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Fini de « Louvoyer »?

29092012

Fini de Le ministre de la défense a tenu à Nancy un discours particulièrement ferme et « engageant » sur les dysfonctionnements de Louvois.

La netteté et la brièveté du texte (850 mots!) ne nécessitent aucun commentaire.

On note que Louvois est connu parce qu’ « Il réprima aussi le pillage, lequel était généralement excusé par l’arriéré de solde et le retard du ravitaillement. »

Espérons que les mesures correctives exigées par le Ministre éviteront de voir réapparaitre cette mauvaise habitude!




Budget 2013…

29092012

Les annonces et réactions concernant le budget 2013 de la Défense se multiplient et avec elles les interprétations personnelles parfois sans fondement.

Pour ne pas céder à ce risque, j’ai parcouru différents articles de publications « sérieuses » et retenu cette présentation parue dans « Les Échos ». Elle semble claire en différenciant bien les effets prévisibles à court et long terme.

On note ainsi que contrairement à certains commentaires, les 7234 postes supprimés en 2013 font partie du plan de déflation de 54000 postes déjà prévu et ne constituent pas une « nouveauté »!

Budget 2013... dans ACTUALITE Logo-les-echos« Le 13 juillet dernier, lors de son discours devant un parterre de militaires et de personnalités civiles, François Hollande avait réitéré sa promesse de campagne : le ministère de la Défense contribuera « ni plus ni moins » que les autres ministères non prioritaires au redressement des comptes. Promesse tenue, selon nos informations, puisque les militaires se sont vus attribuer 31,4 milliards d’euros pour 2013, hors pensions : 30,2 milliards de crédits budgétaires, auxquels s’ajoutent 1,2 milliard de recettes exceptionnelles, tirées principalement de la vente de fréquences hertziennes. C’est, à 200 millions près, la stricte application de la règle du « zéro valeur » (gel en valeur absolue) dictée par Jean-Marc Ayrault aux dépenses de l’État.

Ni plus ni moins certes, mais ce sont quand même pas mal de milliards qui vont manquer à l’appel. A contrario des autres ministères, la Défense est en effet le ministère du temps long, très long même, puisque la durée de vie des programmes d’armement se mesure en décennies. Pour coller à cette spécificité, ses ressources font l’objet de lois de programmation pluriannuelles, sur six ans en général. Et c’est là que le bât blesse. A 30,2 milliards, les crédits budgétaires 2013 (hors recettes exceptionnelles) sont équivalents à ceux de 2012, conformément à ce que Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, souhaitait. Il n’en demeure pas moins qu’ils sont inférieurs de 800 millions à ce qui était prévu pour l’annuité correspondante de la dernière loi de Finances triennale. Et de 2,6 milliards si l’on se réfère à la LPM actuelle. En d’autres termes, il va falloir faire beaucoup d’économies.

Pas sur les effectifs, puisque le ministère en reste à la déflation prévue de 54.923 emplois entre 2008 et 2015, dont 7.200 en 2013. Tous les autres postes vont donc y passer : formation, indemnités, communication, action sociale, opérateurs (musées, école). Mais, surtout, investissements : sur les 22 milliards environ de commandes prévues en 2012 et 2013 (armement ou immobilier), 6 milliards sont renvoyés sine die. Autrement dit, très peu de nouveaux programmes ou de tranches de contrats déjà signés seront confirmés dans les mois qui viennent. La liste des perdants sera arrêtée à l’automne, mais on peut prédire que les programmes Tigre ou NH90 (hélicoptères), FREMM (frégates multimissions), Scorpion (armée de terre), missiles, seront touchés. Le but est d’économiser de la trésorerie l’année prochaine, dans le cadre d’un budget de transition, en attendant la prochaine LPM qui remettra les pendules à l’heure. »

Écrit par Alain RUELLO
Sous-Chef de Service





Fin des travaux…

27092012

Fin des travaux... dans ACTUALITE fin-des-travauxComme prévu, les travaux sur le site sont terminés.

Retour en ligne en soirée avec les commentaires de deux textes récemment transmis dont les extraits figurent ci-dessous:

  1. Défense et réforme de l’état (lettre du MINDEF)
  2. Louvois (Allocution du MINDEF à Nancy)

 




C’est le moment…

21092012

…me semble-t-il de porter un intérêt plus particulier à nos candidats à l’École de Guerre.

Les candidats 2012 admissibles se préparent à passer l’oral d’admission à partir de la semaine prochaine (lettre tirée au sort « E »), les candidats 2013 entament leur cheminement vers l’écrit de juin prochain.

Notre soutien doit leur être apporté sans réserve et en fonction de nos compétences et disponibilités. C’est un des objectifs d’une association d’officiers comme la nôtre. C’est aussi une des facettes du « métier » que d’aider nos subordonnés à s’élever.

Pour ma part j’ai mis à jour mon document de préparation en fonction des dernières périodes d’enseignement dirigé conduites et des directives de l’EMS. Cette mise à jour dans la version 7.2 concerne les sujets de colle orale pour « Sciences » et « LRI » ainsi que les sujets de culture générale au format 2012-2013 (Chapitres 9 et 10)

Ces sujets ne sont ni ceux du concours (pour l’oral) ni ceux traités lors de la préparation avec la revue d’études (culture générale)…mais ils pourraient l’être! Vous pouvez bien évidemment les exploiter à loisir ou vous en inspirer pour vos interventions locales.

Memento actualisé version 7.2




Messages « universels »

17092012

Messages J’ai puisé, dans le dernier discours du CEMA à l’École de guerre ses « conseils » aux officiers stagiaires.

Ils sont, à mon sens universels et particulièrement pertinents dans la période actuelle où l’information et la prise de recul sont plus que jamais nécessaires!

 

 

 

« Je voudrais, pour conclure, vous donner 4 conseils d’ancien, des conseils éprouvés – j’étais à votre place il y a 24 ans.

- 1erconseil : Apprenez à prendre de la hauteur. C’est une aptitude indispensable à l’exercice des responsabilités ! Prendre de la hauteur, c’est savoir se poser des questions, savoir se poser les bonnes questions. C’est s’efforcer d’y apporter des réponses claires, construites et parfois iconoclastes. C’est aussi savoir approcher les problématiques dans leur complexité, savoir dépasser l’approche technicienne, l’approche spécialisée.
- 2e conseil : Apprenez à travailler en réseau. Le travail en réseau, c’est justement ce qui vous permettra d’élargir vos horizons. C’est ce qui vous permettra d’apporter une réponse complète à une question complexe. (…)
- 3e conseil : Prenez le temps de la réflexion personnelle. (…). Ce n’est pas facile parce que l’emploi du temps est chargé. Ce n’est pas facile parce que les sujets sont variés. Ce n’est pas facile parce que l’actualité pousse au zapping, à l’agitation permanente. C’est indispensable pourtant. N’oubliez pas – je me répète – que vous êtes appelés à donner le sens, à donner du sens !
- 4e conseil : Prenez le temps de la lecture. Vous devez apprendre à penser la guerre, dans toutes ses dimensions, ses évolutions comme ses fondamentaux. Fréquentez les bons auteurs, les classiques, les anciens comme les modernes, les penseurs de votre armée d’origine comme ceux des autres armées. (…)

Une dernière recommandation. Je disais en ouverture que l’interarmées était une réalité. Il ne suffit pas de le dire. Cette évidence dictée par le terrain est parfois mise à mal, en particulier lors des périodes d’arbitrage financier. Ces temps de Livre blanc et de LPM réveillent toujours les « guerres des boutons ». Or, ces guerres ne profitent à personne, parce que les « querelles de clochers » sont incompréhensibles de l’extérieur et surtout parce que la division nous affaiblit. Relisez l’histoire romaine : ne soyons pas les Curiace !

L’interarmées est un état d’esprit, un chemin de volonté. Il faut combiner les cultures d’armées – sans les effacer, évidemment –, vaincre les réticences. Ce n’est pas simple : la complémentarité ne se décrète pas, elle se démontre et se démontre encore.

Je compte sur vous pour contribuer à cette perpétuelle démonstration. C’est le seul enjeu et l’objectif premier de l’École de guerre.

Officiers stagiaires de la 20e  promotion de l’École de guerre, vous êtes ici pour préparer votre deuxième partie de carrière, ne négligez pas cette chance ! « L’avenir n’est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n’as pas à le prévoir mais à le permettre », disait Saint-Exupéry. A vous, dès aujourd’hui, de mettre le présent en ordre, de le mettre en ordre pour préparer l’avenir, votre avenir et surtout celui de vos armées ! »

Pour ceux qui voudraient respecter le 4e conseil du CEMA, ils trouveront ici l’intégralité de l’allocution.




Pyramides, cylindres et autres cônes…

13092012

Pyramides, cylindres et autres cônes... dans HUMEURS grandes_pyramides

Puisque nous sommes soumis aux « diktats » de la géométrie, relevons le défi et réfléchissons un peu pour contribuer à l’éclairage de nos technocrates des rives de Seine.

Nous nous sommes livrés à ce petit jeu à l’occasion d’une réunion du bureau de l’Épaulette tenue hier.

Le premier point concerne l’impact structurel sur le solide.

Quand on « dépyramide », on réduit le taux d’encadrement, c’est la signification généralement retenue pour cette opération de RH. Ceci revient à rogner le haut de l’édifice sans trop toucher sa base. La pyramide est toujours là mais aplatie. Parfois on touche même à une face plus qu’à une autre, mais alors la figure devenant bizarre on évite d’en parler.

Le second point, connexe, concerne les effets fonctionnels de cette déconstruction.

Le haut de la pyramide est le plus complexe à édifier, certes il y a moins de pierres mais elles sont plus difficiles à hisser et les pierres d’angle, délicates à façonner (*) sont plus nombreuses. Combien de temps pour former un militaire du rang? Combien pour former un sergent, un lieutenant, un colonel?

Dans nos échanges d’hier, un de nous a rappelé le bon sens de nos camarades Allemands qui ont préparé les succès militaires qu’on a malheureusement connus en 1940 en formant leurs cadres, dans la discrétion et le respect des contraintes d’armistice, deux niveaux au-dessus du grade porté. Ainsi un sergent de la Wehrmacht avait acquis les compétences d’un adjudant, un lieutenant était au minimum capable de faire un bon capitaine… Ils ne s’étaient pas trompés de solide en « cylindrant » leur armée (**).   Le moment venu, ils ont formé rapidement la base manquante, immédiatement bien encadrée par un « repyramidage » express…et on a vu le résultat!

Aujourd’hui, nous sommes engagés dans un processus quasi inverse (dont nous avons pourtant maintes fois constaté les effets, rappelons-nous par exemple la course effrénée aux 3500 sergents par an au début des années 2000 après avoir déjà fait l’expérience du « dépyramidage brutal ») qui nous placerait, si le moment venait, dans une situation délicate.

Toutes ces règles, séduisantes car faisant appel à des images simples ou à des formules couramment utilisées comme l’homothétie, sont perverses et masquent sous l’apparente facilité de leur mise en œuvre l’irréversibilité durable de leurs effets.

Ces opérations technocratiques menées à grands coups d’EXCEL ou autres BUISNESS OBJECT, oublient enfin une cruelle réalité que  rappelait en permanence le général POULET à ses états-majors: « Derrière toutes vos décisions il y a des hommes, des femmes et des familles ».

Et c’est certainement là l’oubli le plus grave quand, par ailleurs, on est amené à exiger beaucoup!

(*) Un camarade de promotion (bien qu’il soit Saint Cyrien je m’autorise cette appellation!) m’a livré cette image en faisant remarquer qu’un outil s’appelait la « Polka »…et qu’on s’apprêtait peut-être à vouloir nous faire danser! Je note qu’un autre s’appelle le « Têtu »…

(**) Pour sourire encore malgré tout…Cette forme générée à partir d’un cercle correspond d’ailleurs mieux  à le représentation visuelle des différentes strates de notre édifice, évite le mauvais esprit sur les faces et leur signification et peut évoluer en cône pour échapper au syndrome de l’armée mexicaine…Mais imaginez l’effet obtenu  si on « décônait » et « recônait » nos armées…!

 

 




Positions officielles…

11092012

Le message suivant a été diffusé aux unités en fin de semaine pour répondre aux informations parues dans la presse.

Le document original étant non classifié, le texte intégral est reproduit ici.

Pas de commentaire sur ce texte signé par le ministre, je laisse à chacun de vous le soin d’analyser son contenu…et les perspectives tracées.

Par ailleurs, la DiCoD, responsable de la communication externe sur ces sujets a fixé 3 « lignes rouges » (c-à-d. des propos qu’il ne faut pas laisser se développer):

Positions officielles... dans ACTUALITE ligne-rouge-300x209

  1. Laisser croire que le gouvernement actuel applique seulement les décisions prises en 2008, sans s’attacher à maintenir la cohérence d’ensemble de l’outil de défense.
  2. Laisser croire que le chiffre de 30 % de réduction des flux d’avancement pour 2013 est déjà arrêté.
  3. Laisser dire que la décision de réguler les effectifs a pour objectif unique la réduction du personnel.

La complexité de ces sujets nous impose des prises de positions mesurées que les points ci-dessus peuvent éclairer. Pour autant, la plus grande vigilance reste de mise, pour bien identifier au quotidien et « sur le terrain » ce qui relève de la réalité et de son habillage.

 




Et maintenant que fait-on?

10092012

Et maintenant que fait-on? dans FONCTIONNEMENT voyant-rouge-300x225Ce billet reprend en partie la réponse à un commentaire récent portant sur le rôle des associations et l’immobilisme présumé des « généraux » (voir billet précédent).

C’est précisément parce qu’il n’y aura aucune réaction publique aux mesures touchant la défense (coupes prévisibles sur les effectifs et les tableaux) de la part des « patrons » des armées (statut oblige…mais peut-être aurons-nous un « démissionnaire »?), que les associations ont d’évidence un  rôle à jouer.

En revanche, il suffit  prendre le temps de lire le contenu des auditions de ces mêmes chefs d’état-major devant les représentants de la nation (commission de la défense de l’Assemblée nationale) pour se convaincre de leur engagement et de la clarté de leurs positions sur l’évolution de nos capacités et ses conséquences prévisibles tant au plan opérationnel qu’en ce qui concerne le personnel. Leurs moyens d’alerte et d’intervention sont moins visibles pour le grand public. Ils sont cependant réels et permettent de porter les vrais messages aux bons niveaux. Ils les utilisent largement même si leurs prises de position n’occupent pas la scène médiatique!

Pour leur part, les associations ont une plus grande liberté d’expression publique mais leur action comporte d’autres limites. La principale d’entre elles, pour les structures qui comme l’Épaulette regroupent des officiers d’active et des retraités, est que nous n’avons pas le droit d’ « envoyer au carton » nos adhérents d’active contraints à la réserve par leur statut au même titre que leurs chefs. En revanche, il est tout-à-fait possible de mobiliser nos retraités (ainsi que ceux d’autres associations « percutantes » comme l’ANOCR par exemple) dans des actions significatives en direction du pouvoir politique. C’est vraisemblablement dans cette voie que nous allons nous engager. Pour être efficaces nos choix doivent être raisonnés et s’inscrire dans un cadre plus large que celui d’un seul organisme. Mi-octobre semble à ce titre constituer une échéance compatible avec ces deux critères: réaction rapide et réflexion collective solide.

Quant au commentaire sur les « généraux silencieux car non menacés», ils comporterait un risque majeur pour nos armées, et donc notre armée de Terre, s’il venait à s’ancrer dans les esprits tel un axiome: une désolidarisation progressive des différents corps, officiers, sous-officiers et militaires du rang, alors que nous sommes embarqués dans le même bateau quels que soient notre rang et notre statut. Nul doute en effet que si nous poursuivions dans cette logique apparente, la règle ne manquerait pas de se généraliser par déclinaison aux colonels (mais ils seront de moins en moins nombreux heureusement!), puis aux capitaines, aux lieutenants et rapidement enfin aux sous-officiers selon qu’ils seraient par exemple de carrière ou sous contrat!

Si nous ne réagissions qu’en fonction d’intérêts personnels réels ou supposés, ce serait la négation même de notre vocation militaire qui s’afficherait aux yeux de tous. Nous rendrions alors d’immenses services à nos technocrates et autres politiciens en apparaissant divisés donc encore plus vulnérables.

Je me souviens à cette occasion d’une remarque faite il y a quelques années par le général Bachelet, alors commandant du CoFAT, à un cadre qui avait manqué de respect à un de ses subordonnés: « Si un jour vous êtes blessé au combat, vous ne savez pas vers qui vous tendrez la main. »

N’oublions pas cette citation et le sens qu’elle donne à notre engagement même dans les « combats » du quotidien.

Suivez l’avancement de ce dossier sur ce blog…et ne lâchez pas la rampe car il n’y a que rassemblés que nous pouvons peser sur les évènements.







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