L’information circule…il suffit de vouloir la rencontrer

27092013



Chronique historique: 29 Mai 2017

29052017

29 mai 1453 : chute de Constantinople. Le sultan Mehmet II, s’empare de la capitale de l’Empire byzantin après plusieurs semaines de siège (depuis le 6 avril). Il fait construire des forts le long des détroits de Bosphore et des Dardanelles afin de priver la ville de ravitaillement. Il bombarde les remparts de la ville avec le plus gros canon jamais construit jusqu’alors (les boulets pèsent 500 kg !). Après plusieurs assauts infructueux, une attaque maritime et terrestre finit par livrer la ville aux Janissaires de Mehmet II. La population est massacrée. Constantin XI, le dernier empereur byzantin, héritier de l’Empire Romain d’orient, meurt en lançant une contre-attaque vouée à l’échec. Lire Les derniers siècle de Byzance de Donald Mac Nicol.

29 mai 1692 : bataille de Barfleur (Côtes normandes). Pour acquérir le contrôle de la Manche dans le cadre d’un futur débarquement en Angleterre, Louis XIV se laisse convaincre par ses conseillers d’attaquer la flotte anglo-hollandaise. Le vice-amiral de Tourville, contraint par le ministre Pontchartrain, rencontre la flotte ennemie au large du Cotentin et bien qu’en infériorité numérique très nette (1 pour 2) et contre toute attente, inflige à l’ennemi des pertes très importantes. C’est l’une des plus belles batailles navales françaises, y compris de l’avis ennemi.  Malheureusement, La Hougue suit Barfleur. En effet, quelques jours plus tard (du 1er au 3 juin),  une partie de la flotte française, immobilisée suite aux dommages subis et donc incapable de rallier Brest ou Saint Malo, mouille à la Hougue pour réparer. Elle est incendiée par les Anglais qui viennent venger l’affront de Barfleur en s’en prenant aux navires en panne (15 navires). Lire Les 600 plus grandes batailles navales de l’histoire – Yves Le Moing.

29 mai 1940 : campagne de France

- à Lilles, le général Alphonse Juin est fait prisonnier. Commandant la 15ème DIM, il défend pendant 4 jours l’entrée de la ville commandée par le général Molinié. 15 jours plus tôt, il participait à la bataille de Gembloux (Belgique) où le XVIème corps allemand a été tenu en échec jusqu’à l’ordre de replis. Dans Lille encerclée, Juin finit par se rendre après de très rudes combats. Les Allemands rendront d’ailleurs les honneurs aux défenseurs le 31 mai.

- à Dunkerque, l’opération Dynamo (évacuation par bateau vers l’Angleterre) se poursuit sous les tirs de l’artillerie allemande désormais à portée des plages. La Luftwaffe doit réduire ses attaques du fait du mauvais temps. Les Français reçoivent officiellement l’ordre d’embarquer eux aussi.

- à Abbeville, sur la Somme, le général Weygand ordonne à de Gaulle d’attaquer pour entamer le flanc gauche de la division Guderian. Malgré un premier succès, les chars de de Gaulle sont arrêtés par les tirs des redoutables 88mm.

29 mai 1951 : bataille du Day (Indochine). Le commando François (commandé par le LV Labbens), retranché dans l’église de Ninh Binh résiste pendant près de 24 heures à l’attaque du général Giap et donne ainsi le temps au général de Lattre de préparer les troupes. L’effet de surprise ne peut plus jouer et la bataille du Day est perdue pour Giap cependant 47 commandos sont tués ou portés disparus, 5 reviendront après de longs mois de captivité. Seuls 24 hommes réussiront à survivre au déluge de feu qui s’abat sur leur position en s’exfiltrant à travers les lignes ennemies. Le général de Lattre envoie des renforts (notamment l’unité où sert son fils, le bataillon de marche vietnamien du 1er régiment de chasseurs). En l’apprenant, le Viet Minh va focaliser ses efforts sur le rocher de Ninh Binh qu’occupe le lieutenant de Lattre et sacrifier un grand nombre de ses « bo doi » pour le détruire.

29 mai 1971 : premier tir technique d’un missile balistique. En plongée au large d’Arcachon, le sous-marin nucléaire lanceur d’engins Le Redoutable, commandé par le capitaine de vaisseau Louzeau, effectue le premier tir technique français d’un missile balistique.

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Chronique historique : 24 mai

24052017

24 mai 843 : bataille de Blain (au Nord de Nantes). Nominoë, le duc breton qui est en rébellion contre le roi franc Charles II le chauve, menace Nantes. Le comte Renaud d’Herbauge intercepte l’armée du fils de Nominoë et la bat. Pensant son ennemi défait et incapable de reprendre le combat, Renaud retourne sans crainte sur ses terres où il est subitement attaqué par l’armée qu’il croyait vaincue, celle-ci ayant reçu entre-temps des renforts d’alliés.

 24 mai 1807 : Dantzig capitule (actuelle Gdansk – Pologne). Le général Lefebvre commandant le 10ème Corps de la Grande Armée, assiège la garnison Russo-prussienne à partir du 7 mars sur ordre de Napoléon qui craint que cette place forte (20 000 hommes) ne menace l’aile gauche de son armée. Difficilement prenable, Dantzig est naturellement protégée par la Baltique et la Vistule. Le siège de Dantzig est une des batailles où le travail des sapeurs de l’Empereur, commandés par le général Chasseloup-Laubat, permet la prise de la ville défendue par le général Kalkreuth. La victoire de Dantzig est la fête d’arme du Génie (dont l’Ecole et maison mère se trouve à Angers).

 24 mai 1912 : combat d’El Guettara (actuel Mali). Le Goum du lieutenant Lelorrain tout nouvellement créé et composé essentiellement de 30 tirailleurs sénégalais et de Kountas est détruit par un rezzou Rgaybat qui l’attend au puits d’El Guettara (600 km au Nord de Tombouctou). Le rezzou venait de razzier la tribu des Ouled Djerir.

 24 mai 1916 : première sortie pour La Fayette (Verdun). Alors que les Allemands viennent de prendre la position de Cumières, l’escadrille La Fayette effectue sa première sortie collective dans le ciel de Verdun.

 24 mai 1940 : pause dans l’offensive allemande (bataille de France). Hitler ordonne la suspension de l’offensive à von Runstedt sur l’Aa, à20 km de Dunkerque. Ce répit inespéré permet aux alliés de lancer l’opération Dynamo le 26, afin d’évacuer leurs 400 000 hommes. Les historiens proposent plusieurs explications à cet ordre : Volonté de ménager les Britanniques qu’Hitler veut au mieux enrôler au pire neutraliser. Crainte de tomber dans un piège tant les divisions de panzer se sont avancées loin de leurs soutiens logistiques.

 24 mai 1940 : le colonel de Gaulle est nommé général à titre temporaire. Il prend immédiatement le commandement de la 4ème Division cuirassée, comptant 200 chars.

 24 mai 1941 : le Bismarck coule le HMS Hood (Atlantique Nord). Considéré comme un danger de premier ordre par les britanniques, le cuirassé allemand Bismarck (50 000 tonnes) est pris en chasse par toute la flotte Atlantique lors de sa première sortie en haute mer. Le croiseur rapide, HMS Hood, fierté de la marine britannique (tout en étant faiblement blindé), l’engage mais explose dès la seconde salve tirée par le Bismarck.1338 marins britanniques périssent noyés. 3 survivants uniquement. 3 jours plus tard, le Bismarck reçoit une torpille dans le gouvernail tribord, lancée par un avion (Swordfisch) du HMS Ark Royal. Ne pouvant plus manœuvrer, le Bismarck tourne en rond et finit par couler sous les coups des HMS King George V, Rodney et Dorsetshire. Seuls 115 survivants (sur un équipage comptant 2000 marins allemands) seront recueillis.

24 mai




Chronique historique : 23 mai

23052017

23 mai 1430 : Jeanne d’Arc est capturée (Compiègne). Appelée à l’aide par les habitants de Compiègne qu’assiège Jean II de Luxembourg-Ligny, un allié des Bourguignons, Jeanne se précipite avec 400 hommes. Elle est encerclée par les Bourguignons qui la font prisonnière et finissent par la vendre aux Anglais. Un an plus tard elle est condamnée au bucher pour hérésie.

23 mai 1592 : bataille de Craon (Ouest de la France). Le roi Henri IV (il ne sera sacré qu’en 1594) perd une bataille face à la ligue catholique (qui refuse de se soumettre à un ex-protestant) durant la 8ème guerre de religion. Les troupes d’Henri IV commandées par le duc de Montpensier sont vaincues par le duc de Merceur venu briser leur siège devant Craon.

 23 mai 1706 : bataille de Ramillies (actuelle Belgique). Le duc de Marlborough à la tête d’une coallition (St Empire, Norvege, Danemark, Provinces Unies) écrase les Français au cours d’une bataille qu’il mène avec une grande lucidité : il envoi des coups de sonde dans le dispositif du Maréchal de Villeroy qui poussent ce dernier à dégarnir son flanc. Profitant de la faiblesse décelée, l’Anglais attaque et inflige une très sévère défaite qui coute à Louis XIV ses possessions aux Pays-Bas espagnols. Les Français perdent 10 fois plus d’hommes que les Anglais. C’est l’une des plus grandes défaites de Louis XIV et encore une fois à cause de Villeroy puisque ce dernier avait déjà subi deux revers majeurs à Chiari en 1701 et à Cremone en 1702.

23 mai 1793 : bataille de Famars (près de Valenciennes). Défaite française près de Valenciennes face aux coalisés. Anglais, Autrichiens, Hollandais et Hanovriens envahissent le nord de la France avec 140 000 hommes en réaction à la déclaration de guerre de la Convention mais surtout pour punir les révolutionnaires ayant guillotiné leur roi. Après un premier contact montrant au général Lamarche que son armée (armée du Nord) n’est pas de taille à repousser l’attaque vers Valenciennes, il abandonne la ville à un siège qui va durer plus d’un mois

23 mai 1809 : bataille d’Alcaniz (Espagne). Le général Suchet vient tout juste d’être nommé à la tête de l’armée d’Aragon (5 avril). Pour sécuriser la zone, il attaque Alcaniz défendue par le général espagnol Joaquim Blake. Le sang-froid des défenseurs espagnols sauve la situation : parvenus fougueusement jusqu’aux dernières défenses, les Français se font surprendre par le tir de mitrailles à bout portant des artilleurs ennemis. La salve est si meurtrière que dans le flottement qui s’ensuit, un tambour bat la retraite, entrainant la débandade. Blake ne saisit pas sa chance et ne poursuit pas Suchet. Ce dernier va reprendre sévèrement en main sa troupe (le tambour est fusillé) et devenir le chef français le plus aimé (par ses hommes mais aussi par les Espagnols) de la guerre d’Espagne.

 23 mai 1809 : replis après la bataille d’Essling (Autriche). La veille, Napoléon a perdu 7000 hommes dont le maréchal Lannes. Très affecté par la perte de cet ami, l’Empereur met quelque temps à se reprendre. Il ordonne à ses troupes de se replier sur l’ile de Lobau (sur le Danube) pour se réorganiser. Les Austro-hongrois, encore plus éprouvés crient cependant victoire. Ce semi-échec pour Napoléon est en partie imputable au manque de reconnaissance : le Danube en crue a arraché à deux reprises les ponts qui reliaient l’ile de Lobau au Marchfeld, morcelant l’armée française. Les pontonniers fournissent un travail remarquable à cette occasion. Dans quelques semaines, sur ce même Marchfeld, Napoléon clarifiera la situation en remportant la brillante bataille de Wagram.

 

 




Chronique historique : 22 mai

22052017

22 mai 1689 : Jean Bart et Forbin faits prisonniers. (au large de Cherbourg). Les deux frégates, la Railleuse et les Jeux, commandées par les lieutenants de vaisseau Jean Bart et Forbin, sont attaquées par deux vaisseaux anglais. Blessés, les deux officiers sont faits prisonniers et enfermés à Plymouth. Ils s’échappent quelques jours plus tard en sciant les barreaux d’une fenêtre et traversent la Manche en chaloupe.

 22 mai 1809 : bataille d’Essling (Autriche). Lors de la campagne d’Autriche, Napoléon frise la défaite. L’Archiduc Charles ne profite pas de son avantage numérique alors que la rupture des ponts sur le Danube a coupé la Grande Armée en trois. Le Maréchal Lannes (mortellement blessé) et 3 généraux sont tués mais les autrichiens perdent 23 000 hommes en 2 jours. Cette journée est racontée de façon romancée par Patrick Rambaud dans son ouvrage passionnant, La bataille (prix Goncourt).

 22 mai 1939 : signature du pacte d’acier (Berlin). L’Allemagne nazie et l’Italie fasciste signent un accord militaire pour raffermir l’axe Rome-Berlin (novembre 1936).

 22 mai 1943 : création du bataillon de choc (Algérie). Le général Giraud décide la création d’une unité française dont la vocation est d’apporter une aide spécifiquement militaire aux organisations de résistance en France. Le commandant Gambiez prend la tête de cette unité, créée à Staouéli (Algérie) avec une trentaine de cadres venus de tous horizons. Leur première mission consistera à préparer la libération de la Corse.

 22 mai 1992 : décision de créer le Corps Européen (La Rochelle). François Mitterrand et Helmut Kohl annoncent lors du sommet européen de La Rochelle leur volonté de créer une unité militaire européenne à l’image de la brigade franco-allemande (existant depuis octobre 1989). L’état-major du corps européen est implanté à Strasbourg. Ce corps a depuis été rejoint par les nations cadres belge, luxembourgeoise, espagnoles et les nations associées grecque, autrichienne, italienne, polonaise et turque.

     22 mai                   




Chronique historique : 19 mai

20052017

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Image du film « Capitaine Alatriste », avec Viggo Mortensen dans le rôle du capitaine. Adaptation cinématographique des ouvrages de Perez-Reverte.

19 mai 1643 : bataille de Rocroi (Guerre de Trente Ans). Afin de soulager le front en Catalogne, l’armée espagnole des Flandres envahit le Nord de la France et assiège la place forte de Rocroi qui garde la route de l’Oise. Les armées françaises réagissent rapidement et sous le commandement du duc d’Enghien (futur Grand Condé) se portent au secours de la garnison. L’affrontement a lieu sur un terrain cloisonné au sud-ouest de la place-forte. D’abord équilibré, le rapport bascule lorsque, après avoir enfoncé l’aile gauche espagnole, le duc d’Enghien décide de s’attaquer aux réserves espagnoles sur leurs arrières. La bataille de Rocroi met fin à la réputation d’invincibilité des tercios espagnols, unités composées de piquiers, d’arquebusiers et de fantassins armés d’épées. Cette victoire permet le retour de la France sur la scène internationale après un siècle de défaites et de guerres civiles ou religieuses. Nota: pour les lecteurs des aventures du capitaine Alatriste, c’est à Rocroi qu’Arturo Perez-Reverte fait mourir son héros, le capitaine Alatriste… en même temps que la légende des tercios.

19 mai 1798 : départ de Bonaparte pour la campagne d’Egypte.

19 mai 1802 : création de la Légion d’honneur. Bonaparte : « Je défie qu’on me montre une République ancienne ou moderne dans laquelle il n’y a pas eu de distinctions (…). Les Français (…) n’ont qu’un sentiment, l’honneur. Il leur faut donc donner un aliment à ce sentiment-là ; il leur faut des distinctions. » La nouvelle Institution se veut un corps d’élite destiné à réunir le courage des militaires aux talents des civils, formant ainsi la base d’une société au service de la Nation. Bonaparte, toujours, déclare au Conseil d’Etat : « Si l’on distinguait les hommes en militaires ou en civils, on établirait deux Ordres tandis qu’il n’y a qu’une Nation. Si l’on ne décernait des honneurs qu’aux militaires, cette préférence serait encore pire car, alors, la Nation ne serait plus rien. » Extraits du site de la grande chancellerie de la Légion d’honneur. La couleur rouge choisie pour cette médaille rappellent aux contemporains de Bonaparte celle de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis qui depuis Louis XIV récompensait les officiers les plus valeureux.

19 mai 1915 : Albert-Thomas devient sous-secrétaire d’Etat à la guerre, chargé de l’artillerie et des munitions.

19 mai 1917 : multiplication des refus d’obéissance (secteur Chemin des Dames) :  « Les Allemands multiplient les contre-attaques sur le Chemin des Dames et les refus d’obéissance se développent dans l’immédiat arrière-front français ». LCL Remy Porte.

19 mai 1935 : mort de Lawrence d’Arabie. (Wareham – Angleterre). L’aventurier britannique meurt à 46 ans dans un accident de moto, après avoir été archéologue, officier, agent de renseignement, écrivain et finalement simple soldat.

19 mai 1940 : le général Weygand est nommé commandant en chef des armées françaises en remplacement du général Gamelin.

19 mai 1978 : la légion saute sur Kolwezi (ex Zaïre, actuelle RDC). Pour libérer des Européens pris en otages par les rebelles Katangais, le président Giscard d’Estaing déclenche l’opération Bonite. Le 2ème REP est largué sur Kolwezi. C’est la plus grande opération aéroportée depuis l’opération sur Suez (1956) : un régiment largué à 8000 km de sa base avec son armement et son matériel. Le 2ème REP déplore 5 morts mais remplit parfaitement la mission. 2800 otages sont libérés. Les transmissions stratégiques seront réalisées par des équipiers du 13° RDP.

19 mai 1994 : mort de Jacques Ellul. Penseur français atypique, curieusement plus connu aux USA qu’en France pour ses travaux sur la propagande.

 




Chronique historique : 18 mai

18052017

18 mai 1291 : mort du grand-maître du Temple (Saint Jean d’Acre).  Guillaume de Beaujeu meurt en défendant la porte Saint Antoine dans la dernière citadelle franque de Terre sainte. Elle tombe 10 jours plus tard, le 28 mai.

 18 mai 1302 : matines de Bruges. La garnison française de Bruges est attaquée dans son sommeil par les rebelles flamands de Peter de Conincke qui refusent l’autorité de Philippe Le Bel. Mille Français sont assassinés au petit matin alors qu’ils sont hébergés par l’habitant.

 18 mai 1565 : début du siège de Malte. Soliman le Magnifique envoie près de 40 000 hommes commandés par Mustapha Pacha pour s’emparer de l’ile de Malte. Ile stratégique posée au milieu de la Méditerranée, elle permet aux chevaliers Hospitaliers de l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem de contrôler le trafic maritime mais aussi d’appuyer les corsaires du camp chrétien. Rejetés de l’ile de Rhodes par Soliman en 1522, les Hospitaliers de Jean Parisot de La Valette mettent un point d’honneur à tenir Malte.  Les Ottomans, vaincus, sont obligés de battre en retraite en septembre après 4 mois de siège très meurtrier.  Lire le roman captivant La Religion de Tim Willocks.

 18 mai 1756 : début de la guerre de sept ans. L’Angleterre déclare la guerre à la France même si les Français et les Anglais s’affrontent violemment depuis 1754 dans le Nouveau Monde pour contrôler le futur Canada, appelé alors Nouvelle France. Maîtrisant les voies maritimes, les Anglais empêchent les Français de ravitailler et renforcer leurs colonies. Faute de soldats et de moyens, le marquis de Montcalm commandant des troupes françaises sera vaincu. Il obtiendra cependant quelques victoires sur le terrain. Le traité de Paris en 1763 officialise la perte du Nouveau Monde pour la France.

18 mai 1794 : bataille de Tourcoing. Le général Moreau bat les anglo-autrichiens qui doivent reculer et laissent ainsi les Français se réorganiser face à l’invasion des monarchies coalisées contre la Révolution.

 18 mai 1799 : mort de Beaumarchais (Paris). Auteur de théâtre (Le mariage de Figaro,…), inventeur (d’un mécanisme d’horlogerie) et espion des rois Louis XV (chasse aux pamphlets visant la couronne) et Louis XVI (aide aux insurgés américains dans la guerre d’indépendance).

18 mai 1804 : naissance du 1er Empire : Sénatus-consulte du 18 mai : « Article premier. Le gouvernement de la République est confié à un empereur, qui prend le titre d’Empereur des Français… ».

18 mai

 




Chronique historique : 17 mai

17052017

17 mai 1648 : victoire de Zumarshausen (Allemagne).Dernière bataille de la guerre de Trente ans sur le sol allemand. Elle est l’une des très nombreuses victoires que Henri de la Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne a remporté pour le compte du roi de France. « Sans doute le plus grand homme de guerre français avant Napoléon » Universalis. Aussi bon stratège que tacticien, on lui doit le fameux : « Tu trembles carcasse, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener ». En effet, d’une bravoure sans pareille, il ne cachait pas son appréhension juste avant les combats.

 17 mai 1684 : Duquesne bombarde Gênes. En guerre contre l’Espagne, Louis XIV décide de punir la République de Gênes alliée à l’empire d’Espagne. Il commande au lieutenant-général Duquesne l’attaque de la ville. Son escadre bombarde Gênes jusqu’au 28 juin, tire 3000 bombes et provoque d’importants dégâts dans la ville, à l’arsenal et au palais des Doges. La République de Gênes se soumettra aux conditions de Louis XIV et signera un traité de paix en février 1685.

 17 mai 1809 : prise du fort de Camporoso (frontière italo-autrichienne). Le Prince Eugène de Beauharnais commandant l’armée d’Italie force le passage du col de Camporoso défendu par un détachement autrichien. Beauharnais est en route pour rejoindre Napoléon à Lobau. Il participera à la fin de la campagne d’Autriche à la bataille de Wagram (5 et 6 juillet) ayant une action déterminante.

 17 mai 1944 : les Allemands abandonnent le mont Cassin (Italie). La bataille du Monte Cassino a commencé en janvier 1944 sur la ligne Gustav qui interdit l’Italie du Nord aux forces alliées. Bloqués de longs mois face au verrou de cette ligne de défense, les 300 000 alliés engagés ne parviennent pas à réduire les 100 000 Allemands malgré des attaques aériennes massives et de nombreux assauts frontaux. Le commandement américain s’en remet alors aux plans du général Juin, commandant le CEF (corps expéditionnaire français) qui consistent à utiliser les aptitudes des troupes marocaines au combat en montagne pour prendre les sommets environnant le mont Cassin. Le mont Majo tombe le 13 et dès lors les troupes allemandes vacillent. Le maréchal Kesselring donne l’ordre à la Xème armée dont le PC vient d’être anéanti par un bombardement aérien de se replier. La route vers Rome est ouverte.

 17 mai 1987 : exocet contre frégate américaine (Golfe persique). Durant la guerre Iran – Irak (1980-1988), les belligérants ciblent leurs terminaux pétroliers et créent une zone d’insécurité dans l’une des mers les plus stratégiques du monde. L’USS Stark, frégate américaine opérant sur place est touché par deux missiles Exocet tirés par un Falcon 50 irakien qui a pris le bateau pour un pétrolier iranien. 37 marins américains sont tués. La frégate parvient néanmoins à rentrer aux USA par ses propres moyens.

  17 mai L’USS Stark endommagé par les Exocet.

 

 




Chronique historique : 16 mai

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16 mai 1364 : bataille de Cocherel (près d’Evreux). Les Anglos-Navarrais bloquent la vallée de la Seine qui est l’axe d’approvisionnement de Paris, alors que la situation politique et économique du Royaume de France est très précaire. Le roi Charles V, récemment couronné, envoi Bertrand du Guesclin dégager l’axe vital. Arrivant avec 2000 hommes devant Cocherel, il constate que l’ennemi, reprenant la tactique anglaise de l’époque, occupe une colline sommairement fortifiée d’où il attend que les Français fidèles à leur fougue, l’attaquent dans une charge suicidaire. Du Guesclin retient ses troupes qui souffrant de la chaleur et de la soif aimeraient en finir au plus vite. Conscient que l’attaque et l’attente sont dangereuses, il ruse et simule une retraite qui incite les Anglos-Navarrais à quitter leurs positions pour poursuivre les fuyards. Du Guesclin fait volteface et s’imbrique dans le dispositif anglais empêchant les fameux archers d’utiliser leurs armes. Un petit détachement déborde l’ennemi et capture leur chef, Jean de Grailly. La victoire assoit le roi de France sur son trône et donne une grande crédibilité au chef de guerre breton.

 16 mai 1635 : la France entre dans la guerre de 30 ans. La France déclare la guerre à l’Espagne. Le même jour Richelieu crée 12 régiments de cavalerie dont le 2ème régiment de cuirassiers, dit « Cardinal duc » (dissous en 1991 à Reutlingen en Allemagne).

16 mai 1843 : prise de la Smala d’Abd el Kader (Algérie). Le duc d’Aumale (fils du roi Louis-Philippe) surprend le camp itinérant d’Abd el Kader et le charge d’emblée remportant une victoire inattendue. Abd el Kader, absent du camp se rend fin 1847. Il passera de nombreuses années en résidence surveillée au château d’Amboise. Il passera plusieurs années en résidence surveillée aux châteaux de Pau puis d’Amboise et sera libéré le 13 octobre 1852 par Louis-Napoléon.

 16 mai 1916 : signature des accords Sykes-Picot (Londres). L’empire ottoman ayant rallié en octobre 1914 le camps des Empires centraux (Allemagne et Autriche-Hongrie), la France et le Royaume-Uni cherchent à « monter » les tribus arabes contre les Ottomans et signent secrètement des accords prévoyant pour l’après-guerre le partage de la région correspondant au Moyen-Orient actuel, en deux zones d’influence. La Russie tsariste, dans la confidence, ne s’y oppose pas, mais ce sont les Bolcheviks qui une fois au pouvoir (novembre 1917) vendent la mèche. Les frontières actuelles en découlent (sauf pour la Jordanie et Israël).

 16 mai  Le tracé des zones d’influence selon les accords Sykes-Picot.

 







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