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27092013



Chronique historique : 16 janvier

16012019

16 janvier 1809 : bataille de La Corogne (Espagne).

Après avoir pris Madrid, Napoléon se retrouve face à l’armée espagnole de Galice et au corps expéditionnaire anglais du général Moore. Les 35 000 hommes de Moore, épuisés et affamés, se signalent par leur comportement douteux à l’égard de la population espagnole qui leur montre autant d’hostilité qu’aux Français. Alors que les Espagnols ont été battus à Uclès 3 jours plus tôt par Victor, Soult quant à lui, bat Moore à La Corogne. Le contingent britannique est contraint au rembarquement dans la nuit, ce qui permet à Napoléon de contrôler toute la Galice.

Les rigueurs de l’hiver espagnol ajoutées au manque de communications entre les armées anglaises et espagnoles ont contribué à cette défaite des alliés. Les pertes sont cependant identiques dans les deux camps.

 16 janvier 1917 : interception du télégramme Zimmerman.

Les services britanniques interceptent un télégramme secret envoyé par le secrétaire d’Etat allemand aux Affaires étrangères, Zimmerman, à son homologue mexicain dans lequel il annonce que l’Allemagne s’apprête à relancer la guerre sous-marine à outrance.

Il propose aussi au Mexique de déclarer la guerre aux États-Unis moyennant la récupération des états de Californie et du Nouveau Mexique à l’issue du conflit et ce, afin de les fixer sur leur frontière Sud et de les empêcher de prendre partie pour les Alliés.

Cette interception sera transmise au président américain Wilson le 3 février. Les États-Unis n’entreront pourtant en guerre contre l’Allemagne que le 6 avril 1917.

 16 janvier 1944 : Eisenhower nommé commandant suprême des opérations alliées en Europe.

 16 janvier 1977 : échec de l’opération « Omega » (Bénin). 

Le mercenaire Bob Denard tente, avec 90 hommes, un coup d’Etat au Bénin pour renverser le régime marxiste du président Mathieux Kérékou. L’opération échoue complètement, l’armée béninoise étant prête à entrer en action dès l’atterrissage des mercenaires à Cotonou. Dénard a été condamné en France à 5 ans de prison lors du procès (1993) de cette affaire. Il est décédé en 2007.

Lire « Le syndrome Foccart » de Jean-Pierre Bat.

 16 janvier 1979 : exil du Chah d’Iran.

Le Chah Pahlavi et la reine Farah Diba quittent définitivement l’Iran. L’Ayatollah Khomeiny rentre de son exil français en Iran 15 jours après et sous les acclamations de la foule. Il instaure la République islamique fondée sur le chiisme.




Chronique historique : 15 janvier

15012019

15 janvier 1835 : Stendhal est fait chevalier de la Légion d’honneur.

Henri Beyle (de son vrai nom) a été sous-lieutenant de Dragons durant la campagne d’Italie de 1800 à 1802 puis commissaire aux armées. Armées qu’il suit en Italie, Allemagne, Autriche et Russie.

Lire ou relire Le rouge et le noir, La chartreuse de Parme,..

 15 janvier 1871 : bataille de la Lizaine (Doubs).

Deux jours après sa victoire à Villersexel, Bourbaki tente de forcer la ligne de défense établie par les troupes de von Werder le long de la Lizaine. Malgré des forces trois fois supérieures en effectif, les troupes françaises ne peuvent forcer le passage et reprendre Montbéliard. Les troupes se lancent dans la traversée du Jura. L’odyssée de « l’armée de Bourbaki » commence.

 15 janvier 1894 : attaque du détachement Bonnier (Tacoubao – actuel Mali).

Le bivouac du LCL Bonnier est attaqué dans la nuit par des Touaregs. Venant de récupérer les survivants de la flottille du lieutenant de vaisseau Boiteux (attaquée à Kabara), Bonnier voulait faire sa jonction avec la colonne Joffre arrivant de Segou dans le cadre de la conquête de Tombouctou. 77 morts dont 13 cadres

 15 janvier 1900 : Lyautey publie « Du rôle colonial de l’armée » dans la Revue des deux mondes.

Neuf ans après son « Rôle social de l’officier » (1891), Lyautey publie un article dans la célèbre revue, lequel est aussi publié chez Armand Colin.

 15 janvier 1915 : naufrage du sous-marin Saphir (détroit des Dardanelles).

Le LV Fournier commandant du Saphir est obligé de faire surface en plein détroit à la suite d’une série d’avaries. Pris sous le feu des forts turcs, l’équipage évacue après avoir sabordé le bâtiment.
Seuls 10 hommes survivent sur les 24.
Ils sont internés dans un camp de prisonniers turc après l’interrogatoire mené par le général allemand Liman von Sanders, conseiller militaire auprès de l’empire ottoman.

Sur les 5 sous-marins ayant reçu mission d’opérer en mer de Marmara, seul le Bernoulli du LV Defforges parvient à remonter le détroit puis à revenir en mer Égée (avril 1915)

 15 janvier 1919 : assassinats de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht (Berlin).

Profitant de la défaite allemande de novembre 1918, les Spartakistes tentent d’importer la révolution bolchevique en Allemagne. La répression par la toute jeune république de Weimar aidée des corps francs est particulièrement rude. Les meneurs du mouvement révolutionnaire, Liebknecht et Luxemburg, sont arrêtés chez eux par l’armée et exécutés sommairement

 15 janvier 1941 : attaque du poste de Ban Dou (Cambodge).

L’armée thaïlandaise lance une véritable armée contre le petit poste de la RC 10, commandé par l’ADC Durazzi et tenu par une soixantaine de tirailleurs annamites et de gardes cambodgiens. Ils se replient en bon ordre causant 300 morts chez les Thaïs, ne perdant eux-mêmes que 8 hommes dont le sergent Boulle

 15 janvier 1943 : Inauguration du Pentagone.

Situé à Arlington en Virginie, il abrite le quartier général du département de la Défense américaine. Actuellement le plus grand bâtiment de bureau au monde, il ne compte pas moins de 28 km de couloirs, 161 00 km de câble téléphonique pour 25 000 lignes, 7554 fenêtres sur 24 mètres de haut pour 281 mètres par côté. Construit en béton armé, il a été renforcé de kelvar à la fin des années 90.

Le vol AA77 s’écrase sur son aile ouest le 11 septembre 2001 faisant 189 morts dont 125 au sol. Cet attentat est survenu pour le 70e anniversaire du début de sa construction, le 11 septembre 1941.

 15 janvier 1963 : création de la cour de sûreté de l’État. (France).

A la suite de l’arrêt d’invalidation du Haut Tribunal Militaire rendu par le Conseil d’État, le général de Gaulle institue la Cour de sûreté de l’État.
Le Haut Tribunal militaire avait été mis en place par voie d’ordonnance, dans le cadre de l’article 16, décrété après le putsch d’avril 1961.
Saisi, le Conseil d’État l’avait jugé illégal, par la forme de sa création et par le fait que ses jugements étaient rendus sans appel.

Furieux, et voulant faire juger rapidement les auteurs de l’attentat du Petit-Clamart, de Gaulle a pris une autre ordonnance recréant exactement la même instance, en changeant simplement son appellation, la Cour de Sûreté de l’État.

Estimant que cette juridiction était illégale à la base, François Mitterrand l’a dissoute dès son accession au pouvoir en 1981.




Chronique historique : 14 janvier

14012019

14 janvier 1526 : signature du traité de Madrid.

Prisonnier de Charles Quint depuis sa défaite à Pavie (24 février 1525), le roi de France, François Ier accepte de renoncer à ses prétentions en Italie, au duché de Bourgogne, remet ses deux fils en otage (dont le futur Henri II) et promet d’épouser Éléonore de Habsbourg, sœur de Charles Quint. Libéré le 17 mars 1526, il s’empresse de faire casser le traité par le Parlement de Paris. Il épousera pourtant Éléonore en 1530.

Monarque emblématique de la Renaissance, François Ier, tout en se réclamant de l’idéal de la chevalerie est un des précurseurs du réalisme politique, scandalisant l’Europe chrétienne en s’alliant avec Soliman le magnifique contre les Habsbourg et choquant les catholiques en faisant de même avec les princes protestants.

 14 janvier 1703 : Vauban, maréchal de France.

Louis XIV élève à la dignité de maréchal de France le plus grand de ses ingénieurs militaires.

 14 janvier 1850 : naissance de Pierre Loti (Rochefort).

De son vrai nom Julien Viaud. Il entre à l’École navale à Brest en 1867. Académie française en 1891. Capitaine de vaisseau en 1906. Lorsque la guerre 1914-1918 éclate, il a 64 ans et la Marine le juge trop âgé pour servir. Il rempile donc dans l’armée de Terre avec le grade de colonel. Il décède en 1923.

 14 janvier 1858 : attentat contre Napoléon III (Paris).

Felice Orsini, révolutionnaire italien désirant l’unité italienne lance, avec des complices, trois bombes contre le carrosse impérial qui arrive devant l’opéra. On dénombre 12 victimes dans le convoi. Eugénie et l’empereur en réchappent car des plaques de fer ont été judicieusement glissées en guise de protection, dans les parois en bois du carrosse. Orsini reproche à l’empereur d’avoir abandonné son idéal de jeunesse (il complotait lui aussi dans la Charbonnerie italienne) et d’avoir aidé militairement (1849) le pape Pie IX à revenir au Vatican alors que Mazzini l’en avait chassé.

 14 janvier 1895 : prise de Majunga (Madagascar).

Le corps expéditionnaire du général Duchesne et le capitaine de vaisseau Bienaimé, commandant le croiseur Primauguet, s’emparent de la ville. Les compagnies d’infanterie de Marine du capitaine Belin sont les premières à débarquer.

 14 janvier 1917 :  Mort du S/Lt. Andre Jean Delorme.

« As » français de la Première guerre mondiale, 5 victoires homologuées, dont 2 en collaboration et 6 victoires non homologuées.

Ingénieur-mécanicien. Il entre au service actif dans l’infanterie, le 1er octobre 1911,puis observateur d’artillerie jusqu’au 26 janvier 1915. Breveté pilote militaire n° 1037 obtenu à l’école d’aviation militaire de Pau le 5 juin 1915, il est affecté à l’escadrille C56 du 21 juin au 11 octobre 1916. Blessé le 30 juillet dans un combat aérien, il est évacué sur l’hôpital de Châlons-sur-Marne du 31 juillet au 26 août 1916, puis en convalescence du 27 août au 26 septembre 1916. Il rejoint l’escadrille, le 27 septembre 1916. Affecté à l’escadrille N 38 du
11 octobre 1916 jusqu’à sa mort. Le sous-lieutenant Delorme décède des suites d’un accident aérien, aux commandes d’un Nieuport 17, à l’ambulance (hôpital de campagne) 7/2, de Cuperly (Marne), le 14 janvier 1917. Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille Militaire, Croix de Guerre, 5 citations à l’ordre de l’armée, André Delorme repose dans le cimetière du Soleil à Saint Etienne.

 14 janvier 2011 : fuite du président tunisien Ben Ali. (Tunisie).

Après 23 années passées à la tête de l’État tunisien, Ben Ali choisit de fuir vers l’Arabie saoudite, n’étant pas parvenu à calmer une révolte populaire débutée le 17 décembre 2010




Chronique historique : 12 janvier

14012019

12 janvier 1813 : début du siège de Dantzig (actuelle Gdansk – Pologne).

Au terme de la funeste campagne de Russie, le général Rapp prend le commandement de la place de Dantzig, à partir de laquelle il doit couvrir la retraite de l’empereur. Rapp, bien qu’en infériorité numérique remplit parfaitement sa mission et mène plusieurs contre-offensives qui mettent à mal les forces russes assiégeantes. Le nouvel hiver qu’il doit affronter sans ravitaillement à la fin de l’année 1813, lui enlève toutefois les deux tiers de ses forces. Il se résout finalement à négocier sa reddition et capituler le 29 novembre 1813 (plus de dix mois après).Depuis la campagne d’Egypte, le général Rapp (nommé à 32 ans) a participé à toutes les batailles majeures conduites par Napoléon (Marengo, Austerlitz, Iéna, Essling, la Moskowa…) au cours desquelles il a reçu pas moins de 24 blessures. Déjà gouverneur de Dantzig en 1809, il aurait désapprouvé la campagne de Russie auprès de Napoléon lui-même, sans pour autant remettre en cause sa fidélité à l’empereur. Lire Rapp, le sabreur de Napoléon de Philippe Jéhin.

12 janvier 1852 : naissance de Joseph Joffre (Rivesaltes). Lire la biographie du LCL Rémy Porte, Joffre et le site Chemins de mémoire.

12 janvier 1919 : les Corps-francs allemands écrasent les Spartakistes

. (Berlin principalement). Moins de deux mois après la capitulation allemande, les révolutionnaires spartakistes (mouvance bolchevik constituée de soldats démobilisés, de chômeurs,…) décrètent la grève générale en Allemagne le 6 janvier, et s’arment  pour prendre le pouvoir. Le jour même, le ministre de la défense, Gustav Noske, fait appel aux corps-francs pour empêcher que le pays ne suive l’exemple russe. Après une « semaine sanglante » de combats urbains, ceux-ci reprennent le contrôle des grandes villes. A cause de cette répression sanglante, le socialiste Noske est surnommé « le boucher ». Beaucoup d’Allemands, encore abasourdis par la capitulation du 11 novembre 1918, attribuent la défaite aux traitrises de l’arrière : C’est le mythe du « coup de poignard dans le dos ». Pour les membres des corps francs, la tentative révolutionnaire spartakiste en est une preuve. Sur les corps francs, lire : Les réprouvés et L’épopée des corps-francs de Ernst von Salomon et L’histoire de l’armée allemande de benoît Méchin.

12 janvier 1943 : début de l’opération Etincelle « ou Iskra en russe, visant  à établir un corridor avec Leningrad assiégée par les Allemands

. Au prix de près de 34 000 tués et disparus contre 12 000 Allemands, les Soviétiques créent un corridor dans le dispositif allemand. Tandis que les combats font toujours rage, il est décidé de construire une voie de chemin de fer afin de ravitailler plus rapidement Leningrad. Ce succès passera au second plan avec la chute de Stalingrad, mais la ville peut désormais avoir un soutien plus régulier et les civils être évacués des zones de combat. Lors de cette opération, les Russes capturent leur premier Tigre 1 intact ».  CNE Jean-Baptiste P.

12 janvier 1954 : doctrine des « représailles massives » (Washington)

. Foster Dulles, secrétaire d’Etat américain, officialise cette doctrine qui repose à ce moment –là sur la supériorité nucléaire américaine, afin de garantir aux membres européens de l’OTAN un engagement militaire maximum des Etats-Unis en cas d’agression soviétique : Puisque les Etats-Unis sont les plus forts, ils estiment que l’URSS ne risquera pas une attaque où elle a tout à perdre. En 1962, changement de doctrine, Mac Namara optera pour la  « réponse graduée ».




Chronique historique : 11 janvier

11012019

ERRATUM pour le 10 janvier 1920 : naissance de la SDN et entrée en vigueur du traité de Versailles. « C’est surement aussi ce traité qui a contribué à déclencher la seconde [guerre mondiale] tant il pesait (psychologiquement et économiquement) sur l’Allemagne ».                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        A noter cependant : les clauses économiques du traité de Versailles ont été très allégées en 1924 (plan Dawes), puis 1930 (plan Young) et supprimées en 1932. De plus, l’essentiel des autres exigences a été accepté au traité de Locarno (1925), avec la garantie de la Grande-Bretagne et de l’Italie. La responsabilité du traité de Versailles dans la guerre est, pour le moins, à nuancer. En revanche, si le gouvernement français avait fait respecter la clause de démilitarisation de la rive gauche du Rhin, violée par Hitler le 7 mars 1936, le régime nazi se serait probablement effondré.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  Merci au Prof. Jacques Fremeaux.

11 janvier  - 49 avant Jésus-Christ : César franchit le Rubicon (Italie).

Jules César sommé par le Sénat de rentrer à Rome (sans ses légions), se livre à une intense réflexion avant de décider de sa conduite. Il vient de remporter la guerre des Gaules et sa popularité dans les troupes et à Rome ne cesse d’augmenter or, le Sénat, fragile à cette époque, ne veut pas d’un général trop puissant. C’est pourquoi il ordonne à César de se présenter devant lui en simple citoyen, ce qui le mettrait en fait à la merci de ses ennemis (notamment Pompée, son ancien allié).En obéissant, il se perd. En désobéissant, ce général ambitieux risque le tout pour le tout et décide de franchir le Rubicon avec ses légions pour prendre le contrôle de Rome. Plutarque et Suétone lui attribuent la phrase désormais célèbre de celui qui enfreint la légalité en connaissance de cause : Alea jacta est ! (le sort en est jeté). Le Rubicon est un petit fleuve frontière entre les terres directement administrées par Rome et la Gaule Cisalpine où César est proconsul.

Lire aussi Herodote

 11 janvier 1871 : combat d’Arcey.  

Après sa victoire à Villersexel le 9 janvier 1871, l’armée de Bourbaki ne reprend sa progression sur Belfort que le 11. Le 13, elle se heurte à des avant-postes prussiens du XIVe corps à la hauteur du village d’Arcey, qu’elle enlève, ainsi que plusieurs autres localités. C’est le dernier succès français de la guerre de 1870-1871.

 Sur le sujet lire L’Armée de l’Est, 1870-1871 du Colonel Ortholan.

 11 janvier 1915 : remise du drapeau à la brigade de fusiliers marins « du contre-amiral Ronarc’h par le président de la République, Raymond Poincaré. La brigade Ronarc’h s’est, entre autres, illustrée à la bataille de Dixmude, en Belgique, à l’automne 1914. En grande infériorité numérique face à l’ennemi, les marins reçoivent l’ordre de tenir au moins quatre jours. Ils ne quittent Dixmude que trois semaines plus tard en ayant infligé des pertes très importantes aux attaquants, mais au prix de 3 000 morts et blessés ». (CESM). 

11 janvier 1923 : début de l’occupation complète de la Ruhr par les Français.

« Suite au soulèvement communiste de 1920, les Français et les Belges occupent, conformément au traité de Versailles la région de Duisbourg et une partie de la zone démilitarisée. Devant l’impossibilité de la république de Weimar de pouvoir s’acquitter des réparations de guerre, les Français occupent la totalité de la Ruhr. Les autorités allemandes ripostent par le Ruhrkampf ou la résistance passive : les mineurs et cheminots refusent d’obéir aux Français et entrainent la paralysie économique de la région. Le Ruhrkampf se termine en septembre 1923 devant l’inflation galopante du Mark. Le retrait des troupes étrangères a lieu après l’application du plan Dawes.

11 janvier 1952 : mort de de Lattre de Tassigny (Paris).

Le général d’armée Jean de Lattre de Tassigny, affectueusement surnommé le roi Jean par ses hommes, meurt à 62 ans. « Il a choisi la cavalerie à la sortie de Saint-Cyr (de la promotion qui précède celle des Juin, de Gaulle ou Bethouard) et sera d’ailleurs blessé par la lance d’un uhlan dans les premières semaines de la Grande Guerre en 1914 (voilà donc un homme qui aura combattu à cheval comme officier subalterne et qui connaîtra l’entrée dans l’ère atomique comme général d’armée). Mais, lorsque commencera la guerre des tranchées où la cavalerie n’avait plus sa place, il demandera à passer dans l’infanterie. C’est ainsi que, peu avant la Deuxième Guerre mondiale, il commandera le 151e R.I. à Metz, laissant dès cette époque le souvenir d’un chef au comportement atypique. Dans l’armée d’armistice, il commande la Région dont le siège est alors à Montpellier et galvanise ses troupes pour la préparation de la revanche, tout en s’intéressant de très près à la jeunesse des camps de jeunesse. Ses tentatives pour s’opposer à l’invasion de la zone sud en novembre 42 lui valent d’être emprisonné par le gouvernement de Vichy… Il s’évade de la prison de Riom avec le concours de sa femme et de son jeune fils Bernard. Il gagne Londres puis Alger. Pour les combats de la Libération et la période qui suit, il prend des décisions et donne des impulsions qui réorientent puissamment l’armée de terre : Amalgame des troupes venues d’Afrique du Nord et des unités FFI. Création de l’école des cadres de Rouffach, dont l’esprit orienté vers une vie rustique en plein air et la pratique intensive du sport anticipe le style qu’il impulsera à Saint-Cyr dont il obtient l’installation à Coëtquidan, en lieu et place de la banlieue parisienne. Amalgame à Saint-Cyr – Coëtquidan des recrutements directs et semi-directs au sein de l’École Spéciale Militaire Interarmes, qui allait exister jusqu’en 1960. Le commandement en chef en Indochine lui échoit sur sa demande alors qu’il était inspecteur général de l’armée de terre (Juin avait décliné la proposition). Le témoignage de son fils Bernard, alors lieutenant sur ce théâtre d’opérations et qui devait y laisser la vie, a incontestablement joué un rôle dans cette décision. Nommé maréchal de France sur son lit de mort, il est inhumé dans son village vendéen de Mouilleron-en-Pareds, où il est le concitoyen de Clemenceau ». GA Jean-René Bachelet. 

 11 janvier 1988 : décès  de Gregory « Pappy » Boyington.

« Passé à la postérité grace à la série télévisée Les têtes brûlées, Boyington exista vraiment et s’illustra comme pilote de l’USMC durant le second conflit mondial. D’origine Sioux, son caractère indiscipliné le conduit à démissionner avant de rengager et de se retrouver avec les Tigres volants en Chine où il obtiendra 6 victoires. Il prend ensuite la tête de l’escadrille VMF 214, appelée The Black Sheep, où il est appelé Pappy du fait de son âge. Ses 30 ans font de lui un ancien par rapport aux autres pilotes dont la moyenne d’âge est de 20 ans. Abattu et déclaré mort en janvier 1944, la Medal of Honor lui est décernée : en réalité, il est prisonnier des japonais. Libéré en août 1945, promu colonel, et détenteur de 28 victoires, sa carrière militaire s’achève. Il écrit ses mémoires intitulée Baa baa black sheep qui inspireront le créateur des Têtes brûlées ».  CNE Jean-Baptiste P.   

 11 janvier 2013 : lancement de l’opération Serval (Mali).  




Chronique historique : 10 janvier

11012019

10 janvier 1430 : création de l’ordre de la Toison d’or (Saint-Ouen – actuelle Seine-Saint-Denis). Philippe le Bon, duc de Bourgogne décide la création de cet ordre de chevalerie pour fidéliser ses nobles,  imiter ses grands rivaux européens, et en même temps s’affirmer face à ces derniers : En 1348, l’Anglais Edouard III crée la Jarretière, le Français Jean le Bon, instaure quant à lui en 1351, l’ordre de l’étoile (aujourd’hui disparu).  La Toison d’or existe toujours et est reconnue officiellement par la République française à travers la grande chancellerie de la Légion d’honneur. Nicolas Sarkozy l’a reçue de Juan Carlos devenant le 1202ème membre. L’actuel Grand maître  de l’ordre est le roi d’Espagne Philippe VI.

10-11 janvier 1871 : bataille du Mans. L’armée de la Loire du général Chanzy, en  retraite depuis la défaite de Loigny (2 déc 1870) qui avait à nouveau livré Orléans aux Prussiens, tente vainement de reprendre l’initiative. Composée de troupes disparates mal équipées et peu entraînées, l’armée s’effondre entre autres en raison de la supériorité technique de l’artillerie allemande et des rigueurs de l’hiver. Les unités bretonnes ont été dotées uniquement de fusils à chargement par le canon et non du fusil Chassepot pourtant produit à 1 200 000 exemplaires à cette date parceque Gambetta ne voulait pas prendre le risque d’en doter ces « chouans potentiels ».

10 janvier 1920 : naissance de la SDN et entrée en vigueur du traité de Versailles. La Société Des Nations est créée à Genève par 32 États membres le jour de l’application du traité de Versailles ayant mis fin à la Première Guerre Mondiale. C’est surement aussi ce traité qui a contribué à déclencher la seconde tant il pesait (psychologiquement et économiquement) sur l’Allemagne.

10 janvier 1929 : naissance du journaliste globetrotter Tintin (Bruxelles). Le dessinateur Hergé (de son vrai nom, Georges Rémi) publie à 21 ans dans la revue belge Le petit vingtième, la première aventure de son héros Tintin au pays des Soviets. Anti-communiste, la BD fait partie des premières dénonciations grand public du bolchevisme. L’album paru en noir et blanc ne connaîtra de réédition en couleur qu’en … 2017.

10 janvier 1971 : mort de Coco Chanel (Paris). Gabrielle Chasnel meurt à 87 ans au Ritz. Celle qui est à l’origine d’un des fleurons de la mode féminine française et tout simplement mondiale est aussi connue, pour les archives, sous le nom de code « Westminster » ou agent F-7124 de l’Abwehr. Célèbre dès les années 1920 et connaissant beaucoup de personnalités européennes, elle est recrutée en 1941 par le service de renseignement allemand pour son carnet d’adresse. Fidèle en amitié et totalement hermétique au « qu’en dira-t-on », elle écrit régulièrement après-guerre à Walter Schellenberg, emprisonné après avoir été condamné à 6 ans de prison à Nuremberg. Libéré en 1951, l’ex responsable des renseignements de la SS sera soutenu financièrement par Mademoiselle Chanel jusqu’à sa mort le 31 mars 1952. Ses funérailles seront payées par Mademoiselle Coco Chanel.

10 janvier 1989 : les Cubains commencent leur retrait d’Angola. En treize ans (depuis novembre 1975), près de 310 000 soldats cubains sont venus combattre en Angola. Au moins 5 000 d’entre eux ont trouvé la mort, principalement dans les combats contre l’UNITA de Savimbi et les troupes Sud-Africaines.
10 janvier 2013 : mission de sauvetage à hauts risques (Somalie – Bulo Marer). Un commando du service action de la DGSE attaque dans la nuit du 10 au 11, la cache où est retenu l’agent Denis Allex. Kidnappé le 14 juillet 2009 à Mogadiscio, il est tué par ses ravisseurs lors de l’assaut visant à le libérer. Deux commandos meurent au combat. Le lendemain, de l’autre côté de l’Afrique (au Mali), est déclenchée l’opération Serval.




Chronique historique : 9 janvier

9012019

9 janvier 1778 : mort d’un hussard célèbre (Luzancy – près de Meaux).  

Emigré hongrois et excellent capitaine au service de la France, Ladislas Ignace de Bercheny, obtient de Louis XV le droit de recruter un régiment de cavaliers hongrois qu’il part chercher à Constantinople (1720). Il emmène dès lors son régiment dans tous les conflits de Louis XV. Il est inspecteur des Hussards puis maréchal de France (1758). Il meurt à 89 ans après une vie de guerres au moins aussi intense que celle du général Lasalle (1775-1809) qui déclarera beaucoup plus tard et comme tout le monde sait, « Tout Hussard qui n’est pas mort à 30 ans est un jean-foutre ».  

A noter : « Le premier régiment de hussards français fut levé en 1692 par Corneberg et réformé en 1697. Entre 1705 et 1709, il y eut trois régiments (Verseilles, Poldeack et Saint-Geniès devenu ensuite Rattzky), deux entre 1709 et 1716 (Rattzky et Verseilles), puis un seul de 1716 à 1720 (Rattzky). C’est seulement en 1720 que Berchény leva son régiment de hussards au service de la France ». 

Sur les hussards, lire l’excellent ouvrage Valentin Joseph Comte Esterhazy (1705-1743) – Premier mestre de camp du 2ème régiment de Hussards de Pierre Merkling. 

 9 janvier 1799 : création du régiment des dromadaires (Égypte).

Bonaparte crée par décret l’unité qui servira jusqu’à la fin de la campagne d’Égypte. En effet, l’armée d’Orient a débarqué avec des cavaliers démontés et les chevaux disponibles localement ne répondent pas à un usage militaire. Les capacités de ces animaux sont très appréciées, ils permettent des élongations journalières de 60 km avec des soins réduits.  Le général Faidherbe (1818-1889) développe l’emploi des dromadaires au Sénégal pour le transport du ravitaillement. La première unité combattante méhariste n’est vraiment créée qu’en 1891 à El Goléa (actuelle Algérie). 

 9 janvier 1871 : combats de Vibraye (près de Saint-Maixent).

Le Corps Cathelineau et quelques troupes dont les Mobiles de la Dordogne auxquels appartient le caporal Léon Bloy affrontent au niveau de Vibraye l’armée prussienne qui avance toujours vers l’Ouest. Les Français doivent se replier vers le Mans où ils vont subir une défaite décisive quelques jours plus tard. Le futur écrivain Léon Bloy est nommé sergent pour beau comportement au feu : il est cité pour avoir sauvé une section. 

 9 janvier 1873 : mort de Napoléon III (Chislehurst – Royaume-Uni).

Exilé en Angleterre depuis la défaite de 1870, l’empereur français s’éteint à 64 ans. 

 9 janvier 1909 : Gouraud occupe Atar (Mauritanie).

Le colonel Gouraud en rayonnant depuis Atar sur le plateau de l’Adrar parvient à contrôler une région jusqu’à présent fief des bandes armées et rezzous. (Cf. Les ouvrages de Julie d’Andurain sur le sujet). 

 9 janvier 1916 : évacuation de la presqu’île de Gallipoli. (Actuelle Turquie) 

Le rembarquement réussi des troupes franco-britanniques fixées par les Turcs est le seul succès de la campagne des Dardanelles. L’objectif de la campagne, voulue par Churchill, est de résoudre l’imperméabilité du front occidental allemand. La France a perdu 50 000 hommes dont quelque 18 000 morts, essentiellement des terriens mais aussi 1 cuirassé, 4 sous-marins et de nombreux transports de troupes. 

 9 janvier 1975 : l’armée américaine adopte le missile Roland.

Missile franco-allemand sol-air de courte portée. Mais le programme américanisé n’aboutit jamais et la batterie qui en était équipée finit sa carrière courte au sein de la garde nationale de l’État du Nouveau-Mexique.  

 9 janvier 2015 : fin de cavales terroristes (Paris et région parisienne). Les frères Kouachi en cavale depuis le 7 janvier et les 12 meurtres de Charlie Hebdo sont repérés à Dammartin-en-Goële par une patrouille de gendarmerie et tués par le GIGN lors de l’assaut de l’imprimerie où ils se sont repliés. Amédy Coulibaly, quant à lui, en cavale depuis le meurtre d’une policière la veille à Montrouge, tue 4 autres personnes à l’Hyper Casher de Vincennes où il finit par être abattu dans l’assaut du RAID et de la BRI.




Chronique historique : 8 janvier

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8 janvier 1676 : bataille d’Alicudi (au large des côtes siciliennes). 

Bataille navale durant la guerre de Hollande où Duquesne « fait des merveilles » selon son adversaire l’amiral Ruyter qui avoue n’avoir jamais vu une arrivée de l’ennemi en aussi bon ordre. Les pertes sont cependant lourdes des deux côtés (Duquesne est lui-même blessé aux jambes) mais les Français parviennent à entrer à Messine, ce qui était leur objectif initial. 

  8 janvier 1842 : mort du général Cambronne (Nantes).

Commandant une division de la Garde Impériale à Waterloo (1815), il est sommé de se rendre par le général anglais Colville auquel il répond : « La garde meurt mais ne se rend pas ». La légende alimentée par Victor Hugo mais jamais confirmée par l’intéressé lui-même dit que devant l’insistance de Colville, Cambronne aurait fini par lâcher « Merde ! ».  

 8 janvier 1863 : bombardement d’Acapulco (Mexique).

Pendant la campagne du Mexique, la division navale du Pacifique, commandée par le contre-amiral Adolphe Bouet, détruit les batteries côtières d’Acapulco et bloque le port avec la frégate Pallas, les corvettes Galatée et Cornélie, et l’aviso à vapeur Diamant.  

8-9 janvier 1871 : bataille de Villersexel (Franche-Comté).  

Début janvier 1871, l’armée de l’Est du général Bourbaki, quatre corps d’armée, 140 000 hommes, fait mouvement à partir de Besançon pour tenter d’obliger les Prussiens à lever le siège de Belfort. Le XIVe corps du général von Werder s’interposant au niveau de la petite ville de Villersexel (Haute-Saône), Bourbaki lui livre une bataille très disputée qui dure jusqu’au soir. Prudemment, risquant d’être submergé, von Werder décroche pour se replier sur la Lisaine, cours d’eau qui coule d’Héricourt vers Montbéliard ». Colonel (ER) Henri Ortholan. 

Du même auteur et sur le sujet, lire L’Armée de l’Est, 1870-1871.  

  8 janvier 1915 : débarquement des survivants de l’Emden (Hoddeida – Yemen).

Le croiseur léger allemand Emden avant d’être coulé par le croiseur australien Sydney a envoyé par le fond depuis le début de la guerre au moins 30 navires dont le torpilleur français Mousquet. 48 hommes de l’Emden, commandés par le lieutenant von Mücke avaient débarqué juste avant çà aux Iles Cocos et constatant la fin de leur navire décident de tenter leur chance en volant un voilier. Ils traversent l’Océan indien et débarquent au Yémen d’où ils entament un périple à travers tout le Moyen-Orient. Ils parviendront en Allemagne via Constantinople et seront reçus en héros. 

  8 janvier 1918 : présentation des 14 points (Washington – États-Unis).  

Le président Wilson présente devant le Congrès américain les 14 points qui sont sensés mettre fin à la guerre et préparer la paix.  Certains de ces points serviront à la création de la SDN.  

  8 janvier 1941 : « fin de piste » pour Baden Powell (Kenya).  

Le baron Baden Powell of Gilwell, fondateur du mouvement scout meurt à 84 ans. Officier général de l’empire britannique, Baden Powell s’est toujours beaucoup intéressé à la mission des éclaireurs qu’il a notamment commandés durant ses affectations en Inde, Afrique du Sud, Afghanistan…  

Il écrit un livre réunissant les grands principes utiles aux soldats accomplissant les missions d’éclaireurs et s’aperçoit qu’il a un écho inattendu auprès de la jeunesse civile britannique. Devant l’ampleur du mouvement, le roi Édouard VII lui demande d’en prendre la tête pour le structurer : les bénéfices sociaux et sanitaires ne tardent pas. C’est toute la jeunesse anglaise et surtout beaucoup de jeunes des quartiers pauvres, qui découvrent le scoutisme et en font une règle de vie.  

Le texte original de Paden Powell concernant la formation des éclaireurs est en ligne et toujours disponible en PDF, Aids to Scouting for NCOs and Men.  

 8 janvier 1961 : référendum sur l’autodétermination de l’Algérie.  

75 % en métropole, 70% en Algérie se prononcent pour que les populations algériennes choisissent elles même leur avenir. 

8 janvier 1985 : assassinat du LCL Cuenot (Beyrouth – Liban).  

Adjoint du commandant des observateurs français (Casques blancs), le LCL Cuenot est tué d’une balle dans la tête à bout-portant dans la rue des Pins alors qu’il quitte le QG. Saint Cyrien de la promotion lieutenant-colonel Jeanpierre (1959-1961), officier des Troupes de marine, il était détaché du 2e Corps d’armée pour 4 mois comme observateur français, chargé de vérifier le respect du cessez-le-feu à Beyrouth.

8 janvier 1996 : mort de François Mitterrand (Paris).  

8 janvier 2015 : assassinat d’une policière (Montrouge).  

Clarissa Jean-Philippe meurt d’une balle tirée dans le dos par Amedy Coulibaly (en lien avec les frères Kouachi). 







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