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Chronique historique : 29 janvier

29012015

29 janvier 1635 : fondation de l’Académie française (Paris). Pour encadrer l’effervescence littéraire qu’il sent monter dans le royaume, le cardinal de Richelieu créé l’Académie.

29 janvier 1814 : bataille de Brienne-le-Chateau. Napoléon défait avec 16 000 hommes l’armée de Blücher deux fois supérieure en nombre. Cela lui donne l’occasion de passer enfin à l’école des Minimes, sur les lieux mêmes où s’est construite sa légende entre 1778 et 1783.Napoléon manque d’être pris par un groupe de cosaques isolé, mais l’intervention d’un de ses aides de camp (le chef d’escadron Gaspard Gourgaud) puis de son escadron de service le sauve. A noter, la mort au combat du contre-amiral Baste, commandant d’une brigade de la Jeune Garde. Son nom est inscrit sur l’Arc de triomphe.

29 janvier 1856 : création de la Victoria cross (Londres). Médaille britannique accordée uniquement pour courage face à l’ennemi. Il n’y a eu que 1354 récipiendaires depuis sa création.

29 janvier 1867 : prise de Thy Ninh (Cambodge). Le capitaine Pasquet de la Broue enlève la forteresse cambodgienne avec 170 marsouins.

29 janvier 1972 : le Redoutable débute sa première patrouille opérationnelle . Le premier sous-marin nucléaire lanceur d’engins français est commandé par le capitaine de frégate Louzeau.

29 janvier 1991 : démission du ministre de la Défense, J-P Chevènement. Ne partageant pas les vues du président sur la participation de la France à l’opération Tempête du désert, Chevènement quitte le gouvernement.

29 janvier 1996 : annonce de la fin des essais nucléaires français. La modélisation informatique d’une explosion nucléaire étant acquise, une explosion réelle n’est plus nécessaire.




Chronique historique : 28 janvier

28012015

28 janvier 814 : mort de Charlemagne (Aix la Chapelle). Après un peu plus de 45 ans de règne.

28 janvier 1871 : Paris capitule. Après cinq mois de siège éprouvant, Paris se rend mettant un terme à la guerre franco-prussienne qui coûte à la France la perte de l’Alsace et de la Moselle. Depuis un mois, le système défensif de la capitale et la ville sont bombardés quotidiennement par les batteries prussiennes équipées de nouveaux canons Krupp. On se bat encore à Blois. Belfort et Bitche résistent toujours. Dix jours plus tôt, le roi de Prusse s’est fait couronner empereur d’Allemagne à Versailles.

28 janvier 1909 : départ des troupes américaines (Cuba).

28 janvier 1910 : crue centennale (Paris). La Seine étant en crue, le centre-ville est inondé. Le zouave du pont de l’Alma a de l’eau jusqu’aux épaules. Le niveau maximum a été atteint en 10 jours (soit une côte de 8,62 m). Le retour à la normale prend 35 jours. Les dégâts sont considérables et paralysent le centre nerveux du pays. L’armée et notamment le génie avec ses moyens de franchissement, sont mis à contribution. Une telle crue de nos jours affecterait 5 millions de personnes et le tiers de l’économie nationale. Elle coûterait 30 milliards d’euros selon un rapport récent de l’OCDE. Le plan Neptune et l’exercice Alma sont les réponses opérationnelles préparées pour y faire face.

28 janvier 1918 : raid aérien massif (Londres). Un raid allemand de Gothas fait 67 morts et 166 blessés.

28 janvier 1918 : création de l’Armée rouge (Moscou). Le conseil des commissaires du peuple adopte un décret transformant la Garde rouge en Armée rouge. Vitaly Primakov en est le premier chef, rapidement remplacé par Trotski.

28 janvier 1921 : inhumation du soldat inconnu. (Paris- place de l’Etoile). André Maginot demande le 10 novembre 1920 au soldat Auguste Thin du 132ème RI de déposer un bouquet sur un des huit cercueils rassemblés dans une chapelle ardente de la citadelle de Verdun pour que son choix désigne celui qui, seul et inconnu, symbolisera la multitude tombée durant la Première Guerre Mondiale. Le corps est escorté à Paris et veillé jusqu’à son inhumation sous la voute de l’Arc de Triomphe.

28 janvier 1986 : explosion de la navette spatiale Challenger (Floride). Un défaut d’élasticité du joint d’étanchéité d’un réservoir est à l’origine de la désintégration de la navette à peine une minute après son lancement. Les procédures de remonté des alertes de sécurité de la NASA sont mises en cause. Les vols sont interrompus pendant plus de deux ans.




Chronique historique : 27 janvier

27012015

27 janvier 1809 : début du combat urbain de Saragosse (Espagne). Le mur d’enceinte de la ville étant percé après un mois de siège, le maréchal Lannes, nouveau commandant des troupes, ordonne l’assaut. La bataille n’est pas finie pour autant. Jusqu’au 20 février les Espagnols vont défendre farouchement chaque maison. Ils capitulent le 20/02 juste avant que les sapes géantes préparées par les Français ne détruisent ce qui reste de la ville. La bataille de Saragosse est le combat le plus meurtrier de la guerre d’Espagne. Il est souvent comparé, toutes proportions gardées, au siège de Stalingrad (Seconde Guerre Mondiale) tant les pertes ont été nombreuses (50 000 Espagnols, 3000 Français) et les destructions importantes. Augustina Aragon est une des femmes les plus célèbres d’Espagne pour avoir galvanisé les derniers défenseurs de Saragosse : C’est la Jeanne d’arc ou Jeanne Hachette espagnole.

27 janvier 1915 : félicitations de Wilson à Guillaume II. Le président américain envoie au Kaiser un télégramme à l’occasion de son anniversaire.

27 janvier 1941 : la colonne Leclerc quitte Faya pour Koufra (du Tchad vers la Libye). Quelques articles traitant de Koufra dans la RHA :

- Koufra. Souvenirs de l’artilleur par le lieutenant-colonel Roger Ceccaldi, pp. 40-49, RHA N° 151 (2/1983)
- Koufra par Maurice Courdesses, pp. 3-16, RHA N° 223 (juin 2001)

27 janvier 1944 : fin du siège de Leningrad (actuel Saint Pétersbourg). Le groupe d’armées Nord assiégeant la ville dès septembre 1941, Hitler pense la partie gagnée. Le siège va en fait durer près de 900 jours et couter la vie à 1,8 millions de soviétiques (principalement des civils) et 200 000 allemands. Aidés par les Finlandais, les Allemands ne parviendront jamais réellement à étouffer la ville, le lac Ladoga lorsqu’il est gelé, servant de voie d’approvisionnement (ski et traineaux en période de gel, barques au dégel. Un oléoduc est même posé au fond du lac). La valeur symbolique que représentent des villes comme Leningrad et Stalingrad explique en grande partie l’entêtement des deux camps lors des sièges .

27 janvier 1963 : le 2ème RIMa s’installe au Mans (Auvours)

27 janvier 1967 : décès du Maréchal de France Alphonse Juin (Paris).

27 janvier 1968 : naufrage du Minerve (au large de Toulon).  Au cours d’un exercice avec un avion Atlantic, le sous-marin Minerve, commandé par le lieutenant de vaisseau Fauve, disparaît corps et biens au large du cap Sicié par 2000 mètres de fonds avec 50 hommes d’équipage.

27 janvier 1973 : signature du cessez le feu entre USA et Vietnam (à Paris)

27 janvier 2002 : premier attentat suicide commis par une femme en Israël. La Palestinienne Wafa Idriss tue un civil en explosant avec la bombe qu’elle transporte.

 




Chronique historique : 26 janvier

26012015

26 janvier 1782 : victoire de Brimstone Hill. (Caraïbes Nord). Après la victoire de la baie de la Chesapeake dans la guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique, un statu quo s’installe entre les belligérants sur le continent en attendant l’armistice. Les combats continuent cependant dans les Caraïbes, d’une importance stratégique pour le commerce britannique. L’amiral de Grasse mène une nouvelle campagne sur l’archipel de Saint Kitts et Nevis dont il assiège la forteresse de Brimstone Hill en débarquant 8 000 hommes. Malade et épuisé par des mois de guerre, de Grasse est maintenu à son poste par le roi. Il doit affronter de nouveau l’amiral Hood, qui dispose de moins de navires mais mieux équipés (coque doublée en cuivre donnant une plus grande maniabilité et nouveau canon court de gros calibre). Hood parvient à lui faire quitter son mouillage, (les britanniques célèbrent cet évènement comme la « victoire » de Saint Kitts et Nevis) mais ne peut empêcher dans le même temps la garnison à terre de se rendre aux troupes françaises, qui lui accorderont les honneurs de la guerre. Un an plus tard, l’archipel sera rendu à la couronne britannique aux termes du Traité de Versailles de 1783.

26 janvier 1814 : bataille de Saint-Dizier. Les coalisés ont franchi le Rhin le 1er janvier ; pour la première fois depuis la Révolution, le territoire français est envahi. Cumulées, les troupes alliées sont dix fois supérieures à celles que Napoléon a pu rallier après la campagne perdu en Saxe. Alors que Blücher progresse le long de l’Aube, le maréchal Victor chasse les Russes de Saint-Dizier. C’est la première victoire d’une campagne de France au cours de laquelle Napoléon retrouvera tout son génie de tacticien.

26 janvier 1885 : combats de Tuyên Quang (actuel Vietnam). Assiégée depuis deux mois par  10 000 réguliers chinois et pavillons noirs, la garnison de Tuyen Quang (400 légionnaires et 160 tirailleurs tonkinois sous les ordres du commandant Dominé), résiste le 26 janvier au premier véritable assaut de l’ennemi. Le combat fera rage jusqu’au 3 mars, date à laquelle la garnison est dégagée par une colonne de 3 000 légionnaires, marsouins, turcos et tirailleurs annamites, partie de Lang Son sous les ordres du colonel Giovanninelli. La valeur des chefs et soldats engagés, la discipline des troupes sous le feu et la maîtrise de la fortification permettent une victoire inattendue compte tenu de l’inégalité des forces en présence. Durant ces combats meurent beaucoup de soldats (48) dont les noms sont toujours célébrés aujourd’hui comme celui du sergent Bobillot, une des gloires du génie. Lire dans la dernière RHA, un article original : Le capitaine Vincent, « héros » de Tuyen Quang : un exemple de traumatisme de guerre ? de Kévin Seivert.

26 janvier 1885 : prise de Khartoum par le Mahdi (Soudan). Les mahdistes ou derviches voulant établir un royaume islamique sur le Soudan, luttent depuis 1879 contre les Britanniques. Après 9 mois de siège, ils prennent la ville de Khartoum où le général Charles Georges Gordon (le mythique « Gordon Pacha ») trouve la mort. En 1899, après 20 ans de combats, le général Kitchener met fin à la guerre des Mahdistes en remportant la bataille d’Ondurman (près de Khartoum) à laquelle, pour mémoire, participe le jeune officier de cavalerie, Winston Churchill. Il faut aussi se rappeler que la crise de Fachoda (Kodok) opposant France et Royaume-Uni à travers le capitaine Marchand et le général kitchener a eu lieu juste un an auparavant (1898) dans une région fragilisée par la guerre.




Chronique historique : 23 janvier

23012015

23 janvier 52 (avant Jésus-Christ) : insurrection des Gaules (Orléans). Le parti anti-romain grandit chez les tribus gauloises qui ne supportent pas les privilèges économiques des marchands romains. Le signal de la révolte est donné par le massacre de Cenabum (Orléans) conformément à ce qui aurait été décidé lors du dernier rassemblement des chefs gaulois dans la forêt des Carnutes. Vercingétorix, fils d’un de ces chefs mais aussi ancien compagnon de César, prend la tête de la révolte. L’expression forêt des Carnutes est passée dans le langage courant pour désigner un « rassemblement secret ». Dans la guerre des Gaules, César écrit que la révolte gauloise a été fomentée « au milieu des bois » à l’occasion des rassemblements annuels gaulois.  Les Carnutes étaient avant tout une tribu gauloise du centre de la France.

23 janvier 1795 : prise de la flotte hollandaise du Texel.  Après la prise d’Amsterdam, un détachement interarmes (1° escadron du 8° Hussards, 3° bataillon de tirailleurs, 3° et 5° chasseurs à pied et une fraction du 8° bataillon d’artillerie) est envoyé par le général Pichegru pour s’emparer de la flotte hollandaise prise dans les glaces du Texel. 14 navires avec 850 canons sont capturés sans aucune perte. Lire l’ouvrage de Marcel Dupont  Nos vieux Houzards , Edition Berger Levrault 1934 (Cf. Image).

23 janvier 1811 : prise d’Olivença (Espagne). Après 10 jours de siège, le maréchal Masséna conquiert la ville espagnole et s’empare de ses magasins, de son artillerie et fait 4 000 prisonniers. (voir les RHA n°25, 164, 224)

23 janvier 1871 : capitulation de Paris. Toutes les armées de secours ayant été défaites, Paris capitule, assiégé depuis 4 mois dans de terribles conditions hivernales .

23 janvier 1916 : combat de M’Rirt (Moyen Atlas –Maroc). Profitant de la faible présence militaire française laissée sur le sol marocain, les tribus berbères, instrumentalisées par les Allemands, relancent leurs attaques contre les postes isolés. M’Rirt avec sa vingtaine de Goumiers est dégagé par l’intervention d’un groupe nomade qui cause 200 pertes aux assaillants contre 81 français.

23 janvier 1917 : le général Berthelot au GQG russe (actuelle Saint-Pétersbourg). Berthelot est envoyé par Joffre dès fin 1916 en Roumanie à la tête de la mission militaire française pour y reconstruire l’armée roumaine quasiment détruite par l’offensive des puissances centrales sitôt l’entrée en guerre de la Roumanie (27/08/1916). Afin de coordonner les efforts franco-roumains avec ceux des Russes, Berthelot se rend au GQG du Tsar où dans une ambiance de fin de règne (Abdication de Nicolas II début Mars) il constate à la fois la difficulté du commandement russe à communiquer avec ses forces présentes en Roumanie et le mécontentement du GQG face à l’influence française grandissante sur les cadres et la population roumaine. Lire l’ouvrage de Michel Roussin, Sur les traces du général Berthelot, Editions Guéna-Barley 2013.

23 janvier 1943 : prise de Tripoli par les Britanniques (Libye).  Pendant 19 mois (septembre 1940 – février 1943), les forces de l’Axe affrontent les Alliés au cours de batailles brillantes et d’une succession d’aller-retour de grande ampleur entre les faubourgs du Caire et Tripoli. Le génie tacticien de Rommel ne peut finalement rien contre la VIIIème armée du prudent et patient Montgomery, faute d’une logistique suffisante. La priorité au front Est donnée par Hitler ainsi que la suprématie britannique en Méditerranée privent Rommel de renfort et l’empêche de traverser l’Egypte pour gagner les champs pétrolifères du Moyen-Orient. (voir la RHA n°130, journaux de marche du French Squadron S.A.S. en Libye (1942-1943) par le capitaine J. N. Vincent).

23 janvier 1973 : Nixon annonce la fin de la guerre du Vietnam. Au cours d’une allocution télévisée, le président américain officialise sa volonté de mettre fin à une guerre de 12 ans qu’une majorité de ses compatriotes dénonce de manière virulente. Les accords de paix sont signés 4 jours plus tard à Paris mais les combats vont durer jusqu’en 1975… et ce malgré la volonté de « vietnamiser » le plus possible le conflit. Les Etats-Unis déplorent 58 000 morts, le Vietnam du Sud, 230 000 et le Vietminh environ 1 million.

23 janvier 1995 : dissolution du régiment aéroporté canadien (Petawawa). Une vidéo, rendue publique et montrant des sévices pratiqués par des parachutistes canadiens sur de jeunes recrues du régiment, scandalise la population du pays. Le gouvernement, conscient de la disproportion de la sanction décide cependant la dissolution du régiment pour montrer sa fermeté et enrayer la dangereuse vague médiatique qui est en train de modifier l’opinion des canadiens sur leur armée, surtout depuis la divulgation d’un autre scandale, cette fois-ci lors de l’intervention en Somalie (Mars 1993).

La flotte du Texel était à l’ancre entre l’ile du Texel et la province du Helder.

230115




Chronique historique : 22 janvier

22012015

22 janvier 1506 : création de la garde pontificale suisse (Vatican). Par ordre du pape Jules II, il est décidé que la troupe de protection du pape sera recrutée uniquement chez les Suisses. Elle est aujourd’hui la plus petite armée du monde (110 hommes) et aussi l’une des plus anciennes. A noter qu’en France, Charles VII dispose, dès 1445, d’une armée permanente (création des compagnies de grande ordonnance).

22 janvier 1667 : d’Artagnan nommé capitaine-lieutenant de la première compagnie des mousquetaires de la garde du roi (grade qui désigne dans la Maison militaire du roi les commandants d’unités dont le roi est le capitaine en titre) ».

22 janvier 1799 : bataille de Sanhoud (Egypte). Le général Desaix a reçu de Bonaparte la mission de conquérir la Haute-Egypte à l’issue de la bataille des Pyramides. Pendant que le futur empereur pacifie le territoire conquis, Desaix pourchasse Mourad Bey et les renforts qu’il reçoit d’Arabie. A Sanhoud, il repousse et bat l’armée de Mourad pourtant supérieure en nombre.

22 janvier 1852 : création de la médaille militaire par Napoléon III. Destinée à récompenser les mérites des meilleurs soldats et sous-officiers, la médaille a parfois été remise exceptionnellement à certains généraux.

22 janvier 1896 : départ de la mission Hourst (Kabara – actuel Mali). Le lieutenant de vaisseau Hourst à bord du Davoust (voilier en aluminium) descend le fleuve Niger pour une mission scientifique et de reconnaissance qu’il remplit avec succès, jusqu’en octobre.

22 janvier 1941 : arrestation du CC Honoré d’Estienne d’Orves (Nantes).

22 janvier 1944 : débarquement d’Anzio (Italie). Connue sous le nom d’opération Shingle, le débarquement des 60 000 anglo-américains est voulu par Churchill pour montrer sa bonne volonté à Staline et surtout pour créer une diversion lors de l’attaque de la ligne Gustav et notamment du mont Cassin. Ne s’attendant pas à débarquer si facilement (la surprise allemande est totale), le général américain, Lucas,  préfère rester sur la défensive plutôt que de filer vers Rome. Le général Kesselring en profite pour contre-attaquer et clouer cette tête de pont. Churchill aura ce mot cruel : « J’avais espéré que nous ayons lancé un chat sauvage sur le rivage, mais tout ce que nous avons finalement eu était une baleine échouée. »

22 janvier 1963 : signature du Traité de l’Elysée (Paris). Il y a 52 ans, de Gaulle et Adenauer signaient le très symbolique traité franco-allemand.

22 janvier 1971 : accrochage de Gouro (Tchad). Une compagnie du 6ème RIAOM est accrochée au Nord de Gouro. Un soldat et un sous-officier (fils du général commandant les troupes françaises au Tchad) sont tués dans les rangs français.  11 rebelles périssent.

La Médaille militaire d’aujourd’hui

220115




Chronique historique : 21 janvier

21012015

21 janvier 1558 : prise de Ham.  Poursuivant sa campagne victorieuse après la prise de Calais, et revenant sur les lieux de la défaite française de l’année précédente à Saint-Quentin (10 août 1557), le duc François II de Guise s’empare de Ham.

21 janvier 1793 : Louis XVI est guillotiné (actuelle place de la Concorde – Paris).

21 janvier 1840 : la terre Adélie devient française (Antarctique). Le contre-amiral Dumont d’Urville débarque sur la terre qu’il vient de découvrir et en prend possession au nom de la France. Il la baptise du prénom de sa femme, Adèle.

21 janvier 1950 : mort de George Orwell (Londres). De son vrai nom, Eric Arthur Blair. Auteur de 1984 et La ferme des animaux, ouvrages dénonçant le totalitarisme. Inventeur du concept de big brother. Pendant 5 années, il sert dans la police impériale britannique (1922-1927) en tant que sergent et notamment en Birmanie. Il démissionne et devient communiste. Son engagement aux côtés du POUM durant la guerre civile espagnole l’échaude et le rend méfiant vis-à-vis de l’impérialisme communiste.

21 janvier 1961 : mort de Blaise Cendrars (Paris). De son vrai nom Frédéric-Louis Sauser. Auteur de La main coupée, Bourlinguer. D’origine suisse, il s’engage en 1914 dans la Légion étrangère et y sert jusqu’à sa blessure au combat (amputation du bras droit) en septembre 1915. Naturalisé français en février 1916.

21 janvier 1968 : début de la bataille de Khe Sahn (actuel Vietnam). L’armée populaire vietnamienne et le Viet Cong attaquent la base américaine de Khe Sanh qui est à peine à 10 km de la frontière séparant les deux Vietnam faisant croire que c’est leur effort principal. Dix jours plus tard, ils déclenchent l’offensive du Têt dans tout le pays. Le siège de Khe Sanh va durer plus de deux mois. Les américains parviendront à éviter une réédition du piège de Dien Bien Phu grâce à un pont aérien gigantesque. Les pertes Viet sont très importantes et l’offensive est un échec sur le terrain. L’opinion américaine est cependant ébranlée par l’envergure de l’opération ainsi que la détermination ennemie. L’opposition au conflit se renforce aux Etats-Unis.

21 janvier 1954 : lancement du premier sous-marin à propulsion nucléaire. Le Nautilus, premier sous-marin nucléaire américain débute une carrière qui va durer 26 ans. Comme son parrain mythique (le Nautilus du capitaine Némo), il a parcouru 20 000 lieues sous les océans et a même quadruplé la distance. Il est aussi le premier sous-marin à avoir séjourné sous le pôle Nord.




La situation de nos armées est grave, un article du général (2s) Pertuisel

20012015

La situation de nos armées est grave, un article du général (2s) Pertuisel, membre du conseil d’administration de L’EPAULETTE

Les dramatiques évènements de ces jours derniers à Paris et à Dammartin-en-Goële et les décisions de renforcer le dispositif militaire de sécurité sur notre territoire national, me conduisent à faire part de ma réflexion sur l’état de nos armées, sur l’état de VOS armées.

Après 37 ans de carrière au Service de la Nation et après avoir tenu des postes de haute responsabilité les dernières années, je me sens tout à fait autorisé à exprimer mes craintes quant à la capacité de notre pays à assurer sa défense et sa sécurité dans le temps. J’estime que c’est pour moi un Devoir.

A voir le magnifique défilé du 14 juillet chaque année sur les Champs Elysées, avec ces hommes, ces femmes et ces matériels si rutilants, on pourrait encore croire que nos armées sont celles d’un très grand pays. Malheureusement, si des décisions drastiques d’augmentation des budgets dévolus à la Défense ne sont pas prises, la France n’aura bientôt plus les moyens d’assurer sa sécurité et ne pourra que parader sur la plus belle avenue du monde…

Le « Livre Blanc sur la Défense et la sécurité » a été revu en 2013 pour redéfinir les menaces et les moyens qu’il faut consacrer pour s’en prémunir. Alors que c’est bien avec cette logique de besoin qu’il aurait fallu le construire, c’est avec une logique de ressources qu’il l’a été. C’est sous la tyrannie et le dictat de Bercy que se font aujourd’hui plus que jamais les budgets de la Défense. L’objectif est simple et clair : il est prioritairement de réduire la masse salariale et non de parer à des menaces de plus en plus réelles et importantes! Qui d’entre nous aurait l’idée de faire des économies sur ses assurances ? C’est bien de cela qu’il s’agit pour la France, c’est de faire des économies sur ses moyens de Défense !

Il y a quelques années, sur le ton de la plaisanterie, et sans doute pour se rassurer, nous disions (les militaires de l’armée de Terre- la plus « nombreuse ») que nous finirions par tous tenir dans le stade de France. Nous y sommes puisque les seules « forces opérationnelles » (66 000 hommes) peuvent facilement y tenir.

Nos responsables politiques viennent de décider d’engager 10 000 hommes sur le territoire national. Il n’est pas question pour moi de nier ce besoin, bien au contraire. Les armées sont là pour assurer la sécurité de leurs concitoyens. Mais il faut savoir que c’est le contrat opérationnel maximum que prévoit aujourd’hui le Livre Blanc pour la sécurité de notre territoire national. Il faut aussi savoir que cet engagement va évidemment durer dans le temps et qu’il faudra relever ces hommes, les remplacer au bout de quelques semaines ou quelques mois. Dans le même temps nous sommes engagés en Afrique et au Proche et Moyen Orient pour lutter aussi contre le terrorisme, à sa racine. Ce sont ainsi plus de 8000 hommes et femmes qui sont engagés. Pour que ces 18 000 militaires puissent être engagés, il en faut en fait trois fois plus. En effet, 18 000 s’entrainent pour être prêts au combat et 18 000 se « remettent en condition » après avoir été engagés (congés, formation continue, …). Les effectifs des armées d’aujourd’hui ne permettront pas longtemps de tenir un rythme aussi soutenu (en espérant que d’autres crises ne se déclenchent pas par ailleurs…).

Après la chute du mur de Berlin et la confrontation Est-Ouest, et jusqu’à aujourd’hui encore, on a voulu vous faire croire que les guerres étaient loin de nous et qu’il n’y avait donc plus lieu d’avoir des forces armées « pléthoriques ». Il est quand même paradoxal de constater que notre gouvernement actuel, qui a eu une propension à vouloir réduire encore plus nos armées, les engage (à juste titre) comme jamais cela n’a été… Où est la cohérence ???

Il est temps que notre représentation nationale se rende à l’évidence avant qu’il ne soit trop tard (en espérant qu’il ne le soit déjà pas) et décide enfin de redresser la situation dangereuse de nos armées (et donc de notre pays) en leur donnant les moyens nécessaires et suffisants. Car ils ne le sont plus depuis déjà un bon moment. Incapacité de doter tous nos soldats des meilleurs équipements, incapacité d’entretenir les matériels (disponibilité moyenne bien souvent très inférieure à 50% !), difficultés pour s’entrainer, conditions de vie parfois déplorables…

Les Français ont de la chance d’avoir des militaires ayant un sens aussi élevé du Devoir, du Service et avec une telle abnégation. Il y a bien longtemps que d’autres grands corps de l’Etat se seraient fait entendre…

Comme nos policiers et nos gendarmes, les soldats de la France sont prêts à donner leur vie pour leurs Pays et leurs compatriotes. Mais qu’on ait la décence de leur donner tous les moyens nécessaires pour assurer leur missions et notre sécurité !

En complément de ces quelques lignes je voudrais vous citer les propos prémonitoires tenus par le chef d’état-major de l’armée de Terre fin novembre, le général d’armée Jean-Pierre Bosser, qui vous permettront de compléter votre réflexion sur ce sujet très grave : « Il me semble raisonnable de considérer que la nature des opérations et l’envergure des défis sécuritaires inscrivent l’action militaire, hors et désormais à l’intérieur de nos frontières, durablement ».

N’ayons pas peur des mots, notre pays est en guerre pour de nombreuses années et ce n’est pas le moment de baisser la garde. C’est pourtant bien ce que font nos politiques aujourd’hui et certainement pas les chefs militaires (qui ne sont qu’aux ordres, conformément aux principes de la démocratie et de la République). Les chefs militaires en fonction aujourd’hui ne peuvent qu’alerter nos politiques (ce qu’ils ont toujours fait avec vigueur et qu’ils continuent à faire, je peux en témoigner). C’est bien à nos dirigeants politiques de prendre leurs responsabilités et surtout de faire preuve de courage dans les lourdes décisions qu’ils devront prendre pour faire que la France puisse toujours tenir son rang sur la scène internationale et surtout pour assurer la sécurité de tous les Français ! La paix et la sécurité comme la vie n’ont pas de prix. Il faudrait enfin que nos dirigeants en prennent conscience !

Général (2s) Yann PERTUISEL







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