A demi-mot cependant…
1 06 2010En réponse à ma réaction sur une citation de son ouvrage « Paroles d’officiers », mettant en cause les officiers d’origines autres que directes, l’amiral DUFOURCQ m’a adressé la correspondance dont les principaux extraits sont reproduits ci-dessous. Je regrette que quelques intervenants, adhérents ou non à L’Épaulette, aient cru utile d’ajouter à leur réponses personnelles à l’amiral la vulgarité voire l’insulte. Cette attitude ne grandit pas les officiers qui l’ont adoptée. Je pense même qu’elle est « contre productive » en apportant une forme de confirmation à l’assertion contre laquelle je m’étais élevé.
« Vous m’avez gravement mis en cause dans la lettre que vous avez cru nécessaire de m’adresser le 12 avril à propos d’un paragraphe du livre « Paroles d’officiers » que j’ai co-signé avec Jean-Claude Barreau et Frédéric Teulon.
La vivacité de vos propos et la netteté sans appel de vos jugements sur les « propos insultants et calomnieux » que vous avez cru discerner à l’égard de la catégorie d’officiers que vous représentez portent clairement la marque d’une blessure que je regrette infiniment.
Je vous présente donc les sincères excuses des auteurs pour cette blessure causée bien involontairement à ceux qui se sont reconnus dans votre lettre bien largement diffusée et qui m’a valu d’autres prises à parti. Il n’entrait nullement dans l’intention des auteurs, des officiers contributeurs et des éditeurs de stigmatiser une quelconque catégorie de notre société militaire qui a besoin aujourd’hui de préserver son unité au service du pays tout en tirant parti de la diversité de ses talents et de ses engagements, surtout au moment où elle conduit des combats périlleux. (…)
Je vous laisse juge de l’opportunité d’informer de ma réponse les autorités militaires que vous avez cru devoir mettre en copie de votre lettre d’indignation et vous prie de bien vouloir transmettre à vos adhérents mes regrets et mes excuses sincères si ce livre a pu les blesser et aussi l’assurance de ma profonde et respectueuse camaraderie militaire. »
A vous de juger… Pour ma part je considère ce malheureux incident comme clos. (JFD)









Le mal est fait…
l’Epaulette a bien réagi.
Le commandement lui est resté bien silencieux…
Dommage…
Laissons maintenant le temps apaiser la souffrance de ceux qui ont été choqués par ces propos tout en actant les excuses de l’Amiral.
Que dire de plus sinon d’aller toujours de l’avant
Chacun sait que l’écriture est un art difficile et que celui qui écrit s’expose à des critiques.
La réponse rapide et courtoise de l’Amiral (ER) DUFOURQ est certainement sincère.
J’ajoute que l’intervention du Président de L’Epaulette auprès des auteurs de « Paroles d’Officiers » était opportune et juste. C’est un des rôles de L’Epaulette de défendre les intérêts des officiers qu’elle représente et de ne pas laisser jeter l’opprobe sur 70 % des officiers de l’armée de Terre et plus largement sur l’ensemble d’une catégorie d’officiers d’autres armées et services.
Il est intéressant maintenant d’observer de quelle manière l’EMAT (ou ses EM subordonnés concernés par la gestion et la formation des officiers ) vont exploiter les affirmations de ce livre.
En interne, il est certain que des promotions de l’EMIA notamment qui ont été blessées par les propos de l’Amiral Dufourq , ont délibéré et ont adressé leur soutien à L’Epaulette, seule plateforme adaptée pour une réponse audible et légitimée par le nombre des promotions et d’adhérents qu’elle représente. D’autres se sont tues pour diverses raisons qu’il serait judicieux de connaître.