L’information circule…il suffit de vouloir la rencontrer

27092013



Chronique historique : 16 mai

16052019

16 mai 1364 : bataille de Cocherel (près d’Evreux).  

Les Anglos-Navarrais bloquent la vallée de la Seine qui est l’axe d’approvisionnement de Paris, alors que la situation politique et économique du Royaume de France est très précaire. Le roi Charles V, récemment couronné, envoi Bertrand du Guesclin dégager l’axe vital. Arrivant avec 2000 hommes devant Cocherel, il constate que l’ennemi, reprenant la tactique anglaise de l’époque, occupe une colline sommairement fortifiée d’où il attend que les Français fidèles à leur fougue, l’attaquent dans une charge suicidaire. Du Guesclin retient ses troupes qui souffrant de la chaleur et de la soif aimeraient en finir au plus vite. Conscient que l’attaque et l’attente sont dangereuses, il ruse et simule une retraite qui incite les Anglos-Navarrais à quitter leurs positions pour poursuivre les fuyards. Du Guesclin fait volteface et s’imbrique dans le dispositif anglais empêchant les fameux archers d’utiliser leurs armes. Un petit détachement déborde l’ennemi et capture leur chef, Jean de Grailly. La victoire assoit le roi de France sur son trône et donne une grande crédibilité au chef de guerre breton. 

  16 mai 1635 : la France entre dans la guerre de 30 ans.

La France déclare la guerre à l’Espagne. Le même jour Richelieu crée 12 régiments de cavalerie dont le 2ème régiment de cuirassiers, dit « Cardinal duc » (dissous en 1991 à Reutlingen en Allemagne). 

Ces régiments ont été achetés moyennant espèces sonnantes et trébuchantes en Allemagne d’où l’appellation de « cavalerie de Weimar » fréquemment donnée pour les désigner. 

 
16 mai 1843 : prise de la Smala d’Abd el Kader (Algérie).  

Le duc d’Aumale (fils du roi Louis-Philippe) surprend le camp itinérant d’Abd el Kader et le charge d’emblée remportant une victoire inattendue. Abd el Kader, absent du camp se rend fin 1847.  Il passera plusieurs années en résidence surveillée aux châteaux de Pau puis d’Amboise et sera libéré le 13 octobre 1852 par Louis-Napoléon. 

 16 mai 1916 : signature des accords Sykes-Picot (Londres).

L’empire ottoman ayant rallié en octobre 1914 le camp des Empires centraux (Allemagne et Autriche-Hongrie), la France et le Royaume-Uni cherchent à “monter” les tribus arabes contre les Ottomans et signent secrètement des accords prévoyant pour l’après-guerre le partage de la région correspondant au Moyen-Orient actuel, en deux zones d’influence. La Russie tsariste, dans la confidence, ne s’y oppose pas, mais ce sont les Bolcheviks qui une fois au pouvoir (novembre 1917) vendent la mèche.

Les frontières actuelles en découlent (sauf pour la Jordanie et Israël). 

 16 mai 1950 : première évacuation sanitaire par hélicoptère en opération (Cochinchine).  

Dans la région de Bien Hoa, le lieutenant Le Borgne du 1er BCCP et le CCh Pich Seam de la Légion étrangère, blessés, sont évacués dans les paniers latéraux d’un Hiller 330.  Ces paniers sont encore dépourvus de matelas et de couverture. Le pilote est le lieutenant Santini de l’armée de l’Air qui vient tout juste de terminer son entraînement.




Chronique historique : 15 mai

15052019

15 mai 1917 : Pétain remplace Nivelle.

Le général Pétain remplace Nivelle au commandement en chef des armées françaises. En un mois, l’armée française a perdu 135 000 hommes, 25 000 tués. Cependant, par comparaison, c’est moins qu’en août 1914 où 3 jours de combat ont fait  près de 50 000 morts français, sans même compter les blessés et prisonniers. 

 15 mai 1940 : 1460 soldats français tués ce jour.

La 1ére armée repousse l’attaque du XVIème corps blindé allemand à Gembloux (Belgique) et le tient en échec pendant 72 heures. A Stonne (Ardennes), le combat est tout aussi furieux : le village change 19 fois de camps. Des poches vont y résister jusqu’au 25 mai. A la Horgne (Ardennes), ce sont les Spahis qui mettent un coup d’arrêt au général Guderian. Le résultat final de la campagne de France est certes un échec cuisant pour l’armée française et donne souvent l’impression que la combativité de nos forces y a été nulle. Cependant, le taux de pertes de cette période est tout aussi effrayant qu’aux mauvais jours de Verdun (1916)  ou de l’offensive du Chemin des Dames (Avril 1917) et la plupart des morts sont comptabilisées au combat et non lors d’une retraite. 

  15 mai 1941 : l’espion Sorge annonce Barbarossa.

L’Allemand Richard Sorge, espion à la solde des Soviétiques et en poste à Tokyo, transmet un message à Moscou révélant que l’invasion de l’URSS par le IIIème Reich doit être déclenchée entre le 20 et le 30 juin. Le renseignement est d’une grande valeur mais Staline n’y croit pas. Le 22 juin, Hitler déclenchera le plan Barbarossa. 

  15 mai 1943 : naissance du Comité National de la Résistance.

Le CNR est constitué sous l’égide de Jean Moulin. Celui-ci parvient après plusieurs réunions secrètes et quelques compromis à déclarer la primauté du politique (de Gaulle) sur l’ensemble des mouvements de la Résistance intérieure. 

 15 mai 1945 : la France est désignée comme membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU (San Francisco).

Le Conseil de sécurité se compose de 15 membres, dont cinq membres permanents : Chine, États-Unis d’Amérique, Fédération de Russie, France et Royaume-Uni, et 10 membres élus par l’Assemblée générale pour un mandat de deux ans. 

 15 mai 1958 : de Gaulle sort de son silence.

La IVème République vacille sous l’effet de la menace d’un putsch de l’armée française en Algérie à l’occasion d’une manifestation patriotique qui dégénère à Alger (13 mai). Une majorité de pied-noir souhaite le retour de de Gaulle pour enrayer le processus d’indépendance de l’Algérie. Le général Massu prend la présidence du Comité de salut public né de l’insurrection algéroise et en appelle au général de Gaulle, l’exhortant à sortir de son silence.  De Gaulle déclare qu’il se tient « prêt à assumer les pouvoirs de la République ».  Le président de la République, René Coty, conscient de l’état d’esprit des Français, appelle le 1er juin, « le plus illustre des Français» à former son gouvernement 




Chronique historique : 14 mai

14052019

14 mai 1643 : mort de Louis XIII (St Germain en Laye).  Fils d’Henri IV, père du futur Louis XIV et mari d’Anne d’Autriche, Louis XIII dit le Juste meurt à 41 ans soit quelques mois seulement après son ministre Richelieu (4 décembre 1642). Ces deux morts  surviennent au plus mauvais moment puisque les Français s’apprêtent à livrer bataille à Rocroi contre l’armée des Flandres espagnole. Le duc d’Enghien (futur Grand Condé) commandant des troupes, cachera d’ailleurs la nouvelle à ses hommes pour ne pas les démoraliser avant le combat.  

C’est le futur St Vincent de Paul qui assiste le roi, à sa demande, dans ses derniers instants. “Je n’ai vu mourir personne plus chrétiennement” dira St Vincent de Paul. 

 14 mai 1747 : bataille naval du Cap Finisterre (au large du cap Ortegal – Espagne). Les Anglais (Amiral Anson), très supérieurs en nombre, battent les Français qui escortent 2 convois, l’un à destination du Canada (Chef d’escadre La Jonquière), l’autre de L’Inde (Chevalier Saint Georges). 800 marins français périssent dont La Jonquière. Les Anglais font l’éloge du comportement de leur adversaire. Le convoi pour le Canada réussi à s’esquiver et parviendra à destination. 

 14 mai 1807 : le sergent Chopot fait honneur au Génie à Dantzig (actuelle Gdansk – Pologne). Le général Lefebvre assiège Dantzig où se sont repliés 20 000 Prussiens et Russes depuis le 19 mars. En repoussant une tentative de sortie, les troupes du génie découvrent une mine en cours d’excavation sous les positions récemment acquises par les assiégeants. Le sergent Chopot fait prisonniers, seul, 12 Prussiens en plein travail de sape. 

 14 mai 1915 : le général Gouraud commandant du CE des Dardanelles. Le général de division Gouraud succède au général d’Amade et reçoit le commandement du corps expéditionnaire d’Orient (CEO) des Dardanelles. Un mois et demi plus tard (30 juin) il perd un bras à la suite de l’explosion d’un obus turc alors qu’il inspecte un hôpital de campagne. 

 14 mai 1917 : bataille d’Otrante (Mer Adriatique). L’amiral Miklos Horthy commande l’attaque du barrage du détroit d’Otrante où Italiens, Britanniques et Français ferment l’accès à la Méditerranée à la marine Austro-hongroise. Horthy inflige de lourdes pertes aux Alliés après un raid audacieux qui lui vaudra d’être nommé commandant des forces navales austro-hongroises. (A noter la conférence de Catherine Horel sur l’Amiral Horthy au SHD le 18 juin 2015). 

 14 mai 1940 : l’Allemagne déferle  

- En Hollande la Luftwaffe bombarde Rotterdam (plus de 1000 civils tués), les parachutistes allemands prennent les aéroports malgré des pertes sévères. La Hollande capitule le jour même. 

- En Belgique, la 7ème Panzerdivision de Rommel est à Dinant (Belgique) et franchit la Meuse. 

- En France, les Allemands percent à Sedan depuis le 13, grâce aux Pionniers. Leur pont flottant permet au général Guderian de faire franchir ses blindés qui séparent la IIème armée du général Huntziger de la IX de Corap. Côté allemand : décision, rapidité des ordres, des mouvements et belle coordination entre l’appui aérien et l’attaque terrestre. Côté français : la prise de conscience progressive des erreurs et manquements paralyse la chaîne de commandement malgré ici et là des actions de résistance héroïques, vouées à l’échec car non coordonnées.  

14 mai 1941 : les aérodromes français de Syrie bombardés par les Britanniques. Une révolution de palais à Bagdad ayant porté au pouvoir un gouvernement pro-allemand, le contrôle des sources d’approvisionnement en pétrole est dangereusement menacé pour les Britanniques. Les putschistes irakiens, le carré d’or, demandent l’aide de l’Allemagne qui est alors engagée dans la campagne des Balkans et qui de plus ne dispose pas de suffisamment d’allonge stratégique. Sollicité par l’Allemagne, Vichy après quelques hésitations accorde le droit d’escale sur ses aérodromes en Syrie. Londres les fait bombarder le 14. 

 14 mai 1948 : création de l’Etat d’Israël.  

“L’assemblée générale vote le 29 novembre 1947 le principe d’un partage du territoire entre deux États, l’un arabe, l’autre juif, au sein d’une union douanière, le secteur de Jérusalem et Bethléem étant quant à lui placé sous administration internationale (résolution 181). 

Le mandat anglais prend donc fin le 14 mai 1948. Ce jour-là, conformément au plan onusien, les derniers soldats britanniques quittent la Terre sainte”. Hérodote.fr 

 14 mai 1955 : création du pacte de Varsovie. En réponse à l’OTAN (avril 1949) et à l’intégration de la RFA dans l’Alliance Atlantique (oct 1954), les Soviétiques constituent leur propre alliance avec l’Albanie, la Bulgarie, la Hongrie, la RDA, la Roumanie, la Tchécoslovaquie et la Pologne.




Chronique historique : 13 mai

13052019

13 mai 1707 : Forbin capture un convoi anglais (Manche). Le chevalier de Forbin (frégate Mars) dans le cadre de la guerre de succession d’Espagne et de la guerre de course qu’il mène avec 8 navires, capture après abordage un convoi marchand anglais (56 bateaux de transports) et son escorte de 3 vaisseaux filant vers le Portugal. Il sera promu chef d’escadre à la suite de cette victoire. 

 13 mai 1858 : bataille de Grahovo (Monténégro). La prise de Shkodra (1479) par les Ottomans marque le début d’une vassalité de pure forme pour le Monténégro (appelé Zeta à l’époque). Cette tutelle se relâche au cours du XVIe siècle malgré quelques dernières tentatives turques (1852 et 1853) pour soumettre les monténégrins (notamment de l’arrière-pays). L’ultime tentative se solde par une déroute à Grahovo. 

 13 mai 1912 : premier rapport d’accident aérien (Angleterre). « Un monoplan Flanders s’écrase à Brooklands, dans le Surrey. Le pilote et le passager sont tués. Une enquête est menée par l’Aero-Club Royal, qui émet le premier rapport d’accident jamais diffusé dans l’histoire de l’aviation ». LCL Pierre B. 

 13 mai 1915 : tensions franco-britanniques au Hedjaz (actuelle Arabie saoudite). « Rendu inquiet par l’influence acquise au Hedjaz par les Français, le gouvernement britannique considère comme hautement souhaitable le rappel immédiat de la mission militaire française ». LCL Rémy P. 

 13 mai 1940 : la trouée de Sedan. La diversion faite par les Allemands en Belgique a fonctionné et leur permet avec le gros de leurs forces blindées et aériennes de faire effort sur la région de Sedan où les Français les attendaient le moins pensant les Ardennes difficilement praticables par les blindés.  Le franchissement de la Meuse par les pionniers et fusiliers de la 1re Panzer a lieu entre 15 et 16 h. Au soir, les hauteurs du Bois de la Marfée sont atteintes (au sud de Sedan) et constituent la ligne d’arrêt. 

 13 mai 1940 : « Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur… » (Chambre des Communes). « Nous avons devant nous une épreuve des plus douloureuses. Nous avons devant nous de nombreux et longs mois de combat et de souffrance. Vous demandez, quelle est notre politique ? Je peux vous dire : c’est d’engager le combat sur terre, sur mer et dans les airs, avec toute la puissance, la force que Dieu peut nous donner ; engager le combat contre une monstrueuse tyrannie, sans égale dans les sombres et désolantes annales du crime. Voilà notre politique. Vous demandez, quel est notre but ? Je peux répondre en un mot : la victoire, la victoire à tout prix, la victoire en dépit de la terreur, la victoire aussi long et dur que soit le chemin qui nous y mènera ; car sans victoire, il n’y a pas de survie». Winston Churchill. 
 
13 mai 1944 : attaque du Mont Majo (Italie). Le CEF (corps expéditionnaire français) du général Juin contourne le verrou du Mont Cassin en prenant, de nuit, les crêtes alentour et notamment le Mont Majo alors que les Alliés s’épuisaient depuis des semaines dans des attaques frontales du dispositif allemand. Après 3 jours de combat au total, la route de Rome est ouverte. 

 13 mai 1958 : le Coup d’Alger. Une manifestation d’anciens combattants a lieu à Alger à la mémoire de trois militaires du contingent faits prisonniers par les fellaghas et fusillés en Tunisie. Le 13 mai 1958 correspond aussi à la date d’investiture à Paris de Pierre Pfimlin que les partisans de l’Algérie française redoutent de voir négocier avec le FLN. Profitant de la manifestation, ils donnent l’assaut au bâtiment du gouvernement général d’Alger sous la conduite de Pierre Lagaillarde et nomment un Comité de salut public. Le général Jacques Massu en prend la présidence. Deux jours plus tard, le général Salan fait acclamer le nom du général de Gaulle. 




Chronique historique : 11 mai

13052019

11 mai 1678 : naufrage des récifs d’Aves (actuel Venezuela). Après avoir repris aux Hollandais, l’île de Gorée, Tobago et Cayenne durant la campagne de 1676-1677, le vice-amiral Jean d’Estrées décide d’attaquer Curaçao, île hollandaise. Refusant de prendre un pilote alors que ses adjoints l’exhortent à le faire, il s’échoue dans la nuit du 11 au 12 mai avec 17 navires (dont le vaisseau amiral le Terrible) sur les récifs des îles d’Aves. Cette catastrophe (500 morts) a effacé de la mémoire de la Royale ses premiers succès sans toutefois l’empêcher d’être promu maréchal de France en 1681.

11 mai 1689 : bataille de la baie de Bantry (Irlande). Victoire navale française sur les Anglais durant la guerre de la Ligue d’Augsbourg. Jacques II d’Angleterre, détrôné par Guillaume d’Orange, s’est réfugié en France où Louis XIV l’aide à retrouver son trône. Une armée navale de vingt-quatre vaisseaux commandée par le lieutenant général de Châteaurenault débarque ainsi 1500 hommes dans la baie de Bantry lorsqu’il est rejoint par une flotte anglaise (amiral Herbert). Châteaurenault réussit à la fois le débarquement des troupes et la sortie de la baie sous le feu anglais puis met en fuite l’escadre ennemie qui dénombre plus de trois cents tués ou blessés.

11 mai 1745 : bataille de Fontenoy (Belgique). Louis XV grâce au Maréchal de Saxe remporte une belle victoire sur la coalition anglo-hollandaise du duc de Cumberland. Une colonne ennemie parvient à percer la première ligne française mais est stoppée par l’utilisation à bout portant de 4 canons. Profitant de la désorganisation créée, les Français (mais aussi des Irlandais !) chargent la colonne disloquée. Cette célèbre bataille est décrite dans de nombreux ouvrages. A signaler le canon artisan de la victoire, du général Rouqueyrol, (Lavauzelle – coll. la pensée préservée) évoquant le rôle de l’artillerie dans les batailles (jusqu’à la Première guerre mondiale) et notamment cette fameuse contre-attaque à Fontenoy permise par quelques canons bien placés. Voir aussi le Poème de Fontenoy par Voltaire et les peintres Philipoteaux (la bataille de Fontenoy) ou Detaille (le salut avant la bataille de Fontenoy) illustrant la mythique et improbable formule »Messieurs les Anglais, tirez les premier !»

11 mai 1857 : attaque du fort de Médine (actuel Mali). Le marabout El Hadj Omar, à la tête de 20 000 guerriers Toucouleurs, armés de fusils, attaque le fort de Médine défendu par le sergent Desplat et le chef du village, Paul Holle. Ces derniers ne disposent que d’une poignée de tirailleurs (équivalant d’une compagnie) pour protéger le poste et le village heureusement fortifiés. Le poste résiste pendant 97 jours aux assauts des Toucouleurs. Il est finalement sauvé par le général Faidherbe qui amène des renforts par bateau sur le fleuve Sénégal.

11 mai 1916 : mort du commandant de Rose, créateur de la Chasse. « Charles de Tricornot de Rose est né en 1876. Fils d’un officier de cavalerie, il entre à Saint-Cyr en 1895 et choisit les dragons. Condamné à trois ans de non-activité par un tribunal militaire lors de l’affaire des inventaires à la suite de la loi de séparation des églises et de l’État, il se passionne pour l’aviation naissante avant de réintégrer l’armée en 1910 au sein de la toute jeune aéronautique militaire. Titulaire du premier brevet d’aviateur militaire en 1911, il participe au développement de cette nouvelle composante des armées en particulier pour l’observation et le réglage d’artillerie tout en étant persuadé, très vite, que l’avion devra aussi participer par son armement aux combats. En août 1914, il commande l’aéronautique de la 5e armée de Franchet d’Esperey. En mars 1915, il crée la première escadrille, spécialisée dans la chasse, la MS 12. Toutefois, il n’y a pas encore une doctrine d’emploi. Après avoir pris le commandement du secteur de Verdun, le général Pétain lui demande, le 28 février 1916, de rassembler les meilleurs chasseurs avec la fameuse injonction : » Je suis aveugle. Rose balayez moi le ciel». Au bout de quinze jours, les avions du commandant de Rose ont réussi à reprendre la maîtrise du ciel afin que les avions d’observation puissent renseigner le commandement et régler les tirs d’artillerie. La chasse n’étant pas une fin en soi mais le moyen de permettre la réalisation des autres missions de l’aéronautique. Le commandant de Rose meurt dans un accident d’avion le 11 mai 1916 sans avoir vu la totalité de sa réussite. Un avion Bébé Nieuport du type de ceux utilisés lors de la bataille de Verdun est exposé au musée de l’Air et de l’Espace du Bourget ». (Gilles Aubagnac – musée de l’Air et de l’Espace

11 mai 1941 : dernier raid du Blitz sur Londres. La Chambre des Communes, à Londres est détruite tôt dans la nuit lors d’un raid massif responsable de 2 000 incendies et de 3 000 victimes. Quelques jours plus tard la Luftwaffe est envoyée à l’est pour préparer l’invasion de l’URSS ce qui met fin au Blitz. Entre septembre 1940 et mai 1941, ce dernier a fait 43 000 morts, 90 000 blessés graves, et 150 000 blessés légers, tous civils. La Luftwaffe a perdu 2 000 appareils et leurs équipages. L’Allemagne ne parvint cependant pas à briser le moral des Britanniques et n’arriva pas non plus à paralyser leur effort de guerre.

11 mai 1944 : attaque du mont Majo (Italie). Depuis le mois de janvier 1944, les alliés butent sur la ligne de défense Gustav dont le verrou est le mont Cassin tenu par des troupes d’élite allemandes. Les alliés engagent jusqu’à 300 000 hommes face aux 100 000 allemands retranchés dans les montagnes. Le général Juin persuade les alliés d’abandonner l’attaque frontale du mont Cassin pour le déborder par les hauteurs voisines là où les allemands jugent la pénétration impossible. Dans la soirée du 11 mai, Juin lance les goumiers et tirailleurs du général Guillaume (2ème division d’infanterie marocaine et 4ème division marocaine de montagne) à l’assaut du mont Majo. Ils transportent leur artillerie à dos de mulets sur des terrains impraticables pour des troupes non aguerries au combat en montagne et finissent par prendre le sommet le 13 mai. Le colonel allemand Böhmler, l’un des défenseurs de Cassino dans ses mémoires : « La grande surprise fut l’attitude au combat du Corps expéditionnaire français. C’est Juin qui, en s’emparant du mont Majo et en faisant irruption dans la vallée du Liri, a réduit en miettes la porte de Rome. »

11 mai 1960 : le Mossad enlève Adolph Eichmann (Buenos Aires). Responsable durant la Seconde Guerre Mondiale de la logistique de la solution finale, l’officier S.S Eichmann est fait prisonnier par les américains en 1945 alors qu’il tente de fuir sous une fausse identité. Le 5 février 1946, il s’évade et gagne l’Argentine après s’être caché en Allemagne, en Autriche et en Italie pendant 4 ans grâce à des complices. Le Mossad intervient secrètement en argentine, sur ordre du Premier ministre israélien Ben Gourion, et parvient à l’enlever et à l’exfiltrer vers Israël. Les Israéliens veulent un procès à l’image de celui de Nuremberg pour accomplir un travail de mémoire auprès de la jeune génération. Ce procès très médiatisé est suivi dans le monde entier. L’accusé reconnait les faits mais affirme n’avoir fait qu’obéir aux ordres reçus. Il est pendu et incinéré le 1er juin 1962. Ses cendres sont dispersées dans les eaux internationales de la Méditerranée.

11 mai 1978 : début de la deuxième guerre du Shaba (Zaïre – actuelle RDC).
Le Congo belge, indépendant en 1960, est devenu le Zaïre en 1971 (jusqu’en 1997). Sa région minière du Katanga ou Shaba est régulièrement en crise. Possédant un sous-sol très riche, elle est convoitée par les indépendantistes régionaux soutenus par l’Angola. Un premier affrontement majeur a lieu en 1977, lors de la première guerre du Shaba (Mars à Mai) opposant schématiquement le camp occidental (forces de Mobutu en tête soutenues par les Etats-Unis, la France et le Maroc) au bloc de l’Est (Katangais du Front National de Libération du Congo-FNLC soutenus par l’Angola, Cubas et l’URSS).
Le 11 mai, 4000 hommes du FNLC pénètrent au Katanga et se dirigent vers Lumumbashi et Kolwezi.
A Kolwezi (200 000 habitants) se trouve la société Gécamines, héritière zaïroise de l’Union minière du Haut-Katanga, véritable empire commercial ayant fait la fortune de la Belgique du roi Léopold. A noter : le Zaïre est devenu à cette époque le premier producteur de diamants et le sixième producteur de cuivre.

11 mai 1988 : mort de Kim Philby (Moscou). Agent double britannique à la solde du KGB, Philby est un des plus célèbres traitres de la période de la Guerre Froide. Issu d’une famille prestigieuse, il est plus ou moins clairement protégé par le gouvernement britannique lorsque les soupçons des services secrets occidentaux se transforment en preuves. Ecarté du MI6, il s’exile à Beyrouth puis gagne l’URSS où il est accueilli en héros. Le scandale est grand au Royaume-Uni mais aussi en Occident.




Chronique historique : 10 mai

11052019

8 mai 1809 : combat de La Piave (Italie).  […] Après avoir été surpris par l’archiduc d’Autriche Jean à Sacile le 16 avril, Eugène de Beauharnais précipite la retraite de l’armée autrichienne grâce à une habile manœuvre des généraux MacDonald et Desaix.  Il s’agit ici du général Joseph-Marie Dessaix (1764-1834) et non du général Louis Charles Antoine Desaix (1768-1800), héros de la bataille de Marengo au cours de laquelle il meurt (14 juin 1800).
Merci à Jean-Claude L. et aux nombreux autres.

10 mai 1796 : bataille du pont de Lodi (Italie). Bonaparte bat magistralement les Autrichiens durant la première campagne d’Italie.

10 mai 1913 : premier bombardement aérien d’un navire de surface. « Le français Didier Masson et le Capitaine Joaquín Bauche Alcalde, qui volent pour le compte du révolutionnaire mexicain Venustiano Carranza (qui deviendra plus tard Président du Mexique), larguent 75 kg de bombes à 1 000 mètres d’altitude sur des navires fédéralistes à Guaymas. Ils ratent leur cible… Un peu plus tard dans la journée, Didier Masson va effectuer le premier largage de tracts par avion ». LCL Pierre B. (CFA).

10 mai 1940 : fin de la drôle de guerre. L’Allemagne déclenche la « guerre éclair » (Blitzkrieg) en envahissant la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas. Les Allemands testent avec succès la charge creuse sur les casemates bétonnées belges. En Grande-Bretagne, Chamberlain démissionne et Churchill lui succède en tant que Premier ministre. De manière anecdotique mais au même moment, un commando français de la Marine éventre la coque du cargo allemand Corrientes alors qu’il est à quai (Iles Canaries – Las Palmas) après avoir fait exploser un pain de plastic, nouvelle invention anglo-saxonne.

10 mai 1941 : Rudolf Hess, saute en parachute sur l’Ecosse. Rudolf Hess prétend vouloir essayer un Messerschmitt Bf 110 et détourne l’avion jusqu’en Ecosse. Attaqué par la DCA, il saute en parachute à Ayrshire. Il se casse la cheville à son atterrissage et est immédiatement arrêté par les autorités britanniques. Il demande alors à rencontrer le duc d’Hamilton qu’il dit connaître depuis une visite officielle du Prince de Galles en Allemagne avant la guerre. Il pense que le duc serait un bon médiateur, au service de Lord Hallifax opposant et successeur potentiel de Winston Churchill. Il passera sa vie en prison sous haute surveillance à Berlin (prison de Spandau). Il est retrouvé pendu dans sa cellule en 1987. Hess a-t-il agit sur un coup de tête ? A-t-il été manipulé par les agents de Churchill (SO 1 : intoxication), l’incitant à croire une alliance germano-britannique possible ? Hess était-il réellement mandaté par le régime nazi ? Un débat d’historiens existe donc bel et bien sur cet épisode qui est nourri par le manque d’informations déclassifiées.

10 mai 1966 : transatlantique pour Mirage IV. En 7h40 et 3 ravitaillements en vol, un Mirage IV des Forces Aériennes Stratégiques traverse l’Atlantique (Mont-de-Marsan/Boston) dans le cadre de l’opération Tamouré qui vise à rallier Mururoa pour procéder à un essai nucléaire atmosphérique par largage depuis avion.  Le tir aura lieu le 19 juillet à 85 km de Mururoa. Le Mirage IV a tenu son rôle de bombardier stratégique français pendant 40 ans.

10 mai 1972 : premier vol pour le A-10. Le prototype du Fairchild A-10 Thunderbolt II, avion américain d’attaque au sol effectue son premier vol. Avion célèbre pour l’appui des troupes au sol et qui a été engagé sur tous les théâtres d’opérations américains. Il n’est pas prévu être retiré du service avant  2028.




Chronique historique : 9 mai

9052019

9 mai 1630 : mort d’Agrippa d’Aubigné (Genève).

Protestant, homme de guerre et écrivain, il est le compagnon d’arme d’Henri de Navarre jusqu’à ce que celui-ci devienne Henri IV et roi de France (1589). Erudit et doué pour les lettres, il publie les Tragiques sur la fin de sa vie et lors de son exil, œuvre dans laquelle il raconte l’histoire des guerres de religion en s’appuyant sur ses souvenirs. Sa petite-fille, Françoise d’Aubigné (future Mme de Maintenon), épousera Louis XIV. 

 9 mai 1769 : bataille de Ponte Novo (Corse).

La Corse est une possession de la ville de Gènes depuis le XIVème siècle. Les Génois considèrent l’île comme une colonie à exploiter et finissent par irriter les habitants qui régulièrement se révoltent. La famille Paoli (le père, Hyacinthe puis le fils, Pascal) se fait un nom dans les luttes indépendantistes que certains patriotes corses mènent dès 1729 contre Gênes puis contre la France. Des troupes françaises font déjà garnison dans quelques villes corses à la demande de Gênes et avant même que celle-ci ne cède au roi de France la souveraineté sur l’île (1768). Lors de la bataille de Borgo (fin 1768), le marquis de Chauvelin est battu par les hommes de Pascal Paoli, général et père de la Nation corse. Six mois plus tard, Le conte de Vaux débarque avec 24 000 hommes et bat les patriotes à Ponte Novo. La bataille, où les Corses se battent très courageusement, est un des symboles fondateurs de la lutte indépendantiste. Le père de Napoléon Bonaparte appartient à cette mouvance mais finit par se rallier à la France à la différence de Paoli qui s’exile 20 ans au Royaume-Uni. Napoléon nait quelques mois plus tard (15 août 1769). Paoli revient sur son île à la faveur de la Révolution française et tout en étant un des hommes emblématiques des Lumières et de la Démocratie naissante, il s’oppose à la famille Bonaparte … avec l’aide des Anglais. 

 9 mai 1808 : le colonel Vincent-Yves Boutin quitte Toulon pour Alger.

A bord du brick Le Requin, Boutin, officier du génie, part en mission secrète pour le compte de l’Empereur afin de dresser la carte du littoral algérois. Le lendemain, le Requin affronte et repousse le HMS Wizard

 9 mai 1917: Inauguration de la ligne de chemin de fer Djibouti Addis-Abeba. 

« Le chemin de fer djibouto-éthiopien est une ancienne ligne à voie unique et métrique longue de 784 km, reliant Djibouti, la capitale de la république homonyme à Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie. Construite entre 1897 et 1917, la ligne est inaugurée le 9 mai 1917. La société exploitante s’est appelée Compagnie impériale des chemins de fer éthiopiens (CIE), puis Compagnie du chemin de fer franco-éthiopien (CFE) à partir de 1909, avant de devenir la Compagnie du chemin de fer djibouto-éthiopien  (CDE) en octobre 1981 à la suite de l’indépendance de l’ancien territoire français en 1977. L’exploitation de la ligne s’est définitivement interrompue dans les années 2000. Elle est remplacée depuis 2016 par la nouvelle ligne à voie normale reliant Addis-Abeba à Djibouti ». CNE Christophe I. 

 9 mai 1940 : des commandos allemands interviennent en précurseurs sur les ponts du Rhin (Hollande – Belgique).

Prélude à l’offensive allemande mettant fin à la drôle de guerre. 

 9 mai 1942 : destruction de l’émetteur d’Allouis (Cher).

Henri Clastère, Paul Bodhaine et Maxime Gaudin, trois agents du BCRA sont parachutés dans le Cher, dans la nuit du 5 au 6 mai avec pour mission de faire sauter les antennes de Radio-Paris qui diffuse les programmes allemands mais sert aussi à brouiller ceux de Radio Londres. Les Allemands reconstruisent la station en deux semaines après sa destruction. L’émetteur émet toujours un signal utile pour la synchronisation des horloges françaises sur l’heure légale. 

 9 mai 1950 : discours initiant la CECA (salon de l’Horloge – Quai d’Orsay).

Sur proposition de Jean Monnet, Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français appelle à la mise en commun sous une autorité internationale des productions française et allemande de charbon et d’acier. Cette »déclaration Schuman» est considérée comme l’acte de naissance de l’Union européenne et fait du 9 mai la fête de l’Union européenne depuis 1985. 




Chronique historique : 8 mai

9052019

8 mai 1429 : Jeanne d’Arc libère Orléans. Galvanisés par la détermination de Jeanne d’Arc, les Français libèrent Orléans du siège qu’y font les anglais depuis près de 7mois.  Elle est légèrement blessée par un carreau d’arbalète.

8 mai 1809 : combat de La Piave (Italie). Après avoir été surpris par l’archiduc d’Autriche Jean à Sacile le 16 avril, Eugène de Beauharnais précipite la retraite de l’armée autrichienne grâce à une habile manœuvre des généraux MacDonald et Desaix. Beauharnais fait croire à l’archiduc qu’il franchira en force à Nervesa en massant la division Serras sur la rive. Il ordonne à Desaix  de franchir discrètement  et d’établir une tête de pont pendant que les sapeurs construisent un pont. La surprise joue et permet à Beauharnais de repousser les Autrichiens.

8 mai 1859 : libération de Tourane (Da Nang – Vietnam). L’amiral de Genouilly et le lieutenant-colonel Reybaud délivrent la forteresse de Tourane assiégée par  9000 hommes.

8 mai 1941 : faille cryptographique allemande majeure (Atlantique Nord – Sud de l’Islande).

Alors qu’il vient de torpiller deux navires d’un convoi, le sous-marin allemand U110, est contre-attaqué par l’escorte. Grenadé, il fait surface en urgence et son équipage abandonne le bord sans parvenir à couler le U.Boot. Le commandant du destroyer « Buldog » décide de ne pas l’éperonner et envoie une équipe de prise qui trouve cartes, tables de bigrammes pour le sur-chiffrage, procédures diverses dont le code météo qui est le chainon manquant aux cryptologues de Bletchley Park pour attaquer l’Enigma de la Kriegsmarine.

Étant l’élément le plus faible de la chaîne Enigma, il permet par comparaison de déduire la clé. (Cf. Le film « Imitation game » en 2015)

Les Britanniques décryptent les réseaux de la Luftwaffe depuis juin 1940 et ceux de la Wehrmacht depuis le printemps 1941. Cette erreur cryptographique majeure permet de lire le trafic des U-Boote de juin 1941 au 1er février 1942, date de la mise en service de l’Enigma M4. Le renseignement naval britannique déroutera à temps de nombreux convois menacés et sauvera ainsi des centaines de cargos et pétroliers, dont la perte aurait compromis le débarquement Anglo-américain en Afrique du Nord (novembre 1942).

Lire « Guerre des codes et guerre navale, 1939-1945″ de Guy Malbosc et Jean Moulin – 2012.

 8 mai 1942 : fin de la bataille de la mer de Corail. Grace à ses avions embarqués, la flotte américaine de l’amiral Fletcher prend l’avantage sur une flotte japonaise qui s’apprête à envahir la Nouvelle Guinée. Tactiquement les Japonais y ont au contraire marqué un léger avantage tactique, en terme de tonnage coulé ou mis hors de combat. En revanche, stratégiquement, l’attaque sur Port Moresby est bloquée et c’est un succès stratégique américain.

8 mai 1945 : armistice à Berlin. Ayant refusé d’admettre la validité de la signature de l’armistice, la veille à Reims, Staline impose aux Alliés une redite mais cette fois à Berlin. Arrivé dans des conditions rocambolesques, le général de Lattre représente la France à la table des vainqueurs (après avoir fait coudre sur place le drapeau français, non prévu dans le protocole).

8 mai 1954 : Dien Bien Phu, suite et fin : « Après la chute du secteur principal, l’effort viêt-minh se concentre sur Isabelle dont la situation est sans issue. À la nuit tombée, le colonel Lalande tente bien une sortie, mais, immédiatement, ses éléments de tête sont pris à partie par l’ennemi et le gros des troupes se trouve mêlé aux bo doïs qui s’infiltrent de partout. À 1H50, Albatros ayant échoué, Isabelle envoie un dernier message : « sortie manquée, ne puis plus communiquer avec vous – Stop – Fin citation ». La bataille de Diên Biên Phu est définitivement terminée.  A la date du 5 mai 1954, 1 142 combattants sont déclarés morts et 1 606 portés disparus du côté français. 4 436 ont été blessés plus ou moins grièvement. Environ 1 161 déserteurs. À ce total, il convient d’ajouter les pertes des deux derniers jours de combat, évaluées entre 700 et 1 000 hommes. Au total, le Viêt-Minh capture donc un peu plus de 10 000 hommes, 60 % de ceux-ci mourront dans les camps viêt-minh, de malnutrition, de maladies, de misère physiologique. Quant aux pertes subies par l’armée populaire, les incertitudes portant sur les chiffres sont encore plus grandes. Si les chiffres de 25 000 tués et 12 000 blessés avancés par certains services semblent ne pas devoir être retenus, celui de 22 000 victimes, tués et blessés confondus, paraît proche des estimations faites par le 2e bureau du corps expéditionnaire et confirmées, officieusement, par certains officiels viêt-minh. Cependant, l’Institut d’histoire militaire du Vietnam, qui dépend du gouvernement vietnamien, ne reconnaît toujours, aujourd’hui, que 4 020 tués, 792 disparus et 9 118 blessés ». CDT Yvan Cadeau (SHD).

8 mai 1988 : décès de l’écrivain Robert Anson Heinlein (Californie). Officier de marine américain (né en 1907) diplômé de l’académie d’Annapolis, Heinlein est réformé à cause d’une tuberculose et après avoir passé cinq ans sous les armes. Il se consacre dès lors à l’écriture et notamment à la science-fiction. Il reçoit de nombreux prix littéraires internationaux et devient curieusement une référence à la fois pour la génération Beatnik (En terre étrangère – 1961) et le camp militariste américain (Etoiles, garde-à-vous! – 1959). Ce dernier ouvrage, exaltant la vie du soldat en campagne et l’héroïsme guerrier et citoyen, a été rendu célèbre assez récemment par le réalisateur Paul Verhoeven à travers la série parodique des films Starship Troopers. Auteur de l’Age d’or de la science-fiction, ses thèmes favoris sont l’accélération du progrès technologique, la décadence morale et culturelle, le contrôle mental des masses, …







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