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Métier des armes : une porte se ferme par le général (2s) Henri Bentégeat

15092013

Métier des armes : une porte se ferme par le général (2s) Henri Bentégeat dans ACTUALITE hbt

Un article du Figaro du 13 septembre 2013

 

 

 

 

 Alors que le budget de la Défense se réduit, l’ancien chef d’état-major des armées françaises regrette que les responsables politiques n’écoutent pas suffisamment les chefs militaires.

 

 L’Epaulette ne peut que souscrire à ses propos.

 

 

 

 

 

Afghanistan, Libye, Mali, Syrie peut-être demain, nos armées volent d’un engagement à un autre, heureuses et fières de servir, oubliant, dans l’ardeur des opérations, les perspectives moroses de la loi de programmation militaire; ignorant surtout la révolution silencieuse qui bouleverse l’organisation du ministère de la Défense et pourrait, si l’on n’y prend garde, ébranler les fondements de l’institution militaire. La place et le rôle des chefs militaires au sein de ce qui fut longtemps le ministère des Armées ont été parfois contestés au cours des dernières décennies. La haute fonction publique, soutenue par les cabinets et le contrôle général des armées, a toujours lorgné vers les postes de responsabilité de ce ministère atypique. Le général Lagarde, il y a trente ans déjà, disait aux stagiaires de l’École de guerre : « On aurait tort de n’y voir qu’un conflit d’intérêts corporatistes. Ce sont deux visions qui s’affrontent: d’un côté, le nôtre, la subordination de toutes les activités à la préparation opérationnelle, de l’autre, celui des civils, le primat de la gestion budgétaire. Cette dernière approche peut séduire, car elle est plus perméable aux pressions politiques… ». Nous n’en crûmes pas un mot. Nous avions tort.

La relève des généraux par des hauts fonctionnaires à la tête d’institutions, comme le SGDSN ou la DGSE, aurait pu nous alerter, mais le caractère interministériel de ces postes pouvait expliquer le changement de portage. Surtout, en parallèle, le développement de l’interarmisation recentrait les armées et le ministère sur leur raison d’être, la préparation et la conduite des opérations. La guerre du Golfe avait montré l’urgente nécessité de dépasser les intérêts particuliers de chaque armée (Terre, Marine et Air) en les subordonnant aux impératifs des opérations interarmées. Et, depuis vingt ans, nos engagements incessants dans les Balkans, en Afrique, au Moyen-Orient et en Afghanistan avaient progressivement donné une place centrale, au sein du ministère, au chef d’état-major des armées. Consacrée par les décrets de 2005 et 2009, cette évolution stabilisait et consolidait la charnière politico-militaire en donnant au chef d’état-major des armées (CEMA) les moyens d’exercer son rôle de conseiller militaire du gouvernement. Certains s’en étaient inquiétés, craignant que le ministre de la Défense peine à imposer son autorité à un «proconsul» trop puissant. C’était ignorer le poids incontournable, au sein du ministère, du délégué général pour l’armement, assis sur son socle industriel et social, et du secrétaire général pour l’administration, détenteur des leviers de la finance et de la gestion.

La défiance de principe à l’égard du loyalisme des officiers est non seulement infondée mais surtout incompréhensible pour des générations de militaires élevées dans le culte de l’obéissance républicaine. À une époque tristement marquée par l’affaire Dreyfus et l’affaire des fiches, Jaurès avait fait litière de ces accusations en démontrant la constance de la soumission des chefs militaires aux responsables politiques. Aussi les vraies raisons qui conduisent aujourd’hui à retirer au chef d’état-major des armées une part importante de ses responsabilités pour les confier à des fonctionnaires civils se résument-elles dans une formule lapidaire: «Il faut recentrer les militaires sur leur cœur de métier.» En clair, les généraux ou amiraux seraient des techniciens du combat, peu aptes à gérer des hommes, des finances, des relations internationales, voire des services logistiques. Cette vision réductrice de la fonction militaire va à l’encontre de traditions millénaires qui exaltaient les rôles de stratège, d’administrateur ou de logisticien comme autant de facettes indispensables au bon exercice du métier des armes. Elle est surtout antinomique des exigences des conflits modernes où l’intelligence de situation, à tous les échelons, requiert une vision large, bien au-delà de la maîtrise technique des armes, où le dialogue international est la règle, où l’administration d’un secteur, le contact avec la population et la manœuvre logistique sont des facteurs essentiels du succès. L’évolution sémantique est révélatrice des changements de mentalité. Venues d’Europe du Nord, où le refus de la guerre et la foi absolue dans le soft power ont marginalisé les armées, certaines expressions, ignorées dans le monde anglo-saxon, se sont imposées progressivement en France. « L’outil militaire » ou « l’expert militaire » renvoient à une vision technicienne du métier des armes. La tentation d’y recourir est d’autant plus grande que la haute technologie est présente partout sur les théâtres d’opérations. On en vient à oublier que ce sont des hommes et des femmes qui conçoivent et conduisent ces opérations, qui endurent et qui souffrent et qui risquent leur vie ou leur intégrité physique pour protéger leurs concitoyens. La prudence et la réversibilité s’imposent donc dans la mise en œuvre de réformes qui peuvent affecter profondément l’exercice futur du métier des armes. Dans un système où les chefs militaires n’auraient plus la capacité d’influer sur les choix majeurs des responsables politiques, on prendrait le risque d’une triple évolution, souvent constatée dans les pays européens où les militaires sont tenus en suspicion: syndicalisation, politisation des élites et découragement des meilleurs.

Dans l’univers aseptisé des officiers «recentrés sur leur cœur de métier», on ne rencontre, bien sûr, ni Napoléon ni de Gaulle, mais c’est aussi Foch, Lyautey, Leclerc ou de Lattre à qui on ferme la porte.




Préparation école de guerre : la compil !

12092013

Préparation école de guerre : la compil ! dans ACTUALITE sn-edg-211x300

Vous trouverez sur le blog http://marechalunjour.unblog.fr la compilation des colles orales réalisée par la promotion 2012.

Ce travail est remarquable et traduit le caractère bien spécifique de nos candidats qui conservent un fort esprit de « corps » même dans la compétition!

Voila un sujet de réflexion de plus à propos de cette épreuve qui reste « non accompagnée » dans nos préparations officielles.

 




Un superbe adieu aux armes !

11092013

Un superbe adieu aux armes ! dans ACTUALITE hdsm-300x154

 Sans autre commentaire, le discours des filles du Commandant Hélie de Saint Marc à ses obsèques à Lyon, le 30/08/2013

 

 

Mon cher petit papa,

Pour tous ceux qui sont ici, tu es indéniablement un grand homme. Pour nous, tes quatre filles, tu es et tu resteras notre cher petit Papa.

Je vois ton sourire taquin et ton œil s’allumer, mais nous tes filles ne sommes pas là pour glorifier tes faits d’armes. Tes compagnons d’arme sont bien plus habilités à le faire. Et nous remercions tous ceux, certains au prix d’une organisation chaotique, qui sont venus aujourd’hui te rendre un dernier hommage. Tous ces frères d’armes, vivants ou ombres disparues, ont bercé notre enfance puis notre vie entière. Nous en croisions les sourires, les chagrins, les drames ou les espoirs, au détour des couloirs de la prison de Tulle, de Lyon puis des Borias.

Les Borias, tu as tant aimé cette bâtisse de pierres dorées accrochées à la garrigue, ton djebel provençal battu par le mistral, ton monastère invisible où tu as passé de si longues heures à saluer le lever de lune, à contempler la tour de Clansayes du haut de laquelle la Vierge Marie, sentinelle éternelle, veille sur le Tricastin.

Les Borias, dernier repaire d’anciens légionnaires, qui débarquaient sans crier gare, pour saluer leur commandant. Ils ont dressé pour nous cette stature d’officier que nous avons peu à peu apprivoisée, puis admirée et comprise.

Mais bien sûr, dans notre cœur, tu es avant tout ce papa plein de tendresse et d’attention qui nous a toujours accompagnées sans faillir. Même aux jours les plus noirs de la prison, tu étais présent, attentif, ému. Cette prison où tu as connu la solitude et l’opprobre, mais qui t’a rendu libre.

Puis ce furent les années lyonnaises où quelques familles, qui se reconnaîtront aisément, nous accueillirent avec le cœur, faisant fi des vents mauvais. Merci à tous nos amis qui sont ici présents, fidèles au rendez-vous.

A Lyon nous avons découvert les joies de la vie ensemble, en famille, où nous avons essayé avec maman de chasser les ombres qui te hantaient, car elles devenaient aussi les nôtres. Fantômes de Buchenwald et de Langenstein, de Talung, de la RC4, de Dien Bien Phu, des djebels algériens…. Qu’ils étaient nombreux !!

Ton exemple d’humanité, d’écoute, cette attention permanente à chacun, cette absence de jugement, cette fidélité totale à tous tes engagements, et ce jusqu’à ta mort, et surtout ta capacité à pardonner, cette faculté inestimable de résilience, nous ont marquées à jamais.

Tu nous as appris, je te cite, « que rien n’est acquis, que tout se construit, que la vie est un combat, et que si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu ». Tout un programme !! Exigeant, avec beaucoup d’embuscades !! Avec maman nous avons tenté de te suivre. Mission difficile, mon Commandant !

A travers nos amis, tu as noué ce lien particulier avec la jeunesse, cette force vive, afin de leur transmettre ta part de vérité et ce pour quoi tu t’es battu. Cette passion ne t’a plus quitté, c’est devenu ta raison d’être.

Notre fratrie s’est ainsi élargie, combien de fils de cœur as-tu drainés comme un fleuve puissant et tranquille.

Tu as préféré la vérité aux honneurs, sacrifié ta carrière, ta réputation, voire tes amitiés.

La miséricorde divine et ta volonté t’ont permis de mourir debout, comme tu as toujours vécu, comme tu l’as toujours souhaité : partir de tes chers Borias, au milieu de tes enfants et petits-enfants, la tête reposant contre un vieil olivier, apaisé. Tu as été exaucé.

Ce petit mot retrouvé dans tes papiers :

A cette heure de départ, souhaitez-moi bonne chance mes amis. Le ciel est rougissant d’or, le sentier s’ouvre, merveilleux. Ne me demandez pas ce que j’emporte. Je pars en voyage les mains vides et le cœur plein d’attentes.

Laisse-nous maintenant te dire avec Goethe : « Meurs et deviens »

 

 

 




Mesures…

5092013

Mesures... dans ACTUALITE csfmbis-300x213

De nombreux blogs et sites « Défense » évoquent  les choix du ministère de la Défense de privilégier les civils au détriment des militaires dans les « équilibres » de la future LPM…

http://www.opex360.com/2013/09/04/vers-un-reequilibrage-des-effectifs-du-ministere-de-la-defense-au-profit-des-personnels-civils/

Les diapositives ci-après donnent des indications sur la désormais « incontournable » manoeuvre RH.

fichier pdf 10-Mesures-accompagnement-LPM




Entretien avec le commandant Hélie de Saint-Marc

5092013

Entretien avec le commandant Hélie de Saint-Marc dans ACTUALITE hsm

 A lire : un entretien passionnant avec Hélie de St Marc

http://www.reseau-regain.net/Hom-oeuvesPDF_file/Hom-oeuvresPDF_files/2G11-HelieDeSaintMarc




143ème anniversaire des combats de Bazeilles

4092013

 143ème anniversaire des combats de Bazeilles  bazeilles

Le 1er septembre 2013 à Fréjus, les Troupes de marine commémoraient les combats de Bazeilles.

Il y a 143 ans, le 31 août 1870, la « division bleue », composée de marsouins et bigors, reçoit l’ordre de reprendre ce village des Ardennes qui était aux mains des Prussiens pendant la bataille de Sedan.

Cette commémoration a permis de se remémorer ce combat aussi violent qu’héroïque, au cours d’une prise d’armes présidée par le général d’armée Ract Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT).

Elle coïncidait également avec le bicentenaire des batailles de Lützen (2 mai 1813) et de Hanau (30 et 31 octobre 1813) au cours desquelles s’illustreront les régiments de l’artillerie de la Marine, valant ainsi les premières inscriptions de noms de bataille sur les soies des emblèmes de l’arme.

Introduite par une parade de la musique principale des troupes de marine, la cérémonie a comporté notamment la décoration, par le CEMAT, de 3 drapeaux d’unités des Troupes de marine pour leur mission en Afghanistan :
-  Remise de la fourragère de la croix de la Valeur militaire au 1er régiment parachutiste d’infanterie de marine de Bayonne (1er RPIMa),                                                                                                                                                                                                                        -  Remise de la fourragère de la croix de la Valeur militaire au 21ème régiment d’infanterie de marine de Fréjus (21e RIMa),
-  Remise de la croix de la Valeur militaire au 3e régiment d’artillerie de marine de Canjuers (3e RAMa).




La nouvelle promotion de l’EMIA : « ceux d’Afghanistan »

4092013

La nouvelle promotion de l'EMIA :

Voici un petit point de situation de la promotion « ceux d’Afghanistan » de l’EMIA.
Cette nouvelle promotion dont voici l’insigne, sensible à l’action de l’Epaulette, souhaite participer pleinement à son soutien autant qu’à sa promotion auprès de nos camarades de recrutement semi direct des autres armées,notamment au travers de ses projets pour faire rayonner notre école.

Pourquoi le choix du nom de promotion « ceux d’Afghanistan »
Tout d’abord pour rendre hommage au près de 60 000 soldats ayant servi dans cette opération ainsi qu’aux 88 soldats morts là bas au service de la France, et notamment aux 10 officiers décédés dont le CBA DUPIN, issu de l’EMIA.
D’autre part, nombre d’entre nous ont eu l’opportunité d’y servir, un certain nombre y a perdu des camarades.Il est à noter que ceux qui n’y ont pas servi directement ont soit eu un rôle actif de soutien vis à vis de la projection sur le théâtre soit ont vu des camarades proches y partir. De près ou de loin notre génération est donc particulièrement proche du théâtre afghan.
De plus, étant d’origine semi directe, nous avons déjà une expérience opérationnelle et cela nous a paru normal de rendre hommage à tous ces soldats.
Enfin, après l’annonce de la fermeture programmée de cette opération et le retrait des troupes qui en découle nous avons pensé que ce nom serait maintenant approprié afin d’apporter un témoignage toujours vivant et gravé dans le marbre des  promotions de l’EMIA.
Ce nom est donc fortement soutenu par l’ensemble de la promotion et comme l’Afghanistan est connu par l’ensemble de la société française ainsi que par nos alliés internationaux nous pouvons naturellement communiquer et nous suscitons beaucoup de questions sur notre école.

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  Pour tout contact son adresse est la suivante :
Promotion « ceux d’Afghanistan »
1ère Brigade de l’Ecole Militaire Interarmes
Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan
56380 Guer.




Projet de loi de programmation militaire 2014/2019

4092013

Projet de loi de programmation militaire 2014/2019 dans ACTUALITE lpm-292x300

Le ministère de la défense communique sur la nouvelle LPM.

Vous trouverez ci-après un certain nombre de documents accessibles sur le portail du ministère :

- une version allégée en 3 pages pour le lecteur pressé et confiant…

fichier pdf 8._La_loi_de_programmation_militaire_2014-2019_en_resume

- une version longue de 55  pages (+ 45 pour l’ annexe) pour lecteur averti, à lire aussi entre les lignes ; malheureusement, un soldat, même averti, n’en vaut pas deux dans les effectifs budgétaires et les capacités opérationnelles !

fichier pdf LPM_2014-2019_-_Rapport_annexe

fichier pdf LPM-DT







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