Là où il y a une volonté…
17 06 2011Quitte à remuer le couteau dans la plaie, je reviens sur le fond de mon éditorial de la revue 173 qui m’aura valu quelques retours amers de l’administration centrale.
J’y écrivais que la gestion concrète du quotidien offrait parfois des contre-exemples aux discours tenus. M’éloignant un peu du cadre de la stricte GRH, je retiendrai deux illustrations récentes de ce constat touchant l’EMIA et sa préparation.
La première concerne le Conseil de perfectionnement. Plus de président depuis la fin de mandat du GDI Cavan…Où se cache donc le successeur ? Faut-il voir là la preuve d’un désintéressement des officiers généraux candidats potentiels à ce poste ou celle de l’inutilité de cette structure aux yeux de certains? Ce point sera évoqué lors de notre prochaine rencontre avec la DRHAT.
La seconde m’est apportée hier par un officier engagé dans la préparation aux concours et examens ouverts aux « semi-directs » (EMIA et OAEA notamment). Son constat portant sur un effectif significatif en nombre et quant à sa couverture régionale est sans appel. Là où les cadres de contact et le commandement local ou régional s’investissent les résultats d’admission à l’EMIA vont de 25 à 35%. Quand les candidats sont laissés entre les seules mains du CNED… 2,5%. Ce dernier cas semblant malheureusement le plus répandu!
Ces deux exemples avec leurs limites et leurs évidences posent la question de la volonté rélle de promouvoir ces origines et de mettre en oeuvre une politique efficace de sélection des meilleurs sous-officiers et EVAT.
Les efforts et résultats d’isolés et de petites équipes motivés ne constituent pas cette politique. L’Épaulette s’est donc engagée dans ce chantier pour soutenir et relayer ces initiatives locales et contribuer par ses contacts et « interpellations » à la relance de la « RH de commandement ».










Ah, qu’elle était belle l’Ecole Militaire de Strasbourg !