqué depuis le 16 juin, le corps expéditionnaire du comte de Bourmont prend Alger.

5 juillet 1943 : début de la bataille de Koursk (Russie). Pour enrayer le recul allemand sur le front Est et reprendre l’initiative, Hitler décide l’opération Citadelle consistant à enfoncer le saillant de Koursk. Plus de 5000 chars au total vont s’affronter au cours du plus grand combat de blindés de l’histoire. Renseignés, les Soviétiques ont eu le temps de préparer des champs de mines et des tirs d’artillerie sur les zones de rassemblement allemandes. Les armées de von Kluge et von Manstein avancent de 25 à 40 km en 5 jours et subissent des pertes très sévères qui obligent Hitler à renoncer. Les pertes des Soviétiques sont énormes comme dans la plupart des batailles mais leurs réserves stratégiques en hommes et matériels (notamment le char T34) leur permettent de tenir et de lancer des contre-attaques. Dès lors, les Allemands ne cessent de se replier.

5 juillet 1962 : indépendance de l’Algérie et massacres d’Oran. «Les populations arabes d’Oran encadrées par le FLN manifestent leur joie lors de la proclamation de l’indépendance, 132 ans après la prise d’Alger. Le cortège descend vers les quartiers français lorsque la manifestation dégénère, semant la terreur chez les Pieds noirs jusqu’en fin d’après-midi : massacres à l’arme blanche, viols, tortures, enlèvements (selon les sources : de plusieurs centaines à 2000 victimes). Le général Katz commandant la garnison et qui n’est plus officiellement en charge du maintien de l’ordre ne permet à ses troupes de sortir de leurs casernes que vers 17h00. Cependant, plusieurs officiers désobéissent et sauvent de nombreux compatriotes, parmi eux le lieutenant Rabah Kheliff (harki) du 30e BCP qui libère avec une partie de sa compagnie une colonne d’une centaine de femmes, vieillards et enfants. Il est mis aux arrêts de rigueur».  COL Pierre Marie-Jeanne (DCSD).

Quelques rendez-vous historiques :

 jusqu’au 24 juillet 2016 : exposition « Napoléon à Sainte Hélène, la conquête de la mémoire » au  Musée de l’armée – Invalides.

jusqu’au 18 septembre 2016 : exposition « Bêtes de guerre » au Muséum de Marseille – Palais Longchamp.







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