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Humeur : la faillite des généraux

31102013

Humeur : la faillite des généraux dans ACTUALITE ltn

Vous trouverez ici la réaction du LTN Arène, un jeune lieutenant fraîchement sortie de l’ESM, à l’article du Général Bentégeat paru dans la presse et posté sur ce blog.

Ce texte est également lisible sur le site de la Saint-Cyrienne

En 2007, le Lieutenant-colonel Paul Wingling, de l’US Army, écrivait dans la revue officielle de l’armée américaine un article intitulé « la faillite des généraux ». Cet article remarquable prouve tout d’abord l’énorme liberté d’expression de l’armée américaine, où chacun est le bienvenu pour débattre et faire avancer les choses sans craindre, si l’esprit est respecté, de quelconques répercutions sur sa carrière. Si le titre de cet article fait référence à des problèmes parfois spécifiques à l’armée américaine, il est néanmoins tout à fait approprié à la situation dont vous faites état.

La pensée dans l’armée Française est, je le déplore, un arbre à beaucoup de branches mais bien peu de fruits. Que l’on s’écarte trop de la norme, et l’on est condamné, comme Galula, à s’exiler pour faire progresser ceux qui le veulent vraiment avant de se faire redécouvrir 60 ans après par ses compatriotes (qui, au lieu d’avoir l’humilité de se taire, viennent même s’en vanter). Sorti il y a peu de Saint-Cyr, j’y ai été, comme tous mes camarades, déçu, et même choqué par la pauvreté de l’enseignement académique qui y est dispensé. Des cours disparates sur des matières sans unité réelle, on ne tire que très peu d’apport culturel (sauf pour la filière RIS qui vient de disparaître…), et la capacité de réflexion des jeunes officiers s’en trouve d’autant plus diminuée. Si bien qu’il existe un véritable fossé de connaissances (dont les frontières s’écartent au rythme croissant des fautes d’orthographes sur chaque diaporama Power Point, outil si réducteur de la pensée…), entre officiers subalternes et officiers supérieurs. J’entends souvent les colonels fraichement diplômés, ou les généraux plus anciens dire : « à l’Ecole de Guerre, je me suis refait une culture ». Il est malheureux de constater que de cette culture on ne tire que bien peu d’ouverture d’esprit, et je déplore chaque jour que nos chefs n’aient pas saisi (ou l’aient feint) l’évolution de la société du pays qu’ils servent.

Car la qualité fondamentale de l’officier, celle qui fait de lui l’homme capable de s’adapter aux changements de paramètres sociétaux pour obtenir les meilleurs résultats, c’est bien l’ouverture d’esprit.
En effet, comme on nous le répète sans cesse « le cœur du métier, c’est l’homme ». Mais avez-vous compris qui est l’homme d’aujourd’hui ? Non. Nos chefs ont manqué l’élément essentiel qui est au centre de notre société : la communication. Elle est, que l’on s’en réjouisse ou non, maîtresse de tout.
Elle est celle qui contraint le politique méfiant qui ne voit en l’armée qu’une économie de dépense publique dont personne ne se soucie. Elle est celle qui explique au citoyen et le saisit de sorte que le politique ne peut plus considérer la défense que comme une variable d’ajustement budgétaire. Elle est celle qui attire le jeune en manque de repère vers une vie hors norme.

Mais cela, nos chefs ne l’ont pas vu, ou n’ont pas voulu le voir.

Trop enfermés dans le culte pervers d’une obéissance aveugle (« réfléchir, c’est commencer à désobéir »), nos chefs ont laissé la loyauté se faire docilité. La défiance du politique envers les armées n’est pas nouvelle. Face à cela l’on pouvait très bien, et c’est même une nécessité, se battre avec leurs propres armes. Cela ne veut pas dire désobéir, mais contraindre le politique à n’utiliser la défense que pour ce qu’elle est et non pour ce qu’elle coûte. Mais cela peut signifier des esclandres. Des démissions. Des vagues dont on a horreur dans notre institution. Bref, cela signifie du courage.

Et si l’on ne veut pas en arriver à ces extrêmes là, auxquels on arrivera j’en suis convaincu, si l’on ne voulait pas en arriver à cette civilianisation des tâches « non guerrières » que vous décrivez, il fallait être clairvoyant. Il fallait être ouverts d’esprit. Il fallait comprendre que pour réhabiliter l’armée dans l’inconscient collectif il faut mettre des uniformes français à la télé, au cinéma, partout, et donc commencer par lever l’énorme montagne administrative qui bloque la coopération « militaro-audiovisuelle ». Dois-je rappeler qu’il existe au Pentagone un département entier consacré aux relations entre l’armée et Hollywood ? Comment, si l’on comprend le rôle clé de la communication, laisser des généraux de tous bords se succéder tous les 2 ans à la tête du SIRPA ? Pourquoi ne pas lancer un appel d’offre aux officiers supérieurs, d’un mandat de 5 ans ou plus à la tête de la communication de l’Armée de Terre, avec un master 2 à HEC pendant l’Ecole de Guerre, pour un officier motivé par cette perspective, qui pourrait s’y consacrer pleinement au lieu d’attendre son commandement en essayant de comprendre un système qu’il quittera dès lors qu’il le maitrisera ?

Mais par communication, j’entends aussi les réseaux sociaux. Les réseaux sociaux et internet au sens large ont un impact bien différent que celui de ce seul pauvre « caporal stratégique » qui nous fera perdre la guerre parce qu’il a filmé un dommage collatéral. Internet, c’est le choix. Le choix est un changement fondamental entre la jeunesse d’aujourd’hui et la jeunesse d’il y a encore 15 ans. Les jeunes, il y a encore 15 ans, lorsqu’ils n’étaient pas totalement satisfaits, restaient « faute de mieux ». Aujourd’hui, ils cliquent, chattent, twittent, et vont signer ailleurs. Pourquoi ? Parce qu’on a pas compris comment évolue la société. Ou qu’on s’est borné à la voir telle qu’on voudrait qu’elle soit. Nous n’avons pas d’impact sur le produit de départ mais une obligation de qualité sur le produit d’arrivée. En d’autres termes, plus vite on comprends et on accepte à qui on a affaire, mieux on sera capable de le modeler pour faire de lui un soldat, un combattant, et pas un contractuel au rabais qui vient valider les statistiques. L’image joue aujourd’hui un rôle crucial. Le jeune soldat veut pouvoir rentrer chez lui en étant fier de ce qu’il fait. Vigipirate, par exemple, doit être vu comme une opération de communication gratuite où le jeune soldat est fier d’arborer un faciès de soldat du XXIe siècle qui attire les questions de ses congénères qui lui portent ainsi une vraie considération ! Mais comment voulez-vous qu’il soit fier quand on lui interdit de porter le drapeau français à l’intérieur des frontières (même les Allemands on un drapeau cousu sur l’épaule !) ? Comment voulez-vous qu’il soit fier quand l’équipement qu’on lui fournit est proprement honteux (je vous renvoie au RETEX du 2eREP sur le Mali stipulant que les seuls équipements ayant résisté à un mandat de 4 mois sont les équipements achetés personnellement) ? Comment voulez-vous qu’il soit fier qu’en 4 mois de mandat il ait dû voler les chaussures d’un insurgé qu’il a tué parce que celles qu’on lui donne sont mortes (alors que 2 paires tempérées, une paire été, une paire hiver par combattant déjà payées et livrées sont retenues à Mourmelon sous le libellé « stock guerre ») ? Comment voulez-vous qu’il soit fier quand on n’arrive pas à lui acheminer d’eau mais qu’on lui envoie un hélicoptère plein de rasoirs jetables parce qu’un officier supérieur a vu des photos de soldats non rasés ? Comment voulez-vous qu’il soit fier quand il n’est plus payé ?

Le jeune qui vient s’engager vient pour beaucoup de raisons diverses, mais nul ne s’épanouit dans un travail qu’il n’aime pas. La différence, c’est qu’aujourd’hui on ne fait plus contre mauvaise fortune bon cœur. Si on ne nous propose pas mieux, on va voir ailleurs.

L’Armée de Terre a manqué sa professionnalisation. Nous allons commencer à le voir à partir de maintenant, car elle se maintenait jusque là par la compétence d’anciens qui, par la force des choses, se font de plus en plus rares. Car l’avènement du « taux d’attrition », véritable saint-patron de nos armées et première préoccupation réelle des unités, a engendré un virage démagogique dont l’armée de terre ne pourra que difficilement se remettre. Tous les moyens sont bons désormais pour garder les jeunes, qu’ils correspondent ou non à l’emploi à honorer, pourvu que les chiffres soient respectés. Mais cela est complètement contre productif : trop dorloté (je ne parle pas ici des violences physiques qui n’avaient plus leur place chez nous), le jeune engagé est très vite déçu par la vie en compagnie où il s’ennuie – en partie aussi parce que leurs supérieurs sont accaparés par des tâches administratives qui ne devraient pas être dans leurs prérogatives, et ne re signent pas. Il en résulte une perte croissante des compétences qui ne va que s’aggraver à mesure que le vivier de « vieux soldats » s’épuise. Et comment maintenir un niveau de compétence suffisant quand on doit former sans cesse des nouveaux qui partiront 5 ans après ? Et ceux qui restent ne sont pas assez endurcis moralement pour supporter les vicissitudes de la vie militaire.

La première chose qu’il fallait changer lors de la professionnalisation, c’était l’état d’esprit. Mettre un terme à « un beau soldat c’est déjà la moitié d’un bon soldat ». On confond encore dans cette armée l’entretien de la tenue avec le culte de l’apparence. On confond rigueur et rigorisme. Et les contacts croissants avec les armées étrangères en sont à chaque fois une nouvelle démonstration. Une journée avec une section anglaise suffit. Sport le matin : les anglais arrivent tous dans une tenue différentes mais dans laquelle ils sont à l’aise pour tirer le meilleur parti de leur séance, les Français arrivent tous dans la même tenue, la moitié s’arrache les cuisse, certains on trop froid, etc… Tir l’après midi : les anglais s’entrainent avec le matériel avec lequel ils combattent, pas nous. Parcours naturel : on a fait les fiers le matin en sport en débardeur alors qu’il gèle, les Anglais n’ont rien dit et arrivent maintenant tous en treillis rangers T-shirt et vont casser la glace de l’étang. Soir : nettoyage armement, le Français n’a pas le droit d’écouter de musique, doit rester trempé à gratter son famas avec des ustensiles fournis inadaptés pendant que l’Anglais est en civil et se détend en nettoyant son arme, comme un soldat professionnel qui nettoie son outil de travail. Car à la fin de la journée, son arme est propre, il a travaillé ses performances physiques, la manipulation de son équipement de combat, et sa rusticité. Le Français a montré qu’il ne réfléchit pas, et qu’il n’est pas meilleur. Sauf que le soir, le Français va sur internet se chercher un autre emploi.

La mentalité des chefs n’a pas changé, ils sont toujours fiers de « faire des miracles avec rien ». On peut être fier d’être capable de continuer en situation difficile quand on a plus rien, on ne peut accepter de devoir faire tout avec rien. Et c’est bien là le problème. Le rôle des généraux, c’est de défendre leur armée auprès (contre) des politiques. Mais comment voulez-vous le faire quand ils sont à ce point déconnectés ?

Nous allons payer très cher leur manque de pragmatisme. Il y a de l’autre côté de la Manche un pays qui connaît les mêmes difficultés financières que nous. Un pays où les officiers sont extrêmement loyaux, mais qui ont choisi de dire « non » lorsqu’on leur demande d’honorer un théâtre sur lequel ils ne peuvent pas agir de manière professionnelle, afin de mettre les politiques en face de leurs responsabilités. Dans 10 ans, l’armée anglaise aura gardé ses savoir-faire techniques et tactiques qu’elle aura continué à entretenir à moindre échelle, et elle sera dotée de 2 porte-avions de classe Queen Elizabeth. Dans 10 ans, je ne donne pas cher de notre armée qui est d’ores et déjà, en hommes comme en matériels, moins nombreuse que l’armée Suisse.




Rémunération des militaires

31102013

Rémunération des militaires dans ACTUALITE cc

Jean-François Delochre, notre ancien président, a lu le rapport de la cour des comptes consacré à la rémunération des militaires.

Vous en trouverez ci-joint une synthèse (fichier pdf CC REMUNERATION 2013) .




Drakkar : Cérémonie commémorative au Liban

31102013

Drakkar : Cérémonie commémorative au Liban dans ACTUALITE 311013-300x212

A l’initiative de Monsieur Alain Marsaud, député de la 10ème circonscription des Français de l’étranger, et en présence de Monsieur Patrice Paoli, ambassadeur de France au Liban, une cérémonie s’est tenue le 23 octobre 2013 à l’occasion du trentième anniversaire de la mort des 58 officiers, sous-officiers et parachutistes des 1er et 9ème Régiments de Chasseurs Parachutistes  morts dans l’attentat du Drakkar.

L’ambassadeur de France, le député de la 10ème circonscription, les représentants de l’Assemblé des Français de l’Etranger, les personnels de l’ambassade, les anciens combattants, le représentant des familles des soldats tués dans l’attentat et  tous les Français et Libanais désireux de rendre hommage au sacrifice de ces Parachutistes morts pour la France se sont rassemblés, pour la première fois, sur le lieu même de l’attentat qui a détruit, le 23 octobre 1983, l’immeuble «  Drakkar » tenu par la 3ème compagnie du 1er RCP.

Après les discours de monsieur Alain Marsaud et le mot du secrétaire général des Anciens combattants au Liban qui a lu un extrait de « Terre des Hommes » de St EX :

LE SOLDAT N’EST PAS UN HOMME DE VIOLENCE.

IL PORTE LES ARMES ET RISQUE SA VIE POUR DES FAUTES QUI NE SONT PAS LES SIENNES

SON MERITE EST D’ALLER SANS FAILLE AU BOUT DE SA PAROLE TOUT EN SACHANT QU’IL EST VOUE A  L’OUBLI

trois gerbes au nom de la France, des Anciens Combattants et des familles des victimes ont été déposées au pied d’une plaque apportée pour l’occasion à l’emplacement de l’immeuble.

Une minute de silence a été observée suivie de la Marseillaise chantée par  toutes les personnes présentes (une cinquantaine).

C.L. MALLEZ (Promotion Cinquantenaire de Verdun)




Condition militaire : 7ème rapport du HCECM

31102013

Condition militaire : 7ème rapport du HCECM dans ACTUALITE hecm-300x196

Le Haut Comité d’évaluation de la condition militaire a pour mission « d’éclairer le Président de la République et le Parlement sur la situation et l’évolution de la condition militaire (…). Dans son rapport annuel, il formule des avis et peut émettre des recommandations ».

Créé par l’article 1er de la loi du 24 mars 2005 portant statut général des militaires, le Haut Comité d’évaluation de la condition militaire a pour mission, aux termes du décret n°2005-1415 du 17 novembre 2005 précisant ses attributions, « d’éclairer le Président de la République et le Parlement sur la situation et l’évolution de la condition militaire (…). Dans son rapport annuel, il formule des avis et peut émettre des recommandations ».

Les neuf personnalités indépendantes qui composent actuellement le Haut Comité ont été nommées pour quatre ans par décret du Président de la République en date du 3 mai 2010.

Le Haut Comité a successivement traité dans ses six premiers rapports de l’attractivité des carrières militaires et des rémunérations (2007), de la mobilité des militaires et de son accompagnement (2008), de la reconversion (2009), des pensions militaires de retraite (2010), de la condition des militaires en service hors métropole (2011), de la condition des militaires du rang (2012) et, de nouveau, des rémunérations (2012).

En 2013, le Haut Comité a décidé de scinder le rapport annuel en deux parties :

  •   un rapport thématique intitulé « Les femmes dans les forces armées françaises, de l’égalité juridique à l’égalité professionnelle », diffusé à l’été ;
  •   une revue annuelle de la condition militaire qui inclut le suivi des recommandations, diffusée à l’automne.

Ce choix s’inscrit dans la logique de programmation des travaux du Haut Comité et vise, sur la base de ses travaux ainsi que des tables rondes menées par le Haut Comité dans un panel significatif d’unités militaires, d’une part à pouvoir présenter dans la revue annuelle de la condition militaire les données chiffrées de référence les plus récentes, et d’autre part à présenter dans le rapport thématique annuel la synthèse de ses observations sur le thème choisi par lui.

Le Haut Comité, dans ses analyses comme dans ses constats, se tient strictement à la mission d’instance indépendante qui lui est confiée par le législateur. Il émet les recommandations qui lui paraissent découler des constats effectués, sans s’interdire de formuler les appréciations que lui inspirent les situations observées.

Le Haut Comité, conscient des contraintes budgétaires strictes qui pèsent sur le ministère de la défense comme sur l’ensemble des autres ministères, a pris en compte ce contexte très difficile pour arrêter ses choix en matière de recommandations.

Le Haut Comité tient à remercier, pour la qualité de leur accueil, la parfaite organisation des visites et la contribution active qu’ils ont apportées à ses travaux, les personnels, civils et militaires, femmes et hommes, qu’il a rencontrés, notamment lors des auditions et des déplacements sur le terrain. Il remercie également les conjoints de militaires qui ont accepté de s’exprimer devant lui.

Afin d’évaluer la condition militaire et de produire un éclairage sur son évolution, le Haut Comité suit notamment par le biais de la revue annuelle un certain nombre de thématiques. Les tendances favorables ou défavorables constatées sont analysées au regard de leur impact sur l’équilibre sujétions/compensations attachées à la condition militaire.

Depuis 2012, le Haut Comité a adopté un ordre de présentation qui correspond au déroulement d’une carrière, depuis l’entrée dans les armées jusqu’à la période qui suit le départ de l’institution. La liste des évolutions législatives et réglementaires complète la revue elle-même.

Par ailleurs, il a été jugé nécessaire de réaliser une synthèse générale s’appuyant sur les observations propres à chaque thème étudié.

Le tableau de suivi des recommandations formulées dans l’ensemble des rapports précédents permet d’apprécier de quelle manière celles-ci ont été suivies d’effet, sont en cours de réalisation ou partiellement réalisées, n’ont pas donné lieu à une suite.
En 2013, ce tableau de suivi élaboré jusqu’ici à partir de la réponse officielle du ministère, a été réalisé à partir d’informations non exhaustives transmises par ses différents services. Certaines actions, bien qu’en cours de réalisation, ne sont pas insérées dans le récapitulatif.

Comme dans les précédents rapports, le travail du Haut Comité a dû tenir compte des limites imposées par les délais propres aux appareils statistiques nationaux (dont celui du ministère de la défense), dont les données sont en général, et de façon sensible, moins rapidement disponibles que celles des armées étrangères comparables.

Le Haut Comité s’est efforcé de réunir toutes les données quantitatives significatives permettant d’apprécier l’évolution de la condition militaire. Néanmoins, il souligne que certains aspects, parfois importants, de la condition militaire ne sont pas mesurables.

Le rapport à télécharger ( fichier pdf HCECM_Revue_annuelle_complete.pdf-2)




Les écrivains combattants : 83ème Après-Midi du Livre

29102013

Les écrivains combattants : 83ème Après-Midi du Livre dans ACTUALITE ecrivains-cbt

Vous trouverez ci-joint l’invitation électronique transmise par l’UNC (fichier pdf 83e Après-Midi du Livre Invitation)

Sous le Haut patronage de Monsieur François Hollande, Président de la République;
Sous le patronage de Monsieur Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense;
et du général de corps d’armée Hervé Charpentier, Gouverneur militaire de Paris;
Jean Orizet, Président de l’Association des Écrivains Combattants
a l’honneur de vous inviter à la 83e Après-Midi du Livre de l’Association des Écrivains Combattants
Le Samedi 16 novembre 2013 de 14 h à 19 h à l’Hôtel national des Invalides
Salons de réception du général Gouverneur militaire de Paris

www.lesecrivainscombattants.org




Chronique historique : 25 octobre

29102013

Chronique historique : 25 octobre dans ACTUALITE 2510Azincourt. Tous les détails dans Henri V de Shakespeare ou L’anatomie de la Bataille de John Keegan

25 octobre 1415 : défaite française d’Azincourt (Pas-de-Calais). Cette défaite est d’autant plus pénible pour les Français qu’elle répète celles de Crécy (1346) et Nouaillé-Maupertuis (1356). Le roi d’Angleterre, Henry V, débarque à Harfleur avec son armée (15000 hommes) pour réclamer la couronne française que le roi Charles VI, affaibli par des crises de démence, ne peut plus défendre. Charles d’Albret, connétable de France, barre la route vers Calais aux Anglais avec l’armée royale forte de 20 000 hommes au niveau d’Azincourt. Les Français, plus nombreux, sont sûrs de l’emporter et négligent de préparer convenablement l’affrontement en s’adaptant à la situation particulière du champ de bataille : terrain étroit et boueux ne permettant ni déploiement ni charge de la chevalerie, mauvais positionnement des gens de pieds et archers,… La bataille est un carnage qui détruit l’encadrement de l’armée (6000 chevaliers français tombent) principalement sous les flèches galloises. C’en est réellement fini de l’ère de la chevalerie : Henry V, en infériorité numérique, préfère utiliser les armes à grande portée (arcs) et n’hésite pas à faire égorger les très nombreux prisonniers français, craignant un retournement de situation.

25 octobre 1854 : bataille de Balaklava (Crimée). Dans une première tentative pour rompre le siège de Sébastopol, les 25 000 russes de l’armée de secours surgissent sur les arrières anglais dans la plaine de Balaklava, occupée par une troupe hétérogène principalement composée d’un bataillon du 93 Highlanders, bientôt renforcé par tout ce que le contingent franco-anglais peut engager au plus vite. De ce combat résultent trois faits devenus mythiques pour les alliés britanniques : l’arrêt de la charge de la cavalerie russe par la mince ligne sur deux rangs des grenadiers écossais (the thin red line), la dispersion de la cavalerie russe par la charge de la brigade lourde de Lord Scarlett, et surtout la charge de la brigade légère de Lord Cardigan, qu’une accumulation invraisemblable de facteurs négatifs transforme en carnage malgré son soutien par les escadrons du 4ème Chasseurs d’Afrique (les trois quarts des cavaliers engagés périssent dans cet assaut frontal dénué de tout intérêt tactique).

25 octobre 1983 : invasion américaine de la Grenade (Caraïbes)




Tribune libre : comment expliquer la morosité des militaires ?

29102013

Tribune libre : comment expliquer la morosité des militaires ? dans ACTUALITE louvois

L’Epaulette relaie l’article de Jean-François Delochre, président d’honneur, sur son blog « maréchal un jour ».

« La morosité, c’est Louvois » : pour l’entourage de Jean-Yves Le Drian, le responsable du vague à l’âme est tout désigné.

Cette analyse simpliste des proches de notre ministre illustre leur mépris à notre égard et leur incompréhension face à nos valeurs. Ne serions-nous que des mercenaires venus là pour la solde?

En premier lieu croire cela c’est nous faire un procès pour manque d’ambition ! Il y a bien mieux ailleurs. J’ai l’exemple d’un capitaine Saint-Cyrien ayant récemment quitté l’institution et qui  a été embauché par une entreprise de Travaux Publics à un salaire équivalent à sa solde de base OPEX (coefficient multiplicateur  2,5 pour être précis!)

Mais surtout, croire cela, et c’est plus grave, c’est méconnaître les motivations de nos cadres et soldats. Invitons ces brillants penseurs et analystes du ministère à se pencher un instant  sur ces hommes et femmes qu’ils envoient ici et là défendre les intérêts de la France. Ils seront surpris de découvrir chez eux des valeurs dont ils ont oublié jusqu’au nom (à supposer qu’ils les aient connus un jour): courage, abnégation, honneur, héroïsme, sens de l’intérêt général, pour ne citer que les plus caractéristiques.

Alors de grâce messieurs, quittez vos œillères de technocrates, abandonnez un moment ce mépris qui rétrécit votre champ de vision et remettez la chaîne pyrotechnique dans le bon ordre (je suis sapeur!); si Louvois y tient un rôle, c’est celui de détonateur mais certainement pas celui de charge de démolition. Cette charge, à l’image de nos sapeurs de la Grande Guerre -que nous nous apprêtons à commémorer-, vous la constituez progressivement sous la tranchée. Le problème c’est que vous vous trompez de cible. Nos anciens visaient l’ennemi, vous, vous minez nos propres forces!

Dans le vocabulaire de la guerre des mines il y a aussi le terme de « camouflet »… Pensez-y, ce camouflet vous guette. Espérons simplement qu’il n’ait pas, le jour venu, le goût du sang des autres !

En effet, « Louvois », le bien mal nommé logiciel de solde, est un syndrome pas une explication.




Chronique historique : 17 octobre

17102013

Chronique historique : 17 octobre dans CULTURE 171013-300x26417 octobre 1961

17 octobre 1748 : fin du siège britannique de Pondichéry (Inde). Après 58 jours de siège, l’armée britannique, emmenée par Boscawen, décide de quitter Pondichéry qu’elle ne peut pas prendre aux Français, dirigés par l’administrateur de la colonie, Joseph François Dupleix. Ce n’est que partie remise puisque la France perd définitivement le comptoir au profit de l’Angleterre, 13 ans plus tard.

17 octobre 1783 : fin de la guerre d’indépendance américaine (Yorktown). Le comte de Rochambeau et Georges Washington unissent leurs efforts pour l’ultime assaut des dernières redoutes anglaises de Yorktown.

17 octobre 1793 : défaite vendéenne de Cholet. L’armée catholique vendéenne est battue dans le combat le plus important de la guerre.

17 octobre 1806 : combat du pont de Halle. La division Dupont, réduite au 32e de ligne et à un bataillon du 9e, bat le corps de réserve prussien fort de 20 000 hommes, et s’empare du pont de Halle, prenant 5000 prisonniers, 4 drapeaux et 30 canons.

17 octobre 1815 : Napoléon débarque à Sainte Hélène. Après son bannissement par les Alliés et 72 jours de mer, l’Empereur prend possession de son île prison (17 km sur 10 km) à près de 2000 km au large de l’actuel Angola.

17 octobre 1961 : manifestation parisienne tragique. La guerre d’Algérie se traduit en France par de nombreux attentats et meurtres de policiers commis par le FLN. La FPA (force de police auxiliaire) pratique en retour une répression particulièrement dure à l’encontre de la communauté algérienne en France. Constituée d’Algériens formés au combat urbain et anti-terroriste, la FPA est issue de l’armée et a été utilisée durant la bataille d’Alger. Les dirigeants du FLN poussent, le 17 octobre, la communauté algérienne à manifester alors que le préfet de Paris, Maurice Papon, ayant reçu des ordres du gouvernement, interdit la manifestation et « couvre » moralement et par avance les policiers chargés de la réprimer. Selon les sources, entre 30 et 300 manifestants sont tués. L’événement fait encore débat.







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