L’information circule…il suffit de vouloir la rencontrer

27092013



Chronique historique : 26 août

26082016

26 aout 1346 : bataille de Crécy (Somme). Cruelle défaite française face aux troupes anglaises d’Edouard III. Les Français lancent des charges de cavalerie désordonnées et inefficaces face à des Anglais retranchés derrière leurs archers.  Environ 4000 hommes du camp français périssent dont 1542 chevaliers, alors que les Anglais ne déplorent que 300 morts. L’armée française étant décapitée, Edouard poursuit vers Calais qu’il va assiéger pendant toute une année. La reddition de la ville donnera lieu au fameux épisode des bourgeois de Calais, popularisé par la sculpture célèbre de Rodin.

 26 aout 1880 : naissance d’Apollinaire (Rome). Wilhelm Apolinaris de Kostrowitzky, de son vrai nom, est d’origine polonaise. Il s’engage dans l’armée française en décembre 1914. Naturalisé français le 9 mars 1916 il est blessé le 17, quelque jours plus tard et décède le 9 novembre 1918.

26 aout 1905 :  début de production de masse de sous-marins. Le ministre de la Marine ordonne la construction de 21 sous-marins (18 à vapeurs, 3 diesel). L’année 1905 est une année charnière pour le sous-marin puisqu’elle voit le départ de Camille Pelletan et l’arrivée de Gaston Thomson à la barre du Ministère mais aussi le choix du moteur diesel pour la propulsion future de ces nouveaux engins. A noter que le temps de prise de plongée de la classe Aigrette (Diesel) n’est à cette époque que de 4 minutes.  Pour les passionnés de sous-marins et plus particulièrement de leur propulsion, voir l’ouvrage extrêmement riche et intéressant  la propulsion du sous-marin français des origines à 1940 de Dominique Brisou (SHD – 2007) et d’une manière plus large l’encyclopédie des sous-marins de l’amiral Thierry d’Arbonneau.

26 aout 1914 : reddition du Togo allemand. Première victoire alliée alors que sur le front franco-allemand, Français et Britanniques sont en pleine retraite

26 aout 1914 : Gallieni est nommé Gouverneur de Paris.

 26 aout 1974 : mort de Charles Lindbergh (Hawaï). Il est le premier à avoir traversé en solitaire l’Atlantique à bord du Spirit of Saint Louis (entre le 20 et le 21 mai 1927). Deux semaines avant cette traversée, les Français Nungesser et Coli ont disparu dans l’Atlantique Nord en tentant de rééditer l’exploit des britanniques Alcock et Brown (en 1919 !). De ces 3 aventures, la postérité n’a réellement retenu que celle de Lindbergh. Joli geste de ce dernier : juste après sa traversée réussie, sa première visite est pour la mère du lieutenant Nungesser. Lire l’excellent dossier que le Figaro Histoire (N°21) a consacré aux Merveilleux fous volants – naissance de l’aviation.

26 aout 2013 : mort d’Hélie Denoix de Saint Marc (La Garde Adhémar – Drôme). Il entre dans la résistance en 1941 à l’âge de 19 ans et est arrêté en franchissant la frontière franco-espagnole en 1943. Déporté dans le camp de concentration de Buchenwald où il manque mourir (« j’ai trouvé le pire chez les autres mais aussi en moi »), il conserve malgré tout la soif de l’action et fait Saint Cyr. Légionnaire parachutiste, il effectue trois séjours en Indochine qui le marquent profondément : les rencontres (avec l’adjudant Bonnin), les combats (« l’entrée dans ces territoires où rôde la mort, oblige à se hisser à la pointe de soi-même »), le pays (« un monde féérique ») mais aussi l’abandon du village de Talung ensuite massacré par le Vietminh. Chef de cabinet du général Massu pendant la bataille d’Alger puis commandant au 1er REP, il entre en rébellion lors du putsch des généraux en avril 1961 (« Un homme doit toujours garder en lui la capacité de s’opposer et de résister »). Il se constitue prisonnier, ne rejoint pas l’OAS et est condamné à 10 ans de prison (« L’enfermement peut développer une force intérieure qui peut être plus grande que la violence qui nous est faite »). Gracié 5 ans plus tard, il est réhabilité dans ses droits civils et militaires. Ecrivain talentueux, et homme au parcours incroyable, son témoignage humble et courageux est à lire (Les champs de braises) tant il est structurant pour l’éthique du soldat français. Il a d’ailleurs préfacé l’ouvrage du général Benoit Royal portant ce dernier titre. Il est mort à l’âge de 91 ans.

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Chronique historique : 25 août

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25 aout 1270 : mort de Saint Louis (Tunis). Le roi de France, Louis IX, meurt de la dysenterie lors de la 8ème croisade qui est la deuxième croisade à laquelle il participe. Canonisé le 11 août 1297, sa fête est le 25 aout, jour anniversaire de sa mort. Il est l’un des saint patrons de la France et du diocèse aux armées.

25 août 1704 : Les Britanniques prennent Gibraltar. D’une importance stratégique majeure, ce territoire espagnol de 6,8 km²  permettant de contrôler le détroit, est pris par les forces anglo-néerlandaises sous les ordres de l’amiral Georges Rooke. Le traité d’Utrecht du 11 avril 1713 reconnaît sa perte pour la couronne espagnole. Les British Forces Gibraltar comprennent entre autres, le Royal Gibraltar Regiment, le Royal Navy Gibraltar Squadron, la RAF Gibraltar,

25 aout 1810 : bataille de grand port (Ile de France – actuelle ile Maurice). Le capitaine Duperré franchit le blocus britannique de l’ile et se faufile à travers les récifs de la baie de Grand Port où tous les anglais à sa poursuite s’échouent ou sont détruits. Grand Port est la seule bataille navale inscrite sur l’Arc de Triomphe.

25 aout 1884 : bombardement de Fou-Tchéou (Chine). L’amiral Courbet après avoir détruit deux jours plus tôt la flotte chinoise, réduit en cendre l’arsenal chinois de Fou-Tchéou puis parvient à rejoindre la haute mer tout en évitant les tirs côtiers.

25 août 1915 : les allemands prennent Brest-Litovsk. Après avoir reçu des renforts considérables de la 8e, 10e et 12e armées, les troupes allemandes s’emparent de la ville. Toute la Pologne est dès lors occupée par les Empires centraux. Les Russes sont rejetés sur la rive droite de la Vistule. Au total, certaines unités ont reculé de plus de 500 km depuis le début de la guerre. Par la suite, le tsar Nicolas II limoge le général Nicolas Nikolaïevitch et prend le contrôle direct des armées afin d’éviter de nouvelles conséquences désastreuses pour l’Empire russe.

25 août 1920 : fin de la bataille de Varsovie. « Tournant de la guerre russo-polonaise de 1919-20, elle porte aussi le nom de miracle de la Vistule, Cud nad Wisla en polonais. Après un mois de retraite, et s’être fait percé leurs lignes de défense le 13 août, les troupes polonaises de Joseph Pilsudski bousculent l’armée bolchevique de Toukhatchevski alors contrainte de se replier. Une mission militaire française de 400 officiers disséminés dans les états-majors conseille la jeune armée polonaise. Le char de la Victoire, le Renault FT, équipe le 1er Régiment de chars polonais qui compte aussi des officiers du 505è Régiment de chars de combat : le fond Perette détenu au SHD retrace leur épopée ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

25 août 1944 : massacre de Maillé (Indre-et-Loire). Dans la matinée, un groupe de SS pénètre dans le bourg de Maillé. À la grande surprise des habitants du village habitués à côtoyer les troupes d’occupation, les soldats commencent à entrer dans les maisons et à tirer sur toutes les personnes qu’ils croisent. Les maisons du bourg sont systématiquement incendiées. 124 personnes sont massacrées dont 48 enfants et 42 femmes. Vers 12h30, les Allemands se retirent, laissant une pièce d’artillerie positionnée sur une colline voisine, détruire le reste de Maillé. Oublié pendant plus de 60 ans, ce drame sort peu à peu de l’ombre depuis l’ouverture d’une Maison du Souvenir dans la commune.

image002 Le cimetière de Maillé

25 aout 1944 : libération de Paris.

25 août 2012 : décès de Neil Amstrong, premier homme à avoir marché sur la lune. « Pilote de l’aéronavale durant la guerre de Corée, il intègre le NACA, future NASA, en 1955. D’abord pilote d’essai, il prend les commandes d’avions-fusées tels que le Bell X-1B, Bell X-5 et le North American X-15. Sa carrière d’astronaute débute dans le Gemini 8, avec lequel il réalise le premier amarrage dans l’espace. La mission Apollo 11 et son voyage sur la lune font de lui un héros national. Suite à cette mission, il prend sa retraite de la NASA, tout d’abord pour enseigner à l’université de Cincinnati. Il retrouve le monde de l’espace comme conseiller lors des commissions d’enquête sur le vol Apollo 13 et de l’accident de la navette Challenger ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

 




Chronique historique : 24 août

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24 août 410 : sac de Rome. Les forces Wisigoths d’Alaric, en rébellion contre la puissance romaine suite à des vexations, pillent durant trois jours la capitale impériale. Ordre leur a cependant été donné (par Alaric 1er) d’épargner les édifices religieux où la population a trouvé refuge.

En fait, si les Wisigoths ont certes été tolérés par les empereurs romains après leur entrée dans l’empire en 376, dès leur installation ils n’aspirent qu’à gagner les rives méditerranéennes (et surtout l’Italie qui leur est interdite). Leur chef Alaric demande toujours plus de pouvoir et d’argent et joue, pour s’imposer, des rivalités qui affaiblissent le cœur de l’empire. Ainsi, le sac de Rome ne trouve pas son origine dans de simples vexations mais dans un plan de conquête beaucoup plus ambitieux compte tenu de la faiblesse grandissante de Rome. A noter que l’empire romain d’Orient va quant à lui résister (Empire byzantin) jusque vers l’an mille grâce à un perfectionnement des savoir-faire tactiques et stratégiques romains (notamment adaptés au renseignement, à la stratégie indirecte et à ce que l’on nommerait aujourd’hui la manœuvre politico-militaire). Lire à ce sujet : E. Luttwak, La grande stratégie de l’Empire byzantin. Article corrigé grâce à l’obligeance du Pr Soutou.

24 août 1217 : exécution d’Eustache Busket dit Eustache le Moine ou le Moine noir. « Issu d’une famille noble de Boulogne, il se défroque de l’ordre de Saint-Benoît afin de venger son père assassiné par Renaud de Dammartin, comte de Boulogne. Après avoir écumé les terres de son ennemi, il devient corsaire et mercenaire au service du roi d’Angleterre, Jean sans Terre, puis de Philippe Auguste, roi de France. Il rançonne les navires avec une hardiesse hors normes, contribuant à sa réputation. Il est fait prisonnier à la bataille de South Foreland ou bataille de Sandwich où la flotte française est défaite alors qu’elle se rend dans la Tamise. Décapité sur le pont d’un bateau, sa tête est exhibée dans tout le sud de l’Angleterre. Il passe à la postérité dès le XIIIè siècle avec Le roman d’Eustache le moine, puis en 1964, dans le Journal de Tintin avec la bande dessinée, Eustache le moine, corsaire du roi. Enfin, il aurait inspiré Hugo Pratt pour le personnage du Moine dans le premier opus de Corto Maltese ».  CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

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24 aout 1226 : mort de Gengis Khan (Chine). Né dans les steppes mongoles, il se créée un empire gigantesque (de la Chine à la mer Caspienne) que ses fils étendront jusqu’aux portes de l’Europe. Il passe pour le plus grand conquérant de l’Histoire. La biographie que lui a consacrée René Grousset est utile (tout en étant assez ancienne, 1944) car permet d’ajouter des facettes au personnage que l’on connait surtout pour son caractère impitoyable et ses hécatombes chez ses ennemis.

24 aout 1572 : massacre de la Saint Barthélémy (Paris).

24 août 1814 : les Britanniques incendient la Maison Blanche. Suite à la première abdication de Napoléon 1er, les Britanniques envoient des troupes en Amérique du Nord pour renforcer leurs garnisons du Canada, mener des raids contre les villes américaines et laver l’affront de l’incendie de York, un an auparavant.  Le général Ross attaque la ville avec 4000 hommes qui incendient le Capitole et la Maison Blanche. Des pierres noircies ont été conservées à l’intérieur de l’édifice pour rappeler l’évènement.

24 août 1949 : le traité créant l’OTAN entre en vigueur  (Washington). Créée le 4 avril 1949, l’organisation existe pleinement à partir de la ratification de la convention d’application du traité.

24 août 1968 : premier essai de la bombe H française (Fangataufa). Une bombe H (c’est-à-dire thermonucléaire) d’une puissance de 2,6 mégatonnes explose à 520 mètres d’altitude sous un ballon. C’est l’essai français le plus puissant. La France devient la 5è puissance thermonucléaire.

24 août 1991 : démission de Gorbatchev (Moscou). Le secrétaire général du Parti communiste de l’URSS démissionne de ses fonctions, même si le putsch tenté contre lui le 19 aout échoue grâce à l’habile récupération de Boris Eltsine.




Chronique historique : 23 août

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23 août 1305 : exécution de William Wallace. « Chevalier écossais qui devient le leader de la rébellion contre l’occupant Anglais en 1297. Après sa victoire à Stirling, il reconquiert une partie de l’Ecosse et est proclamé gardien du royaume d’Ecosse. Vaincu par Edouard 1er à Falkirk le 22 juillet 1298, il est capturé près de Glasgow le 3 août 1305 puis condamné à mort pour haute trahison envers son souverain. Un monument est élevé en son honneur à Stirling en 1969. Le film Braveheart s’inspire assez librement de son épopée et a largement contribué à la populariser ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

23 août 1914 : le Japon entre dans la première guerre mondiale. L’empire du soleil levant déclare la guerre à l’Allemagne avec comme intention d’occuper ses possessions asiatiques (port de Tsingtao, îles Marianne).

23 aout 1914 : bataille de Charleroi (Belgique). L’armée du général Lanrezac se replie devant celle de von Bulow. Au même moment, le corps expéditionnaire britannique, engagé pour la première fois, est battu par von Kluck lors de la bataille de Mons. A noter que c’est lors de la bataille de Charleroi que Pierre Drieu La Rochelle est blessé par un éclat d’obus reçu à la tête. Il écrira après-guerre, La comédie de Charleroi, nouvelle où il relate la retraite française.

23 aout 1939 : pacte germano-soviétique (Moscou). C’est en fait un traité de non-agression signé entre Ribbentrop et Molotov. Tous les partis communistes des pays en guerre contre l’Allemagne sont dans une situation extrêmement délicate pris entre leur allégeance à l’URSS et leur devoir vis-à-vis de leur pays.

23 août 2015 : destruction du temple de Baalshamin (Syrie). L’Etat islamique détruit à l’explosif l’un des joyaux préislamiques de Palmyre. Classé au patrimoine de l’humanité, il est érigé vers l’an 17 en l’honneur du dieu du ciel phénicien, Baalshamin puis agrandi et embelli sous le règne d’Hadrien en 130. Reconverti en église au Vème siècle, il fait l’objet de fouilles et d’une restauration achevée en 1966. La ville a été reconquise en mars 2016.

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Le temple de Baalshamin avant sa destruction

 

 




ASAF – lettre d’août 2016

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EDITORIAL : Vaincre.

Le reste de la lettre d’août 2016 de l’ASAF est consultable sur le site internet : www.asaf.fr

L’ennemi n’est pas seulement Daech. C’est le totalitarisme islamiste comme l’étaient hier les totalitarismes nazi et communiste. C’est lui qui se développe aujourd’hui sous des formes nouvelles à travers de multiples organisations terroristes dont les nombreuses « filiales » d’Al Qaïda. C’est lui qu’il faut abattre avec une détermination sans faille, selon des modes d’action adaptés. Les guerres ne se ressemblent jamais, elles sont toujours nouvelles !

La France combat cet ennemi mondialisé au Moyen-Orient et en Afrique avec ses alliés, mais elle seule peut l’affronter sur son sol, où il a développé des métastases. Il a pu le faire d’autant plus facilement que l’islam, dont il se réclame et sur lequel il s’appuie, est pratiqué dans notre pays par la plus nombreuse communauté musulmane d’Europe et que nos dirigeants ont fait preuve depuis des décennies d’un grand laxisme devant les exigences communautaristes d’une immigration très importante ; ils ont rejeté le premier principe qui fonde la Nation française, celui de l’assimilation individuelle au sein de la communauté nationale.

Face à la situation très difficile à laquelle elle est confrontée, la France doit cesser de se lamenter, de déclamer, de déprimer et ses dirigeants de répéter qu’il y aura d’autres attentats comme pour se déresponsabiliser. Elle doit se ressaisir et vaincre. Il faut que l’Etat, garant de la défense de la France et des Français, assure, sans état d’âme, son premier devoir.
Il faut déclarer la guerre et la conduire avec toute la rigueur des principes et des lois qui la régissent. Il s’agit donc de mettre effectivement hors d’état de nuire ceux qui tuent mais aussi ceux qui soutiennent les tueurs ; il est donc urgent de définir un état de droit du temps de guerre qui se substitue à celui du temps de paix.




Chronique historique : 22 août

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22 aout 1798 : fondation de l’Institut d’Egypte (au Caire). Bonaparte le crée sur le modèle de l’Institut de France.

22 aout 1798 : débarquement français en Irlande (Kilcummin). Le capitaine de vaisseau Savary débarque environ 1000 hommes dans le Nord-Ouest de l’Irlande, qui sous le commandement du général Humbert prennent la ville de Kilala avec l’aide de rebelles irlandais. Une éphémère République de Connaught est même fondée. Elle prend fin avec la défaite de Ballinamuck (8 septembre) et met un terme à l’expédition d’Irlande.

22 août 1864 : signature de la première convention de Genève. « Le Comité International de la Croix Rouge réunit 31 représentants de 16 pays lors d’une conférence internationale. Ils adoptent 10 résolutions et 3 vœux qui sont officialisés dans cette première convention. Ils s’accordent notamment sur les soins à donner aux blessés sur le champ de bataille sans distinction de nationalité, la neutralité du personnel sanitaire et des infrastructures médicales, et sur le port de la croix rouge sur fond blanc comme signe distinctif. Cette convention est à la base du Droit International Humanitaire ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

22 aout 1914 : journée passant pour la plus meurtrière de la guerre. La bataille des frontières va s’achever deux jours plus tard sur un échec français. Quasiment partout sur le front, la fougue française a rencontré les balles de mitrailleuses allemandes. Les combats en Belgique sont particulièrement sanglants notamment à Rossignol où entre-autres tombe Ernest Psichari. La 3ème Division d’infanterie coloniale y est anéantie. Une réussite cependant, la retraite générale se fera en bon ordre et laissera assez peu de prisonniers aux Allemands.

22 août 1942 : le Brésil déclare la guerre aux forces de l’Axe. « Officiellement neutre, dès janvier 1942 cependant il accepte d’accueillir plusieurs bases de l’armée de l’air et de la marine américaine. En représailles, les allemands envoient patrouiller des sous-marins dans l’Atlantique sud. Ils coulent ainsi plus d’une vingtaine de navires brésiliens. Formée et constituée sur le modèle de l’US Army, la Force expéditionnaire brésilienne combat en Italie. A la fin du conflit, les brésiliens déplorent 443 tués sur les 25 000 hommes engagés. Inauguré en 1960, un mausolée à Rio de Janeiro abrite leurs sépultures ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

22 aout 1962 : attentat du Petit-Clamart. Un commando de 6 hommes de l’OAS commandé par le LCL Bastien-Thiry tend une embuscade à la voiture du général de Gaulle en route vers l’aérodrome de Villacoublay. Malgré 14 impacts dans la carrosserie, le couple présidentiel en réchappe. Bastien-Thiry est fusillé le 11 mars 1963.

A savoir :  

jusqu’au 18 septembre 2016 : exposition « Bêtes de guerre » au Muséum de Marseille – Palais Longchamp.

jusqu’au  25 septembre 2016 : exposition « 1914-1918, la Mer en guerre » au Château de Vincennes.




Un article de MARIANNE : Balard, l’armée dans sa tour d’ivoire

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Balard, l’armée dans sa tour d’ivoire

Intéressant article de Thomas Hofnung sur le site de l’hebdomadaire Marianne  (www.marianne.net) - Dimanche 24 Juillet 2016 à 11:00 

Le ministère de la Défense, qui regroupe désormais tous les états-majors militaires, a été transféré dans le quartier de Balard, dans le sud de Paris. Laissant un amer sentiment d’isolement chez les hauts gradés. 

Le nouveau site du ministère de la Défense est surnommé « le Balardgone », en référence au Pentagone américain.

Depuis le périphérique, entre la porte de Sèvres et la porte de Versailles, on aperçoit sa curieuse silhouette coiffée d’un toit en ardoise qui se découpe dans le ciel parisien. Celle d’un avion furtif, selon les concepteurs du bâtiment. Surnommé le « Pentagone à la française », le cœur du siège du ministère de la Défense a en réalité une forme hexagonale. Tout le monde aura compris la métaphore.

Depuis l’an dernier, les armées disposent d’une nouvelle adresse, dans le quartier de Balard. Neuf mille trois cents hommes et femmes ont été rassemblés là, dans le sud de la capitale. Les trois états-majors (Terre, Marine, Air), la Direction générale de l’armement (DGA), les services administratifs y ont été regroupés. Manque toutefois à l’appel une figure de premier plan : le ministre lui-même ! Jean-Yves Le Drian boude le bureau et le logement de fonction qui lui sont réservés à Balard, préférant demeurer au cœur du prestigieux hôtel de Brienne, à deux pas de l’ Assemblée nationale.

« C’est pratique… »

Les politiques, eux, n’ont pas laissé le choix aux galonnés. D’abord par souci de rationalisation, sur un plan financier, mais aussi opérationnel. Jadis, le chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers (le frère de l’autre), passait plusieurs heures par jour dans sa voiture de fonction à faire la tournée des popotes. Les différents états-majors étaient disséminés dans la capitale. Aujourd’hui, tout le monde est logé à la même adresse, et à la même enseigne.

AUJOURD’HUI, TOUT LE MONDE EST LOGÉ À LA MÊME ADRESSE

Au détour d’un des nombreux couloirs de ce bâtiment sans âme aux allures de labyrinthe, on longe les bureaux des chefs d’état-major d’armée commandant la Marine nationale, l’armée de l’Air et l’armée de Terre, et ceux de leurs adjoints. Chacun dispose de sa salle à manger pour recevoir ses invités. Cela vaut mieux, à en croire un officier supérieur : « Le bureau de l’amiral qui commande la marine est tellement petit qu’il a honte d’y recevoir ses homologues. » Rien à voir avec l’hôtel de la Marine, jouxtant la place de la Concorde.

Quant au bureau du chef d’état-major des armées, il donne désormais sur une cour intérieure plantée du « Balardgone » en lieu et place du superbe bâtiment qui se trouve à l’entame du boulevard Saint- Germain, à un jet de pierre de l’ Assemblée nationale. Le « patron » des armées fait contre mauvaise fortune bon cœur : « C’est pratique, j’ai tout le monde sous la main et, en cas d’urgence, on peut se réunir en un clin d’œil », explique le général de Villiers.

Du centre au périph

Pratique, effectivement, lors-qu’une attaque terroriste se produit à Bamako (Mali) ou Ouagadougou (Burkina Faso). Le général de Villiers n’a qu’ à prendre l’ascenseur situé dans son bureau pour rejoindre le Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), installé dans un sous-sol ultra sécurisé. Là, dans le saint des saints des armées françaises, interdit aux regards extérieurs, il fait face à une forêt d’écrans affichant les images envoyées en temps réel par les drones et les satellites qui surveillent les zones « chaudes » du globe. Ainsi, le « CEMA » (chef d’état-major des armées) a-t-il pu suivre en direct l’assaut donné par les forces spéciales françaises contre les terroristes qui avaient pris en otages des clients d’un grand hôtel à Bamako.

« EN NOUS REGROUPANT, IL NOUS ISOLE »

Mais ces avantages fonctionnels, s’ils sont indéniables, n’effacent pas tout à fait le petit goût amer qui persiste dans la bouche des responsables militaires. Outre des coûts de fonctionnement ubuesques (NDLR : Balard est l’objet d’un PPP), le haut commandement vit désormais dans une sorte de bulle, coupée du monde extérieur. « C’est tout le paradoxe du choix qui a été fait par le politique : en nous regroupant, il nous isole », remarque-t-on au Balardgone. Et, pendant que le ministre reçoit ses hôtes dans le bureau de Clemenceau ou de De Gaulle, rue Saint-Dominique, les militaires ont le sentiment d’avoir été relégués. Comme si on avait voulu les « banaliser », dit l’un, ou les « remettre à leur place », dit un autre. Celle d’un corps qui, jadis, occupait une place centrale au sein du pouvoir et de la nation. Et qui aujourd’hui, hormis chaque 14 juillet, est situé à la périphérie de la République… Le long du périphérique.

 




Chronique historique – 29 juillet

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Ceci est la dernière chronique de l’été fournie par le SHD  - reprise le 22 août

29 juillet 1588 : l’armada espagnole repérée au large de Plymouth (Angleterre). Partis de Lisbonne pour opérer un débarquement en Angleterre, les 130 bateaux (30 000 hommes) de la flotte de Philippe II d’Espagne se font repérer alors qu’ils croisent au sud de l’Angleterre et se dirigent vers Calais (Gravelines) où les attendent des transports de troupes. L’opération se solde les 7 et 8 aout suivants par un cuisant échec dû principalement aux très mauvaises conditions météorologiques qui dispersent et détruisent une bonne partie de ce que les Anglais vont ensuite appeler par dérision, l’Invincible Armada. 

29 juillet 1683 : bombardement d’Alger (Alger). Louis XIV a ordonné à l’amiral Duquesne de bombarder le port d’Alger afin de délivrer un message clair au Dey Hassan qui soutient la piraterie maritime en Méditerranée. Les puissances européennes, en conflit sur le continent, n’ont pas beaucoup de moyens à consacrer au contrôle de la Méditerranée si bien que les actes de piraterie finissent par coûter cher en hommes, navires et marchandises. Les Anglais bombardent Tripoli en 1675 incitant les pirates et corsaires à privilégier les cibles françaises. En 1682, un navire français de la royale est capturé et son équipage vendu comme esclave. Le 26 juin, le premier bombardement du port par Duquesne et ses galiotes à bombes (mortiers) permet de libérer des esclaves et d’entamer des pourparlers qui provoquent malheureusement une révolution de palais, laquelle ordonne… la reprise de la piraterie et l’exécution du consul français à Alger, le père Jean Le Vacher. Celui-ci est attaché devant la bouche du canon Baba-Merzoug qui le pulvérise. 16 autres français sont ainsi exécutés le 28 juillet. Duquesne réplique par un intense bombardement jusqu’au 29 juillet qui incite le Dey à libérer d’autres esclaves et à envoyer un émissaire à Louis XIV pour lui demander pardon.

29 juillet 1778 : début de la bataille de Rhodes Island (actuels Etats-Unis). Venant de New York avec sa flotte, le vice-amiral d’Estaing force le blocus du port de Newport pour appuyer les troupes américaines du général Sullivan en difficultés face aux Anglais qui occupent la ville et s’apprêtent à effectuer une sortie. Il ferme ensuite l’accès à New Port et à la baie de la Providence où se trouvent des bâtiments anglais qu’il détruit (6 bateaux). La bataille proprement dite n’aura lieu que début Aout. C’est la première tentative réelle de coordination des efforts de guerre localement entre Français et Américains insurgés.

29 juillet 1817 : suppression du corps des inspecteurs aux revues. « Il avait dans ses attributions l’administration et la surveillance des corps, la gestion des conseils d’administration et la gestion du personnel. L’attribut de leurs boutons fut repris dès 1830 par les intendants et a perduré jusqu’à l’extinction des commissaires de l’armée de terre ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

29 juillet 1836 : inauguration de l’Arc de triomphe (place de l’Etoile – Paris). Napoléon Ier, au lendemain de la bataille d’Austerlitz déclare à ses soldats: « Vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des arcs de Triomphe » et ordonne la construction de l’arc le 18 février 1806. Son projet initial était d’en faire le point de départ d’une avenue traversant notamment le Louvre et la place de la Bastille. Lors des premières défaites napoléoniennes (Campagne de Russie en 1812), la construction fut interrompue, puis abandonnée sous la Restauration, avant d’être finalement reprise et achevée entre 1832 et 1836, sous Louis-Philippe. Sous l’Arc, se trouve la tombe du Soldat inconnu de la Première Guerre mondiale. La flamme qu’il abrite commémore le souvenir des soldats morts au combat et ne s’est jamais éteinte : elle est ravivée chaque soir par des associations d’anciens combattants ou de victimes de guerre. 

29 juillet 1939 : création des marins pompiers de Marseille. A la suite de l’incendie des Nouvelles Galeries, un décret-loi crée le bataillon des marins pompiers de Marseille. C’est l’une des unités les plus importantes de la Marine Nationale de par ses effectifs (2400).

29 juillet 1958 : création de la NASA (Washington). Eisenhower signe l’acte de création de l’agence autorisée par le congrès américain. La NASA est initialement une réponse aux premiers exploits spatiaux soviétiques (4 octobre 1957 : Spoutnik 1 en orbite,  3 novembre 1957 : Spoutnik 2 orbite avec la chienne Laika).

jusqu’au 27 août 2016 : spectacle son et lumière « La Nuit aux Invalides » dans la Cour d’honneur des Invalides (séance à 22h30).

jusqu’au 18 septembre 2016 : exposition « Bêtes de guerre » au Muséum de Marseille – Palais Longchamp.

jusqu’au  25 septembre 2016 : exposition « 1914-1918, la Mer en guerre » au Château de Vincennes.

 

 







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