Risque d’épidémie…et remède de grand-mère?
3 02 2011La Tunisie et l’Egypte qui s’embrasent et des armées qui hésitent. En France, les CRS qui souffrent d’un mal étrange. Des femmes de gendarmes et des gendarmes retraités qui toussent. Un général mis sur écoute. Un gendarme (encore!) réintégré après avoir été limogé. Cet amalgame volontaire ressemble étrangement au premier chapitre d’un récent thriller d’Alex Scarrow (« La théorie des dominos » – Le Livre de Poche 2010). J’arrête là la comparaison et reviens sur terre.
Les lignes bougent, au moins frémissent, traduisant des pressions de plus en plus difficilement contenues dans nos ministères régaliens face aux contraintes de
réorganisations sous confinement.
Plusieurs solutions existent: on laisse exploser la chaudière car on n’a pas pu étalonner sa résistance, ou on relâche prudemment la vapeur par précaution. Le Ministre de la Défense semble avoir pris cette seconde option dans son discours du 1er février à l’Ecole militaire (texte complet par le lien ci-contre). Il dit au sujet des réformes en cours:
« C’est en effet sur vous tous que repose le succès de cette réforme, dont j’ai fait la priorité de notre action commune…Au cours des prochains mois, je vous demande d’agir en respectant quatre principes. Le premier, c’est le principe de responsabilité…Le deuxième principe, c’est la proximité…Troisième principe : l’expression de tous. Si nous voulons que la réforme soit acceptée et portée par tous, nous devons permettre à chacun de s’exprimer tout au long de sa mise en oeuvre, de partager les difficultés qu’il rencontre et de faire part de ses suggestions dans un cadre adapté. La concertation est donc un outil indispensable, tant avec le personnel civil qu’avec le personnel militaire, qui doit pouvoir faire valoir son point de vue et participer en toute transparence à la réforme…Enfin, quatrième principe : le pragmatisme. »
Discours mobilisateur, porteur d’ouverture. Rejoignant cependant l’appréciation d’un de mes vice-présidents, je reste attentif aux suites des annonces de « calinothérapie » (le terme est de lui) et crains l’effet placébo des propos bien ciselés par un rédacteur bréveté connaissant nos points faibles en matière de séduction (celui là mérite à n’en pas douter de rejoindre les rangs des préparateurs du concours de l’ESG dès qu’il aura été rattrapé par la 2e section!). Dans notre institution portée à une certaine forme de naïveté (j’en ai fait l’expérience personnelle comme beaucoup d’entre nous!), la confiance dans le chef tend à sublimer ses propos. En général tant mieux…Parfois tant pis!
Modestement enfin reconnaissons le, l’Epaulette, en choisissant comme thème annuel de réflexion: « Quel avenir pour les associations d’officiers? » et en prenant comme sujet de la table ronde de samedi: « Associations d’officiers: partenaires d’un « dialogue social? », est bien dans l’air du temps.
Le rendez-vous que je viens d’obtenir au cabinet du Ministre sera l’occasion d’aborder cette question. Nous ne cherchons à nous substituer à quiconque, pas plus que nous n’encourageons à s’engager dans des voies contraires à nos statuts. Pour autant nous sommes conscients de représenter, dans la fidélité et animés par l’esprit de corps, un moyen d’expression dont il serait dommage de négliger la juste valeur (JFD).









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