L’information circule…il suffit de vouloir la rencontrer

27092013



Chronique historique : 22 novembre

22112019

22 novembre : sainte Cécile patronne des musiciens des armées.

22 novembre 845 : bataille de Ballon (près de Redon).
Le chef breton Nominoë bat le roi de France Charles le chauve et gagne l’indépendance de la Bretagne

22 novembre 1890 : naissance de Charles de Gaulle (Lille).
Né dans une famille catholique dont le père affiche des idées monarchistes, il lit dans sa jeunesse Barrès et Péguy qui l’attachent à la République. Saint-Cyrien, il choisit l’infanterie et sert sous les ordres du colonel Pétain. Il est blessé trois fois lors des premiers combats de la Première Guerre Mondiale avant d’être fait prisonnier en mars 1916. Il tente de s’évader à cinq reprises sans succès et n’est libéré que par l’armistice. Militaire écrivain, il se distingue par une intelligence vive, un caractère cassant et une grande ambition pour la France. En gagnant Londres en juin 1940, il sauve la France sur la scène internationale. Président du conseil en 1958, puis Président de la Vème République, il amorce la décolonisation, pousse à la mise en œuvre de la dissuasion nucléaire, fait sortir la France du commandement intégré de l’OTAN,…  Visionnaire, décideur, fondateur, ses qualités de dirigeant « au-dessus des partis » font de lui un homme politique exceptionnel dans l’Histoire de France. Lorsqu’il entendit dire lors d’une assemblée du RPF, »Mort aux cons!» il répondit « Vaste programme ! » ou encore : « Les Gaulois n’ont pas changé. Leurs chefs détestent obéir. Mais ils adorent discuter ».

22 novembre 1902 : naissance de Philippe de Hautecloque (Somme).
Saint-Cyrien, gaulliste de la première heure, instigateur du serment de Koufra, chef de la 2ème DB, des forces françaises en Indochine puis inspecteur des armées. Leclerc meurt dans le crash de son avion le 28 novembre 1947.

22 novembre 1943 : le Liban s’émancipe.

Soutenus par les Anglo-saxons, les Libanais imposent leur indépendance à de Gaulle, chef de la France libre. La date est depuis, fête nationale au Liban.

22 novembre 1944 : la 3ème armée de Patton prend Metz ;  la 2ème DB de Leclerc prend Saverne par surprise ;  la 1ère armée de de Lattre prend Belfort puis Mulhouse.

22 novembre 1961 : admission au service actif du Clemenceau (Toulon).
Premier « vrai » porte-avion construit en France (Brest), le Clemenceau est resté en activité jusqu’au 1er octobre 1997, soit 36 ans et a parcouru un peu moins de 2 millions de kilomètres sur la surface du globe. 24 000 tonnes. 36 avions embarqués. 1920 hommes à bord. Connu chez les marins à travers la terminologie : R98 coque Q-790.

22 novembre 1963 : assassinat du président américain JF Kennedy (Dallas).

22 novembre 1977 : déclenchement de l’opération Lamantin (Mauritanie).
Action menée par l’armée de l’air et la 11ème DP contre le Polisario à la suite de son attaque de la voie ferrée Zouerate-Nouakchott. Pour plus d’information sur l’opération, voir la Revue Historique des Armées (RHA Janvier 1992) et notamment l’article du général Forget qui a commandé l’opération.

22 novembre 1977 : premier vol commercial du Concorde Paris – New York.
Le pilote d’essais André Turcat fait la transat en 3h39.




Chronique historique : 21 novembre

21112019

21 novembre 1783 : premier vol humain en montgolfière (à la Folie Titon – aujourd’hui rue de Montreuil – Paris).
Un mois, jour pour jour, après le premier vol de trois animaux (un coq, un canard et un mouton) dans la cour du château de Versailles et devant le couple royal, c’est au tour de Pilâtre de Rozier puis Réveillon et Vilette d’effectuer le premier vol captif humain de l’histoire.

21 novembre 1806 : Napoléon instaure le blocus continental et le général Mortier prend le port de Hambourg.

21 novembre 1892 : le scandale de Panama éclate (Paris).
Les travaux de percement de l’isthme de Panama se révélant plus difficiles que prévus (en 1879), la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama souscrit un nouvel emprunt dont une partie sert à corrompre journalistes et parlementaires français. Le scandale éclate lorsque Jacques de Reinach, le banquier responsable du montage financier est découvert mort chez lui. La compagnie fait faillite et de nombreux souscripteurs perdent leurs économies. La classe politique française est en grande partie discréditée (Georges Clemenceau avec) et l’antisémitisme aggravé (2 ans avant l’affaire Dreyfus).

21 novembre 1918 : Foch « immortel ».
Trois jours à peine après la signature de l’armistice, Foch et Clemenceau sont élus à l’unanimité par les 23 académiciens présents. Ni Foch, ni Clemenceau n’ont été candidat ni effectué les rituelles visites de présentation. Le Président de la République, Raymond Poincaré (lui-même « Immortel » depuis 1909), accepte l’idée de faire élire les deux intéressés pour les récompenser après la Victoire.

21 novembre 1957 : bataille de Timimoun (Algérie).
Un convoi d’employés du pétrole, encadré par un groupe de légionnaires, est attaqué (07/11) par des Méharistes, retournés par le FLN et passés à l’ennemi. Les enjeux économiques d’une telle situation sont jugés importants et forcent le général Salan à dépêcher Bigeard sur place (13/11) pour éradiquer la menace. Une compagnie du 3e RPC s’étant mise en chasse des déserteurs est sévèrement accrochée par des tireurs d’élite (15 morts).
Bigeard déclenche alors l’une des seules opérations aéroportées de la guerre d’Algérie pour la dégager.
Parmi les blessés qu’il veut secourir se trouve le SCH René Sentenac, héros de Dien Bien Phu qui fait partie de la poignée de soldats ayant réussi à s’échapper de la cuvette de Dien Bien Phu après la capitulation française.
Il succombe à sa blessure.
Cité 13 fois, Sentenac est chevalier de la Légion d’honneur, médaille militaire, Croix de guerre des TOE, Croix de la valeur militaire, médaille des évadés. Bigeard conservera toute sa vie la photo de Sentenac mort.

21 novembre 1995 : mise au point  des accords de Dayton ( Ohio – États-Unis ).
Même si ces accords ne sont réellement signés officiellement que le 14 décembre suivant à Paris, c’est sur la base aérienne américaine Wright-Patterson à Dayton que les parties prenantes s’entendent sur le texte final. Les accords sont signés par le président musulman de Bosnie, Alija Izetbegovic, le président de la Croatie, Franjo Tudjman, au nom des Croates de Bosnie, et le président serbe, Slobodan Milosevic, au nom des Serbes de Bosnie.
À noter, un ouvrage synthétique permettant de faire le point sur l’intervention française dans les Balkans et plus particulièrement à Sarajevo : Sarajevo 1995 : Mission impossible du général Bachelet.




Chronique historique : 20 novembre

20112019

20 novembre 1759 : bataille des Cardinaux (entre Belle-isle et Guerande).
Durant la guerre de Sept ans, une tentative d’invasion de l’Angleterre par débarquement à Londres avorte dès la tentative de sortie de Brest de la flotte française. L’amiral de Conflans se fait surprendre par la flotte de l’amiral Hawke en tentant de chasser celle du comodore Duff qui croise au large de Quiberon. A la suite de manœuvres rendues hasardeuses par une tempête secouant la baie de Quiberon, les deux flottes s’affrontent. Conflans perd 2 500 hommes et 3 navires. Les Anglais, seulement 300 hommes et un navire. Conflans est disgracié. Cette défaite décide le roi Louis XV à moderniser la flotte.

20 novembre 1942 : l’armée rouge contre-attaque (Stalingrad).
Le général soviétique Joukov encercle en trois jours la VIème armée du général allemand Paulus et balaie notamment les forces roumaines de couverture de la VIe armée au cours de l’opération Uranus.

20 novembre 1952 : élection du maréchal Juin à l’Académie Française.
Il y sera reçu le 25 juin 1953 par Maurice Genevoix, blessé aux Eparges en avril 1915 et auteur notamment de “Ceux de 14” dans lequel il témoignait des épreuves de la génération de la Grande Guerre.

20 novembre 1953 : début de l’opération Castor (Dien Bien Phu – Indochine).
« Opération aéroportée ordonnée par le général Navarre et conduite par le général Gilles, elle consiste à s’emparer de la plaine de Dien Bien Phu pour couper l’offensive du Viet Minh en direction du Laos. Un groupement composé du 6e bataillon de parachutistes coloniaux, du 1er bataillon de parachutistes coloniaux et du 2e bataillon du 1er régiment de chasseurs parachutistes est largué, appuyés par deux batteries du groupement de marche du 35e régiment d’artillerie légère parachutistes et les sapeurs de la 17e compagnie du génie parachutiste. Au total 2 650  hommes. A l’issue des combats contre le 910e bataillon (appartenant au 148e régiment autonome) viêt-minh, l’objectif est conquis ». CDT Ivan Cadeau.

20 novembre 1962 : décès du capitaine de frégate Philippe Kieffer.
Figure de la Marine nationale française pour avoir créé puis commandé le 1er Bataillon de fusiliers marins commandos, qui a combattu lors du débarquement de Normandie, il était Compagnon de la Libération.

20 novembre 1975 : mort du général Franco (Madrid).
Le général Francisco Franco meurt à 82 ans après avoir été chef de l’État espagnol pendant plus de 36 ans (de 1939 à 1975). Lire la biographie de Bartholomé Bennassar, Franco.




Chronique historique : 19 novembre

19112019

19 novembre 1809 : bataille d’Ocana (Espagne).
Le maréchal Soult remporte la victoire la plus brillante de toute la campagne d’Espagne alors qu’il dispose de beaucoup moins d’hommes que le général Areizaga (commandant l’armée de la Mancha – 50 000 hommes).  Officiellement sous les ordres du frère de Napoléon, le roi Joseph, Soult manœuvre parfaitement, utilisant l’artillerie du général Sénarmont et la cavalerie de Mortier. Cette victoire ouvre aux Français les portes de l’Andalousie et coute aux Espagnols plus de 12 000 morts.

19 novembre 1873 : prise de Hanoi (Tonkin – actuel Vietnam).
Le lieutenant de vaisseau Francis Garnier s’empare d’Hanoi avec 200 hommes appuyés par l’aviso Sphinx et la canonnière Espingole. Ordonnée par le contre-amiral Dupré, l’expédition est désavouée par le gouverneur de Cochinchine après la mort de Garnier (21 décembre 1873).

19 novembre 1827 : la troupe rétablit l’ordre à Paris.
Sur ordre du ministre de la guerre, la troupe est chargée de rétablir l’ordre à la suite des illuminations des façades de certaines maisons célébrant de manière anticipée la victoire du parti libéral aux élections législatives. Cela se passe sans aucun coup de feu sauf rue Greneta (Quartier du Marais), où le colonel Fitz-James croyant le 18e de ligne sous le feu d’une barricade, commande une charge de cavalerie contre les émeutiers qui sont balayés. Le jeune rebelle Auguste Blanqui est blessé à cette occasion d’une balle dans le cou.
Trois ans plus tard, la charge de cavalerie du 28 juillet 1830 sera enrayée par le jet de divers projectiles depuis les toits des immeubles. Les barricades seront désormais principalement réduites par l’emploi de tirs directs d’artillerie. Cela inspirera le Baron Haussmann dans la conception du nouvel urbanisme parisien.

19 novembre 1919 : le Sénat américain refuse de ratifier le traité de Versailles.
Le refus est surtout dû à l’opposition républicaine au président démocrate Wilson plutôt qu’à la manifestation d’un mécontentement quant à la dureté du traité. Conséquence, les États-Unis n’intègrent pas la SDN puisque l’adhésion à l’organisation est liée à la ratification du traité de paix.

19 novembre 1941 : début de l’opération Crusader (actuelle Lybie).
Visant à reprendre la Cyrénaïque aux forces de l’Axe, et à desserrer l’étau sur Tobrouk. À la suite de l’échec de l’opération Battleaxe, après un été sans combat ainsi que l’arrivée du général Auchinleck, la 8th Army est réorganisée et se voit dotée de nouveaux chars (Valentine et M3 Stuart). Malgré un début difficile, les objectifs sont atteints.

19 novembre 1944 : la 1re Division Française Libre du général Brosset coiffe le Ballon d’Alsace (1247 mètres).
Brosset meurt le lendemain dans un accident de Jeep.

19 novembre 1946 : incident de Haiphong (Tonkin – actuel Vietnam).
Une fusillade dans le port de Haiphong entre la douane française et des nationalistes vietnamiens transportant de l’essence de contrebande sur une jonque, dégénère et fait 24 morts dont le commandant Carmoin qui s’avançait avec un drapeau blanc. L’incident sert de prétexte pour bombarder (23 novembre) le port à partir de trois navires français (dont le Suffren). L’attaque fait environ 6 000 morts ! L’événement passe inaperçu en métropole et notamment du chef du gouvernement, le socialiste Léon Blum, qui n’en perçoit pas la gravité. Hô Chi Minh l’utilise le mois suivant pour déclencher l’insurrection, véritable début de la guerre.




Chronique historique : 18 novembre

18112019

18 novembre 1645 : prise de Trèves par Turenne (Allemagne).
Après un raid de cavalerie de 170 Kilomètres effectué par grand froid, Turenne met le siège devant Trèves et surprend à la fois la garnison de la ville et l’armée de secours envoyée par les Impériaux. Il chasse ces derniers et se fait ouvrir les portes de la place. Turenne permet ainsi à l’électeur de Bavière de revenir sur ses terres après en avoir été chassé dix ans plus tôt par les Impériaux.

18 novembre 1803 : bataille du fort de Vertières (Saint Domingue, actuelle Haïti).
Le général Rochambeau, envoyé (avec le général Leclerc) en 1801 à Saint Domingue par Napoléon pour reprendre le contrôle de l’île, échoue face à la détermination des esclaves révoltés. François Capois et Jean-Jacques Dessalines, généraux de l’armée rebelle haïtienne, prennent d’assaut le fort dans lequel s’est retranché Rochambeau et ses 2000 hommes. Les combats sont extrêmement meurtriers des deux côtés. L’héroïsme de Capois force l’admiration de Rochambeau qui lui offre un cheval au cours des combats. Les survivants Français capitulent et selon l’accord conclu avec les Haïtiens, disposent de 10 jours pour quitter l’île qui proclame son indépendance le 1er janvier 1804.

18 novembre 1839 : Djihâd contre la France (Algérie).
Abdelkader reprend le combat et appelle au Djihad contre la France parce que les troupes du Duc d’Orléans (fils de Louis-Philippe) ont traversé ses terres en apparente violation du traité de Tafna (1837). Jusqu’en 1847, date de sa reddition, Abdelkader affronte les Français dans de rudes combats (Mitidja, Smala, Sidi Brahim, Isly) et acquiert la stature d’un chef à la fois militaire, politique et religieux. Respecté par les généraux Bugeaud et Lamoricière et plus encore par Napoléon III, il deviendra un allié de la France durant son exil à Damas et protègera même la communauté chrétienne maronite (juillet 1860) lors de l’insurrection des druzes.

18 novembre 1914 : les Allemands sont radiés de la Légion d’honneur.
Par décret présidentiel, les Allemands ayant reçu la Légion d’honneur sont radiés de l’ordre

18 novembre 1916 : fin de la bataille de la Somme.
Trois mois et demi après son déclenchement le 1er juillet, la tentative de rupture du front dans la Somme est arrêtée, en raison des faibles gains territoriaux obtenus par rapport aux pertes subies. La totalité du terrain conquis sera d’ailleurs perdue en trois jours lors de l’offensive allemande du printemps 1918. Les britanniques ont perdu près de 400 000 hommes, tous volontaires et recrutés dans les Pals battalions (les »bataillons de copains», formés à partir de l’élan populaire créé par la propagande associée au comportement des Allemands en Belgique, sous le parrainage de Lord Kitchener), ce qui fait une moyenne de pertes deux fois supérieure à celle des troupes françaises à Verdun ! Les Français, agissant au sud de la Somme, ont perdu près de 200 000 poilus.

18 novembre 1929 : lancement du sous-marin Surcouf (Cherbourg).
Sous-marin de grande croisière de 3300 tonnes, le plus gros jamais construit à son époque, armé de 2 canons de 203 mm (identiques à ceux des croiseurs de 10 000 tonnes), emportant 126 membres d’équipage et même un hydravion biplaces, il possède, alors, la plus grande autonomie et le plus grand rayon d’action. Il est armé définitivement le 31 décembre 1931. En réparation à l’arsenal de Brest lorsque les Allemands envahissent la ville le 18 juin 1940, le Surcouf s’échappe in extremis et gagne Plymouth sous les ordres du commandant Martin. Quelques jours plus tard, le 3 juillet 1940, lors de l’opération Catapult (Mers el Kébir), les Britanniques le saisissent par surprise provoquant une fusillade à bord qui coûte la vie à 1 officier français et 3 britanniques. Il est ensuite intégré aux Forces navales françaises libres. Il disparait corps et biens dans la nuit du 18 au 19 février 1942, heurté accidentellement par le cargo marchand américain SS Thomson Lykes en mer des Caraïbes alors qu’il se dirige vers Panama. Selon Claude Huan dans les sous-marins de 1914 à 1945 c’est une attaque aérienne américaine par méprise qui serait la cause de la disparition du bâtiment.
Il venait de participer avec 3 corvettes FNFL, à la prise de Saint Pierre et Miquelon : symbolique importante pour la France libre mais aux conséquences funestes sur la relation entre Roosevelt et De Gaulle. Il était alors commandé par le capitaine de frégate Georges Louis Nicolas Blaison (natif de Lapalisse dans l’Allier), qui a donné son nom à l’aviso éponyme, actuellement en service




Chronique historique : 15 novembre

15112019

15 novembre 1315 : bataille de Morgarten (Suisse actuelle).
Convoités à la fois par la Bavière et l’Autriche, les Cantons suisses (Uri, Schwytz et Unterwald) donnent leur faveur au duc Louis IV de Bavière. Mécontent, Léopold Ier d’Autriche envoi une armée de 4000 hommes mater les montagnards suisses. Malheureusement pour lui, son attaque ne reste pas secrète et les Cantons préparent une embuscade dans les règles de l’art au niveau du lac d’Ageri et du passage de Morgarten.
L’armée Habsbourgeoise pense surprendre les paysans suisses au petit matin et progresse de nuit sur un chemin qui à certains endroits est étroit, pris entre des falaises et un lac. C’est là que les paysans suisses l’attendent : ils laissent l’armée s’engager dans le piège, la bloquent puis la détruisent posément à coup de pierres, troncs d’arbres et coups de piques.
Beaucoup de chevaliers périssent noyés dans le lac. L’opinion publique de l’époque est choquée car les montagnards suisses ne font aucun prisonnier : ils préfèrent détrousser l’adversaire (mort ou assommé) plutôt que de s’embarrasser d’un otage pour réclamer une rançon comme cela se pratiquait alors.

15 novembre 1634 : premier règlement de discipline de la Marine.
Richelieu fait adopter un texte codifiant la discipline à bord des navires sur la base des traditions et coutumes des marins.

15 novembre 1796 : début de la bataille du pont d’Arcole (Italie).
Après l’échec de Caldiero le 12, Bonaparte doit éviter de perdre Vérone. Manœuvrant pour couper les Autrichiens de leurs soutiens, il butte sur l’Alpone, petit affluent de l’Adige, que seul un pont traverse à la hauteur du village d’Arcole fermement tenu par les Autrichiens. L’acharnement des soldats français et l’exemple de leurs chefs (Augereau, Lannes, Bon, Verdier) leur permettront de forcer le passage, au prix de nombreuses pertes…deux jours plus tard.

15 novembre 1879 : naissance d’Henry de Monfreid (La Franqui).
Qui n’a pas lu les aventures du baroudeur de la Corne de l’Afrique ?. Mort en 1974 à 95 ans, sa vie est une succession d’aventures captivantes.

15 novembre 1900 : Churchill est fait prisonnier par Botha (Afrique du Sud).
Envoyé comme correspondant du Morning post en Afrique du Sud pour couvrir le second conflit des Boers, le jeune Winston Churchill, 26 ans, est victime d’un déraillement du train blindé dans lequel il voyage. Les troupes du général Botha le font prisonnier. Il s’évade un mois plus tard du camp de Pretoria et parcourt 480 km jusqu’à Lourenço Marquez. Il fait la « une » des journaux britanniques et entame une carrière publique qui durera 60 ans.

15 novembre 1916 : admission du premier pilote noir (France).
Eugène Bullard, noir américain né en Géorgie en 1895 émigre de manière rocambolesque vers l’Europe pour échapper à son milieu et effectue différents métiers (cavalier dans un cirque, boxeur) avant de s’engager à la Légion étrangère. Il participe aux batailles de la Somme et de Champagne et est blessé à Verdun (Mars 1916). Inapte à servir dans l’infanterie après sa blessure, il devient mitrailleur puis pilote dans l’aéronautique militaire française où il obtient deux victoires aériennes. Refusé par les Américains dans le Lafayette Flying Corps, il est ensuite muté pour cause de bagarre et termine la guerre à l’arrière.
Il s’installe à Paris et dirige un cabaret accueillant les célébrités du moment (Joséphine Baker, Louis Armstrong) jusqu’à ce que la Seconde guerre mondiale le voie rempiler au 51e R.I. Il est à nouveau gravement blessé et exfiltré aux États-Unis via l’Espagne.
Pensionné par la France, il vit misérablement de petits métiers à New-York où la ségrégation l’empêche d’exprimer ses très nombreux talents. Il meurt en 1961 après avoir été fait Chevalier de la Légion d’honneur (1959) et qualifié de « véritable héros français » par le général de Gaulle (1960).

15 novembre 1942 : fin de la bataille navale de Guadalcanal (Îles Salomon).
Elle oppose les marines américaine et japonaise durant la campagne des îles Salomon. Au prix de lourdes pertes, les défenseurs américains parviennent à conserver l’aérodrome de Henderson Field situé sur l’île de Guadalcanal et à repousser la flotte impériale. L’issue de cette bataille marque un tournant dans le théâtre du Pacifique : l’expansion japonaise, déjà mise à mal par la bataille de Midway, est arrêtée net. La flotte impériale, très affaiblie à la suite de ces engagements, n’est plus de taille à tenir tête à l’US Navy, dont la puissance ne fera qu’augmenter jusqu’à la fin du conflit.

15 novembre 1976 : mort de Jean Gabin (Neuilly-sur-Seine).
Jean Alexis Moncorgé (son vrai nom) effectue son service militaire à Lorient en tant que fusilier marin (1924). Devenu une véritable star du cinéma il est néanmoins mobilisé en septembre 1939 et affecté à Cherbourg. Refusant de tourner pour les Allemands, il émigre aux États-Unis après une fuite par l’Espagne (Février 1941).
Après quelques tournages à Hollywood, il finit par s’engager dans les forces navales françaises libres (Avril 1943) et gagne Casablanca. Il est affecté à la 2ème DB où il sert en tant que chef de char (Souffleur 2) au régiment blindé de fusiliers-marins et ira jusqu’à Berchtesgaden après avoir participé aux combats de Royan et de la campagne d’Allemagne.
Monstre sacré du cinéma français, il a tourné dans la plupart des films dits classiques. Médaillé militaire, Croix de guerre, il a souvent donné comme raisons à son engagement, une admiration pour le général Leclerc et une volonté de dédouaner son ami Jean Cocteau. Ayant conservé toute sa vie des relations étroites avec la Marine nationale, l’une de ses dernières volontés est permise par le Président de la République : le 19 novembre, les honneurs militaires lui sont rendus à bord de l’aviso Détroyat et ses cendres sont répandues au large de Brest.

15 novembre 2017 : disparition du sous-marin argentin San Juan (Atlantique Sud).
Le sous-marin d’attaque San Juan implose par 300 mètres de fond à la suite d’un problème de batteries, emportant avec lui ses 44 hommes d’équipage. Sous-marin à propulsion classique d’origine allemande, le San Juan était en service depuis 1985.




Chronique historique : 14 novembre

14112019

14 novembre 1910 : naissance de l’aéronavale (États-Unis).
Un avion biplan décolle du croiseur américain Birmingham et se pose sur la terre ferme. Moins d’un an plus tard, le pilote Ely réussit l’opération dans les deux sens : décollage et appontage sur le cuirassé Pennsylvanie où une plateforme a été spécialement aménagée.

14 novembre 1929 : pose de la première pierre de l’École navale (Brest).
La cérémonie, sur le plateau des quatre-pompes, est présidée par le Ministre de la Marine, Georges Leygues.

14 novembre 1940 : bombardement allemand de Coventry (Royaume-Uni).
450 bombardiers allemands rasent la ville anglaise et tuent 568 habitants au cours de l’opération baptisée Mondscheinsonate.

14 novembre 1944 : début de la campagne d’Alsace.
La 1re armée française de de Lattre déclenche une attaque qui permet d’atteindre le Rhin le 19 et de libérer Mulhouse le 20.

14 novembre 1945 : attaque de la garnison de Gow Tow (île proche de la baie d’Along – actuel Vietnam).
Un commando vietminh attaque de nuit le poste Maroc qu’occupent des éléments français de retour de Chine. L’attaque échoue grâce à la riposte combinée du poste lui-même et de l’aviso escorteur Sénégalais.

14 novembre 1951 : prise de Hoa Binh (Indochine).  
« L’opération Lotus, qui succède à Tulipe, commence le 13 au soir avec le débouché d’une colonne motorisée empruntant la RC 6. Trois bataillons de parachutistes français sont largués sur le poste de Hoa Binh et rejoints dans l’après-midi par les premiers éléments des formations terrestres.  Les troupes de Giap ne s’entêtent pas et rompent le combat ne donnant pas dans le piège consistant à créer un abcès de fixation pour le corps de bataille de l’armée populaire. En plein pays Muong, Hoa Binh est un peu loin des bases françaises (bien qu’à environ 80 km à peine d’Hanoi. Les pertes françaises de la bataille qui s’ensuit (novembre 1951 – février 1952)  ont été sous-estimées : 436 tués + 458 disparus (dont beaucoup sont morts) et 1 360 blessés. C’est une estimation basse.
De Lattre, malade et rapatrié en France à cette date, a laissé à Salan le soin de planifier et de conduire l’opération. » CDT Ivan Cadeau.

14 novembre 1965 : bataille de la  Ia Drang (Vietnam du Sud).
Cherchant à éliminer une force nord-vietnamienne qui opère sur la frontière avec le Cambodge, les 5e et 7e Cavalry sont déposés en hélicoptère au pied de la montagne Chu Pong. Dès les premiers posés américains, trois bataillons Nord-vietnamiens attaquent la tête de pont. L’appui au sol fourni par l’aviation permet aux américains de s’accrocher dans ce qui est aujourd’hui considéré comme la première grande opération US de la guerre du Viet Nam. Les bilans sont lourds des deux côtés et chaque camp revendique la victoire. We were soldiers (Nous étions soldats – 2002), film de guerre américain relate les événements de la Ia Drang.
Les soldats français d’Indochine quant à eux ne bénéficient pas de l’appui hollywoodien et ont choisi l’écriture.
De nombreux ouvrages sont parus : De l’autre côté de l’eau, prisons de bambous (prix la Plume et l’Epée 2012), un prince dans la tourmente, Au pays de la fée et du dragon.




Chronique historique : 13 novembre

13112019

13 novembre 1792 : combat d’Anderlecht (actuelle Belgique).
Le général Dumouriez bat  les troupes impériales du prince de Wurtemberg et entre le lendemain dans Bruxelles.

13 novembre 1805 : Napoléon s’apprête à entrer dans Vienne (Autriche).
Venant de battre la troisième coalition, l’Empereur français est à Inkersdorf lorsqu’il apprend la prise de Vienne. Il court immédiatement et quasi seul à Schönbrunn où il se fait remettre symboliquement les clés de la ville que l’Empereur autrichien vient de quitter précipitamment.

13 novembre 1901 : La mission Hourst arrive à Tchong-King (Chine centrale).
Le capitaine Émile Hourst (1864-1940) parti de Shanghai à bord de l’Olry, vapeur de 37 mètres, remonte le fleuve bleu (Yang-Tse) sur 3200 km. Franchissant plusieurs rapides, il accomplit un véritable exploit en seulement 22 jours, provoquant l’étonnement des Britanniques en observation. Quelques années plus tôt (1894-1895), en Afrique, Hourst commandait la flottille du Niger et avait participé aux opérations menant à la prise de Tombouctou. Il a publié Sur le Niger et au pays des Touaregs (1898).

13 novembre 1903 : création de Colomb-Béchar (Algérie).
En souvenir du Général Colomb qui s’est illustré dans les confins algéro-marocains, le général Lyautey baptise le ksar de Béchar, Colomb-Béchar.

13 novembre 1914 : bataille d’El Herri (Maroc).
Malgré les ordres reçus et les conseils de ses adjoints de ne pas attaquer le camp du chef Zayane (Moha ou Hammou), le LCL Laverdure lance une colonne de 1300 hommes depuis Khenifra sur El Herri. À peine attaqué, le camp reçoit les renforts des tribus alentour. Les pertes sont énormes : deux tiers des officiers (39) et la moitié des hommes du rang (plus de 750) sont tués. Le LTN Brasillach, père de l’écrivain R. Brasillach (fusillé en 1945) figure parmi les morts. Lyautey a écrit que si Laverdure n’avait pas été tué dans l’opération, il aurait dû être traduit en cour martiale. Le désastre est tant humain que psychologique.

13 novembre 2015 : attentats parisiens.
Des attentats suicides frappent Paris en 3 lieux différents : 3 hommes n’ayant pas pu pénétrer dans le stade de France pour le match France-Allemagne auquel assiste le Président de la République se font exploser en périphérie. À peu près au même moment, dans l’Est parisien (10e et 11e arr.) 3 autres terroristes mitraillent la foule en terrasse des cafés puis l’un d’eux se fait exploser. Quelques minutes plus tard, un autre groupe de 3 terroristes pénètre dans la salle de spectacle du Bataclan et assassine froidement autant de spectateurs qu’il le peut jusqu’à ce que les forces de l’ordre interviennent et les éliminent. Au total, 130 morts en une soirée. La tuerie est revendiquée par Daesh. 2 des 9 terroristes se sont échappés.







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