L’information circule…il suffit de vouloir la rencontrer

27092013



Chronique historique : 29 septembre

29092016

 

29 septembre :

Saint Michel, patron des Parachutistes français (la maison mère pour l’armée de Terre est l’Ecole des troupes aéroportées à Pau).

29SEPTEMBRELargage de parachutistes au-dessus du Mont Saint-Michel. Bonne fête aux parachutistes de tous horizons ! 

Saint Gabriel, patron des Transmetteurs (la maison mère pour l’interarmées est l’Ecole des Transmissions à Cesson-Sévigné). Aujourd’hui création pour l’armée de Terre du COMSIC à Cesson-Sévigné, … d’ailleurs.

Saint Raphael, patron des unités du Renseignement (la maison mère pour l’armée de Terre est le CEERAT à  Saumur)

29 septembreDans l’ordre et de gauche à droite : Gabriel, Michel, Raphaël.

29 septembre 1833 : bataille de Bougie (Algérie – actuelle Bejaïa). La division navale du capitaine de frégate Parseval-Dechènes à bord de la frégate Victoire met à terre le corps expéditionnaire du général Trezel (2000 hommes) et sous la protection de son artillerie navale lui permet de s’emparer de la ville au bout de 2 jours de combats. Le port de la ville est l’un des meilleurs mouillages de la côte.

29 septembre 1898 : capture de Samory Touré par le capitaine Gouraud (Guelemou – actuelle Côte d’Ivoire). Avec seulement une dizaine d’hommes et sans combat, le futur général Henri Gouraud capture Samory Touré, aussi appelé « Almamy ». Ce mot est une corruption de l’arabe Amir Al Muminim et signifie que Samory est devenu un chef religieux après avoir été un chef militaire. Il prend ce titre en  juillet 1884 en l’empruntant à la tradition des souverains du Fouta-Dyalon. Samory contrôlait depuis 1880 tout le Haut-Niger avec son armée de 50 000 soldats aguerris. Gouraud met ainsi fin à une rébellion armée qui durait depuis 1891 et avait infligé plusieurs revers aux troupes françaises. Cet événement connait un retentissement très important en France en réaction au développement de la crise de Fachoda (Soudan) qui voit la France céder face au Royaume-Uni. L’exploit de Gouraud permet de redorer le blason colonial français que les britanniques viennent de ternir. Dans « Au Soudan, souvenirs d’un Africain » (1939), il relatera l’événement.

29 septembre 1914 : l’Homme libre est saisi (Paris). Le journal de Clemenceau est saisi et suspendu de diffusion pour 8 jours, la censure estimant ne pas pouvoir laisser écrire des vérités gênantes pour les forces françaises.

29 septembre 1918 : prise d’Uskub (actuelle Skopje en Macédoine). Cette victoire de la demi-brigade de cavalerie du général Jouinot-Gambetta est aujourd’hui presque oubliée alors qu’elle constitue un véritable exploit. Remontant depuis Salonique où elles ont été débarquées, les troupes de l’armée d’Orient affrontent les Bulgares, les Autrichiens et les Allemands tout au long d’un périple de plus de 1000 km. Ce nouveau front a pour vocation d’accentuer la pression sur l’ennemi. Les hommes de Jouinot-Gambetta (1er spahi entre-autres) conquièrent la ville d’Uskub à l’issue d’un raid de cavalerie de 300 km en pleine zone de moyenne montagne, défendue par l’armée bulgare et allemande. L’autonomie des troupes est quasi-totale et oblige chefs et soldats à puiser le meilleur en eux-mêmes, ce qui produit au final un résultat surprenant, montrant le sens de l’adaptation et de l’initiative de ces cavaliers. Jouinot-Gambetta use de l’avion pour ses reconnaissances avant les déplacements et pour la coordination des mouvements avec les unités alliées. Lire Guerre en montagne, Economica, 2010 par les colonels Le Nen, de Courrèges et Givre. Plus particulièrement le chapitre Bataille du Drobopolié (1918) qui reprend beaucoup plus en détails l’épisode.

29 septembre 1969 : premier envoi de message par ARPANET. Développé par l’agence de recherche technologique de défense américaine (DARPA), l’ancêtre d’Internet transmet son premier message qui n’est en fait qu’un mot : Login.   Si les 3 premières lettres arrivent à la vitesse de la lumière, les dernières mettent une heure pour relier l’UCLAT à Stanford (515 km) suite à un bug.

29 septembre 1988 : le prix Nobel de la Paix aux Casques bleus.

29 septembre 1995 : fin de cavale pour Khaled Kelkal (Vaugneray – Rhône). « Terroriste islamiste algérien, membre du Groupe islamique armé (GIA), il est le principal responsable de la vague d’attentat de 1995 : meurtre de l’imam Sahraoui (11 juillet), RER B (15 juillet), Place de l’Etoile (17 août), tentative ratée de la ligne TGV Paris-Lyon (26 août), marché Richard Lenoir (3 septembre) et la voiture piégée en face d’une école juive de Villeurbanne (7 septembre). Repéré dans les Monts du Lyonnais le 27, il est abattu par le GIGN au lieu-dit Maison blanche tandis qu’il riposte aux forces de l’ordre ».  CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

Quelques rendez-vous historiques :

 le 06 octobre 2016 : séminaire de rentrée des historiens de l’Armée de Terre aux Invalides.

jusqu’au 07 octobre 2016 : exposition « Rouget de Lisle & la Marseillaise » au musée de l’Armée.

jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).

du 15 octobre au 29 janvier 2017 : exposition « Verdun, la guerre aérienne » – Musée de l’air et de l’espace (Le Bourget).

jusqu’au 20 novembre 2016 : exposition « Verdun – La Somme » au musée de l’Artillerie de Draguignan.

jusqu’au 27 novembre 2016 : exposition « L’ épopée des uniformes militaires », à la Sucrière, Lyon (Rhône).

jusqu’au 31 décembre 2016 : exposition « Visages du 25 août » –  Maison du Souvenir de Maillé

jusqu’ au 15 janvier 2017 : exposition « Mission mode, styles croisés » - Musée de la Légion étrangère (Aubagne) et château Borély (Marseille).




Chronique historique : 28 septembre

28092016

28 septembre 1066 : débarquement de Guillaume le Conquérant en Angleterre. Le Normand Guillaume, descendant de Viking, envahit le Sussex du roi Harod au moment où ce dernier est occupé à repousser un débarquement du norvégien Harad dans le Nord du pays. Guillaume débarque donc sans être inquiété et prépare l’inévitable bataille. La célèbre bataille d’Hastings a lieu 3 semaines plus tard : Les Normands sont reposés, ont choisi le lieu du combat (Hastings) et de plus disposent d’un fort qu’ils ont construit rapidement. L’armée saxonne, elle,  arrive épuisée après la traversée du pays. Elle ne parvient pas à rejeter à la mer l’envahisseur. L’ère des Anglo-normands commence.

28 septembre 1106 : bataille de Tinchebray (Normandie). Henri Ier Beauclerc, roi d’Angleterre et fils cadet de Guillaume le Conquérant décide de mettre un terme à la rébellion de son frère ainé Robert de Courteheuse, le duc de Normandie et débarque sur le continent. La bataille ne dure qu’une heure comme très souvent à l’époque. Les belligérants sont imbriqués dans une mêlée où il est difficile de coordonner une action collective. Aussi le combat est-il indécis jusqu’à ce que Elie de la Flèche, que le roi d’Angleterre a placé en réserve et à couvert, lance une attaque sur les arrières du duc de Normandie. La Normandie est rattachée à l’Angleterre et connait alors une période de paix et prospérité.

28 septembre 1781 : début du siège de Yorktown (Côte Est des futurs Etats-Unis). Français et Américains insurgés bombardent la ville tenue par les Britanniques. Elle tombe le 19 octobre.

28 septembre 1794 :  création de la future école Polytechnique (Palais Bourbon). L’école centrale des travaux publics est créée par le Comité de salut public alors que la France risque une invasion des monarchies coalisées. Un collectif de savants (dont Monge) en battit les premières structures pour fournir à la Nation les cadres scientifiques nécessaires à la Défense nationale. Elle devient Ecole Polytechnique en 1795. Napoléon lui donne le statut d’école militaire en 1804 pour former les officiers d’artillerie puis du génie.

28 septembre 1918 : Tandey épargne Hitler (Marcoing – France). Lors de la prise du village de Marcoing par son régiment, le soldat britannique Henry Tandey aperçoit un caporal allemand, blessé, qui tente de s’enfuir. Il décide de l’épargner, le caporal  allemand le remerciant d’un hochement de tête. Quelques années plus tard, lors d’une entrevue entre Chamberlain et Hitler, ce dernier aurait expliqué qu’il devait la vie à Tandey qu’il aurait reconnu sur une photo.

28 septembre 1956 : mort de William Edward Boeing (Etat de Washington – Etats-Unis). Pionnier américain de l’aviation et fondateur de la firme portant son nom.

28 septembre 1958 : approbation de la Vè République. Approuvez-vous la Constitution qui vous est proposée par le Gouvernement de la République? Question posée aux Français afin de ratifier le projet de Constitution. Le texte de cette dernière résulte du travail conjoint du Comité Consultatif Constitutionnel, du Parlement ainsi que du Président du Conseil, Charles de Gaulle. L’approbation avec plus des 4/5 des voix (82.6%) permet de promulguer la nouvelle Constitution, le 4 octobre 1958.

28 septembre 1970 : mort de Gamal Abdel Nasser (Le Caire – Egypte).  Président égyptien. Il nationalise le canal de Suez en 1956 ce qui provoque l’intervention armée de la France, du Royaume Uni et d’Israël. Fondateur du mouvement des non-alignés avec Tito et le président indien Nehru. Il s’implique fortement dans la création de l’Organisation de l’Unité Africaine. 

28 septembre 2016 : cérémonie de création du COM.RENS (Strasbourg ). Le pilier COMRENS (commandement du Renseignement) devient un élément fédérateur des volets recherche et exploitation des forces terrestres concentrant tout le spectre des capacités de recherche spécialisée du niveau stratégique, opératif et tactique. Il comprend le 2e régiment de hussard, le 54e régiment de transmissions, le 28e groupe géographique, le 44e régiment de transmissions, le 61e régiment d’artillerie, la 785e compagnie de Guerre électronique, le centre de renseignement Terre (CRT), le Centre interarmées des actions sur l’environnement (CIAE), l’école du renseignement de l’armée de Terre,  et le centre de formation initiale des militaires du rang.

28 septembre

Quelques rendez-vous historiques :

 le 06 octobre 2016 : séminaire de rentrée des historiens de l’Armée de Terre aux Invalides.

jusqu’au 07 octobre 2016 : exposition « Rouget de Lisle & la Marseillaise » au musée de l’Armée.

jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).

du 15 octobre au 29 janvier 2017 : exposition « Verdun, la guerre aérienne » – Musée de l’air et de l’espace (Le Bourget).

jusqu’au 20 novembre 2016 : exposition « Verdun – La Somme » au musée de l’Artillerie de Draguignan.

jusqu’au 27 novembre 2016 : exposition « L’ épopée des uniformes militaires », à la Sucrière, Lyon (Rhône).

jusqu’au 31 décembre 2016 : exposition « Visages du 25 août » –  Maison du Souvenir de Maillé

jusqu’ au 15 janvier 2017 : exposition « Mission mode, styles croisés » - Musée de la Légion étrangère (Aubagne) et château Borély (Marseille).




Chronique historique : 27 septembre

27092016

27 septembre 1396 : défaite croisée à Nicopolis (Bulgarie). L’une des plus grandes armées occidentales, rassemblée à la demande du pape (Boniface IX), du roi de Hongrie (Sigismond) et du Basileus (Manuel II Paleologue ) tente de mettre un terme à l’avancée des Ottomans dans les Balkans et attaque la ville de Nicopolis. Le sultan Bajazet Ier aidé de son vassal Stefan Lazarevic, prince de Serbie et fils du prince Lazare (battu à Kosovo polje en 1389) écrase les forces occidentales réunies autour de Sigismond. La Bulgarie (en fait, les petits royaumes constituant la Bulgarie actuelle) tombe sous domination ottomane et y restera jusqu’en 1878. A noter que le maréchal Boucicaut, maréchal de France, participe à la bataille. Il sera libéré contre rançon.

27 septembre 1917 : mort de l’adjudant-chef Georges Chemet (Hard – Autriche). « Breveté pilote en 1910, il réalise deux ans plus tard et pour la première fois la double traversée de l’Adriatique (Venise-Trieste-Venise), soit 256 kilomètres, à bord d’un hydravion Borel. Engagé dans la 112è escadrille du 2è Groupe d’aviation, il est contraint de se poser dans les lignes allemandes à Bétheniville (Marne), le 12 avril 1917. Il se noie dans le Rhin alpin lors de sa tentative d’évasion ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

27 septembre 1918 : début de la bataille du Canal du Nord (Pas-de-Calais). Dans le cadre de la contre-attaque générale des Alliés, les troupes canadiennes sous les ordres du Général Arthur William Currie attaquent et franchissent le dernier segment de la ligne Hindenburg grâce notamment au génie canadien qui construit des passerelles flottantes et des ponts pour faire franchir les portions inondées à l’infanterie et à l’artillerie.  Cette percée au niveau du Bois Bourlon ouvre la route de Cambrai.

27 septembre 1936 : bataille de Tolède (Espagne). Débutée en juillet, la guerre civile espagnole opposant le camp des Nationalistes à celui des Républicains connait l’une de ses premières batailles à Tolède. Le général Franco choisit d’attaquer cette ancienne capitale d’Espagne plutôt que Madrid, selon certains, en raison de sa valeur symbolique (délivrer les combattants de l’Alcazar), selon d’autres, pour faire durer une guerre qu’il est sur de remporter et ainsi asseoir son emprise sur le camp nationaliste et l’Espagne.

27 septembre 1939 : Varsovie tombe après 19 jours de résistance aux Allemands (Pologne).

27 septembre 1943 : début des combats pour la libération de Bastia. L’insurrection conduite par Paul Colonna d’Istria a débuté dès le 8 septembre, tirant profit des quiproquos opposant les forces italiennes et allemandes d’occupation, suite à la chute de Mussolini. Dès le 17, les hommes du Bataillon de choc (commandant Gambiez), qui ont fait la traversée sur le sous-marin Casabianca (du commandant Lherminier), sont les premiers soldats français arrivés d’Alger. Ils constituent l’avant-garde des troupes de l’opération Vésuve uniquement françaises à l’exception d’un commando américain (tirailleurs marocains du colonel de Butler, tabors marocains du lieutenant-colonel de La Tour ainsi que des spahis marocains, et des unités d’artillerie d’Afrique). Les unités italiennes se rallient aux forces alliées et participent activement aux combats (près de 600 pertes), assurant aussi les transports par leurs unités du Train, l’appui artillerie et le soutien santé. La bataille pour Bastia, qui a lieu par très mauvais temps, dure du 27 septembre au 4 octobre. Le 73ème Goum du 6ème Tabor entre le premier dans la ville à l’aube. A l’issue de la libération de l’île, 13 000 Corses s’engageront dans la guerre de reconquête. Volontaires ou mobilisés par un simple avis de presse le 30 novembre, ils seront embarqués pour Alger où ils seront enrôlés à la 1ère Division Française Libre ou à la 2ème Division blindée.

27 septembre 1962 : Le colonel Abdullah as-Sallal prend le pouvoir au Nord- Yémen . Il est lui-même renversé en 1967 ainsi que les 4 présidents qui, jusqu’en 1978, se succèderont au pouvoir à chaque fois à l’issue d’un putsch. En 1978, le président Saleh parvient à la présidence et procède à la réunification des deux Yémen en guerre. Abd Rabo Mansour Hadi lui a succédé en 2011 lors du Printemps arabe. Aujourd’hui en exil, il est soutenu par une coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite face aux rebelles houthistes, partisans de l’ancien chef de l’Etat, Ali Abdallah Saleh.

27 septembre 1996 : les Talibans s’emparent de Kaboul (Afghanistan). Financés par l’étranger, les Talibans (« étudiants ») reprennent facilement le contrôle de l’Afghanistan et entrent dans Kaboul où un gouvernement (issu de la résistance aux Soviétiques) est en proie aux dissensions depuis 1992. L’ex président Najibulha et son frère sont torturés et assassinés par un commando taliban alors que toutes les forces (ONU et Alliance du Nord) se replient. Le Mollah Mohamed Rabbani impose la stricte application de la loi coranique dans tout l’Afghanistan.

27 septembre Pour lire la légende de la carte, voir le site wikipedia sur la guerre d’Espagne.

 Quelques rendez-vous historiques :

 du 23 septembre au 27 novembre 2016 : exposition « L’ épopée des uniformes militaires », à la Sucrière, Lyon (Rhône).

jusqu’au 07 octobre 2016 : exposition « Rouget de Lisle & la Marseillaise » au musée de l’Armée.

le 06 octobre 2016 : séminaire de rentrée des historiens de l’Armée de Terre aux Invalides.

du 15 octobre au 29 janvier 2017 : exposition « Verdun, la guerre aérienne » – Musée de l’air et de l’espace (Le Bourget).

jusqu’au 20 novembre 2016 : exposition « Verdun – La Somme » au musée de l’Artillerie de Draguignan.

jusqu’au 31 décembre 2016 : exposition « Visages du 25 août » –  Maison du Souvenir de Maillé

jusqu’ au 15 janvier 2017 : exposition « Mission mode, styles croisés » - Musée de la Légion étrangère (Aubagne) et château Borély (Marseille).




Débat :  » On n’a pas signé pour jouer les vigiles » : ces militaires lassés du plan Sentinelle, un article du Figaro

26092016

«On n’a pas signé pour jouer les vigiles» : ces militaires lassés du plan Sentinelle

L’article du Figaro (www.lefigaro.fr) d’Eugénie Bastié, du 26/09/2016 à 15:21 confirme ce qu’on entendu tous ceux qui sont allés à la rencontre des « sentinelles de Sentinelle ».

TÉMOIGNAGES – Routine, sentiment d’inutilité, manque de reconnaissance, défaut d’entraînement : le plan Sentinelle a changé la vie des militaires. Nombre d’entre eux sont lassés d’un métier qui ne ressemble pas à ce dont ils avaient rêvé. Certains ont même claqué la porte de la grande muette.

Il n’y a pas de syndicats dans l’armée. La grande muette serre donc les dents, et peine à faire entendre sa douleur. Pourtant, depuis plus d’un an et demi que dure le plan Sentinelle, mis en place en janvier 2015 après les attentats de Charlie Hebdo, nombreux sont les soldats à être lassés d’un métier qui ne correspond pas à ce pourquoi ils s’étaient engagés. L’été 2016 a été celui de la surchauffe: après l’attentat de Nice, le plan Sentinelle a été prolongé tout l’été pour 10.000 hommes , ce qui a occasionné des suppressions des congés, des annulations de permissions. Certains soldats en ont tellement assez qu’ils décident de quitter l’armée.

Sentiment d’inutilité et manque de reconnaissance

C’est le cas de Benoît, 24 ans, qui avait signé pour cinq ans en tant qui militaire de rang. En septembre 2016, il a quitté l’armée. «J’ai été dans un lycée militaire, mon père est militaire, j’ai toujours voulu faire l’armée, pour servir mon pays, pour faire un métier qui sorte de la routine», explique-t-il. «Quand on regarde les spots de recrutement de l’armée de terre, on a l’impression d’un métier qui bouge, mais on déchante rapidement.» Au début de son contrat, le jeune homme trouvait son travail «intéressant». Il est parti en mission en Nouvelle-Calédonie, en Centrafrique. Après les attentats de janvier 2015, c’est devenu «l’enfer». «On a commencé à enchaîner les missions Vigipirate dans des conditions difficiles. Parfois, on s’est retrouvé à dormir à huit dans 8m2», raconte-t-il. Idem pour François*,26 ans, sergent, pour qui le plan Sentinelle a été «la goutte d’eau qui fait déborder le vase». Lui aussi n’a pas renouvelé son contrat, et s’est reconverti dans l’immobilier. «Quand j’ai signé, on m’avait fait croire que j’allais partir à l’extérieur si j’étais bon. J’ai fini major partout et ne suis parti qu’une seule fois en cinq ans. On m’a gardé pour former les troupes.» «Vigipirate pour nous, c’est l’horreur», résume-t-il. «Quand tu es en Opex loin de ta famille, tu tiens le coup parce que tu es éloigné, mais quand tu es seulement à deux cent bornes de chez toi et que tu ne peux pas bouger, c’est beaucoup plus dur moralement.» «Il y a un ras-le-bol général», assure le jeune homme, ajoutant: «Je connais des gens qui ont quinze ans d’armée, qui connaissent leur métier, mais qui pètent les plombs.» «Beaucoup voudraient partir, mais ils sont trop vieux, ou ont une famille à charge» confirme Benoît, qui s’est reconverti lui, dans l’hôtellerie.

«Quand on regarde les spots de recrutement de l’armée de Terre, on a l’impression d’un métier qui bouge, mais on déchante rapidement», Benoit, ancien militaire.

Rémi*, 27 ans, a lui carrément rompu son contrat au bout de trois ans, ne pouvant plus supporter le quotidien d’un soldat du rang. «Je n’ai jamais sauvé la patrie, on fait de la figuration.» «On n’a pas signé pour ça, c’est du boulot de vigiles», dit-il, pestant contre l’inutilité du plan Sentinelle: «Si on nous agresse, on n’a même pas le droit de riposter, pas le droit de fouiller une voiture, d’arrêter des gens». Les militaires ont pour consigne de n’utiliser le feu qu’en dernière instance, privilégiant la neutralisation à mains nues. En cas de positionnement statique, ils n’ont même pas le droit de poursuivre leurs éventuels assaillants. La seule fois où un militaire en plan Vigipirate a utilisé son arme en deux ans, c’est à Valence, au début de l’année 2016,lorsqu’un homme a foncé sur des soldats avec une voiture. Les Sentinelles étaient devenues des cibles.

Outre leur sentiment d’inutilité, les jeunes hommes pointent du doigt «le manque de reconnaissance». «Jamais un merci, des gens qui te crachent dessus», raconte François. «Les seuls remerciements que j’ai eu, ce sont des anciens militaires à la retraite ou des touristes étrangers pendant l’euro.»

Vers une baisse du niveau général de l’armée ?

« On est en train, lentement, mais sûrement, de perdre tous les acquis tactiques accumulés au Mali et en Afghanistan » (Général Bruno Dary)

De nombreux experts militaires, comme Bénédicte Chéron, Florent de Saint Victor, Michel Goya, Elie  Tenenbaum, ont critiqué la légitimité et l’efficacité dans la durée du plan Sentinelle. Elie Tenenbaum, auteur d’un rapport de l’IFRI très complet publié en juin 2016 et intitulé La Sentinelle égarée, pointait du doigt un «contexte de frustration lié à des missions peu valorisantes et à la montée des incivilités». «Les militaires n’ont pas le blues seulement parce qu’ils sont sur-sollicités, mais parce qu’ils pratiquent une mission contestée et contestable» rappelle aussi Benédicte Chéron.

Avant les militaires vivaient selon un rythme ternaire: entraînement /Opex (opérations extérieures) /repos. Avec la généralisation du plan Sentinelle, ils ont basculé sur un rythme quaternaire: entraînement /Opex /repos /sentinelle. Ils passent désormais 50 % de leur temps en opération intérieure et 15 % en opérations extérieures (contre 5 % en opération intérieure et 15 % en opérations extérieures avant 2015). L’entraînement en pâtit sévèrement. «Alors que l’objectif de la LPM 2014-2019 fixait à 90 le nombre de journées de préparation par an, cette moyenne est descendue à 59 en 2015 du fait des engagements intérieurs», écrit Tenenbaum. 70 % des rotations dans les centres d’entraînement spécifiques ont été annulés en 2015.

«On est en train, lentement, mais sûrement, de perdre tous les acquis tactiques accumulés au Mali et en Afghanistan» s’inquiète le général, Bruno Dary. «La condition physique a baissé. On ne fait plus de sport, les gens sont fatigués», confirme Benoît, qui a lâché l’armée. «Il n’y a plus de sélection au niveau du recrutement», déplore-t-il. «Avant, mon régiment n’acceptait que des E1 [NDLR: les militaires du rang sont classés en trois groupes selon leur niveau E1, E2, E3), aujourd’hui il accepte des E3. C’est la génération Bataclan», ricane-t-il. «Ils s’engagent sur le coup du ‘je suis Charlie’, mais sur le terrain, il n’y a plus personne. On recrute 50 personnes, et à la fin il en reste 15.»

Le ministère conscient de la lassitude des troupes

La lassitude des soldats du rang est très bien comprise par nombre d’officiers. Ainsi le général Thonier, qui écrivait en février dernier : «Jamais sans doute depuis la professionnalisation des Armées une opération n’aura été aussi préjudiciable pour l’armée de Terre» Il ajoutait: «Sentinelle est destructrice parce cette opération «consomme» des femmes et des hommes qui devraient se former, s’entraîner ou se reposer avant un nouvel engagement». Un constat que partage le général Bruno Dary, qui reconnaît une «usure des personnels dans des travaux monotones et peu valorisants. Mais le général temporise: «Il faut faire preuve de discernement, il est normal qu’un soldat protège la France. Ça n’a peut-être pas l’exaltation du Mali ou de l’Afghanistan, mais c’est la terre de nos pères, la sécurité de nos familles et l’avenir de nos enfants.»

«On est conscient de la lassitude occasionnée», nous répond une source proche du ministère de la Défense. précisant que«l’abandon du plan sentinelle n’a jamais été envisagé en haut lieu». «L’opération est plébiscitée par les Français, utile pour la dissuasion et la protection», ajoute-ton. La Défense évoque également les efforts consentis par l’état: le passage de l’indemnité journalière de 5 à 10 euros, le choix de privilégier la patrouille au statique. Le recrutement de 11 000 hommes, annoncé par le gouvernement en mars 2015, et leur formation, prennent du temps. Les militaires recrutés devraient entrer en service bientôt, ce qui devrait soulager les militaires saturés par le plan Sentinelle.

Jusqu’à quand ?

* Les prénoms ont été changés

 




SYNOPIA, un intéressant colloque : Lundi 17 octobre 2016 – Assemblée nationale

26092016

Synopia

COLLOQUE
Quelles solutions pour améliorer l’efficacité de l’État et renouer le lien démocratique ?

Lundi 17 octobre 2016  sous le haut patronage de M. Jean-Louis COSTES, député

Face à la crise de défiance qui touche nos institutions et vient frapper de discrédit notre système représentatif et la classe politique dans son ensemble, il devient urgent de repenser nos modes de gouvernance.

L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de rendre l’État plus efficace, de redonner à la politique la plénitude de son rôle, et d’inclure vraiment les citoyens dans le débat démocratique.

La transition / révolution numérique offre à cet effet de nombreuses opportunités. Car le peuple ne veut plus seulement être entendu, il veut être écouté et prendre part à la vie politique. Et il veut des résultats. La situation du pays l’exige.

Moderniser nos institutions et rénover les règles du jeu politique constituent une priorité majeure pour nos dirigeants.

Cet enjeu déterminant, et les questions qu’il pose, doivent s’inviter dans le débat de la campagne présidentielle, au meilleur niveau. Ce colloque a pour ambition d’y contribuer. Il portera sur les nouvelles formes et solutions de gouvernance publique, avec une double approche :

-  Académique, qui prend son fondement dans les recherches, analyses et débats qui se tiennent au sein des think tanks, des cercles de réflexion et des acteurs académiques.

-    Pragmatique, qui émane des acteurs de terrain et de la civic-tech, et permet, dans les faits, de « gouverner autrement ».

Quatre tables rondes sont au programme :

- 9h30 – 10-45 : Renouvellement de la classe politique : entre mythe et nécessité.

Participants : Jérôme Fourquet (Ifop), Pierre Jacquemain, Emmanuel Jaffelin, Robin Rivaton, Général Bertrand Soubelet.

Modérateur : Dominique Scalia (Observatoire Com Média).

- 11h15 – 12h30 : Quelles solutions pour un État plus efficient ?

Participants : Renaud Dorandeu (Université de Paris Dauphine), Alexandre Malafaye (Synopia), Agnès Verdier-Molinié (IFRAP), Marie-Hélène Thoraval (maire de Romans).

Modérateur : Jacky Isabello (Coriolink).

- 14:15 – 15h30 : La dynamique citoyenne à travers la civic-tech.

Participants :  Benjamin des Gachons (change.org), Denis Jacquet (Observatoire de l’uberisation), Clément Mabi (démocratie ouverte), Pierre-Alexandre Teulié (Gov).

Modérateur : Alexis Poulin (EurActiv).

- 16h00 – 17h15 : De la démocratie représentative à la démocratie participative.

Participants : Loïc Blondiaux (Université de la Sorbonne), Vincent Cespedes, Stéphane Guyot (parti du vote blanc), Béatrix Jounault (la Fabrique Spinoza), Émile Servan-Schreiber (Lumenogic).

Modérateur : Armelle Charrier (France 24).

Grands témoins :

Matin : Jean-Pierre Letartre, Président d’EY France

Après-midi : Didier Le Bret, diplomate

La liste définitive des intervenants et des grands témoins sera communiquée d’ici fin septembre.

Les inscriptions sont obligatoires. Nombre de places limitées.

Contact Synopia : synopia@synopia.fr

Colloque organisé en partenariat avec
spinoza
le 17 octobre  de 9h00 à 18h00

Salle Lamartine
(Assemblée nationale)
101, rue de l’Université
Paris 7




Chronique historique : 26 septembre

26092016

26 septembre 1423 : bataille de la Brossinière (Anjou). Pendant la guerre de Cent ans, les Français surprennent les Anglais du comté de Suffolk revenant d’un pillage et les massacrent au lieu-dit de la Brossinière ou encore de La Gravelle. Deux chevaliers de Charles VII ont reçu mission de venger l’affront anglais : Jean d’Harcourt (Tours) et Ambroise de Loré (Laval) unissent très rapidement leurs forces et fondent sur les anglais qui n’ont pas le temps de replier leurs archers derrière une barrière de pieux. La bataille qui est en fait une embuscade vite et bien préparée, est décrite dans les chroniques comme très meurtrière.

 26 septembre 1575 : capture de Miguel de Cervantès (au large des Stes Maries de la mer). Auteur de Don Quichotte, celui qu’on appelle le manchot de Lépante , puisqu’il a perdu l’usage de la main gauche lors de la bataille naval de Lépante, s’apprête à passer 5 ans dans les geôles d’Alger après sa capture par le corsaire albanais Mami Arnaute.

 25-26 septembre 1799 : bataille de Zurich (Suisse). Alors que Bonaparte est « prisonnier » de sa conquête en Egypte, le général Massena, futur duc de Rivoli, prince d’Essling et maréchal d’empire, sauve la France de l’invasion en contraignant les forces austro-russes à la retraite lors de la bataille de Zürich. Invaincu jusque-là, le général russe Souvorov ne se remettra pas de cette déconvenue :  Aussitôt démis de ses fonctions, il mourra peu après dans la disgrâce.

 26 septembre 1915 : bataille de la main de Massiges (Champagne – Ardennes). Les 2ème et 3ème Divisions d’infanterie coloniale s’illustrent lors de la prise de la Main de Massige au cours de combats les opposant à la 3ème armée de von Einem. Les coloniaux aux ordres du célèbre général Gouraud conquièrent les hauteurs ayant la forme d’une main et remportent une victoire tactique indéniable. Cependant, la résistance (jusqu’à l’été 1918) du mont Têtu ou tête de vipère empêche le contrôle total de la région. En 1948, Gouraud, à sa demande, sera inhumé (26/09/1946) dans l’ossuaire de Navarin où reposent les restes de 10 000 de ceux qu’il a commandés à cet endroit.

Blaise Cendrars (Frédéric Sauser), le poète et écrivain est blessé lors de cette bataille. Il y perd son bras droit.

 26 septembre 1944 : échec d’Arnhem et repli des survivants (Pays-Bas). Après avoir résisté pendant 9 jours dans la ville d’Arnhem où ils avaient été largués, les parachutistes britanniques doivent se replier pour ne pas être totalement détruits par les troupes SS défendant le pont. L’opération Market garden consistant à prendre les ponts franchissant Rhin et Meuse aux Pays-Bas est une idée de Montgomery qu’Eisenhower privilégie au détriment de celle de Bradley et Patton qui préfèrent poursuivre la percée de manière traditionnelle. C’est aussi la plus grande opération aéroportée de l’histoire : 3 divisions parachutistes sont larguées sur Eindhoven, Nimègue et Arnhem. C’est aussi malheureusement un échec compte tenu des pertes subies : 12 000 parachutistes Alliés tués, blessés ou prisonniers, principalement à Arnhem où seulement 1/4 des soldats parvient à regagner les lignes amies. Trop ambitieux, le plan de Montgomery ne tient pas compte des renseignements signalant la présence de blindés à Arnhem et présume de la capacité de pénétration du 30ème corps blindé britannique chargé d’opérer la jonction avec les paras à Arnhem 3 jours après le début de l’attaque (17/09).

Quelques rendez-vous historiques :

 du 23 septembre au 27 novembre 2016 : exposition « L’ épopée des uniformes militaires », à la Sucrière, Lyon (Rhône).

jusqu’au 07 octobre 2016 : exposition « Rouget de Lisle & la Marseillaise » au musée de l’Armée.

le 06 octobre 2016 : séminaire de rentrée des historiens de l’Armée de Terre aux Invalides.

du 15 octobre au 29 janvier 2017 : exposition « Verdun, la guerre aérienne » – Musée de l’air et de l’espace (Le Bourget).

jusqu’au 20 novembre 2016 : exposition « Verdun – La Somme » au musée de l’Artillerie de Draguignan.

jusqu’au 31 décembre 2016 : exposition « Visages du 25 août » –  Maison du Souvenir de Maillé

jusqu’ au 15 janvier 2017 : exposition « Mission mode, styles croisés » - Musée de la Légion étrangère (Aubagne) et château Borély (Marseille).




Rapport d’activité du SGDSN 2015

23092016

SGDN

Pour ceux qui sont intéressés, aller sur le site : http://www.sgdsn.gouv.fr/

fichier pdf RAPPORT_D_ACTIVITE_2015_DU_SGDSN




Chronique historique : 23 septembre

23092016

230916

Le porte-avion Charles de Gaulle

23 septembre 1338 : bataille navale d’Arnemuiden (actuels Pays-Bas). Durant la guerre de 100 ans, la flotte française des amiraux Quiéret et Béhuchet attaque cinq navires anglais dans un port de l’île de Walcheren. Les anglais se défendent vaillamment mais doivent se rendre étant en infériorité numérique. Les prisonniers anglais sont massacrés après les combats. Cette violence inutile fait scandale et coûtera finalement la vie deux ans plus tard aux deux amiraux français lors de leur capture à la bataille de l’Ecluse (Picardie) en 1340.

23 septembre 1779: bataille navale de Flamborough Head (Mer du Nord). En pleine guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique, le héros américain John Paul Jones remporte au large des côtes du Yorkshire une des plus célèbres batailles navales de ce conflit, bien que la nature réelle des combats fasse encore l’objet de discussions. Commandant une escadre armée grâce à la France,  il intercepte un convoi de navires britanniques et s’empare du principal navire d’escorte, le Sérapis. Son propre navire de commandement le  Bonhomme Richard  est trop endommagé pour être sauvé mais Jones parvient à échapper avec son butin aux navires britanniques lancés à ses trousses. La vie de Jones est une aventure puisqu’il sera contre-amiral dans la flotte impériale russe de Catherine II (1788), combattra les Turcs en mer noire et sera nommé consul des Etats-Unis à Alger. Héros américain, il était question qu’une statue le représentant soit érigée à Kronstadt en mémoire de son action au service de Catherine II…

23 septembre 1845 : début des combats de la Sidi Brahim (Algérie). Le 8e bataillon de chasseurs à pied et le deuxième escadron du 2e régiment de hussards, soit au total 450 hommes attaquent, sur ordres mais inconsidérément, les 6000 hommes d’Abd el Kader.  Les 82 français qui survivent à l’assaut se replient dans un marabout où ils résistent héroïquement à l’ennemi pendant deux jours. A bout de munitions et vivres, ils chargent à la baïonnette et 16 d’entre eux parviennent à enfoncer les défenses d’Abd el Kader le troisième jour. 11 chasseurs en réchappent. Le courage, l’endurance et la combattivité de ces hommes ont marqué l’armée française dans son ensemble. Chaque année les chasseurs à pied commémorent la bataille devant le mémorial des Chasseurs situé depuis 1965 au Château de Vincennes, dans les murs du Service Historique de la Défense (SHD).

23 septembre 1888 : décès du maréchal François Achille Bazaine (Madrid – Espagne). « Engagé comme soldat au 37è Régiment d’Infanterie de ligne, il accède à l’épaulette au sein de la première Légion étrangère en 1833. Il prend le commandement du 1er Régiment étranger en 1855. Lors des campagnes de Crimée et d’Italie, deux chevaux sont tués sous lui. En 1870, en tant que commandant en chef de l’Armée du Rhin, il se replie sur Metz. Après avoir refusé des renforts au maréchal Canrobert pour la bataille de Saint-Privat, il capitule le 28 octobre 1870 et livre la ville aux allemands. Suite à un conseil de guerre, il est condamné à mort et à la dégradation. Sa peine est commuée en 20 ans de prison par le président de le République Mac Mahon. Le 10 août 1874, il s’évade du fort de l’île Sainte-Marguerite et gagne l’Espagne ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

23 septembre 1913 : Rolland Garros traverse la Méditerranée. A bord de son Morane, le futur lieutenant Garros est le premier au monde à franchir d’une seule traite la Méditerranée (Fréjus- Bizerte).  Il meurt en combat aérien le 5 octobre 1918.

23 septembre 1914 : prise de Cocobeach (actuel Gabon). La canonnière La surprise a débarqué le 21, 250 hommes qui attaquent la petite garnison allemande présente sur place depuis 3 ans. Après de rudes combats, les Allemands capitulent. Un monument y commémore l’évènement depuis 1920.

23 septembre 1940 : combat de Dakar (Sénégal).  Le général de Gaulle tente de rallier l’Afrique occidentale française (AOF) à la France libre avec l’aide de la marine britannique (Force M) mais se heurte au refus catégorique de Pierre Boisson, gouverneur général qui reste fidèle à Vichy. L’Afrique équatoriale française (AEF) vient quant à elle de rejoindre de camp de la France libre grâce à Eboué, Leclerc et de Larminat. La tentative échoue et voit même les tout premiers combats franco-français se produire devant Dakar. L’attaque britannique de Mers el Kébir (3 juillet 1940) a laissé chez les Français un fort ressentiment et n’incite pas l’AOF à franchir le pas.

23 septembre 1949 : annonce de l’explosion de la première bombe A soviétique. Harry Truman, président américain, annonce l’explosion qui aurait eu lieu le 29 aout.

23 septembre 1980 : décision de construire deux porte-avions nucléaires (Elysée – Paris). En conseil de Défense, la décision est prise de doter la Marine de 2 porte-avions à propulsion nucléaire. Seul le Charles de Gaulle verra le jour.







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