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27092013



Chronique historique : 21 février

21022017

La Chronique (par mail) reprendra le lundi 27 février. Elle se poursuit sans interruption sur :  

21 février 2017

 21 février 1760 : débarquement en Irlande (Carrickfergus). Le français Thurot, à bord de la frégate-corsaire Maréchal de Belle-Isle et avec une petite force navale débarque 600 hommes devant le lac de Belfast pour faire diversion dans le cadre du vaste projet d’invasion planifié par le maréchal de Belle- Isle. Il s’empare de Carrickfergus et de son château mais faute de moyens renonce à l’opération et tente un retour en France. Il meurt au combat le 28 février au large de l’ile de Man. La force d’invasion française a été défaite quelques mois (novembre 1759) plus tôt par la Royal Navy lors de la bataille de la baie de Quiberon.

 21 février 1916 : début de la bataille de Verdun. A  7 heures 15, 1200 canons allemands  tirent simultanément sur 80 km de front. La préparation d’artillerie dure 9 heures. Elle s’abat sur le point central de l’attaque  allemande : le bois des Caures, tenu par les chasseurs du LCL Driant (dont le secteur de 1 km carré reçoit environ 80 000 obus). L’infanterie allemande passe à l’attaque à 16h45. Ainsi commence une bataille de 300 jours de combats,  qui se soldera par plus de 300 000 morts et disparus de part et d’autre. Le front n’oscillera jamais de plus d’une dizaine de kilomètres de large.

 21 février 1966 : de Gaulle annonce le retrait de la France du commandement intégré de l’OTAN. Lors de la première conférence de presse depuis sa réélection, de Gaulle annonce que la situation internationale a changé depuis la naissance de l’OTAN et que la sécurité ne peut plus s’exercer de la même manière.  Il précise quelques jours plus tard (7 mars) les conditions du retrait français. Depuis le 19 mars 2009, la France a réintégré le commandement militaire intégré.

21 février 1992 : création de la FORPRONU. Par la résolution 743, le Conseil de sécurité de l’ONU créé la force de protection des nations unies pour la Croatie puis la Bosnie. La FORPRONU reste active jusqu’en mars 1995. Jusqu’à 40 000 casques bleus servent en ex-Yougoslavie au plus fort de la mission.

 21 février 1994 : arrestation d’Aldrich Ames (Washington). Cadre de la CIA, en charge du contre-espionnage pour le département « bloc soviétique », Ames est arrêté au petit matin par le FBI alors qu’il quitte son domicile pour rejoindre la centrale de Langley. Accusé de trahison, Ames a avoué avoir été un agent de l’ex KGB pendant près de 10 ans.

 

 21 février Arrestation d’Aldrich Ames.

Quelques rendez-vous historiques :
jusqu’ au 6 mars 2017 : 44 ème salon de la Marine – Musée de la Marine (Palais de Chaillot).
jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).
et
Les conférences du Service historique de la Défense (SHD) avec leurs références bibliographiques.
et
les colloques, conférences, expositions, cinéma du site Mindef.




Chronique historique : 17 février

20022017

17 février 1855 : bataille d’Eupatoria (Crimée – actuelle Ukraine). La base navale d’Eupatoria située à 60 km au Nord de Sébastopol (cf. la carte ci-dessous) est aux mains des alliés (France, Royaume-Uni, Empire ottoman) depuis le début de la guerre de Crimée. Le général Khroulev décide de la reprendre et lance une attaque surprise sur Eupatoria avec 20 000 soldats russes. Malheureusement pour Khroulev, l’attaque a été anticipée par les défenseurs d’Eupatoria (plus de 35 000 hommes). La garnison majoritairement ottomane, inflige de lourdes pertes aux Russes (800 morts) qui renoncent à prendre la ville. Les Français participent à la défense avec 2 régiments de cavalerie, 1 d’artillerie et 2 compagnies d’infanterie de marine. Les canons de 6 navires alliés fournissent un précieux appui depuis la rade. Suite à cette défaite majeure, le général en chef russe, Menchikov, est limogé.

17 février 1864 : combat du CSS Hunley. (Etats-Unis). Après une série d’essais qui ont conduit à la perte de ses deux premiers équipages, le navire confédéré CSS Hunley est le premier submersible engagé au combat. Durant la guerre civile américaine, il s’approche en plongée de l’USS Housatonic, et déclenche une mine contre son flanc et le coule. Il devient ainsi le premier submersible à couler un navire…et peut-être aussi le premier exemple d’acte kamikaze, puisqu’il fut emporté dans le naufrage de sa cible. Retrouvé en mai 1995, il fut renfloué le 8 août 2000 et présenté au public après une patiente restauration.

17 février 1986 : déclenchement de l’opération Epervier. Suite au bombardement de N’Djamena  et le franchissement du 16è parallèle par l’armée libyenne, la France renforce son dispositif au Tchad et lance l’opération Epervier. Elle succède à l’opération Manta (1983/84), l’opération Barkhane y met fin le 1er août 2014.

17 février 1998 : mort d’Ernst Jünger (Riedlingen – Allemagne). Héros allemand de la Première guerre mondiale, Jünger est décoré de la plus haute distinction allemande (Pour le mérite) à 24 ans. Simple engagé sur le front Ouest en 1914, il termine la guerre lieutenant d’infanterie d’assaut après avoir reçu 14 blessures distinctes. Ecrivain après le conflit, il relate sa guerre notamment dans Orages d’acier (1920), Le combat comme expérience intérieure (1922) et choque (surtout en Allemagne) tout autant qu’il séduit (par exemple François Mitterrand, André Gide) en affirmant avoir été grisé et grandi par la guerre, celle-ci réclamant autant d’héroïsme et d’abnégation dans l’horreur des combats que dans l’ennui, « la crasse, le travail et les nuits sans sommeil ». Visionnaire, il se sert du genre de la science-fiction et de l’essai pour proposer des attitudes possibles face au totalitarisme (Le traité du rebelle – 1951 ; Eumeswil – 1977) ou tout simplement évoquer l’impact de la nanotechnologie sur l’armement (Abeilles de verre – 1957).  Sur les falaises de marbre (1939) est l’une de ses plus belles œuvres (Julien Gracq) où beaucoup voient une critique du nazisme montant. Il est mort à 102 ans après s’être converti au catholicisme à l’âge de 100 ans.

   17 février                    

 Quelques rendez-vous historiques :
jusqu’ au 6 mars 2017 : 44 ème salon de la Marine – Musée de la Marine (Palais de Chaillot).
jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).
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Chronique historique : 16 février

16022017

16 février 1692 : création de l’artillerie de Marine. L’ordonnance du 16 février crée le corps de l’artillerie de Marine en fusionnant les commissaires d’artillerie et les officiers de vaisseau des compagnies de bombardiers et d’apprentis canonniers en un seul corps.

 16 février 1807 : bataille d’Ostrolenka (actuelle Pologne). A la suite de la sanglante victoire d’Eylau, le général Savary écrase le corps de réserve russe, dégageant définitivement Varsovie.

16 février 1923 : traditions chasseurs. La garde du drapeau des chasseurs est désormais assurée à tour de rôle par les bataillons présents en métropole pour une durée d’un an. Le transfert du drapeau s’effectue chaque année au château de Vincennes.

16 février 1943 : opération commando sur l’usine de Vemork (Norvège). L’usine Norsk Hydro est le seul lieu de production « d’eau lourde »en Europe et revêt donc un caractère stratégique pour les belligérants lancés dans la mise au point de la bombe atomique. Les services secrets alliés ont déjà mené deux actions contre l’usine depuis le début de la guerre : les Français ont acheté secrètement les stocks existant et les ont fait sortir du territoire de manière rocambolesque en mars 1940. Les Britanniques, quant à eux, perdent en novembre 1942 deux sticks de commandos dont les planeurs s’écrasent dans la montagne surplombant l’usine. Le 16 février 1943, un commando de 6 norvégiens est parachuté dans la région et avec l’aide d’éléments préalablement infiltrés fait sauter les stocks « d’eau lourde ». Non seulement le sabotage est réussi, mais leur exfiltration à ski vers la Suède, sur 400 km, relève de l’exploit. Les Allemands reconstruisent puis décident de déménager les nouveaux stocks produits. Cette bataille de « l’eau lourde »,stratégique et discrète, s’achève le 19 février 1944 lorsqu’un autre commando Norvégien parvient à couler le ferry transportant le précieux chargement.

16 février 1943 : création du STO. Service du travail obligatoire en Allemagne.

16 février 1993 : inauguration du Mémorial des guerres en Indochine (Fréjus). De 1940 à 1954, environ 60 000 soldats français sont morts en Indochine. Le Mémorial abrite 24 000 sépultures de corps rapatriés depuis 1986. Environ 12 000 corps avaient été rendus aux familles auparavant. Un mur du souvenir couvert de près de 30 000 noms honore la mémoire de ceux dont la dépouille ne repose pas à Fréjus soit parce que la famille a choisi un autre lieu de sépulture, soit parce que le soldat est porté disparu.

    16 février                  

 Quelques rendez-vous historiques :
jusqu’ au 6 mars 2017 : 44 ème salon de la Marine – Musée de la Marine (Palais de Chaillot).
jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).
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Chronique historique : 15 février

15022017

15 février 1794 : naissance du drapeau tricolore . Le décret de la Convention nationale remplace les drapeaux d’ordonnance hérités des régiments de l’Ancien Régime stipulant qu’il est « Formé des trois couleurs nationales disposées en trois bandes égales posées verticalement. » Il a été dessiné par Jacques Louis David.  Dès 1790, les bâtiments de la marine avaient déjà adopté les « trois couleurs de la liberté », dans cette même disposition verticale et non horizontale, afin d’éviter toute confusion avec les couleurs des navires hollandais.  Quelques origines des couleurs :

Le bleu : couleur du manteau de saint Martin (Il pourrait cependant être blanc !), des armes de Clovis, des branches cadettes de la famille royale puis de la famille royale au XIIème siècle.
Le blanc : bannière de sainte Jeanne d’Arc, panache blanc d’Henri IV, symbole de la monarchie à partir du XVIème siècle.
Le rouge : couleur de la coiffure des affranchis dans l’antiquité, de Louis VI, Louis XI, du bonnet phrygien de 1789.

 15 février 1898 : explosion du cuirassé américain Maine (Cuba – La Havane). Envoyé à Cuba pour protéger les intérêts économiques américains mis à mal par la guerre d’indépendance cubaine, le cuirassé Maine embarque 374 marins. Pour une raison encore disputée aujourd’hui, il explose et coule dans la rade de La Havane tuant les deux tiers de l’équipage. Le gouvernement américain accuse les forces espagnoles d’avoir lancé une mine marine contre sa coque et déclare la guerre à l’Espagne. Cuba obtient officiellement la même année son indépendance qui dans les faits correspond à une prise de contrôle des Etats-Unis.

 15 février 1918 : évasion de Roland Garros (Magdebourg – Allemagne). Le sous-lieutenant Garros est fait prisonnier par les Allemands le 18 avril 1915 lorsqu’il est obligé de se poser après un combat aérien au-dessus de la Belgique. Il tente à de nombreuses reprises de s’évader, mais n’y parvient que 3 ans plus tard en compagnie du lieutenant Anselme Marchal. L’un et l’autre se sont déguisés en officiers allemands pour franchir tranquillement la grille du camp.

 15 février 1942 : chute de Singapour.  Les Japonais attaquent la Malaisie 30 minutes avant Pearl Harbour. Passant par la Thaïlande, la 25ème Armée du général Yamashita conquiert en un peu plus d’un mois la Malaisie, repoussant les Britanniques et les troupes du Commonwealth vers Singapour. Alliant assauts blindés (200 chars), débarquements amphibies et attaques aériennes au sol et en mer, les Japonais aguerris par les combats en Chine (depuis 1937), culbutent les forces de l’Empire pourtant deux fois plus nombreuses mais mal équipées, disséminées sur le territoire et assez peu préparées au combat. Le général britannique Arthur Percival capitule à Singapour bien que les ordres de Churchill soient de se battre jusqu’au bout.  A la décharge de Percival, victime lui aussi d’une « étrange défaite », personne au Royaume Uni n’envisageait une victoire japonaise en Malaisie encore moins contre l’île de Singapour jugée inexpugnable.  Plus de 100 000 soldats de l’Empire sont faits prisonniers, près de 9000 sont tués. Selon Churchill, la chute de Singapour est « le pire désastre et la plus grande capitulation de l’histoire britannique. »

15 février 1944 : seconde bataille du Mont Cassin (Italie). La première bataille (17 janvier – 6 février) s’est soldée par un échec des alliés. Les Allemands verrouillent la ligne Gustave grâce à leur position dominante et ont reçu l’ordre d’Hitler de ne pas reculer au-delà. Les alliés pensent à tort que les parachutistes allemands sont barricadés dans l’abbaye et la bombardent. Le raid de 224 avions larguant 420 tonnes de bombes rase entièrement l’édifice. Les Allemands mettent à profit les ruines pour se camoufler encore un peu mieux.  L’attaque des troupes néo-zélandaises et britanniques échoue.

 15 février 1989 : fin du retrait soviétique d’Afghanistan. Ce processus a débuté le 15 mai 1988 suite aux accords de Genève du 15 avril signés entre l’URSS, l’Afghanistan, le Pakistan et les Etats-Unis. Durant cette phase de retrait, 100 000 soldats soviétiques quittent l’Afghanistan.

    15 février                   

 Quelques rendez-vous historiques :
jusqu’ au 6 mars 2017 : 44 ème salon de la Marine – Musée de la Marine (Palais de Chaillot).
jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).
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Chronique historique : 14 février

14022017

14 février 1778 :  baptême breton du drapeau américain (Quiberon – Port Haliguen). Le royaume de France ayant signé un traité d’alliance avec les Etats-Unis d’Amérique le 6 février 1778, le lieutenant John Paul Jones de la Continental Navy quitte Nantes (où il attendait la nouvelle de cette signature) à bord du Ranger et vient prendre livraison des navires que la France cède à ses nouveaux alliés en baie de Quiberon.  C’est à cette occasion qu’est salué pour la première fois de l’Histoire le drapeau américain. En effet, Jones en arrivant en vue de la flotte du comte de la Motte-Piquet salue, comme c’est l’usage, d’une salve d’honneur le pavillon du Roi. La Motte-Piquet répond baptisant ainsi le drapeau américain.  

14 février 1800 : Cadoudal signe une convention de paix. Cadoudal, général des armées « vendéennes » en Bretagne, battu à la bataille du Pont du Loch est obligé de plier face aux armées républicaines et de signer la paix avec le général Brune. Reçu par Napoléon Bonaparte qui voit en lui un meneur d’hommes courageux qui serait utile dans ses armées, Cadoudal refuse toute collaboration et part en Angleterre préparer une tentative d’enlèvement du premier Consul. Eventé, le complot échouera et Cadoudal sera arrêté puis guillotiné. Jusqu’au bout, Napoléon Bonaparte attendra l’acte de soumission de Cadoudal qui aurait pu lui valoir la vie sauve et donner à la Grande Armée un chef hors du commun.

14 février 1814 : bataille de Vauchamps (Marne). Pour la quatrième fois en six jours, Napoléon bat Blücher. La 6ème coalition a perdu 30 000 hommes en affrontant Napoléon au meilleur de son génie tacticien. Cependant, la coalition est forte de près d’un million d’hommes au total. Ne pouvant être partout à la fois, l’Empereur va plier. Il abdiquera le 6 avril.

14 février 1915 : première organisation des sections de repérage par le son. Dès 1914, des essais de repérage par le son tentent de trianguler la direction des départs de tir des batteries allemandes. L’organisation des SRS (Sections de Repérage par le Son) est confiée au général d’artillerie Bourgeois qui est alors Directeur du service géographique. La technique est mise au point pour l’artillerie de campagne, puis le procédé est étendu au repérage des avions. Après une longue période d’oubli, liée au développement des radars, le repérage par le son est utilisé dans la lutte anti-snipping et couplé avec des caméras thermiques.

14 février 1916 : naissance de Bigeard (Toul). Le général Marcel Bigeard aurait eu 101 ans aujourd’hui.

14 février 1946 : reconquête de Phong To (Indochine – Tonkin). Le CBA Dromion reprend le poste que le parti nationaliste indochinois tient, aidé par des déserteurs japonais.

 14 février Edward Moran (1829-1901) – Première reconnaissance officielle du pavillon par un étranger. U.S. Naval Academy Museum.

 Quelques rendez-vous historiques :

jusqu’au 6 mars 2017 : 44 ème salon de la Marine – Musée de la Marine (Palais de Chaillot).
jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).
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Chronique historique : 13 février

13022017

13 février 1692 : massacre du clan Mac Donald dans la Glencoe (Ecosse).Le protestant Guillaume d’Orange ayant mis en fuite le catholique Jacques II, les chefs de clans catholiques écossais sont dans l’embarras parce que le nouveau roi leur offre l’amnistie en échange de leur serment.  Le chef du clan Mac Donald accepte finalement de prêter serment mais Guillaume d’Orange, blessé par le délai de réflexion utilisé, décide de faire un exemple. Il ordonne, par écrit,  à Robert Campbell commandant le régiment d’Argyll, d’exécuter les Mac Donald. L’ordre est d’autant plus odieux que ce régiment était hébergé pacifiquement par les Mac Donald depuis deux semaines dans la magnifique Glencoe. Le massacre de ces 38 catholiques (attaqués dans leur sommeil) fait scandale, y compris dans les rangs protestants. Une commission d’enquête, la même année, montre qu’autant les raisons que la manière sont condamnables et spécifie qu’un soldat ne doit pas obéir à un tel ordre. Aucune réelle sanction n’est cependant prise. Il faut noter que certains soldats ont refusé d’obéir, d’autres ont laissé s’échapper leurs victimes.

13 février 1772 : découverte de l’ile Kerguelen (Océan Indien). Le capitaine de frégate de Kerguelen commandant la Fortune découvre l’ île que l’on baptisera Kerguelen.

 13 février 1917 : arrestation de Mata Hari (Paris). Margaretha Zelle, hollandaise dont le surnom malais Mata Hari (l’œil du ciel= le soleil) est devenu un synonyme d’espionne, est un agent double travaillant plus ou moins en dilettante pour les Allemands et les Français. Elle épouse un officier hollandais d’origine écossaise, Mac Leod, dont elle divorce après un séjour en Malaisie. Jeune femme romanesque, collectionnant les amants et ayant besoin d’argent pour son train de vie, elle est vite engagée par le service de renseignement allemand. L’agent H21 gagne alors Paris. Repérée par le contre-espionnage français, Mata Hari accepte de travailler aussi pour la France. Elle reçoit une mise en garde des britanniques tant son comportement devient dangereux pour elle. Probablement pour la punir de son double jeu, le service de renseignement allemand laisse intercepter un message secret qui la désigne clairement comme espionne. Son procès s’ouvre au moment où la France doute et cherche à se ressaisir. Cette affaire d’espionnage en est une occasion. Bien que l’activité d’espionnage de Mata Hari soit avérée, il semble que les informations communiquées par elle, n’aient pas eu grande valeur. Elle est fusillée à Vincennes le 15 octobre 1917 où elle affronte dignement son peloton d’exécution. Lire Le dossier de Mata Hari du Colonel Frédéric Guelton, pp. 82-85, RHA N° 247 (2ème trimestre 2007).

13 février 1945 : début du bombardement de Dresde (Allemagne). Du 13 au 15, 1300 bombardiers britanniques et américains commencent à larguer près de 4000 tonnes de bombes incendiaires sur une ville n’offrant pourtant aucune cible militaire ou industrielle d’importance. Le 15, à l’issue de l’opération, la ville est rasée et 25 à 35 000 personnes tuées. Avec les bombardements américains sur le Japon, celui de Dresde est le plus meurtrier.

13 février 1960 : explosion de la première bombe atomique française (Sahara – Reggane- Algérie). La France devient la 4ème puissance nucléaire avec cet essai (70 kt !).

 13 fevrier  Mata Hari.

 Quelques rendez-vous historiques :

jusqu’ au 6 mars 2017 : 44 ème salon de la Marine – Musée de la Marine (Palais de Chaillot).
jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).
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Chronique historique : 10 février

10022017

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Le capitaine Joseph Kessel en 1944

10 février 1258 : prise de Bagdad par les Mongols. Hulagu Khan, le petit-fils de Gengis Khan, prend Bagdad après 2 semaines de siège, ce qui est court pour l’époque. La ville est détruite. La population méthodiquement massacrée à l’exception d’un certain nombre d’artisans qui sont déportés vers l’Altai. Houlagu utilise comme son grand père, la dissuasion par la terreur : il montre une telle violence qu’elle annihile toute velléité de revanche. Les pertes culturelles sont elles aussi immenses (la grande bibliothèque de Bagdad noircit de son encre le Tigre et l’Euphrate !). Le califat des Abbassides disparait. Il se transmet dès lors de manière plus ou moins formelle par les sultans Mamelouks,  jusqu’en 1512. A cette date, le califat réapparait à l’initiative des Ottomans. Mais ceux-ci n’étant pas arabes, ni de la famille du prophète, ils ne peuvent pas être califes, juste en détenir les attributs. Ils représenteront le califat jusqu’en 1924. Le 29 juin 2014, Abu Bakr al-Baghadi a déclaré rétablir le califat originel à partir de l’état islamique en Irak et au Levant.

10 février 1763 : le traité de Paris met fin à la guerre de sept ans. Ne disposant pas du contrôle des voies maritimes en Atlantique, la France n’a jamais pu fournir la logistique et les renforts indispensables au développement de colonies luttant contre une armée coloniale étrangère. La France se résout donc à abandonner à l’Angleterre, un domaine de 4 millions de km² (Canada, les Grenadines, le bassin de l’Ohio et du Mississippi,…) et peuplé de 34 millions d’habitants.  Le ministre de la guerre, le duc de Choiseul, décide alors de profondes transformations dans les armées pour à terme tenter d’effacer ce camouflet.

10 février 1814 : bataille de Champaubert (Marne). Une fois n’est pas coutume, à Champaubert, Napoléon attaque en ayant la supériorité numérique.  L’armée Russo-prussienne qui a envahi la France est pourtant deux fois plus nombreuse, mais Napoléon sait choisir l’heure et le lieu. Ayant détecté que l’armée de Blücher s’étire dangereusement et laisse son centre affaibli, il lance le maréchal Marmont (6000 hommes) contre le général Olufsiev (4500 hommes). Les pertes françaises sont étonnamment faibles (300) alors que celles des Russes atteignent 50% de leur effectif. Aux alentours de Champaubert, un lieu-dit  s’intitule toujours le champ des Cosaques pour rappeler le lieu d’inhumation sommaire des victimes de la bataille. Pour beaucoup d’historiens, c’est durant les guerres de la 6ème coalition et notamment durant la « campagne des six jours » (9 au 14 février) que Napoléon montre le mieux son génie militaire.  Malheureusement, le moral de ses maréchaux est atteint : jamais la France depuis la Révolution n’avait été envahie. Les victoires que l’Empereur remporte (demain à Montmirail) ne peuvent empêcher la coalition d’avancer vers Paris et ses grands subordonnés envisagent de le lâcher (Marmont et Ney notamment).

10 février 1898 : naissance de Kessel (Argentine). Le futur grand reporter et écrivain prolifique, Joseph Kessel, s’engage dans l’aviation fin 1916 (escadrille 39) et termine la guerre à Vladivostok où l’a mené une mission. Il couvre la guerre d’Espagne en tant que reporter de guerre. Il entre dans la Résistance et part pour Londres où il s’engage dans les forces aériennes françaises libres. Il termine la guerre capitaine. Académicien (1962), il a publié 80 romans dont la plupart sont des succès internationaux : L’équipage, Mermoz, Les cavaliers, Le lion, Fortune carrée, L’armée des ombres,… Avec son neveu Maurice Druon, il est à l’origine du Chant des partisans. Ses nombreux reportages lui ont permis de parcourir la planète et d’être présent très souvent là où l’Histoire se faisait. Il meurt en France à 81 ans. Lire la très belle biographie que lui a consacrée J-Y Courriere, Kessel ou Sur la piste du lion.

10 février 1941 : première opération aéroportée britannique (Italie). Un raid de 38 parachutistes détruit l’aqueduc Tragino dans les Pouilles. C’est d’une certaine façon l’acte de naissance officiel des SAS. Lors du largage, l’un des appareils a dû se poser près de la zone d’opérations à cause d’une panne et a attiré l’attention des Italiens. La zone étant mise sous alerte, le sous-marin britannique Triumph qui devait recueillir les commandos ne se présente pas au rendez-vous. Les SAS finissent par être tous arrêtés.

10 février 1941 : mort de l’espion Walter Krivitsky (Washington). Espion clandestin du GRU soviétique en Europe (Allemagne, Espagne,…), Krivitsky (de son vrai nom Ginsberg), fait défection en Octobre 1937, excédé par les purges staliniennes qui ravagent les rangs de l’armée et décide de collaborer avec le FBI et le MI5. Il est retrouvé mort une balle dans la tempe dans sa chambre d’hôtel. Communiste convaincu, il est envisageable qu’il n’ait pas supporté d’avoir trahi et se soit suicidé. Certains pensent qu’il a été tué par le NKVD. Il a publié J’étais un agent de Staline (1939).

10 février 1962 : libération du pilote Gary Powers (Pont de Glienicke – Berlin). Gary Powers, pilote américain de l’avion espion U-2 abattu au-dessus de l’URSS, le 1er mai 1960, est échangé contre le colonel du KGB William Fischer. Son aventure est relatée dans le récent  Pont des espions (2015) de Steven Spielberg.

10 février 1971 : mort du photoreporter Henri Huet (Laos). Né en Indochine d’un père français et d’une mère indochinoise, Huet s’engage dans l’armée française (1950) où il devient photographe. Rendu à la vie civile, il couvre le conflit pendant 20 ans pour Associated Press. Ses clichés sont très célèbres et font la une des magazines américains (Life notamment). Il reçoit le prix Capa en 1966. Il est blessé à Con Thien en 1967. L’hélicoptère dans lequel il embarque pour couvrir l’invasion du Laos par les forces sud-vietnamiennes s’écrase après s’être égaré au-dessus de la région montagneuse de la piste Ho chi Minh.

Quelques rendez-vous historiques :

du 1er février au 6 mars 2017 : 44 ème salon de la Marine – Musée de la Marine (Palais de Chaillot).
jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).




Chronique historique : 9 février

9022017

9 février 1842 : première installation des Français à Grand Bassam (Côte d’Ivoire).

 9 février 1917 : les Allemands débutent les préparatifs de l’Alberich. L’Alberich est le nom donné aux préparatifs du repli stratégique des Allemands (à partir du 14 mars) sur la ligne fortifiée Hindenbourg. Subissant une pression trop importante sur le saillant que les alliés ont créé lors de la vaste offensive de la Somme, les Allemands détruisent méthodiquement et absolument tout ce qui pourra servir aux alliés après leur repli (maison, arbres, puits,…). Plus grave encore que les conséquences de cette vieille tactique de la terre brûlée : l’offensive d’Avril 1917 préparée de longue date par Nivelle pour exploiter la pression créée dans la Somme, ne tient pas compte de ce repli. L’offensive du chemin des dames sera un échec cuisant. Le nouveau front fait 50 km de moins et permet aux Allemands de redéployer une dizaine de divisions.

 9 février 1930 : mutinerie au 4ème RTT (Tonkin – Yen Bay). Dans la nuit du 9 au 10 février, une compagnie du 4ème Régiment de tirailleurs tonkinois attaque la caserne et l’état-major de Yen Bay. Dirigée par N’Guyen Ai Quoc (futur Ho Chi Minh), l’insurrection est le résultat d’un long travail de sape du parti nationaliste indochinois auprès de sous-officiers et tirailleurs. L’attaque échoue en raison du loyalisme des autres compagnies et de la combattivité des familles des cadres français (une épouse est citée et décorée de la médaille des TOE). Ho Chi Minh en fuite est condamné à mort par contumace pour avoir fomenté la révolte qui a causé la mort de 11 personnes et blessé de nombreux civils. Il est arrêté quelque temps après à Hong Kong par les Britanniques. Après 6 mois de prison, il gagne l’URSS.

 9 février 1943 : fin des combats à Guadalcanal.(Iles Salomon – Pacifique). Après six mois de combats acharnés, les dernières troupes japonaises évacuent définitivement l’île. Cette victoire coûte aux Américains 6300 des leurs, contre plus de 24000 aux Japonais. Elle confirme pourtant le redressement entamé avec la victoire aéronavale de Midway et enraye l’expansion japonaise vers l’Australie. Le réalisateur américain Terrence Malick en a fait en 1999 un film surprenant, La ligne rouge  (âmes guerrières s’abstenir) qui dénote par rapport au très traditionnel Les diables de Guadalcanal (1951) avec John Wayne .

 9 février 1958 : opération Ecouvillon (confins algéro-mauritano-marocains). Une opération franco-espagnole rassemblant 14 000 hommes poursuit jusqu’à Smara les bandes armées de l’armée de libération du sud Maroc (qui revendique le Sahara occidental (Sahara espagnol) et la Mauritanie (dans le cadre du « Grand Maroc »), afin de stopper les raids de pillage dont est victime la population. 56 rebelles sont mis hors de combat pour 1 légionnaire français tué.

 9 février 1972 :  premier vol de l’AWACS (Etats-Unis). Le Boeing E-3 Sentry (EC-137D) dérivé du Boeing 707 effectue son premier vol aux Etats-Unis. L’armée de l’air française dispose de 4 E3-F au sein de la 36e escadre de commandement et de conduite aéroportée (36e EC2A). Merci au LCL Pierre B. (CFA).

 9 février 1977 : décès de Sergueï Iliouchine, ingénieur aéronautique soviétique. Pilote durant la première guerre mondiale, il dirige son premier bureau d’étude dès 1931. En 1939, il conçoit l’Iliouchine IL-2 Sturmovik, aussi appelé le Bossu ou la Mort noire, produit à plus de 36 000 exemplaires. Après-guerre, il s’oriente vers la conception d’appareils civils tels que l’IL-76, l’un des plus gros avion de transport. Le bureau d’étude Iliouchine appartient au consortium appelé OAK regroupant Soukhoï, MiG, Tuplev, Yakovlev, Beriev et Irkurt.

 9 février 1996 : décès d’Adolf Galland (Remagen-Oberwinter – Allemagne). « Général de division aérienne et as de la chasse allemande durant la seconde guerre mondiale, il est issu d’une famille d’origine huguenote. En 1932, il intègre l’école de pilotage de l’aviation civile. L’année suivante, il suit des cours de pilote de chasse en Italie. Il doit son faciès particulier à un accident lors d’un entrainement de voltige en 1935. Rendu inapte au vol, il triche aux examens médicaux et réussit à reprendre du service durant la guerre d’Espagne. Il remporte ses 3 premières victoires en mai 1940. A la fin de la guerre, son tableau de chasse s’élève à 104 victoires officielle. Il en totaliserait une trentaine de plus si celles acquises lors de ses interdictions de vol avaient été prises en compte. Limogé par Göring, en janvier 1945 de son  poste de général de la chasse, il prend alors la tête du Jagdverband 44 doté de Messerschmitt 262 à réaction. Après la guerre, il continue de travailler dans le domaine de l’aéronautique. Adolf Galland est l’auteur de Jusqu’au bout sur nos Messerschmitt et  Les premiers et les derniers, de plus il apparait comme conseiller technique dans le générique du film La bataille d’Angleterre ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

 9 février 2001 : surfaçage d’urgence dramatique (Japon). Le sous-marin nucléaire d’attaque USS Greeneville heurte le chalutier école japonais Ehime Maru tuant 9 des 35 élèves matelots. L’enquête révèle que le surfaçage d’urgence a été confié à des civils qui effectuaient une visite à bord du Greenville dans le cadre d’une opération de relations publiques.

     9 févrierSurfaçage d’urgence.

  Quelques rendez-vous historiques :

du 1er février au 6 mars 2017 : 44 ème salon de la Marine – Musée de la Marine (Palais de Chaillot).
jusqu’au 30 juin 2017 : exposition « Le désert : explorations et opérations » – Musée des Troupes de Marine (Fréjus).
jusqu’au 26 juillet 2017 : exposition « Tambours, clairons, trompettes : commander, transmettre, informer en musique » au musée des Transmissions (Cesson-Sévigné).
et
Les conférences du Service historique de la Défense (SHD) avec leurs références bibliographiques.
et
les colloques, conférences, expositions, cinéma du site Mindef.







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