L’information circule…il suffit de vouloir la rencontrer

27092013



Chronique historique : 21 octobre

21102019

L’un des plus grands navigateurs français. « … modèle des chefs audacieux au coup d’œil infaillible et à l’habileté manœuvrière jamais en défaut » (E. Taillemite).

21 octobre 1790 : les trois couleurs remplacent le blanc (Assemblée – Paris).

 Sur proposition de Jacques François de Menou, défendue par Mirabeau, le drapeau blanc est remplacé par le drapeau tricolore et l’on substitue au cri de « Vive le roi », celui de « Vive la Nation, la loi et le roi ».

21 octobre 1798 : révolte du Caire (Égypte).

Les 38 000 hommes de Bonaparte ont débarqué à Alexandrie le 1er juillet et conquis tous les centres névralgiques d’Égypte en infligeant une lourde défaite à la légendaire cavalerie des mamelouks (bataille des Pyramides-21/07). La révolte est d’autant plus inattendue que rien ne l’annonçait : le général Dupuy commandant la place du Caire est assassiné ainsi que bon nombre d’Européens. Bonaparte réplique immédiatement et fait détruire la mosquée d’où est partie le mouvement et où se retranchent les insurgés.

21 octobre 1805 : défaite française de Trafalgar (eaux espagnoles).

La flotte franco-espagnole commandée par l’amiral de Villeneuve (40 bateaux) jusque-là enfermée dans Cadix par la flotte de Nelson, profite d’une temporaire supériorité numérique pour sortir de la rade et forcer le blocus à la hauteur du cap Trafalgar.

Nelson innove les tactiques de guerre navale en attaquant l’unique colonne franco-espagnole au moyen de deux colonnes perpendiculaires qui coupent la ligne en son centre. Perdant toute cohésion, les navires alliés sont réduits les uns après les autres. Avec 4 000 marins français et 1 500 espagnols tués, les alliés ont dix fois plus de pertes que les Anglais, qui ne perdent aucun navire tandis que seuls 5 vaisseaux français et autant d’espagnols échappent au carnage. Seule clarté dans cette journée, où Napoléon perd définitivement toute chance de disposer d’une suprématie locale sur mer, la mort de l’amiral anglais.

Déjà rendu borgne à Calvi en 1793 et manchot à Tenerif en 1797, Nelson est victime du tir d’un français posté dans les hunes du vaisseau Le Redoutable. L’amiral Villeneuve se suicide en avril 1806, accablé par les reproches de Napoléon.

21 octobre 1870 : première bataille de Buzenval.

Alors que le siège de Paris continue, les troupes françaises tentent une percée et atteignent Saint-Cucufa et La Malmaison. Les Prussiens, bousculés, envisagent déjà le retrait de leur état-major de Versailles lorsque leur contre-offensive parvient à faire reculer les troupes de la défense nationale qui sonnent la retraite. Le lendemain 22 octobre, les habitants du village de Buzenval seront mis à l’amende, 18 d’entre-deux seront traduits en conseil de guerre pour avoir aidé les troupes françaises, 2 seront déportés en Allemagne et 3 autres seront fusillés devant les habitants.

21 octobre 1899 : lancement du sous-marin le Narval (Cherbourg). 

Submersible français de 117 tonnes conçu par l’ingénieur du génie maritime Laubeuf. Propulsé par une machine à vapeur de 250 chevaux, il est doté d’un moteur électrique alimenté par des accumulateurs rechargeables en surface ce qui lui donne une certaine autonomie en plongée. C’est une première mondiale.

21 octobre 1967 : marche sur le Pentagone (Washington).

Plus de 100 000 manifestants protestent contre la guerre que mènent les États-Unis au Vietnam et demandent le retrait des Boys. En 1967 les américains perdent deux fois plus d’hommes qu’en 1966 (passage de 6000 à 11000 morts/an). L’effectif total est de 485 000 américains déployés au Vietnam.  La contestation progresse et rassemble de plus en plus de notabilités (Jane Fonda, Noam Chomsky,…).

21 octobre 1998 : la 174e promotion de l’ENSOA reçoit le nom de SCH Jean Jestin.

Jestin (né en 1920) rejoint Londres le 19 juin 1940 après avoir entendu l’appel de de Gaulle. Il participe à toutes les campagnes de la France libre, depuis le Cameroun jusqu’à Toulon en passant par El Alamein et le mont Majo. Sur les pentes du mont Coudon (Toulon), le 20 août 1944, il est blessé pour la troisième fois depuis son engagement. Il confie le commandement de sa section à son adjoint et tente de rejoindre seul le poste de secours. Un soldat allemand isolé l’abat. Le chef Jestin est titulaire de la médaille militaire, de la légion d’honneur et est compagnon de la libération. Il est enterré à Brest.

 




Chronique historique : 19 novembre

21102019

19 octobre 202 (avant Jésus Christ) : bataille de Zama (Tunisie).

Les 50 000 soldats d’Hannibal (général carthaginois) sont vaincus lors de la deuxième guerre punique par Scipion l’Africain (général romain) et ses 40 000 romains. Hannibal avait prévu de percer et désorganiser les lignes romaines avec ses 80 éléphants de combat mais Scipion créé des couloirs dans ses défenses où passent naturellement les pachydermes qui se font attaquer sur les flancs. Certains, apeurés rebroussent chemin et sèment la panique dans leurs propres rangs. Les  2e et 3e lignes romaines prennent à revers les Carthaginois occupés par la 1re ligne romaine. Une explication supplémentaire pour la défaite : la trahison de Massinissa, commandant la cavalerie Numide.

Le bilan est lourd : 20 000 soldats carthaginois périssent contre 1500 Romains. Cette bataille affaiblira définitivement Carthage qui 53 ans plus tard, lors de la troisième guerre punique, sera à nouveau vaincue par Rome après un siège de 3 ans.

19 octobre 1781 : victoire de Yorktown (Guerre d’indépendance américaine).

Fin août, en provenance des Antilles, l’amiral de Grasse entre dans la baie de la Chesapeake (Virginie) avec 3 000 hommes. L’armée de Washington fait sa jonction avec les Français le 26 septembre, interdisant à l’armée de lord Cornwallis installée à Yorktown l’accès à la mer. Les alliés alignent 15 000 hommes dont 6 000 Français commandés par Rochambeau. Ces derniers, formés aux combats des théâtres d’opération européens, maîtrisent la guerre de siège. Cette expérience militaire devait s’avérer décisive pour prendre la place, alors que Cornwallis peine à communiquer avec son supérieur Clinton, qui continue de penser que l’objectif réel des alliés est New York. Les forces de Washington et de Rochambeau se rapprochent de Yorktown, tandis que Cornwallis replie les siennes, soumises à des tirs d’artillerie de plus en plus rapprochés. Isolés, les Britanniques tentent de vaines sorties.

Sans espoir d’être secouru, Cornwallis capitule avec les honneurs de la guerre le 19 octobre 1781.

La Fayette écrit à Vergennes, ministre des Affaires étrangères de Louis XVI : « La pièce est jouée, monsieur le comte, et le cinquième acte vient de finir. » De fait, la prise de Yorktown précipite la fin des opérations militaires ».

19 octobre 1813 : fin de la bataille de Leipzig (Allemagne).

Même si les Alliés de la  6e coalition déplorent plus de pertes que la Grande Armée (environ 60 000 contre 50 000) à l’issue de ce que l’on appelle aussi, la bataille des Nations, celle-ci sanctionne l’incapacité de Napoléon à vaincre de manière nette l’ensemble de l’Europe liguée contre lui. C’est lors de cet affrontement que meurt le maréchal Poniatowski : resté face à l’ennemi pour couvrir la retraite de Napoléon, il est pris au piège lorsque les sapeurs français font sauter, trop tôt, le seul pont sur la rivière Helster.

Blessé à trois reprises lors des combats, il tente néanmoins de franchir à la nage le cours d’eau mais meurt noyé, pendant que 12 000 de ses hommes sont faits prisonniers.  Jozef Antoni Poniatowski est l’un des rares généraux étrangers (Polonais) à avoir été élevé à cette dignité. Il a son nom sous l’arc de triomphe.

19 octobre 1911 : mort de Burton Ely.

Eugene Burton Ely est le pionnier de l’aéronavale puisqu’il a réussi les premiers décollage (Nov 1910) et appontage (Janv 1911) depuis un navire. (Cf. Chronique 18 janvier).

19 octobre 1917 : début de la guerre électronique (Paris).

Après avoir constaté que les raids de zeppelins allemands (équipés de goniomètres) utilisent pour se diriger le signal TSF émis par la Tour Eiffel, le colonel Férié lancent des contre-mesures. Le signal que reçoivent dorénavant les dirigeables, leur indique un émetteur de la station T.S.F. de Lyon La Doua au lieu de Paris.

Le 19 octobre, l’un des derniers raids de dirigeables allemands (11 zeppelins) ayant Londres pour cible se solde par la perte des 2/3 des aéronefs lors de leur voyage retour. Seuls 3 appareils réussissent à rallier l’Allemagne après avoir fait un très grand détour par le Sud de la France. La guerre électronique est née.

19 octobre 1952 : Bigeard se replie (Rivière noire).

Le 6e BPC (chef de bataillon Bigeard) atteint la Rivière Noire avec tous ses blessés, après 60 km parcourus en 2 jours sous le harcèlement ennemi.

Parachuté le 17 octobre près de Tu lé pour faciliter le repli des postes de Muong Chen, Gia Hoï et Nghia Lo situés à l’Est de cette rivière, il a efficacement résisté aux attaques de la division 308 avant de se replier sur ordres. Bien qu’attendu au col de Tu Lé par des éléments ennemis de la division 312, il réussit à passer grace à ses deux compagnies d’arrière-garde qui finissent par être ont été submergées.

L’Adjudant Peyrol, chef du poste de Muong Chen appuyé par deux cadres français, le sergent Cheron et le marsouin Destournel et 43 partisans thaïs, tiendra 3 heures de plus pour couvrir le repli du 6ème BPC. Il n’atteindra la Rivière Noire, avec 16 survivants, que le 6 novembre. après avoir parcouru plus de 200 km dans la jungle.

19 octobre 1984 : assassinat du père Jerzy Popieluszko (Varsovie – Pologne).

Vicaire d’une paroisse de la capitale polonaise, Son corps sera retrouvé mutilé dans la Vistule le 30 octobre. Aumônier du syndicat Solidarnosc, ses homélies sont très suivies et indisposent les dirigeants communistes qui le font arrêter après maintes intimidations et tentatives d’assassinats.




Chronique historique : 17 octobre

17102019

17 octobre 1748 : échec du siège britannique de Pondichéry (Inde).
Les habitants de la ville de Pondichéry et les français œuvrant au profit du comptoir de la compagnie des Indes, dirigé par l’administrateur de la colonie aux Indes, Joseph François Dupleix,  repoussent l’armée britannique, emmenée par Boscawen, après 58 jours de siège. Une victoire en vain car, 13 ans plus tard, faute d’avoir suffisamment soutenu Dupleix, Louis XV abandonne le comptoir au profit de l’Angleterre… France et Angleterre se disputent le comptoir jusqu’en 1816, date à laquelle Pondichéry redevient française pour le rester jusqu’en 1962 (en fait 1956 mais ratification en 1962), année de sa cession à l’Inde.

17 octobre 1777 : bataille de Saratoga (États-Unis – État de New-York).
Le général anglais Burgoyne se rend avec ses 5000 hommes au général Gates commandant quelques 20 000 insurgents américains. Cette défaite anglaise est le tournant de la guerre d’indépendance et incite le roi de France à apporter son aide aux indépendantistes américains.

17 octobre 1781 : bataille de Yorktown (États-Unis – Virginie).
Le comte de Rochambeau et Georges Washington unissent leurs efforts pour l’ultime assaut des dernières redoutes anglaises de Yorktown.

17 octobre 1793 : défaite vendéenne de Cholet.
L’armée catholique vendéenne est battue dans le combat le plus important de la guerre. ttps://www.herodote.net/17_octobre_1793-evenement-17931017.php

17 octobre 1806 : combat du pont de Halle.
La division Dupont, réduite au 32e de ligne et à un bataillon du 9e, bat le corps de réserve prussien fort de 20 000 hommes, et s’empare du pont de Halle, prenant 5000 prisonniers, 4 drapeaux et 30 canons.

17 octobre 1893 : mort de Patrice de Mac Mahon (château de la Forêt, commune de Montcresson – Loiret).
Mac Mahon meurt à l’âge de 85 ans et est inhumé en la cathédrale St-Louis des Invalides. Il était comte de Mac Mahon, maréchal de France, duc de Magenta, ancien gouverneur général de l’Algérie et ancien Président de la République française. Par la loi de 1874, il a créé les écoles militaires préparatoires à l’origine des lycées de la Défense et a donné son nom à la corniche de l’EMP d’Autun, située proche de Sully-St-Léger son lieu de naissance.

17 octobre 1961 : manifestation parisienne tragique.
La guerre d’Algérie se traduit en France par de nombreux attentats et meurtres de policiers commis par le FLN. La FPA (force de police auxiliaire) pratique en retour une répression particulièrement dure à l’encontre de la communauté algérienne en France. Constituée d’Algériens formés au combat urbain et anti-terroriste, la FPA est issue de l’armée et a été utilisée durant la bataille d’Alger.
Les dirigeants du FLN poussent, le 17 octobre, la communauté algérienne à manifester alors que le préfet de Paris, Maurice Papon, ayant reçu des ordres du gouvernement, interdit la manifestation et »couvre» moralement et par avance les policiers chargés de la réprimer. Selon les sources, entre 7 et 300 manifestants sont tués. Ces chiffres font toujours débat




Chronique historique : 16 octobre

16102019

16 octobre 1690 : début de la bataille de Québec (Nouvelle France, actuel Canada).
Les Britanniques aidés de colons américains débarquent à Beauport sur le Saint Laurent et tentent de prendre la ville de Québec défendue par le comte de Frontenac. Lorsque ce dernier, reçoit l’émissaire de Phips, il  lui fait croire que la garnison est fortement défendue et déclare crânement que sa seule réponse viendra de « la bouche de ses canons ». Dissuadé d’attaquer, Phips fait bombarder la ville depuis ses bateaux, sans grands dommages. Sa flotte, à l’inverse, reçoit quelques boulets qui l’incitent à lever l’ancre. Puis une série de violents orages cause des dégâts aux navires, qui s’ajoutant à la maladie (variole), décident Phips à rentrer au Massachusetts.

16 octobre 1793 : exécution de Marie-Antoinette (Paris).
Moins d’un an après son mari Louis XVI, la reine Marie-Antoinette est guillotinée après un procès où le violent réquisitoire de Fouquet-Tainville scandalise même l’assistance. Marie-Antoinette monte et meurt dignement sur l’échafaud. https://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=17931016&ID_dossier=99

16 octobre 1813 : début de la bataille de Leipzig (Allemagne).
Regroupées dans une sixième coalition, les armées européennes affrontent Napoléon à Leipzig. Connue sous le nom de bataille des Nations, Leipzig est la plus grande confrontation de troupes durant l’Empire (200 000 français contre plus de 300 000 coalisés). Même si l’Empereur n’est pas complètement vaincu, il doit se replier pour préparer la campagne de France qu’il anticipe. Ses pertes sont inférieures à celles des ennemis mais ceux-ci considèrent que la victoire leur appartient dès lors que l’empereur quitte Leipzig (19 octobre).  Napoléon perd tout de même … 60 000 hommes (morts et blessés).

16 octobre 1815 : Napoléon Ier débarque à Sainte-Hélène (Océan Atlantique Sud).
Début de l’exil définitif. https://www.herodote.net/napoleon_Sainte_Hel_ne-synthese-2116.php

16 octobre 1956 : arraisonnement de l’Athos (Méditerranée).
L’aviso-dragueur Commandant de Pimodan intercepte dans les eaux internationales (au large d’Oran) un cargo égyptien transportant 70 tonnes d’armes destinées aux bases du FLN installées au Maroc.




Chronique historique : 15 octobre

15102019

15 octobre 1760 : bataille de Clostercamp (Allemagne).

Durant la guerre de Sept anss, le marquis de Castries bat le prince de Brunswick à la tête d’une coalition principalement prusso-anglaise. La victoire est permise par le régiment d’Auvergne qui donne l’alerte et se sacrifie laissant le temps aux Français de réorganiser le dispositif face à l’attaque.

15 octobre 1805 : bataille de Michelsberg.

En prenant d’assaut le village bavarois, Napoléon fait sauter le verrou de la ville d’Ulm qui se rend 5 jours plus tard. La manœuvre en elle-même est belle : Napoléon avec des troupes inférieures en nombre, bat les Autrichiens du général Mack que l’espion Schulmeister a probablement intoxiqué.

15 octobre 1894 : arrestation du capitaine Dreyfus.

L’écriture de Dreyfus ressemblant fortement à celle couvrant un document retrouvé chez l’attaché de Défense allemand à Paris conduit à l’arrestation du capitaine.

15   octobre 1917 : exécution de Mata Hari (Vincennes).

Margaretha Zelle,   hollandaise dont le surnom malais Mata Hari (l’œil du ciel= le soleil) est   devenu un synonyme d’espionne, est un agent double travaillant plus ou moins   en dilettante pour les Allemands et les Français. Elle épouse un officier   écossais, Mac Leod dont elle divorce après un séjour en Malaisie. Jeune femme   romanesque, collectionnant les amants et ayant besoin d’argent pour son train   de vie, elle est vite engagée par le service de renseignement allemand.

L’agent H21 gagne   alors Paris. Repérée par le contre-espionnage français, Mata Hari accepte de   travailler aussi pour la France. Elle reçoit une mise en garde des   britanniques tant son comportement devient dangereux pour elle. Probablement   pour la punir de son double jeu, le service de renseignement allemand laisse   intercepter un message secret qui la désigne clairement comme espionne.

Son procès s’ouvre au   moment où la France doute et cherche à se ressaisir. Cette affaire   d’espionnage en est une occasion. Bien que l’activité d’espionnage de Mata Hari   soit avérée, il semble que les informations communiquées par elle, n’aient   pas eu grande valeur. Elle est fusillée à Vincennes où elle affronte   dignement son peloton d’exécution.

Voir la Revue   Historique des Armées n°247 – le dossier Mata Hari par Frédéric Guelton.

15 octobre 1945 : exécution de Pierre Laval (Prison de Fresnes).

Homme politique talentueux de la III ème République, Laval est l’un des piliers de l’État français et de la Révolution nationale. Animal politique par excellence, Laval choisit la collaboration avec l’Allemagne estimant que le point de non-retour n’existe pas en politique. Devenu l’instrument du Reich en France, il finit par indisposer un certain nombre de Vichystes. Totalement compromis, il part en Allemagne en août 1944 puis fuit en Espagne où il est arrêté. Après son procès (9 octobre), il tente de se suicider pour ne pas tomber sous des balles françaises. Il est ranimé puis fusillé.

15 octobre 1946 : suicide d’Hermann Goering (Nuremberg).

Goering avale une capsule de cyanure et échappe à la pendaison prévue dans la nuit. Ribbentrop, Keitel, Franck,… sont quant à eux exécutés.

15   octobre 1973 : contre-attaque israélienne en Égypte.

 

Grâce à l’action de   « guérilla blindée » de la brigade Barak, freinant l’offensive syrienne dans   le Golan le temps de mobiliser les réserves, les forces israéliennes peuvent   reporter leur effort contre les Égyptiens. Les troupes blindées du général   Ariel Sharon passent le canal de Suez vers l’ouest et établissent une tête de   pont qui menace la vallée du Nil et Le Caire. Elles encerclent ainsi la IIIème armée égyptienne qui   s’était aventurée de l’autre côté du canal, dans la péninsule du Sinaï. 2 000   chars égyptiens sont détruits. A l’appel de l’ONU, l’Égypte acceptera un   cessez-le-feu le 23 octobre, puis la Syrie le lendemain. Seul l’Irak refusera   toute négociation, n’ayant pas grand-chose à craindre des Israéliens vu   l’éloignement du front (d’autant plus que la puissance militaire israélienne   a été sérieusement remise en cause au début de ce conflit) se plaçant ainsi   en nouveau champion du monde arabe au moment où l’Égypte s’apprête à   négocier…

 




Chronique historique : 14 octobre

15102019

14 octobre 1066 : bataille d’Hastings (Angleterre).

Guillaume, duc de Normandie a débarqué depuis deux semaines dans le Sussex et a fait construire une place forte dans l’urgence afin d’attendre le retour du roi Saxon Harold. Ce dernier vient d’écraser les forces Viking (roi norvégien Harald) débarquées dans le Nord de l’Angleterre à hauteur de York. Fatigués, par l’aller-retour qu’imposent ces deux débarquements, les 7500 combattants Saxons surprennent par leur bonne tenue dans le début du combat qui s’engage. Les 7000 Normands sont presque vaincus en fin de matinée. La rumeur de la mort du duc de Normandie se propage dans les rangs et terrasse psychologiquement les envahisseurs. Guillaume se place alors sur le devant des troupes pour se faire reconnaitre et conduit un nouvel assaut. Cependant, c’est l’action « commando » de quatre de ses chevaliers contre Harold (roi saxon) qui est décisive : ayant percé intentionnellement la ligne de défense juste devant lui, ils le tuent et provoquent la débandade saxonne. Guillaume est couronné roi d’Angleterre en décembre.

 14 octobre 1543 : Barberousse hiverne à Toulon avec sa flotte.

 À la suite de l’accord passé entre Soliman et François Ier, le corsaire musulman passe l’hiver à Toulon d’où la population a été évacuée … et la cathédrale transformée en mosquée. Cette alliance de revers connue sous le nom de Capitulations (signature entre 1528 et 1536) vise  à affaiblir la maison d’Autriche et instaure dans les faits, la vocation de la France à protéger les chrétiens d’Orient.

14 octobre 1702 : victoire de Friedlingen (Allemagne).

Le duc de Villars bat les Impériaux du prince de Bade et gagne ainsi son bâton de maréchal.

14 octobre 1806 : victoires d’Iéna et Auerstadt (Allemagne).

Napoléon à Iéna et Davout à Auerstadt anéantissent la réputation de l’armée prussienne mise en déroute. Murat s’illustre en rattrapant à Weimar l’artillerie et la logistique prussienne en fuite. La reine Louise de Prusse, »âme damnée» de la guerre, parvient toutefois à s’enfuir par une porte de la ville alors même que les Français entrent par l’autre. Cette double victoire ouvre la route de Berlin. Clausewitz quant à lui est fait prisonnier à Auerstadt.

14 octobre 1918 : Adolphe Hitler est blessé (Ypres – Belgique).

Affecté au 16e régiment d’infanterie bavarois, le caporal Hitler est blessé au front pour la deuxième fois. Une attaque britannique au gaz moutarde sur le saillant d’Ypres le rend momentanément aveugle. Il est évacué sur un hôpital en Poméranie où il apprendra la capitulation allemande.

14 octobre 1939 : le cuirassé Royal Oak est coulé à l’ancre par un sous-marin allemand dans Scapa Flow (iles Orcades – Ecosse). 

L’amiral Donitz commandant la flotte allemande veut frapper fort dès l’entrée en guerre et ordonne une opération spectaculaire contre la base britannique. L’U47 du commandant Prien parvient à pénétrer de nuit dans Scapa Flow malgré les courants très forts et les obstacles destinés à la protéger des attaques de sous-marins. Curieusement, l’explosion de la première torpille n’alerte pas les britanniques qui pensent plutôt à un accident. Ce n’est que 10 minutes plus tard, lors de la seconde salve que la chasse au sous-marin est lancée. Prien parvient à s’échapper. Churchill dans ses mémoires de guerre lui rend hommage, considérant que l’attaque est un fait d’armes de l’ennemi. Churchill était à ce moment ministre de la marine et venait d’inspecter les défenses de Scapa Flows…

14 octobre 1944 : suicide de Rommel (Herrlingen – Allemagne).

 Le maréchal Erwin Rommel se suicide sur ordre de Hitler qui lui tient rigueur de liens entretenus avec les officiers ayant attenté à sa vie. En contrepartie, sa réputation et sa famille sont préservées. Il a même droit à des funérailles nationales, le décès étant présenté comme la conséquence d’une embolie pulmonaire.

14 octobre 1947 : passage du mur du son (États-Unis).

Charles Yeager à bord de son Bell X-1 dépasse la vitesse de 1 200 km/h soit environ 340 m/s

14 octobre 1962 : découverte de rampes de missiles à Cuba.

Un avion espion U2 américain repère 36 missiles SS-4 capables chacun de délivrer 1 mégatonne à 2000 km. Les États-Unis sont à portée de tir nucléaire des soviétiques en quelques minutes.

 




Chronique historique : 12 octobre

15102019

12 octobre 1800 : combat naval franco-américain (au large de la Guadeloupe).

Durant la quasi guerre qui oppose les États-Unis d’Amérique à la 1re République française de 1798 à 1800, la frégate Le Berceau est arraisonnée par l’USS Boston après plusieurs heures de canonnade et tentative d’abordage.

Les Américains, en rentrant au port découvrent que la paix a été signée 15 jours plus tôt et que le combat livré n’aurait pas dû l’être. Ils doivent libérer l’équipage et réparer les dégâts du Berceau.

12 octobre 1870 : décès du général Lee (Lexington – États-Unis).

 Diplômé de West-Point, officier du génie puis de cavalerie, il est nommé général par le président Lincoln en avril 1861. Lorsque la Virginie fait sécession (son État d’origine), il démissionne pour ne pas avoir à prendre les armes contre les siens. Devenu conseiller militaire du président confédéré Jefferson Davis, il est désigné général en chef des armées sudistes en janvier 1865. Battu par le général Ulysse Grant, il capitule à Appomattox (Virginie) le 9 avril 1865. Exproprié et déchu de tous ses droits civiques, il est réhabilité entre 1888 et … 1975.

Au début de la seconde guerre mondiale, le char moyen M3 Lee honore sa mémoire. Le célèbre cimetière d’Arlington est l’une des terres qui appartenaient à sa famille.

12 octobre 1915 : exécution d’Edith Cavell (Schaerbeck – Belgique).

 Infirmière à Bruxelles quand la Première Guerre mondiale éclate, la britannique Édith Cavell soigne les blessés des armées alliées et allemandes. Elle profite des opportunités que lui offre sa situation pour reprendre un réseau d’évasion initié par des Belges de la région de Mons. Ce réseau aidait les soldats alliés blessés à s’évader de la Belgique occupée vers les Pays-Bas neutres. Il fusionne ensuite avec un autre réseau créé par plusieurs femmes dans le nord de la France (la comtesse de Belleville, la princesse de Croy, Louise Thuliez et Louise de Bettignies).

Le 31 juillet 1915, elle est arrêtée puis conduite devant une cour martiale par les Allemands qui la fusillent à l’issue de son procès pour couper court aux protestations internationales. Une place lui est dédiée à Lille (quartier de Lille-Sud).

Un monument à sa mémoire avait été inauguré dès 1920 dans le jardin des Tuileries mais fut détruit le 14 juin 1940 à l’entrée des troupes allemandes dans Paris.

12 octobre 1915 : Lyautey reçoit la Médaille Militaire des mains d’un adjudant (Sidi Lamine – Maroc).

Encore général, le futur maréchal Lyautey demande à l’adjudant Caviglioli de lui remettre la médaille afin d’honorer le corps des sous-officiers et en signe de reconnaissance pour leur participation à l’œuvre accomplie au Maroc. Plusieurs ouvrages très intéressants sur le maréchal Lyautey : chez Lavauzelle, la réédition de la biographie par Maurois, Lyautey, dans la collection la pensée préservée.  Et bien sûr, Lyautey, les sables et le ciel sont grands d’Arnaud Teyssier.

12 octobre 1940 : fin de la bataille d’Angleterre.

Hitler ajourne l’opération Otarie (ou Seelowe) consistant à envahir la Grande-Bretagne. Les bombardements sur les villes anglaises vont toutefois se poursuivre sporadiquement, motivant l’évacuation de tous les enfants vers les zones rurales.

12 octobre 2000 : attaque contre l’USS Cole (Yémen).

 Une embarcation piégée pilotée par deux commandos suicides percute la coque du destroyer américain alors qu’il est à l’ancre. 17 marins sont tués. Les commandements français ALINDIEN et à Djibouti organisent sur ordre présidentiel un appui dans le cadre des secours qui sera particulièrement apprécié par les autorités américaines. Un transall des Forces françaises de Djibouti évacue les blessés.

Revendiqué par Al Qaeda, cet attentat représente l’acte de naissance de l’organisation terroriste dans les médias. Une première tentative avait déjà eu lieu en janvier 2000 contre l’USS The Sullivans.

12 octobre 2002 : attentat à Bali (Indonésie).

Plusieurs bombes explosent en quelques minutes à l’intérieur d’une boite de nuit et aux abords immédiats, tuant 197 personnes principalement australiennes. Les liens avec Al Qaida sont avérés.

12 octobre 2005 : lancement de Shenzou 6 (centre spatial de Jiuqan – Chine).

 Deux taïkonautes sont envoyés dans l’espace. La Chine est la 3ème nation spatiale indépendante, progressant rapidement dans toute la gamme des technologies spatiales : exploration lunaire, vols habités, séjours dans l’espace,…

 

 

 

 




Chronique historique : 11 octobre

15102019

11 octobre 1746 : bataille de Rocourt (près de Liège).

Le maréchal de Saxe, le plus grand capitaine de Louis XV, bat une coalition européenne emmenée par les Autrichiens. Rocourt n’est pas sa plus grande bataille mais c’est celle qui met fin au contrôle autrichien sur les Pays-Bas. Personnage méconnu, le maréchal de Saxe n’a jamais perdu une seule bataille et est toujours resté fidèle à Louis XV malgré toutes les possibilités que lui offrait son lignage et son époque. Lire l’ouvrage de Jean-Pierre Bois pour découvrir le personnage (Maurice de Saxe).

11 octobre 1746 : bataille de Rocourt (près de Liège).

Le maréchal de Saxe, le plus grand capitaine de Louis XV, bat une coalition européenne emmenée par les Autrichiens. Rocourt n’est pas sa plus grande bataille mais c’est celle qui met fin au contrôle autrichien sur les Pays-Bas. Personnage méconnu, le maréchal de Saxe n’a jamais perdu une seule bataille et est toujours resté fidèle à Louis XV malgré toutes les possibilités que lui offrait son lignage et son époque. Lire l’ouvrage de Jean-Pierre Bois pour découvrir le personnage (Maurice de Saxe).

11 octobre 1899 : début de la deuxième guerre des Boers (Afrique du Sud).

Les Boers (paysans en Hollandais) qui ont été rejetés vers le nord-est de l’Afrique du Sud par les Britanniques, se sont constitués en États indépendants (le Natal et l’État d’Orange) et luttent à la fois contre les Zoulous et l’expansionnisme des colons britanniques attirés par l’or fraîchement découvert au Transvaal. Très attachés à leur culture, ceux que l’on finira par appeler les Afrikaners (environ 25 000 combattants), mènent pendant trois ans une guérilla particulièrement éprouvante pour les armées britanniques (près de 500 000 soldats!). Les Afrikaners montent des actions commando (le terme vient de leur langue), sont camouflés alors que les troupes impériales sont de rouge vêtues, mais doivent finalement se rendre. Lord Kitchener (Cf. Fachoda) obtient leur reddition en 1902 après avoir quadrillé le territoire afin de priver les insurgés du soutien de la population (rassemblée dans des camps où sévissent maladies et famine).

11 octobre 1939 : Roosevelt reçoit la lettre Einstein-Szilard (Washington).

Le 2 août, les physiciens hongrois Szilard, Teller et Wigner décident d’alerter les États-Unis sur la possible utilisation de la fission nucléaire par les nazis. Ils préviennent ainsi les États-Unis sur les récentes avancées scientifiques pouvant créer des bombes d’un nouveau type et extrêmement puissantes. Ils recommandent même d’accélérer le travail expérimental. Ces physiciens demandent à Einstein de bien vouloir signer la lettre afin d’avoir plus de poids auprès du président américain. La lettre arrive tardivement à destination compte tenu du début des combats (Pologne) et est à l’origine du projet Manhattan.

11 octobre 1951 : victoire de Crève-cœur (Corée).

La conquête de la ligne de crête « Bloody ridge » permettant le contrôle du massif de Hwachon débute le 13 septembre avec la 2e DI américaine à laquelle appartient le bataillon français (BF/ONU). La position est fermement tenue par les Sino-coréens car donne accès au réservoir hydro-électrique de Séoul. Les pertes franco-américaines sont très élevées (597 morts dont 60 français) durant les 4 semaines d’assaut. C’est le bataillon français qui conquiert la crête dans la nuit du 11 au 12, après avoir utilisé tout le registre connu (de la baïonnette au canon sans recul en passant par le lance-flamme).  Les préparations d’artillerie ont été si intenses du fait de l’excellence des fortifications ennemies que le général Monclar, ancien de la guerre 14-18, a déclaré aux survivants du bataillon, »Vous pourrez dire à vos anciens que vous avez vécu quelque chose qui ressemble à Verdun».

Pour approfondir lire l’ouvrage d’Ivan Cadeau (La guerre de Corée – 1950-1953) et Monclar, le Bayard du 20ème siècle, livre écrit par Fabienne Monclar (fille du général).

11 octobre 1958 : lancement de Pioneer 1.

Deux mois après l’échec de Pioneer 0, un lanceur Thor-Able propulse une nouvelle sonde de 38 kg en direction de la Lune. Elle retombe sur Terre deux jours plus tard mais la NASA se console puisque la sonde rapporte tout de même des données sur la ceinture de radiations de Van Allen, découverte au début de la même année par les missions Explorer.

11 octobre 1970 : embuscade de Bedo (Tchad).

La Compagnie Parachutiste d’infanterie de Marine du 6e RIAOM ayant reçu la mission de contrôler la ligne des palmeraies située au Nord-ouest de Faya-Largeau. Se déplace entre Gouro et Kirdimi lorsqu’elle tombe dans une embuscade. Le commando du lieutenant Neau perd 11 tués et 16 blessés. Le SCH Dimitri Voronine est atteint d’une balle en plein cœur en se lançant à l’assaut des rebelles. Agé de 24 ans, il s’était engagé au 1er RPIMa à 19 ans, dès la fin de ses études secondaires. Il s’y était distingué d’emblée par sa vivacité d’esprit, sa générosité et ses indéniables qualités de chef.

La 169e promotion de l’ENSOA (1998) porte son nom.

11 octobre 2013 : l’OIAC lauréate du Nobel de la paix (Oslo).

Méconnue du grand public, l’organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques supervise depuis 1997 la destruction des armes chimiques déclarées par les pays signataires et l’arrêt des installations de production.







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